dimanche 31 janvier 2010

Charles Blistin - Début de soirée

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Chers lecteurs d'Interlignage,

A l’approche des fêtes, notre rédaction a souhaité opérer quelques éclaircissements concernant sa ligne éditoriale.

Lost - Game, Set and...

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ALERTE SPOILER : Bien entendu, écrire un article sur la série dans son ensemble (du moins sur les cinq saisons déjà diffusées) nécessite de mettre quelques spoilers. J'en suis d'autant plus désolé que je pense sincèrement que cet article s'adresse aussi et peut-être avant tout à ceux qui n'ont pas vu Lost. J'ai essayé de limiter au maximum les exemples précis afin d'en dévoiler le moins possible, mais ce n'est pas parfait. A toute fins utiles, je précise cependant que cet article ne contient aucun spoiler de la saison 6, dont de toute façon personne ne sait rien.

samedi 30 janvier 2010

Camille Laurens - Une fantaisie discrète, mais sans limites

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Cela faisait longtemps et secrètement, je n'y croyais plus vraiment. En fait, cela faisait même très longtemps. Que je n'avais pas été emballé par un livre de Camille Laurens au point d'avoir envie, séance tenante, de dire à tout le monde de se jeter dessus. Le lecteur de passage attendait sans doute pour sa part son "retour" après la polémique sanglante l'ayant opposée à Marie Darrieussecq. C'est peut-être un peu bête, mais c'est humain. Le lecteur assidû que je suis attendait en revanche et surtout son retour à l'excellence, après deux livres (le médiocre Ni toi ni moi et le moyen Tissé par mille) que l'on qualifiera poliment de décevants. D'ailleurs, si j'étais honnête avec moi-même, j'ajouterai que je désespérais de revoir un jour Camille Laurens se hisser au niveau du sublime Dans ces bras-là. C'est (quasiment) chose faite. Je peux retourner hiberner pour dix ans.

vendredi 29 janvier 2010

Matt Elliott - Inclassable & Indispensable

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[Article précédemment publié sur l'incontournable Interlignage] Il est des coïncidences amusantes. Parfois. Quand il y a quelques mois un ami m'a demandé si je ne pouvais pas chroniquer quelques disques méritant selon moi de figurer au Panthéon d'années 2000 finissantes, j'ai immédiatement pensé à Failing Song, chef-d'œuvre (parmi d'autres) du génial Matt Elliott. J'aurais pu faire au moins cinquante autres choix... mais non : dans un cas comme ça, je songe toujours en premier lieu à Failing Songs. Pour deux raisons précises et faciles à deviner si vous le connaissez : d'une part, cette musique est d'une originalité et d'une singularité n'ayant d'égale que sa profondeur. Et d'autre part... Matt Elliott n'a jamais bénéficié de l'exposition et de la reconnaissance qu'il mérite depuis fort longtemps.

mercredi 27 janvier 2010

La Haine est ma compagne

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Cet article me démangeait depuis plusieurs années, mais tout a vraiment commencé il y a quelques semaines, avec un petit con m'expliquant que j'étais à côté de la plaque, que ce que je disais n'était pas fondé et que la série que je cassais était géniale. En l'occurrence voilà que pour défendre Dexter sur des remarques quasiment objectives (problème de gestion du rythme, intrigues parfois plates), le gamin me sortait son incroyable originalité et le fait qu'elle ait beaucoup apporté aux séries télévisées. On pourrait difficilement trouver affirmation plus fausse. Car non content de n'avoir en rien "révolutionné" l'histoire du genre (c'est fou comme en matière de séries, dès qu'un programme a du succès ses fans veulent absolument le considérer comme révolutionnaire... comme si la révolution avait lieu toutes les ans ou quasiment), Dexter n'offre qu'une énième relecture d'un thème vieux comme le monde, relecture qui plus est en bien des points inférieures à celles de ses aînées.

Lost - Comprendre les boucles temporelles

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Lorsque Pierre m'a demandé de m'occuper de l'article sur la boucle temporelle (en fait, il ne me l'a pas demandé... en bon fan de Benjamin Linus, il m'a laissé croire que l'idée venait de moi), mon premier réflexe a été de me cacher la tête dans le premier sac venu. N'ayant rien d'un consultant en voyages dans le temps (mon truc, ce serait plutôt la symbolique, l'étude des analogies et autres allégories... dans Lost comme ailleurs), je me voyais déjà pris en sandwich entre les pro et les anti Whatever Happened Happened, bastonné à gauche et laminé à droite... et ça ne me plaisait pas du tout. Et puis, j'ai compris que le fait de ne pas être un expert était plutôt un avantage ; car à vrai dire, si la logique de boucle temporelle en soi n'est pas forcément facile à appréhender, il en va autrement des boucles temporelles en tant que procédé narratif. LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE SUR LE MONDE DES SÉRIES

mardi 26 janvier 2010

Les Mères. Encore et toujours...

