samedi 31 octobre 2009

Roses Kings Castles - Ma femme a meilleur goût que la tienne, connard.

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Certains disques passent, disparaissent, ressortent plus tard par hasard, repassent, redisparaissent... et puis un jour ils ressortent, on n'est pas dans le même état d'esprit que la fois d'avant, on se dit qu'en fait c'est pas mal... on se les remet, une fois, puis deux. Et ainsi, tranquillement, sur le long terme, ils s'imposent comme des évidences.

vendredi 30 octobre 2009

Habitus - Hey, Man ! Where's My Teleporter ?

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2009 aura donc été geek ou n'aura pas été... et donc comme elle a été (nous y sommes), elle aura été geek, jamais on n'aura autant lu le mot, ni entendu. Au passage, saluons les progrès de nos compatriotes en matière de langue de Shakespeare, qui prononcent désormais parfaitement les termes qu'ils pompent au étrangers pour faire bien. Comme elle semble loin, cette époque bénie où nos parents nous privaient de Gaime Jire ou refusaient de nous acheter des Ribouque. Depuis que toute la France ou presque parvient sans problème à dire guic plutôt que jike, le monde a changé. La globalisation est en marche et là où ils sont, MIG-OUEL INDOU-RA-IN et JIM COURIR se disent qu'ils peuvent enfin mourir en paix.

jeudi 29 octobre 2009

Joseph Arthur - Astronaute solitaire

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Joseph Arthur. En voilà un gars énervant. Le genre qui a tout pour lui. Il est doué, il est charismatique, il est charmant… il écrit des chansons (et pas des mauvaises) avec autant de facilité que vous vous feriez un sandwich et en plus, il transpire l’élégance rock’n’roll par tous les pores de la peau – détail qui se remarque aisément non pas à ses fringues… mais au fait qu’il n’ait pas l’air d’un grotesque ou d’un branleur en les portant, ce qui différencie généralement la rockstar du fan copiant son look. Non vraiment, il a tout pour lui. Heureusement qu’il n’est pas très beau1 – sans quoi on pourrait être tenté de le détester. Alors que là, on a juste été tenté de causer avec lui. Coïncidence heureuse : c’est pour ça qu’on était venu.

Anthony Joseph - Un chaman des plus avenants

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La musique d'Anthony Joseph & The Spasm Band est du genre fiévreux. C'est tellement vrai que c'en est devenu un lieu commun, quand bien même nous serons tous d'accord avec le fait que ça ne veut rien dire. Alors histoire de conférer un peu de sens à cette expression toute faite, le courageux rédacteur de Culturofil – magazine décidément à la pointe de l'innovation – a décidé d'aller rencontrer Anthony avec trente-neuf de fièvre (1) – histoire de sentir la différence. Le journalisme expérimental, décidément, a de beaux jours devant lui.

mercredi 28 octobre 2009

Nirvana - La Vingtaine bien portée

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Tandis que les vieilles gloires du grunge reviennent à intervalles réguliers nous rappeler qu'elles n'ont plus rien à dire mais savent encore le dire très bien, Nirvana célèbre tranquillement son vingtième anniversaire... entendre par-là bien sûr que vingt ans, tout de même, c'est le genre de chiffre rond qui s'accorde bien avec les chèques à multiples zéros. Ce n'est pas faire insulte aux membres survivants et aux ayants droits que de le noter, à plus forte raison parce quoiqu'on pense de Courtney Love, on peut difficilement lui reprocher d'avoir surexploité la mémoire de son défunt époux. Si l'on compare la carrière posthume de Kurt Cobain à celles de la plupart des grandes icônes du rock, impossible de ne pas noter qu'il fait poids plume, un seul best of, deux pauvres lives (tous les deux très réussis), un coffret aux airs de Saint Graal pour le fan... on est loin de l'indécence élevée au rang d'art majeur par la mère de Jeff Buckley ou les Doors survivants, et si Courtney Love puera sans doute éternellement de la gueule aux yeux des esthètes autoproclamés force est de reconnaître qu'elle a plus souvent fait front contre l'exploitation absurde de l'image cobainienne qu'elle ne l'a favorisée (c'est d'autant plus louable que ce que peu de gens savent - ou ne veulent pas savoir - c'est que Cobain n'est pas mort riche mais criblé de dettes)*

Les Soprano - Le Crépuscule n'attend pas

[ALERTE SPOILER : si vous n'avez pas vu les cinq premières saisons des Soprano, sachez que le taux de spoil de cet article est de 100 % ; si vous n'avez pas vu la dernière, vous pouvez y aller ce n'est pas le sujet, évitez juste de lire la note de bas-de-page numéro 2.]

