mardi 15 septembre 2009

Soulsavers, Dodos... les promus de l'automne !

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Allez. Petite devinette : quel est le point commun entre les Soulsavers et les Dodos ?

"On a plein de très beaux souvenirs en commun, aucune garantie de revivre des choses exceptionnelles à l'avenir mais qu'importe - ils font presque partie de la famille. Bien sûr, il leur arrive de nous décevoir - mais quel ami n'a jamais été décevant après dix/quinze/vingt ans ?"... auront répondu tous ceux qui se souviennent que ce n'est la pas première fois que je rapproche artificiellement deux groupes qu'en apparence tout oppose. Bien vu ! Vous n'êtes vraiment pas tombés loin. Le seul point commun entre les Soulsavers et les Dodos c'est - effectivement - moi. Plus précisément : c'est la manière dont leurs derniers albums respectifs ont été pour moi une bonne (voire très bonne) surprise et se sont avérés suffisamment bons pour ne pas échouer dans la (sous)rubrique Speed Trials - alors même qu'ils avaient sur le papier pile poil le profil des disques que j'étais susceptible d'aimer tout en laissant leur évocation à d'autres (SysTool ou Erwan, par exemple).

De cet improbable duo les Soulsavers sont assurément ceux qui auront fait le plus grand bond dans mon estime. Alors que le précédent (It's not how far you fall, it's the way you land) m'avait profondément ennuyé le nouveau (Broken) m'a littéralement ravi. Pas vraiment une surprise si l'on considère qu'il y a une différence d'approche à peu près proportionnelle à la différence de titres. Certes le groupe semble plus lanegano-dépendant que jamais, au point qu'on puisse légitimement se demander si le duo désormais associé au crooner grunge n'aurait pas mieux fait de publier le résultat de la collaboration sous un autre nom. Paradoxe amusant : Mark Lanegan est pourtant moins présent que sur It's Not How Far... mais son ombre n'a jamais autant planté sur les Soulsavers, au point que les autres invités (Jason Pierce ou Mike Patton tout de même !) se retrouvent à évoluer sur des compositions que Lanegan lui-même n'aurait probablement pas renié. Reste que ceci posé l'album est vraiment brillant, des compositions comme "Death Bells" ou "Some Misundersteanding" s'avérant d'une qualité qu'on aurait rarement cru voir un jour atteinte par un opus des Soulsavers (ou de quiconque utilise ce patronyme).




Le cas des Dodos est différent dans la mesure où indiscutablement leur précédent opus (Visiter) était déjà sacrément bon (signe qui ne trompe pas : il s'était hissé à la troisième place du Classement des blogueurs 2008). Je m'apprête d'ailleurs à mettre sensiblement la même note à Time to Die... et pourtant surprise il y a là aussi tant j'aurais rarement été aussi enthousiasmé par un opus du duo californien (devenu d'ailleurs un trio). Ouvertement pop, moins fouillis que ses grands frères, Time to Die n'a mis qu'une seule écoute pour me conquérir, tout à la fois aérien et terre-à-terre - sophistiqué et rugueux. "Acorn Factory" et "The Strums" sont absolument superbes, le vibraphoniste trouve sa place de manière très naturelle dans l'univers du groupe et "Fables" restera sans aucun doute comme une des chansons de l'année... rien de fondamentalement différent de Visiter, soit, mais un groupe en pleine possession de ses moyens et dont le talent semble enfin arrivé à maturation. Un régal.



Broken, de Soulsavers & Time to Die, des Dodos (2009)


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22 commentaires:

  1. Super cette chanson des Dodos. Je ne connaissais pas mais ça me plaît bien.

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  2. Ces deux groupes me laissent toujours aussi indifférents. Du moins sur la durée d'un album. Comme à chaque, j'en tire quelques morceaux intéressants, mais ça ne me sauve pas de l'ennui global.
    Mais je suis d'accord avec toi que les Soulsavers sont en progrès.
    Pas encore assez, à mon goût :-(

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  3. Merci pour le lien, même si on tombe sur un article de GT!!! :-)

    Ouais pas mal ce SOULSAVER!!! Mais un peu trop lyrique à mon goût, par moments!

    SysT

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  4. Vous m'étonnez que Some Misunderstandings est une sacrée chanson : elle est de Gene Clark !

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  5. Lil' >>> cool !

    Thierry >>> bah justement... c'est la première fois que je trouve que l'un et l'autre valent mieux qu'une ou deux chansons.

    SysTool >>> "pompeux", tu peux le dire ^^

    (j'ai corrigé le lien)

    Ernesto >>> je sais bien... et alors, ça change quoi ? La version des Soulsavers n'en reste pas moins remarquable.