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°33]  
Sons & Lovers [Amants & Fils] - David Herbert Lawrence (1913)

Il y a la perversion et il y a le vice. Il y a la pornographie, et il y a le vice. Il y a l'amoralité, et il y a le vice - et il y a même l'immoralité.

Toutes ces notions sont différentes. Variables. Se nuancent mutuellement. Le seul contexte où éventuellement elles peuvent se confondre, c'est lorsqu'elles résonnent dans la bouche d'égout des censeurs. J'ai chanté ailleurs mon amour pour T.S. Eliot ; je le hais pourtant en partie, pour avoir largement contribué à jeter l'opprobre sur un de mes auteurs préférés, D.H. Lawrence, en le poursuivant de sa verve vengeresse et en l'accablant d'à peu près tous les maux possibles et imaginables dans l'esprit distordu d'un réactionnaire. Et d'un autre côté je l'aime quand même, Eliot. Son attitude... cette manière de rejeter un auteur dont il est par bien des aspects - la haine de la modernité et de la technologie par exemple - rapprochable... c'est un paradoxe tout à fait intéressant du point de vue psychanalytique.

lundi 25 janvier 2010

Tindersticks - Black Smog

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Il y a deux ans et alors que l'on n'attendait plus forcément grand-chose d'eux, les Tindersticks nous étaient revenus dans une forme olympique et publiaient avec le superbe The Hungry Saw leur meilleur album des années deux mille - et rétrospectivement l'un des plus remarquables de 2008. C'était étonnament chaud, étonnamment lumineux... étonnamment réussi et étonnamment prometteur pour la suite.

dimanche 24 janvier 2010

Crash - Mais si, j'te jure... ça va démarrer !...

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Depuis que j'ai ouvert la rubrique séries tv c'est bien la première fois que cela m'arrive. Qu'un programme réussisse à me dérouter au point que je ne trouve pas la moindre chose à dire dessus. Que je ne sois capable d'en proposer ni analyse intéressante, ni critique acerbe... ni rien du tout. Je savais que ce genre de chose existait ; il m'arrive de croiser un livre ou un disque que je suis capable d'apprécier tout en n'ayant pas grand-chose à en dire. En revanche pour les séries, jusqu'à présent, je n'avais jamais croisé ce cas de figure. Mais il est vrai aussi que comme c'est un domaine au sujet duquel les critiques et analyses demeurent rares (j'ai un mal fou à trouver des sites de références sur le sujet), il y a toujours un petit quelque chose à en tirer, ne serait-ce que pour combler la célèbre peur du vide qualitatif.

samedi 23 janvier 2010

Xavier Plumas (Tue-Loup) - "En France, on n'aime pas trop les groupes mélancoliques"

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Chaque rencontre avec Tue-Loup (celle-ci est la troisième) est à la fois un plaisir et une angoisse. Plaisir parce qu’il est toujours agréable de discuter avec des artistes qu’on aime, à plus forte raison s’ils sont charmants. Angoisse parce qu’à force, inévitablement, se pose la question du matraquage. Ou, si vous préférez : de l’excès. Aurais-je suffisamment de choses à dire ? Aurais-je quelque chose de plus à écrire, par rapport à la fois précédente ? Xavier Plumas résumera bien les choses dans un trait d’humour :  « En fait t’es le seul journaliste qui parle de Tue-Loup sur Paris ? ». Le pire, c’est que c’est bien possible.

vendredi 22 janvier 2010

Who's Got the Crack? - Episode 3

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Nouvelle épreuve, la seconde du mois (c'est exceptionnel, je pense qu'on n'en fera plutôt qu'une par mois à l'avenir), un peu plus relevée que la précédente à mon avis. Surtout : il s'agit d'une épreuve où pour une fois on va dire du bien des concurrents (profitons-en il y en aura peu) :

jeudi 21 janvier 2010

Gothy on the Inside

[Mes disques à moi (et rien qu'à moi) - N°92]  
Turn on the Bright Lights - Interpol (2002)

Au commencement était Joy Division. Bien entendu. C'est amusant que les gens d'Interpol détestent qu'on les rapproche du mythique groupe de Ian Curtis. Amusant parce que d'une part c'est tout de même assez flatteur... et amusant surtout parce que pour ma part, sans Joy Division, sans cette filiation, je n'aurais sans doute jamais posé une oreille sur ce disque.

mercredi 20 janvier 2010

The Big Bang Theory - Cantique des quantiques

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The Big Bang Theory, c'est un peu la série qu'on adorerait adorer sans malheureusement y arriver. Parce que les geeks sont sympas (en plus d'être devenus l'incarnation de la coolitude). Parce que les acteurs sont bons (Jim Parsons en tête, bien sûr). Parce qu'on y retrouve ce sens ébouriffant du rythme qui fait qu'une sitcom américaine, même moyenne, surpasse à peu près n'importe quelle série comique de n'importe quel autre pays. Parce que le ton est chaleureux, bon-enfant, assez tendre en fait.