Je me suis aperçu récemment que lorsque je pensais aux Soprano je pensais toujours, systématiquement, à la saison cinq. Plus précisément à la séquence centrale du final ("All Due Respect"), brève scène de moins d'une minute durant laquelle un Tony (Soprano) en exécute un autre (Blundetto) de sang froid après avoir tout tenté pour le protéger. Dix secondes plus tôt Tony B. est heureux et insouciant, persuadé de s'en être finalement tiré à bon compte. Une demi-seconde plus tard... il est mort.

mardi 27 octobre 2009

Lydia Lunch, I Wanna Be Your Doll

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Adulte et rock sont deux termes rarement compatibles et leur addition donne l'un des qualificatifs les plus injurieux qui existent dans le langage plein de faux-amis des rockeux. Adult-rock, c'est très rarement un compliment... et par conséquent c'est avec une certaine jubilation qu'on l'emploiera pour qualifier l'excellent (quoique classé X) dernier opus de Lydia Lunch, véritable sommet de rock'n'roll presqu'aussi mature que destroy et cousin issu de germain des récentes escapades bûcheronnes de Nick Cave ("The Gospel Singer" aurait d'ailleurs très bien pu figurer sur l'album de Grinderman).

lundi 26 octobre 2009

Son dernier coup d'archet...


http://microgolb.blogspot.fr/2008/09/judge-dee-golden-challenge-2008-09.html


J'ai toujours nourri une relation ambiguë avec Murder in Canton, dernier tome des aventures du Juge Ti (qui d'ailleurs n'est plus juge, mais Président Ti entre nous... ça sonne assez mal). Et cette énième relecture n'y changera pas grand-chose (je pense même qu'à chaque fois que je le relis je revois mon appréciation un peu plus à la baisse...).

dimanche 25 octobre 2009

Skins - High Density

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Voilà donc la bête. Le monstre générationnel. Le fétiche des djeun's des années 2000. Skins, la série à laquelle tout ado se doit de vouer un culte s'il veut être branché, le feuilleton sex, drugs & rock'n'roll que la perfide Albion nous a expédié tel un Scud dans le but secret de pervertir notre jeunesse...

samedi 24 octobre 2009

Hyrok - Tour de force

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Dans l'immensité de la Rentrée littéraire, noyé sous des litres d'excréments de pipoles du livre rêvant chaque nuit du mot littérature, se terrait un ouvrage singulier, au verbe haut et au talent insolent, dont le titre sonne comme celui de quelque œuvre maudite. Hyrok. Ce qui tombe plutôt bien puisque d'œuvre maudite, il est justement question. Mais pas que. Oh non ! Pas du tout que.

vendredi 23 octobre 2009

The Black Heart Procession - C'est au programme

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Une mélodie de piano désolée, martelée façon Richard Hawley, sur un texte désabusé au possible. Un duo fantasmagorique entre Nick Cave et Leonard Cohen, sur une musique décharnée à la Tom Waits. Une rythmique presque joviale rappelant Suede, à peine assombrie par des lyrics au romantisme désespéré ("Everything you say breaks my heart").

jeudi 22 octobre 2009

Eiffel - Retour de flamme

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On l'attendait avec envie et fébrilité. Peut-être pas comme le Messie – n'exagérons rien. Mais au moins comme l'un des évènements de l'année. Parce qu'Eiffel – on vous le confie mais que cela reste entre nous – est sans le moindre doute possible le meilleur groupe de rock français en activité. Ou disons : de rock dur. Faut dire que la concurrence vole tellement bas que ce n'est pas bien dur, non plus.

mercredi 21 octobre 2009

Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ?