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  6. Oui, même pompeux, parfois, en effet... mais bien entendu, pas autant que le dernier MUSE :-)

    SysT

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  7. Arretez avec Muse... Ils s'appretent à changer le monde, là.

    Ben oui on va avoir un nouvel echelon zéro à la place de Phil Collins.

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  8. C'est vrai qu'à sa manière, il pourrait changer la face de la musique en devenant le Face Value des années 2000 !

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  9. J'aurais voulu aimé Time to die autant que Visiter, mais je le trouve quelconque. Je suis surpris que tu les trouve plutot semblables. Là ou la jolie pop finissait souvent par sombrer dans une folie toute MadcapLaughsienne, elle me semble avoir perdu ici tout de son relief, vraiment dommage ...

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  10. The dodo's : c'est quoi cette resucée mièvre de Macca ? Inintéressant ce morceau.

    Soulsavers : jamais écouté auparavant mais là, je dois avouer que je suis terrassé par cette résurgence bancale des 70's, mélange des Doobie Brothers et du second album de Gilmour (paru dans les 80'z, je sais). Pouloulou ce que c'est vulgaire ! Et il est où Lanegan là dedans ? C'est lui qui commet ce solo lourdingue ? parce que je ne reconnais pas sa voix. Putain de reformations : maintenant on a les Eagles chroniqués favorablement par Thom...

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  11. klak >>> tu le trouves si différent, toi ? On ne peut pas vraiment dire que les Dodos ont lancé une grande révolution dans leur univers...

    Christophe >>> en quoi ce serait mal de s'inspirer de Macca ? Au moins les Dodos savent-ils rendre hommage à un artiste éternellement sous-estimé par une critique surestimant largement son ancien alter-ego ;-)

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  12. Bonjour Thomas ! Comme d'habitude, je fais un petit tour par ton blog et c'est toujours aussi plaisant ! Et bah ouais !( bon je vais arrêter avec mes points d'exlatmation(!) car ça le fait plus du tout :P)
    Pour revenir à toi très cher Blogeur , sache que je ne connaissais absolument (c'est pas pour rien que j'ai employé ce mot " absolument" ça veut dire que vraiment jamais entendu parler, bon je vais arrêter avec mes parenthèses du coup et la voila qui fait le moue rofl !) pas ces deux groupes et que me voila m'y aventurant et je dois dire que j'aime beaucoup :-) Si si :D
    Donc merci à toi de me faire découvrir de nouveaux morceaux ( nouveaux pour moi , rahhh ça recommence avec les parenthèses ????) et à bientôt pour de nouvelles aventures Globuesques ^^

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  13. Je n'ai pas critiqué Macca mon cher, mais ce qu'ils en ont fait, justement. C'est bien torché, mais il manque le je ne sais quoi de la plupart des prods Macca qui ont influencé ça (il y a du Ram là dedans).
    D'ailleurs, au début du soulsavers, il y a du Mind games, album mésestimlé d'un Lennon qui n'a jamais été surestimé par moi : je le trouve juste excellent dans les beatles, et pas mal en solo (sauf Imagine l'album, sur le fil du rasoir, hargneux dans des ballades proprettes, j'adore)

    sinon, pas convaincu par ces deux là, mais je vais écouter d'autres choses pour être convaincu. Oui, mais quoi ? à toi de me le dire

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  14. (!Leyla!) >>> de rien :-D

    Christophe >>> bah... les albums, par exemple ?

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  15. Christophe : si tu ne connais pas les Soulsavers, je t'incite à jeter une oreille à leur premier album "Tough guys don't dance", un peu fourre-tout, mais qui contient quelques beaux moments, surtout la splendide "Love" chantée par Josh Haden (de Spain), le slow le plus plombé depuis la découverte de l'opium ^^

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  16. Et en même temps les Soulsavers ne sont plus le même groupe depuis cette époque...

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  17. Je préfère quand même "Visiter"...

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  18. Proposition : découvrir avec vous l'album. je le mets, j'ouvre un commentaire et je commente de temps à autres sur les morceaux.
    permettez-moi de tenter le coup. On verra si je reste sur la première impression d'un seul morceau, si je décolle ou si ça confirme en pire.

    1 revival un peu vulgos quand même.