Scott Kelly - La Vie, la Mort, la Menace atomique et les Fleurs sauvages.

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Ainsi donc lorsqu'il ne chante pas l'Apocalypse post-nucléaire avec Neurosis, Scott Kelly chante-t-il son amour pour ce qu'il reste de nature après ladite Apocalypse sur des albums solos tour à tour menaçants et contemplatifs (il y en a deux, remarquables pour des raisons différentes : Spirit Bound Flesh et The Wake). Je ne vous cacherai pas que je n'étais pas au courant (j'adore Neurosis mais je ne suis que sporadiquement les divers projets parallèles de ses membres) et que ce fut une de mes grandes découvertes de la semaine... car en dépit de ce que pourrait laisser croire ce ton un peu taquin, les deux opus solos de Kelly sont vraiment très bons et recommandables, le premier donnant une idée probablement juste de ce à quoi ressemblerait Neurosis s'il était un groupe de folk-rock, le second montrant le monsieur s'émancipant du carcan heavy pour aller chasser sur les terres bluesy et désertiques de Mark Lanegan (sur la très belle 'The Ladder in My Blood' on s'attend presque à voir PJ Harvey débarquer pour faires les choeurs).

mardi 19 janvier 2010

Richard McGraw - L'Inconnu de la semaine

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Nous sommes en 2010 et le Net est plus que jamais la source de tous les maux de la Terre. C'est pas moi qui l'ai dit, c'est Jean-François Copé. Ou Frédéric Lefebvre - je ne sais plus. Peut-être les deux. Et une quinzaine d'autres aussi, que bien entendu Le Golb emmerde.

lundi 18 janvier 2010

Judge Dee Golden Challenge : Epilogue


http://microgolb.blogspot.fr/2008/09/judge-dee-golden-challenge-2008-09.html

J'aurais aimé commencer 2010 sur une note plus positive... et terminer le Judge Dee Golden Challenge, dont c'est aujourd'hui la dernière étape, sur une Apothéose. Bon. C'est mal barré. Très diversement apprécié par les amateurs, Judge Dee at Work ne correspond pas vraiment à l'idée que l'on peut se faire d'une Apothéose, d'un Zénith ou même d'un modeste pic.

dimanche 17 janvier 2010

Lydia Lunch - Gloomy & Bleeding

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Je ne connaissais pas cet album de Lydia Lunch. Pour être franc, je ne connais pas la plupart des albums de Lydia Lunch. Comme tout le monde. Lydia Koch (de son vrai nom) n'a jamais été réhabilitée comme elle aurait logiquement dû l'être lorsque ce fut le tour de la no wave (qu'elle a en grande partie inventée) d'entrer au Hall of Fame. On n'écoute pas Lydia Lunch aujourd'hui comme l'on écoute Neubauten ou Birthday Party (je ne suis pas sûr cela dit qu'il y ait tant de gens que ça qui écoutent Birthday Party de nos jours). D'ailleurs la plupart du temps on n'écoute pas Lydia Lunch. Tout court.

Supernatural - Une bonne surprise qui dure, qui dure... et devient une habitude

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[ALERTE : Il est fortement déconseillé de lire cet article si vous n'avez pas vu le premier épisode de la saison 2] Supernatural est décidément une série étonnante. On connaissait déjà ses qualités, son ambiance cool, son côté road-movie et la variété tant de ses ambiances que des ses intrigues. A l'aube de la saison deux cependant, les scénaristes se paient le luxe d'un joli coup de bluff qui, négocié avec habileté, parvient à totalement relancer l'intérêt du feuilleton.

samedi 16 janvier 2010

The Rebels Of Tijuana - Prometteur

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Evidemment, c'est plus facile sur quatre titres. La durée d'un EP est plus commode pour faire illusion. L'histoire du rock'n'roll francophone pullule de groupes épatants le temps d'un maxi et tragiquement décevants une fois l'album paru (si toutefois ils arrivaient jusque là, ce qui était moins courant dans les seventies).

eels - Hombre Dodo

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DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !!!!!!!!

— Oui allô ?
— Allô ? Thom ?
— Ah ! Salut Xavier ! Ca va ?
— Oui, merci... et meilleurs vœux !
— Meilleurs vœux à toi aussi, vieux ! C'est sympa de m'appeler pour la bonne année. C'est pas Christophe qui ferait ça...
— Bah en fait...
— Oui ?
— Je t'appelais pas pour ça...
— Bah pourquoi alors ?
— Je t'appelais pour savoir ce que tu pensais du nouveau eels... parce que tu vois à force d'acheter plein de disques conseillés par Le Golb... enfin... tu vois, quoi... les fins de mois deviennent difficiles... alors je me demandais si ce nouveau eels...
— Ah.
— Ca t'ennuie ?
— Moins que le disque.
— Oh ? C'est à ce point ?
— Un peu, oui.