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Être un individu concerné est quelque chose d'épuisant. Vous noterez que je n'emploie pas le terme citoyen, un mot magnifique pourtant, mais dont j'ai l'impression fâcheuse (et vraie hélas...) qu'on ne l'utilise plus de nos jours que pour désigner des choses stupides, cyniques ou bêtement moralisatrices. Être un individu concerné est donc épuisant, et comme de juste cela m'épuise plus qu'à mon tour. Sans doute parce que foncièrement, c'est quelque chose que l'on ne décide pas. Il y a sans doute une part d'atavisme, sans doute une part d'expérience. Je n'en sais rien. Ce dont je suis sûr en revanche, c'est que la part de décision est réduite à la portion congrue. Les gens concernés (notez que je n'utilise pas non plus le terme engagés, qui veut tout dire soit donc rien) le sont rarement parce qu'un beau matin, ils ont décidé de se préoccuper de la marche du monde (c'est en cela que tous les films et tous les livres sur le sujet sont faux et archi-faux, je pense notamment au début de la saison deux de The West Wing , risible, où l'on voit les personnages rencontrer Jed Bartlet et avoir subitement cette illumination qu'ils doivent s'engager pour leur pays...). Ils le sont le plus souvent parce qu'ils n'y peuvent rien. Parce qu'ils sont comme ça. J'en sais quelque chose - je suis comme ça depuis très longtemps. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été comme ça. Je me revoie encore à dix ans, allongé sur le lit de mes parents, en train d'essayer de comprendre un article du Monde. Et je vous assure que personne ne me l'avait collé dans les mains sinon moi-même. Deux ans plus tôt, durant un cours d'éducation civique sur l'Assemblée Nationale, je décidais (à la demande de la maîtresse) d'illustrer mon cahier avec un logo de parti politique (la maîtresse n'avait pas demandé exactement ça bien sûr, elle avait juste demandé qu'on illustre le cours) que, je l'avoue, j'ai dessiné avec un authentique talent et ai présenté avec une rare fierté à mes parents le soir... manque de bol je me suis fait engueuler, figurez-vous que j'avais eu l'idée (j'en ris encore) de dessiner le logo du FN... bah oui : c'était quand même vachement plus facile de dessiner une flamme plutôt qu'une main tenant une rose. Ma mère : "Oh là là... la maîtresse va croire qu'on vote pour eux..." (j'ignore comment ça s'est fini mais je ne serais pas étonné d'apprendre que ma mère a été à l'école le lendemain pour préciser que ce n'était pas le cas, précision d'autant moins utile que dans notre petit village comme dans tous les petits villages du monde, le nombre de racistes était inversement proportionnel au nombre d'étrangers).

mardi 20 octobre 2009

Stephen King - Kubrick m'a tuer

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De Shining, on croit en général tout connaître. Jack Torrance, l'hôtel hanté, Danny, le don du Shining lui-même, la chaudière... tout cela a si durablement imprégné la mythologie fantastique que cela appartient même désormais à l'imaginaire collectif. Lorsque l'on prononce ce mot : Shining, les images affluent, chaotiques parfois - effrayantes souvent. Même les gens n'ayant jamais vu le film de Kubrick ont en tête quelques images, quelques plans mythiques et multi-rediffusés dans des documentaires ou des reportages. C'est une part du patrimoine culturel occidental.

lundi 19 octobre 2009

Half a Metalhead Away...