    2 ghosts of you and me Pas mal, très DNOTS

    3 paper money ça commence très bien, et puis ces chœurs tous pourris au mlilieu !!!! horreur ! 2 fois ils reviennent, je vais me faire un montage audacity moi

    4 ask the dust Bon, on se calme, l'ambiance est mélancolique, quoique, pas si triste que ça. l'arrivé des guitares qui ecorchent le son très lissé fournit un contratse trèsprenant. j'ai quand même encore l'impression que tout est vernissé, c'est ça : vernissé. On a recouvert l'ensemble d'une laque, qui fait que je n'arrive pas à entrer DANS la musique, elle me reste un peu extérieure, comme dans une vitrine. Au moins, pour ce morceau, j'ai le nez collé dessus !
    Un petit côté Psyence fiction dans la manière de commencer et finir les morceaux ? à confirmer ou informer par la suite.

    5 spiritual Encore un peu de DNOTS, mais encore cet allant gospellisant (je crois que les paroles et le titre sont dans le registre). Et ça, ce n'est pas mon truc. D'autant que le chanteur doit être français ou quoi, parce que son accent quand il dit Djizeusse, aïe donwanna daille est un peu limite.
    Ou alors il se fout des français qui chantent en anglais, ce qui est particulièrement taquin.
    Pendant que le morceau tourne, j'en profite pour réfléchir à d'autres trucs... Bon, je vais décocher ce morceau lors des lectures je sens. Ce qui en fera peut-être déjà 3/5... :o/

    6 kingdom of rain Bon titre alors qu'il pleutr enfin sur les Landes depuis hier (ça faisait quasiment 3 mois, croyez moi, ça fait du bien). Ca continue encore dans un registre un peu simpliste, avec ces arpèges scolaiures au piano, que lanega en solo puis en dub (avec lui ? un autre ?) rebranche dans le genre gospel. Et l'orgue hammond qui encore une fois en rajouter une couche. Pf... ça commence à gonfler tout ça : pas assez ou trop. Pour pas assez, je pense à Tom Waits, étonnamment.
    Rho merde, et ces voix éthérées qui traverse furtivement le fond du morceau. Non mais pitié, ce que c'est caricatural.

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  19. Suite :


    7 through my sails Et ça recommence, 4 accords des plus basiques, avec un alto pour rendre ça grave. Les voix doublées de Lanegan et de l'autre, pff... trop gospeleux des 2ks.
    Et puis cette guitare qu'on croirait sortie des albums solos de Waters (Roger, pas Muddy). D'ailleurs, il y a un je ne sais quoi de Pros and cons ou de Radio KAOS dans l'ensemble de l'abum, avec l'usage des chœurs féminins, du piano, de la guitare claptonnienne. Manque les fins de morceaux en explosion cataclysmiques ^^

    8 arizona bay Bel instrumental dans cet ensemble un peu too much, même s'il évolue vers la fin dans une grandiloquence qui confirme mon impression Rogerwatersienne. Là où DNOTS ou Rob Dougan sont franchement cinématographiques, je trouve quand même que ça ne crée pas d'ambiance. C'est un peu plat et scolaire.

    9 jesus of nothing Encore une guitare qui pourrait acfdrocher par les égratignures, une orchestration indienne, mais encore très loin de la violence qu'un Talvin Sing par exemple aurait balancée. Mon dieu, je commence à me demander ce que Lanegan est allé faire dans cet exercice mystico-toc. On dirait que cet album a été commandé par une église presbytarienne pour essayer de ramener des jeunes gavés d'électro dans le giron de la foi, et qu'on a choppé des clichés trip hop, ramassé la chaude voix de Lanegan pensant tournebouler les âmes, et enregistré des chansons d'une pauvreté et d'un cliché exemplaires.

    b'en dis-donc...

    10 no expectations Bon, le titre en écoute ici, qui commence par cet orgue vulgaire (pourtant, j'adoooore l'hammond) et une harmonique toute pourrie. Mais qui a pu composer de telles merdes ! On dirait mes compos quand j'étais ado.

    Bon désolé, je crois avoir fait le tour avec sincérité, et c'est quand même assez mauvais dans l'ensemble.

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  20. En revanche, je suis en train de découvrir Akron/family (l'album de 2005 pour le moment), et c'est incroyablement subtile et puissant, comme si Pavement avait réussi dans les 2ks

    J'irai commenter plus tard à l'endroit idoine de ce blog que je crois finalement pas si nul que ça.

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  21. Mince alors de bordle à queue ! Mais c'est effectivement monstrueux !!! j'aurais du le savoir que c'est le CDG et non le CDB qu'il fausse que je suive pour découvrir des magnifiqueries monumentalo-géantes.

    Mes commentaires ici, on va pas faire des copier-coller non plus (http://culturofil.net/2009/04/30/akronfamily-set-em-wild-set-em-free/comment-page-1/#comment-128334)

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  22. La morale de cette histoire, c'est qu'il faut toujours écouter son Thomas quand on en a un ;-)

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