— Mince. J'avais pourtant lu qu'il était dans la lignée d'Electro-shock Blues...
— Mouais. Je crois que c'est un fantasme de fan dont il faudra bien se rendre à l'évidence un jour que ça n'arrivera jamais... il n'y aura jamais qu'un seul Electro-shock Blues.
— Sûrement, oui. Tu as raison. Comme toujours.
— Merci de le remarquer.
— Donc tu déconseilles ?
— Bah... je déconseille pas vraiment, non... pas à toi, pas à un fan comme toi... mais disons que je suis aussi tiède que l'album. Il y a quelques bons trucs, hein, c'est E tout de même... mais si tu veux entre le côté globalement mollasson de l'album d'une part...
— Parce que Vic Chesnutt c'est remuant peut-être ?
— Ne soit pas taquin, Xavier - s'il te plaît. Il y a lent, et il y a mou. La mollesse c'est comme le rock : un état d'esprit. Et là, E... il est dans un état d'esprit de mollesse, de torpeur. C'est austère, mais sans élégance. Juste gris comme la tronche du mec sur la pochette. Le problème c'est que ce n'est pas même vraiment touchant, tu vois ? C'est surtout monotone. Et quand ça ne l'est pas... bah le gars E s'autoplagie - mais ça à la rigueur on a l'habitude.
— C'est sûr.
— Cependant je ne suis pas sûr que ce soit vraiment une bonne idée de s'autopomper "Manchestar Girl".
— Il fait ça ?
— Oui ! Je te jure. "A Line in the Dirt", ça s'appelle... et franchement on dirait un morceau d'Elton John chanté par E.
— Je croyais que t'aimais bien Elton John ?...
— ...
— Thom ? T'es là ?
— C'est quoi ces remarques Xavier ? Tu veux me vexer ?
— N...
— Tu enregistres cette conversation c'est ça ? Tu veux te venger de la fois où je me suis foutu de ta gueule avec Ghinzu ?
— Mais... pas du tout...
— Bon, ok...
— Alors c'est quoi ton verdict final ?
— Honnêtement j'ai du mal à en établir un. Ca me fait tout drôle d'être aussi circonspect sur un album d'eels. Mais bon... si je suis objectif, je suis obligé de reconnaître que ça manque cruellement de bonnes chansons - tout simplement. J'ai vraiment fait tout mon possible pour monter jusqu'à 3/6... mais je friserais la malhonnêteté intellectuelle. A tout casser il doit y avoir deux chansons vraiment réussies ("Gone Man" et "Unhinged"), le début de l'album est correct à défaut d'être transcendant, le milieu est la partie consacrée aux redites et la fin est franchement soporifique - enquillant rien moins que trois ballades de suite (dont une de presque sept minutes). Désolé d'être franc.
— Oh, faut pas être désolé. Tu sais, je crois que je vais l'acheter quand même...
— Hein ? Mais...
— Ecoute... quand on est fan...
— Oui mais alors pourquoi tu m'appelles ?
— Bof, c'était histoire de causer. Vu que quasiment personne d'autre que nous n'aime eels dans la blogosphère...


End Times, d'eels (2010)


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vendredi 15 janvier 2010

Le Wagon à vaches - "De la petite vie veule et geignarde."

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Quatre ans après La Peau et les Os, roman ébouriffant auquel j'avais consacré l'un des tout premiers articles (et je crois le premier 6/6) de ce blog, Hyvernaud publiait ce second ouvrage encore plus étrange et fascinant, ce Wagon à vaches qui sous-couvert de chronique de mœurs à la lenteur toute bourgeoise est sans doute l'un des plus romans les plus sombres et violents qu'ait connu la France des années cinquante (ou plutôt que n'ait pas connu, puisque pas grand monde ne connaît Hyvernaud aujourd'hui - un pas grand monde qui à son époque était assez proche de personne). Le titre annonce la couleur : les vaches (soit donc nous tous) ne regardent même pas passer le train, ce serait leur accorder un pouvoir décisionnel qu'elles n'ont pas ; elles se contentent de monter dedans et se faire trimballer où bon semblera au cheminot.

mercredi 13 janvier 2010

Le Jour où Mano Solo m'a sauvé la vie

[Mes disques à moi (et rien qu'à moi) - Hors-série N°6]