Tiens, encore du metal. Bon d'accord... en fait j'ai un peu triché : l'album du moins d'octobre 1999 était le premier Saez... mais après m'être tapé Muse et silverchair je n'avais vraiment pas le courage de me faire Saez en plus. Faut savoir être raisonnable.

dimanche 18 octobre 2009

Friends - Middle Class Heroes

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Se lancer dans un article sur Friends, c'est s'attaquer à l'Everest des séries multi-diffusées, que tout le monde connaît et que tout le monde a vues, et sur lesquelles tout le monde a un avis (c'est aussi accessoirement prêter le flanc aux moqueries du Dr Franknfurter, mais ça je m'en accommoderai). Et pourtant en période d'Odyssée des séries il eut été inconcevable que Friends soit la seule des "prétendantes" à ne pas avoir son article, alors que s'il y a bien une série qui de par son impact devait obligatoirement y être... c'est celle-ci. Non que la sitcom de David Crane et Marta Kauffman ait été révolutionnaire en quoique ce soit ; elle fut cependant bel et bien une révolution... en France surtout, puisqu'étant la première série américaine à avoir cumulé chez nous critiques dithyrambiques + diffusion accessible au plus grand nombre = succès massif. Ok, vous me direz qu'il y avait bien eu X-Files, déjà diffusée depuis deux ans lorsque Friends a débarqué dans notre noble contrée. Certes. Mais à l'époque, une diffusion sur M6 était tellement connotée qu'on pouvait de facto considérer que ce n'était pas accessible au plus grand nombre (mes grands-parents n'ont donc jamais regardé X-Files... mais ils étaient fans de Friends - nous y reviendrons). En déboulant sur une chaîne de service publique, à une heure de (très) grande écoute et dans une case plus souvent peuplée par les jeux que par les séries, Friends a fait l'effet d'une bombe atomique dans le PAF, on peut au moins lui reconnaître ça puisque c'est à partir de ce jour qu'on a pu commencer à un peu moins se plaindre des diffusions (j'ai bien un peu... c'était toujours aussi catastrophique, mais au moins on en voyait désormais quelques unes à des heures correctes... (1). Une bombe atomique... là où la chaîne se serait plutôt attendue à une grenade dégoupillée. Explications plus ou moins cohérentes, et plus ou moins complètes.

samedi 17 octobre 2009

Yann Moix - Spoil Me, Tender...

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Honnêtement ? Je n'avais aucune envie de lire le fameux bouquin de Moix sur Michael Jackson. J'aime pourtant l'un et l'autre. Mais Moix commence à me fatiguer un peu. Alors que tout a toujours tendu à nous rapprocher, Yann et moi, depuis quelques années, nous éloignons irrémédiablement. Je devrais en faire un livre, tiens. Un livre à la Moix, bien sûr - dans lequel je m'insinuerai dans sa tête pour essayer de mieux parler de moi. Ce pourrait être amusant, les célébrissimes ":" en moins - mon truc à moi vous l'aurez remarqué c'est plutôt la multiplication des tirets (fondamentalement cela dit, j’utilise les tirets comme il utilise les deux points).

vendredi 16 octobre 2009

Richard Hawley - La Nuit est à nous

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C'est une tradition qui fêtera bientôt ses dix ans et qui, a priori, n'est pas partie pour s'arrêter de sitôt. Tous les deux ans, réglé comme une pendule, Richard Hawley publie un superbe album que je m'empresse d'encenser partout où je passe, rappelant avec force superlatifs que le camarade de bac à sable de Jarvis Cocker est un des plus grands songwriters de notre temps - voire un véritable génie comme me le confiait il y a quelques mois Xavier Plumas (qui reprend sur son premier album solo le magnifique "Run for Me").

jeudi 15 octobre 2009

The West Wing - Intelligente, brillante... et gentille ?

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Serais-je donc le seul au monde à m'interroger sur The West Wing ? La fiction créée il y a déjà plus de dix ans par Aaron Sorkin a il est vrai énormément de qualités (elle est drôle, intelligente, bien jouée, témoigne d'une connaissance parfaite des arcanes du pouvoir aux Etats-Unis et est servie par des dialogues remarquables), mais en la découvrant si longtemps après (*) difficile de ne pas être frappé par quelque chose auquel j'étais loin de m'attendre, à plus forte raison parce qu'on nous vend systématiquement cette série comme hyper-réaliste (ce qui n'est en rien une qualité artistique, un apprenti peintre reproduisant à la perfection la corbeille de fruits sur laquelle il s'exerce ne peut en aucun cas prétendre au génie)... : son côté étonnamment inoffensif et consensuel. Certains zapperont peut-être dès la fin de ce paragraphe ; ils auraient tort, cet article ne se voulant en aucun cas un démontage en règle d'une série par ailleurs très réussie et (trop ?) agréable à suivre. Tout au plus s'agit-il d'une interrogation sincère, réalisée après visionnage d'une seule saison (sur sept).

mercredi 14 octobre 2009

Valentine Goby - L'Amour, et après ?