C’était il y a longtemps. Je devais avoir dix-huit… dix-neuf ans, peut-être. J’étais étudiant et j’étais amoureux. À sens unique, bien sûr. Et comme on aime à cet âge-là : passionnément, éperdument. Désespérément. Elle s’appelait Cécile. En fait je ne me souviens plus vraiment d’elle, juste son visage et son prénom – et que je l’aimais à en crever bien sûr. Et aussi qu’elle ne voulait pas de moi, enfin elle aurait bien voulu mais pas maintenant, mais pas comme ça, mais c’était trop compliqué et elle était déjà avec quelqu’un. Je lui avais écrit une lettre déchirante – j’étais très lettre d’amour à l’époque – à laquelle elle avait répondu de manière laconique, en concluant par ces mots à cause desquels je n’écrirais plus jamais la moindre lettre de ce genre : « je suis désolée, mais sache que c’est la plus belle déclaration qu’on m’ait jamais faite ».

Journal de Drob (2)

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1er janvier Fuckin' good year. Je ne sais pas pourquoi mais cette année je galère pour souhaiter la bonne année à tous mes proches. De la part de quelqu'un qui en a si peu, il y a de quoi s'interroger. Même : j'oublie. Comme beaucoup de convenances. En fait je trouve que je suis de plus en plus malpoli et je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi. Un besoin trop longtemps refoulé de transgression ? Peut-être. Je me maudis quand j'oublie d'être poli et que subitement, mon instinct de garçon bien élevé reprend le dessus. Impoli et ridicule, ça fait beaucoup pour un seul homme.

mardi 12 janvier 2010

Qui se souvient que j'ai aimé une fois un livre de David Foenkinos ?

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Résumé des épisodes précédents : le 6 décembre 2008 et après des années de bouderies, moqueries, fâcheries... je faisais mon coming-out aux yeux de la France entière. J'ai passé du bon temps avec David, écrivais-je dans une mini chronique de Qui se souvient de David Foenkinos ? qui fit couler... zéro litre d'encre, car je me suis aperçu à cette occasion que sorti du Net tout le monde s'en foutait de David Foenkinos (ce qui m'a énormément rassuré sur mes contemporains, soit dit en passant). Ou alors tout le monde s'en foutait de mon avis, ce qui était possible aussi. Ou bien (dernière hypothèse) ma mini-chronique était trop courte et mon avis ni trop gentil ni trop méchant pour susciter des réactions. Et c'est là que le Destin, qui ce jour-là portait une petite barbichette, vint frapper à ma porte. Il me mit entre les mains le nouveau Foenkinos.

lundi 11 janvier 2010

Adam Green - Le Retour du Roi... et de son bouffon

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Chaque fois c'est la même chose : on se dit que cette fois-ci, on ne se fera pas avoir. On va résister au charme. On va résister à l'irrésistible. Essayer sinon d'être critique - du moins d'être modéré. Et chaque fois, on craque dès la première écoute. Huit ans et six albums que ça dure (*). Huit ans et six albums qu'Adam Green nous bluffle à tous les coups ou presque, même lorsqu'il est paresseux (Jacket Full of Danger), même lorsqu'il en fait trop (Sixes & Sevens).

dimanche 10 janvier 2010

Pigalle la nuit - Envoûtante

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Les quêtes les plus bouleversantes sont bien souvent celles qui semblent perdues d'avance. C'est sur ce postulat difficile à mettre en images qu'est bâtie Pigalle la nuit, exceptionnel programme diffusé à l'automne sur Canal +, dont on affirmera sans la moindre hésitation qu'il fera date dans l'histoire encore récente et fragile des séries françaises. Huit épisodes que l'on pourrait résumer, dans une formule un peu facile et sans doute réductrice, à une rencontre improbable - mais exceptionnelle - entre The Wire et Twin Peaks - le chef-d'œuvre des années deux-mille et celui des années quatre-vingt-dix.

samedi 9 janvier 2010

Heavy Trash - Good Boy Boogie

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Midnight Soul Serenade entre dans une catégorie d'albums que l'on rencontre chaque année au moins une fois. Un cas de figure... peut-être même un cas d'école. Celui du traditionnel album qui a glissé sous la pile, que l'on a négligé pour des raisons absolument pas musicales et sur lequel on revient en décembre ou en janvier, quand rien de bien palpitant ne sort, pour découvrir stupéfait qu'il valait largement la peine que l'on s'y attarde. Rien de dramatique en soi : ce troisième opus de Heavy Trash, énième projet de Jon Spencer, n'aurait sans doute pas pu prétendre au top de fin d'année du Golb. N'empêche : c'est un très bon album de rock'n'roll groovy en Diable, contre-pied fatalement jouissif aux sorties du genre de ces derniers mois.

vendredi 8 janvier 2010

Le Nouveau Blondel a un petit goût de banane...

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Tous les ans c'est couru d'avance. A un moment où un autre la semaine où débarque le Beaujolais nouveau, je tombe sur un blaireau qui me déclare, de cet air pénétré inhérent aux gens qui ne savent pas de quoi ils parlent : "mmm... je trouve que cette année il a un petit goût de banane". Remarque évidemment totalement débile, puisque le Beaujolais nouveau a toujours plus ou moins un petit goût de banane.

mercredi 6 janvier 2010

2009 et quelques lives...

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Une étape spéciale du CDG, en complément de l'édition définitive.

2009, une année plus que riche en concerts (une grosse quarantaine... on sent que je vis désormais à Paris !), certains chroniqués chez mes collègues de Dans le mur... du son !, d'autres chez mes ex-collègues de Culturofil, d'autres non chroniqués... etc.

La liste n'est pas exhaustive, c'est juste pour le plaisir.

Classement du Golb 2009 - La Totale (ou presque) !

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Le Classement du Golb, en chiffres :

12 mois... de classement, d'écoutes, de réflexion.

245 : le nombre total d'albums.

6 : le nombre moyen d'écoutes, en comptant ceux qui ont été écoutés le moins (deux fois) et le plus (je n'ai pas compté... sans doute près de cent fois pour certains).

4 : le nombre de mois où les albums d'Akron/Family et de Vic Chesnutt auront successivement occupé la première place.

10 : le nombre de mois passés par Elvis Perkins dans le Top 5.

0,5 : la note de Muse, la première fois de ma vie que je mets en dessous de 1.

4,25 : la note (sur 6) pour cette année 2009, basée sur la moyenne de toutes les notes enregistrées.

2 : le nombre d'artistes ici présents à titre posthume... et non des moindres... une sale ironie comme je croyais qu'il n'en existait pas...


CLASSEMENT DU GOLB 2009 : le Top 50 !

Entre parenthèse, le meilleur classement enregistré pour chaque album.



1. At the Cut - Vic Chesnutt (1)

2. Set 'em Wild, Set 'em Free - Akron/Family (1)
3. Le Goût du bonbon - Tue-Loup (3)
4. Elvis Perkins In Dearland - Elvis Perkins In Dearland (1)
5. Exploding Head - A Place To Bury Strangers (5)


6. Love Boat - VIOL (6)
7. Bird Head Son - Anthony Joseph & The Spasm Band (3)
8. La Superbe - Benjamin Biolay (7)
9. Veckatimest - Grizzly Bear (3) 
10. La Gueule du Cougouar - Xavier Plumas (1)


11. Watch Me Fall - Jay Reatard (...)
12. Humbug - Arctic Monkeys (8)
13. Aleph at Hallucinatory Mountain - Current 93 (4)
14. Kamaal/The Abstract - Q-Tip (13)
15. Big Sexy Noise - Lydia Lunch (13)
16. Further Complications - Jarvis Cocker (12)
17. Ecce Beast - Kill The Vultures (14)
18. The Pains Of Being Pure At Heart - The Pains Of Being Pure At Heart (7)
19. Dark Night of the Soul - Dark Night Of The Soul (4)
20. The Babel Inside Was Terrible - We Insist! (18)
 

21. Gütter Tactics - Dälek (3)
22. Six - The Black Heart Procession (20)
23. Will Anyone Else Leave Me? - The Delano Orchestra (3)
24.
Axe to the Fall - Converge (22)
25.
Of Fungi & Foe - Les Claypool (8)


26. Travels with Myself & Another - Future Of The Left (33)
27. Skitter-on Take-off - Vic Chesnutt (24)
 
28. Le Cowboy & La Callgirl - Jacques Duvall (14)
29. Lhasa - Lhasa de Sela (12)
30. Willie & The Wheels - Willie Nelson & Asleep At The Wheels (4)

31. Les Wampas sont la preuve que Dieu existe - Les Wampas (2)
32. Peplum - Toy Fight (26)
33. Little Black Cloud - A Wake, A Week (12)
34. In the Court of Wrestling Let's - Let's Wrestle (21)
35. Keep it Hid - Dan Auerbach (9)
36. Let the Dominoes Fall - Rancid (15)
37. Welcome Home - Butch McKoy (23)
38. Ascenseur ouvert ! - The Kingsbury Manx (16)
39. Childish Prodigy - Kurt Vile (38)
40. Rentrer au port - Mano Solo (30)
 


41. Wavering Radiant - Isis (26)
42. I Can Wonder What You Did With Your Day - Julie Doiron (21)
43. Truelove's Gutter - Richard Hawley (37)
44. Evenfall - Sébastien Schuller (14)
45. The Century of Self - And You Will Know Us By The Trail Of Dead (5)
46. Hombre Lobo - eels (21)
47. Of Cities - DJ Signify (7)
48. Time to Die - Dodos (20)
49. Rated O - Oneida (45)
50. Primary Colours - The Horrors (8)




Pas loin derrière : Gather, Form & Fly (Megafaun), Relapse (Eminem), Changing Plans (St Augustine), Tourism/Terrorism (The So So Glos), Hungry Bird (Clem Snide)...