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Si vous faites partie de ces gens hérissés d'avance à l'idée de lire un roman racontant l'histoire d'amour entre une jeune paysanne bretonne et officier allemand, histoire se déroulant bien sûr sous l'Occupation finissante, sachez que personne ici ne vous jettera la pierre : moi aussi (enfin : moi non plus). Présentée comme ça (pas par moi - par le quatrième de couverture), l'intrigue de L'Échappée a quelque chose d'automatiquement ennuyeux - avant même qu'on en ait déchiffré la moindre ligne on est parcouru par une sensation de déjà-lu/déjà-vu d'autant plus curieuse que là comme ça aucun titre similaire ne vient en tête.

lundi 12 octobre 2009

Phantom feat. Lio - L'Ancienne star se paie notre tronche

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Mais quelle farceuse cette Lio ! Ou quelle schizo, faut voir. Peu importe : il y a quelque chose d'éminemment amusant à la voir publier un nouvel album on ne peut plus indé et underground au moment même où elle est enfin redevenue une superstar... grâce à une émission, faut-il le préciser ? Tout sauf indé et underground. La démarche est d'autant plus respectable que si elle a toujours valu beaucoup mieux que son image de Cindy Lauper brune et belge, la dame n'en a pas moins connu un succès monstrueux autrefois - succès avec lequel elle ne semble pas spécialement avoir envie de renouer aujourd'hui qu'il est à nouveau à sa portée. C'est que le monde de la musique a considérablement changé depuis 1980 ; sortir un album de pop vénéneuse avec Jay Alanski 1 en 2009 serait synonyme de ventes faméliques. On serait tenté de dire que si Lio se retrouve dans l'underground aujourd'hui, c'est surtout parce que le business a définitivement absorbé l'artistique - preuve en est qu'il considère désormais comme commercialement segmentant (sic et beurk) un disque aussi pop et accessible et efficace que celui-ci.

dimanche 11 octobre 2009

NYPD Blue - Sad & Beautiful World

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S'il est si difficile d'évoquer NYPD Blue en 2009, c'est sans doute parce que cette série - tardivement diffusée sur France 3 - a considérablement vieilli, ringardisée au fil des décennies par un nombre délirant de cop-shows - ces séries policières conservant aujourd'hui en la matière les faveurs de la plus large part du public. Remarque d'ailleurs à nuancer immédiatement : si les cop-shows sont extrêmement populaires, ils le sont surtout auprès d'un public rarement inconditionnel de séries. Aujourd'hui du moins, et depuis que Jerry Bruckheimer (producteur de la franchise CSI, de Cold Case, de feu FBI/Without a Trace et de mille autres encore) a la main-mise sur le genre (et que tout le monde le pompe). Il fut un temps où les choses étaient moins uniformes, et où - incroyable mais vrai - les séries policières avaient leur propre personnalité. Un temps qu'on pourrait résumer à un axe Law & Order (version originale) / NYPD Blue, programmes de haute volée au succès planétaire, tout à la fois antagonistes et complémentaires (1).

samedi 10 octobre 2009

Harlequin ne vaudra jamais Ridge

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J'ai coutume de dire qu'il n'y a pas de petite ni de grande littérature, qu'il n'y a que les bons et les mauvais livres. Une vraie formule choc, le genre de truc qui vous pose son homme. En fait une manière détournée de dire que le polar ou la SF (par exemple) ne sont en rien des genres mineurs et que certaines de leurs œuvres méritent sans honte de figurer au Panthéon de la littérature.