Evidemment... c'était la première année sérieuse pour le CDG. Le principe est donc très perfectible, il y a eu beaucoup de tâtonnement, j'ai sans aucun doute été trop généreux en 2009 (quoique cela dépende avec qui...), j'essaierai d'être meilleur en 2010... cela va sans dire. Le résultat du classement (je parle bien sûr des douze mois, pas juste du résultat final, qui importe finalement peu) n'est pas satisfaisant en soi, hormis le fait d'avoir tout de même été suffisamment inspiré pour chroniquer la majorité des albums de ce Top 50... parfois sur une simple intuition.


Voir aussi les classements de G.T., Nyko, SysTool & Thierry.

Et bien évidemment : le classement des blogueurs, toujours en cours à l'heure actuelle.

Le Top des blogs, son petit frère, est fini pour sa part.



BONUS : les dix meilleurs concerts de 2009 !
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mardi 5 janvier 2010

Kula Shaker - Too Much, Too Soon

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Juste après un premier album numéro un en Angleterre (K) et longtemps avant de publier l'un des plus chouettes disques des années 2000 (Strangefolk), Kula Shaker se lançait dans une épopée psychédélique hors du commun qui lui coûta (temporairement) la vie. Le titre était improbable (Peasants, Pigs & Astronauts... ciel !), la pochette invraisemblable (un cosmonaute sur un escalator au milieu d'une forêt). La production était assurée par le démesuré Bob Ezrin, quant aux compos... elles relevaient manifestement de la psychiatrie dans la mesure où l'idée d'une rencontre entre britpop, rock psyché et musique indienne ne pouvait appartenir en 1999 qu'à la catégorie ABERRATIONS DE LA NATURE.

Benjamin "L'Effaceur" Biolay...

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[Article publié début novembre 2009 sur feu Culturofil] Deux semaines après la sortie d'un album qu'une fois n'est pas coutume on est bien content de chroniquer en retard, la question mérite d'être soulevée. Bien malin celui qui ces derniers temps aura échappé à Benjamin Biolay à la télé, à la radio ou dans les journaux. L'album, aux dernières nouvelles, se vend bien. Les critiques sont excellentes, même si beaucoup prêtent à sourire. Pincez-nous chers lecteurs – on rêve. Depuis quand les disques aussi bons, aussi fins, aussi travaillés... ont-ils du succès ? Et dire que Bashung n'est plus là pour voir ça...

lundi 4 janvier 2010

Will Self - Service minimum... mais ace, quand même.

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"Eh bien, Mrs Lincoln est une Tayswengo et les Tayswengos ne croient pas aux accidents..."

Loufoque, corrosif, hilarant, violent, sarcastique, sanglant, vitriolé, puissant... Will Self est un gars fatigant qui, à force, finira un jour par user tous nos qualificatifs. Déjà, seuls les journalistes faisant semblant de le lire depuis toujours alors qu'ils l'ont découvert la semaine dernière osent encore utiliser le champ lexical de la déjante. Will Self en est de toute façon l'incarnation - tous ceux qui l'ont lu le savent. Et si d'aventure certains en doutaient encore The Butt, satire ricanante et selfienne en Diable du post-colonialisme, devrait savoir les convaincre sans grand mal. Comme à son habitude, l'auteur de Cock & Bull n'y est avare ni de péripéties ni de ce raffinement sauvage caractéristique de son style. Avec toujours ce même sens aigu du burlesque l'auteur, qui connaît ses classiques (il a tout de même publié un remake Dorian Gray !), s'y entend comme personne pour chanter les louanges du politiquement incorrect en surfant sur les trames les plus capilotractées - en l'occurrence les mésaventures d'un Européen sur une île non identifiée jetant malencontreusement son mégot sur la tête d'un autochtone et se retrouvant embarqué dans une spirale infernale.

dimanche 3 janvier 2010

10YA - 1999 Revisited

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Quelques jours avant la publication du Classement du Golb 2009, on se colle au classement du Golb... 1999.