Festival d'Île de France : Tony Allen vs General Elektriks

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C’est ce qu’on appelle dans le langage parfois crypté des rédacteurs : « une super soirée ». Une manière – un peu elliptique j’en conviens – de dire que tout était bien, et même très bien.

vendredi 9 octobre 2009

Megafaun - Melt the Clouds and Blow My Blues Away

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Chaudement recommandé par Dana Janssen en personne lors de notre récent entretien, signé sur le même label (Crammed, ça tombe bien) et carrément encensé par Pitchwork... que fallait-il de plus pour donner envie de se jeter sur le second opus de Megafaun (le premier publié en France) et d'oublier un nom de groupe pas très heureux et une pochette tellement... ? (*)

mercredi 7 octobre 2009

Un pur moment de golbitude

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Il y a quelques semaines s'est déroulé dans le plus grand secret un évènement d'importance : j'ai eu une discussion un peu tendue (quoique cordiale) avec mon ami Arbobo, à propos de ce billet. Un évènement d'importance, disais-je... parce que quiconque a eu l'occasion de croiser 'Bobo dans ses nombreuses interventions sur ce blog sait qu'il s'agit d'une crème d'homme, l'un des types les plus sympathiques, humbles et bienveillants qu'on puisse être amené à rencontrer dans la blogosphère musicale. Il n'empêche que nous nous sommes un peu accrochés tout en réussissant la prouesse d'être quand même d'accord à la fin (chose qui ne peut arriver qu'avec Arbobo, d'ailleurs), l'idée d'un article intitulé "Comment chroniquer un disque ?" , même si rédigé avec la plus grande sincérité par des gens on ne peut plus sympathiques, étant en soi quelque chose me laissant perplexe. Parce que prétentieux ? Parce que mégalo ? Parce que non-représentatif ? Point du tout : parce que hors-sujet, tout simplement. A vrai dire, personne ne s'est jamais posé une telle question, pour la simple et bonne raison que le Net prouve quotidiennement que n'importe quel débile peut chroniquer un disque. La vraie question et la seule qui vaille c'est évidemment comment bien chroniquer un disque (ou autre chose). L'idée est la même et le résultat probablement aussi, mais quitte à verser dans l'auto-complaisance autant y aller vraiment à fond plutôt qu'avec de bien ridicules pincettes. Le principe de "je donne humblement ma méthode de travail" c'est comme celui de "je donne humblement mon avis"... c'est pour les petits joueurs n'assumant par leur ego démesuré. Je donne humblement ma méthode de travail... à un(e) ami(e) qui me demande un conseil au détour d'un verre. A partir du moment où j'expose ma méthode de travail sur la place publique, c'est que je considère qu'elle est susceptible d'intéresser plus que mes deux meilleurs potes, d'être représentative de quelque chose ou d'apporter une information un tant soit peu intéressante (commentaire qui vaut bien entendu pour n'importe quoi écrit sur un blog).

mardi 6 octobre 2009

L'Enfer est pavé de bonnes intentions...

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°31]
Needful Things [Bazaar] - Stephen King (1991)

Devinette : quel est selon vous le plus grand livre jamais écrit sur les inénarrables petits patelin de province ?

lundi 5 octobre 2009

Tue-Loup - Rom, Thomas, Vlad et les autres...

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Ne pas s'y tromper : l'album a beau être paraître sous le nom de Tue-Loup, en gros et en rouge, il est avant tout une histoire d'amitié voire de famille musicale. Son titre, Le Goût du bonbon, était d'ailleurs le nom du projet de départ avant que celui-ci ne soit rattaché de manière plus explicite à la galaxie Tue-Loup – ce qui soyons franc ne choquera pas outre-mesure les fans du plus grand groupe français en activité.