Logique : après avoir passé une année entière à chroniquer mes disques de 1999 avec dix ans de recul, l'heure est venue de pousser le concept jusqu'au bout en publiant côte à côte mon classement des meilleurs albums de 1999 réalisé en 1999, et celui réalisé aujourd'hui en fonction de mes goûts. Comme vous pouviez vous en douter, ça n'a plus grand-chose à voir. La preuve en images :


Le Classement de 1999... en 1999 :

1. Scenes from a Memory - Dream Theater
2. Title of Record - Filter
3. Neon Ballroom - silverchair
4. The Burning Red - Machine Head
5. Host - Paradise Lost
6. Showbiz - Muse
7. Mule Variations - Tom Waits
8. The Fragile - Nine Inch Nails
9. Judgement - Anathema
10. Issues - Korn
11. Jours étranges - Saez
12. Mustango - Jean-Louis Murat
13. At the Heart of Winter - Immortal
14. The Battle of Los Angeles - Rage Against The Machine
15. The Butterfly Effect - Moonspell
16. Californication - Red Hot Chili Peppers
17. There Is Nothing Left to Lose - Foo Fighters
18. Spiritual Black Dimension - Dimmü Borgir
18. Contraddictions - Mass Hysteria
19. Pennybridge Pioneers - Millencolin
20. The Light at the End of the World - My Dying Bride



Le Classement de 1999... en 2009

1. The Fragile - Nine Inch Nails
2. Mustango - Jean-Louis Murat
3. 13 - blur
4. La Belle inutile - Tue-Loup
5. Juxtapose - Tricky
6. Mule Variations - Tom Waits
7. Remué - Dominique A
8. Welcome to the Modern Dancehall - Venus
9. Scenes from a Memory - Dream Theater
10. At the Heart of Winter - Immortal
11. As Time Goes by - Bryan Ferry
12. The Battle of Los Angeles - Rage Against The Machine
13. Secret Name - Low
14. The Ideal Crash - dEUS
15. The Butterfly Effect - Moonspell
16. Terror Twilight - Pavement
17. Dark Side of the Spoon - Ministry
18. Judgement - Anathema
19. The White Stripes - The White Stripes
20. Solidify - Grip Inc.



Évidemment le plus frappant est le changement de statut radical des albums de metal. D'autant plus radical que, si cela n'est pas transparu dans les chroniques, j'ai réécouté beaucoup plus d'albums de 1999 que ce dont j'ai parlé durant un an (en fait je crois que j'ai réécouté absolument tous les albums de 1999 que je connaissais durant l'année qui vient de s'écouler...). J'ai eu donc tout loisir de m'apercevoir que très, très peu des albums metal que je vénérais en 1999 trouvaient encore grâce à mes yeux aujourd'hui (quant à l'inverse le Grip Inc., que je n'aimais pas trop à l'époque, m'a enthousiasmé). Et encore étions-nous en 1999, année où je commençais déjà à moins en écouter. J'ose à peine imaginer si j'avais fait la même expérience sur 1997.

C'est bien entendu logique : le metal est un genre plus facilement attirant lorsqu'on a dix-huit ans que lorsque l'on en a vingt-huit. Cela dit, je n'aurais jamais cru que c'était à ce point. C'est d'ailleurs ce qui m'a beaucoup amusé en me changeant en cobaye humain le temps d'une année : quand j'étais ado, je disais souvent que jamais je ne renierais la musique que j'avais aimée étant jeune. Mon point de vue est évidemment différent aujourd'hui ; je ne vois d'ailleurs pas cela comme un reniement, mais comme l'évolution logique de mes goûts. D'autant qu'en réalité, dans le Top 1999-2009, il n'y a quasiment aucun album que je n'aie pas découvert cette année-là (à part peut-être le Bryan Ferry). Je connaissais déjà tous ces disques, simplement ils occupaient une place bien moindre dans ma discothèque. J'ose croire que j'aurais su, durant l'année qui vient de s'écouler, expliquer pourquoi.

A l'heure actuelle je n'ai pas encore décidé si j'avais envie ou non que cette rubrique continue sur l'époque 2000-2010. Bien sûr, ce n'est pas impossible. Il va encore se passer du temps avant d'en arriver à l'auditeur exigeant et parfois buté que je suis aujourd'hui. Mais je ne voudrais pas que l'exercice devienne fastidieux pour vous, qui le lisez (ou non).

Aussi je vous pose la question : qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que cette ébauche de parcours musical devrait continuer ? Et s'il vous plaît ne me répondez pas "oui" en croyant me faire plaisir... ce ne serait pas nécessairement le cas... j'attends surtout des réponses on ne peut plus sincères...
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vendredi 1 janvier 2010

Who's Got the Crack? - Episode 2

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Franchement, y avait-il moyen plus sympathique de commencer l'année (que je vous souhaite excellente) qu'avec la seconde manche de notre nouveau jeu ?

Après la belle (mais prévisible) victoire de Jin dans le premier épisode (13 à 7 pour Runkle), j'ai cherché une catégorie montant un peu en puissance... mais pas trop, je réserve les "grosses catégories" (meilleur psychopathe, meilleur bad guy, meilleur sex-symbol...) pour le courant de l'année, quand tout le monde sera bien chaud. Là, nous en sommes toujours à la mise en jambes... potelées, puisque nous votons ce mois-ci pour...