dimanche 4 octobre 2009

Sons of Anarchy - Rengaine graisseuse

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Devinette : quel point réunit le plus de séries parmi celles ayant inscrit leur nom dans notre Top 20 des années 2000 ? Vous ne voyez pas ? Eh bien sur vingt, douze sont soit finies, soit en passe de l'être. Ce qui nous fait quand même du 60 % (idem d'ailleurs si l'on se limite au Top 10). Et sur les cinq premières lauréates, c'est encore pire : deux sont déjà terminées depuis plusieurs années, et deux mettront la clé sous la porte en 2010. Si beaucoup de séries lancées dans les années quatre-vingt-dix on fait les belles heures des années deux-mille, la fin de celles-ci marque de toute évidence la fin d'une époque et le déclin (relatif) de HBO, qui peine désormais à remplacer les Soprano, Six Feet Under et autres The Wire, est en cela assez évocateur si l'on se souvient que la chaîne câblée régna quasiment sans partage sur les deux dernières décennies. Il y a bien sûr eu quelques exceptions nommées Mad Men ou Breaking Bad, mais la tendance lourde est tout de même à la panne d'idées (la crise n'aide pas, au passage), aux remakes et au recyclage de vieux concepts. Si certains m'ont reproché - le temps dira si c'est à juste titre ou non - de surcoter une Dollhouse, il faut bien voir aussi à ma décharge que c'est parce que ce fut une des rares la saison dernière à offrir une proposition réellement inédite et novatrice, non une énième série policière ou de SF mainstream (suivez mon regard).

vendredi 2 octobre 2009

The Handclaps - Récré à deux

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Guide du rocker, article 4, alinéa 26. Side-project : Petit caprice confidentiel.

Les side-project, c'est sympa. C'est aussi souvent casse-gueule. C'est régulièrement inutile. Quand un artiste annonce qu'il se lance dans un side-project on est toujours assailli par des sentiments mitigés à l'égard de son petit caprice confidentiel. On ne sait pas pas trop comment le prendre. Normal : l'appellation side-project est en elle-même assez ambiguë. Projet de côté. A côté de la carrière principale. Donc secondaire. Mais si c'est secondaire, n'est-ce pas facultatif ? Je ne vous fais pas le laïus : on a tous été déjà confronté à ce genre d'interrogations.

jeudi 1 octobre 2009

CDG - Le Classement dont l'intérêt vient d'être totalement relancé...

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Rappel des règles :

- par convention et afin que les albums puissent avoir une exposition équitable, je n'intègre que les disques déjà sortis officiellement.

- certains disques de toute fin de mois sont, fautes d'écoutes suffisantes, reversés sur le mois suivant.

- ce classement évolutif étant évolutif, il induit une progression. D'où, entre parenthèses derrière chaque titre, sa progression/régression dans le classement (les "--" indiquant qu'il n'a pas bougé).


CLASSEMENT DU GOLB, Septembre 2009




1. At the Cut - Vic Chesnutt (E)

2. Set 'em Wild, Set 'em Free - Akron/Family (-1)
3. Elvis Perkins In Dearland - Elvis Perkins In Dearland (-1)
4. Veckatimest - Grizzly Bear (-1)
5. Aleph at Hallucinatory Mountain - Current 93 (-1)


6. Le Goût du bonbon - Tue-Loup (E)
7. Bird Head Son - Anthony Joseph & The Spasm Band (-2)
8. Love Boat - VIOL (-1)
9. La Gueule du Cougouar - Xavier Plumas (-3)
10. Dark Night of the Soul - Dark Night Of The Soul (-2)


11. Humbug - Arctic Monkeys (--)
12. Will Anyone Else Leave Me ? - The Delano Orchestra (-3)
13. Big Sexy Noise - Lydia Lunch (E)
14. Willie & The Wheels - Willie Nelson & Asleep At The Wheel (-4)
15. Ecce Beast - Kill The Vultures (+1)
16. The Pains Of Being Pure At Heart - The Pains Of Being Pure At Heart (-3)
17. Further Complications - Jarvis Cocker (-3)
18. The Babel Inside Was Terrible - We Insist! (E)
19. Gütter Tactics - Dälek (-7)
20. Time to Die - Dodos (E)




A deux pas du podium (et qui pourraient donc (re)rentrer dans le top, au gré des chutes des autres...) : Of Fungi & Foe (Les Claypool), Lhasa (Lhasa de Sela), Primary Colours (The Horrors), Eras (Apse) Les Wampas sont la preuve que Dieu existe (Les Wampas)...



Voir aussi les classements de G.T., Nyko & Thierry.

Et bien évidemment : le classement des blogueurs
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