mercredi 30 avril 2008

La Modestie est la vanité du pauvre

Je t'aime encore plus que je m'aime... c'est dire !

Nicolas Sarkozy est donc de retour. Je ne sais pas si vous avez vu son allocution télévisée de la semaine dernière... mais moi, oui. Et je l'ai senti en super forme ! Et je m'en félicite. Voilà qui annonce des éditos à foison pour la troisième saison du Golb. Oui oui : troisième. Demain, premier mai 2008, nous fêterons en effet les deux ans du Golb. Putain deux ans - comme dirait l'autre. Champagne ?

mardi 29 avril 2008

Eiffel - Rien comme tout le monde

Théoriquement tout groupe publiant un double live après seulement deux albums devrait mériter le bûcher. Comment peut-on faire preuve d'une telle inconséquence / prétention / mégalomanie / bêtise - prière de rayer les mentions inutiles ? Seulement voilà... : Eiffel n'est pas le premier groupe venu. Ou plutôt il ne l'est plus depuis Les Yeux fermés.

lundi 28 avril 2008

Un factotum affligé de crises de désespoir...

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Ça va faire un peu con dit comme ça... mais on ne rencontre les gens qu'une seule fois dans sa vie. Après on apprend à faire connaissance, on les découvre, tout ce que vous voudrez... n'empêche que la rencontre est unique. Mieux vaut du coup ne pas la rater.

dimanche 27 avril 2008

Les Hirondelles de Kaboul - Au diable vauvert

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« Dans leur hystérie collective, persuadés d'exorciser leurs démons à travers ceux du succube, d'aucuns ne se rendent pas compte que le corps criblé de partout ne répond plus aux agressions, que la femme immolée gît sans vie, à moitié ensevelie, tel un sac d'horreur jeté aux vautours. »
 
Dès le premier chapitre le ton est donné : en plein Kaboul d'avant la « chute » des talibans, l'auteur métamorphose le lecteur en spectateur d'un lynchage public. Ouverture étrange et déroutante : alors qu'on s'attendrait à être retourné par l'horreur d'une telle scène, on ne ressent quasiment rien. Mais que se passe t'il donc ? L'écriture puissante de Yasmina Khadra serait-elle devenue complètement terne ?

vendredi 25 avril 2008

The Jon Spencer Blues Explosion - Ex-fan des nineties

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Ma relation avec Jon Spencer a quelque chose de très particulier. Pas du tout au sens affectif - bien au contraire. Au sens strictement professionnel. Parce que de toute ma vie, le cultissime fondateur de Pussy Galore, Boss Hog et Blues Explosion est sans aucun doute l'artiste que j'ai le plus suivi, chroniqué, rencontré... durant ma relativement longue période « journalistico-radiophonique » - et presque exclusivement durant cette période. Or lorsque j'ai rompu avec cet aspect-là de mon existence (en septembre 2004)... j'ai rompu sans m'en rendre compte avec The Jon Spencer Blues Explosion. Le fait est que j'étais épuisé de recevoir autant de disques et d'assister à autant de concerts. Ça fait un peu problème de riche (j'en ai bien conscience, et une part de moi a un peu honte d'écrire un truc pareil) mais à force d'écouter trop de trucs j'ai fini par avoir l'oreille de moins en moins fraîche et par perdre toute notion de plaisir dans l'histoire - un comble lorsqu'on sait à quel point les prestations scéniques du trio new-yorkais sont fondées sur cette seule et unique notion.

Thierry Jonquet - Swap Collector

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Aussi incroyable que cela puisse paraître, le personnage central du Secret du rabbin n'est qu'autre qu'un... rabbin. Lequel rabbin a - vous ne devinerez jamais... mais oui ! UN SECRET ! Quelle audace !

Néanmoins, de peur que cela semble trop facile aux plus exigeants de ses lecteurs, Thierry Jonquet a tenu à compliquer un peu la situation et a décrété (d'un commun accord lui-même - du moins le suppose-t-on) que ce rabbin allait être mort avant même le début du roman. De plus en plus audacieux !

jeudi 24 avril 2008

Francis Dannemark - Les Faits

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Francis Dannemark est un auteur singulier qui vient de publier un livre pour le moins... comment dire ? Singulier ? Disons plutôt déroutant. Captivant mais particulièrement ardu à pénétrer. Une de ces œuvres qu'on aime parce qu'elles ne font rien pour être aimables. De celles exigeant autant du lecteur qu'il en exige d'elles. Le genre d'ouvrage sur lequel il faut s'attarder. Se décourager parfois, pour mieux y revenir, essayer encore - jusqu'à ce qu'il accepte de se livrer. On en croise de moins en moins, des comme ça - et plus tellement en littérature. Difficile de dire si c'est un mal pour un bien. Le fait est que Le Grand Jardin n'est assurément pas un livre pour les gens comme moi - qui lisent à deux cents à l'heure et n'ont qu'une hâte une fois le livre refermé : en commencer un autre. En ces temps de zapping (même littéraire, oui), qu'un livre comme celui-là existe a quelque de chose de miraculeux. Qu'il se vende par palettes serait sans doute mieux mais bon... il faut savoir se satisfaire de peu.

mardi 22 avril 2008

Sacré Dennis Lehane !

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Inutile de tourner deux heures autour du pot : Sacred ne vaut pas les deux précédents volets de la série Kenzie-Genaro - le grandiose A Drink Before the War et le chef-d'œuvre Darkness, Take My Hand . Tout le monde vous le dira, et mieux encore : tout le monde aura raison de vous le dire. Est-il mauvais pour autant ? Point du tout, chers lecteurs - point du tout. Il est surtout assez différent. Voire carrément déstabilisant au départ.

lundi 21 avril 2008

Toby Litt - First of GANG to Die

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Un titre choc, une couv' qui claque. Un sujet semble-t-il sulfureux - et voilà qu'on doute : Toby Litt sera-t-il un de ces grands auteurs déjantés dont seule l'Angleterre a jamais su accoucher ou bien un vulgaire VRP jouant au poseur rock'n'roll ?

Thin Lizzy - Hard'n'Heavy

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En 1975, Phil Lynott et son groupe ne sont déjà plus tout à fait des perdreaux de l'année puisqu'ils sévissent depuis six ans et quatre albums. « Whiskey in the Jar » leur a même déjà assuré, en 1972, une certaine crédibilité. Mais si quelques singles fulgurants (dont « Little Darling » l'année précédente) sont à mettre à leur actif, les irlandais ne sont pas encore parvenus à publier le disque. Celui qui leur permettra de passer au cap supérieur et d'être un peu plus que les chouchous de quelques aficionados. La faute à pas de chance ? La faute à leur redoutable leader, surtout : depuis quelques années déjà Lynott a pris la très mauvaise habitude de vouloir toujours tout mettre sur les albums de Thin Lizzy. Passionné de musique comme il y en a peu, le bassiste-frontman aime quasiment tous les genres et tous les styles... et quand il aime : il aime. Au point de vouloir toucher à tout ce à quoi il peut toucher. Sa passion sincère n'ayant d'égale que ses qualités d'instrumentiste...cela débouche sur des albums comme Night Life (1974) - pétris de choses intéressantes mais complètement hétéroclites, passant sans tambour ni trompette du hard au celtique puis du glam au funk.

samedi 19 avril 2008

Trent Reznor (Part 1)

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Est-ce du fait de sa discrétion ? De son art du secret ? Toujours est-il qu'on peine à croire que cela fait déjà vingt ans que Trent Reznor règne sans partage sur les musiques industrielles, quitte à les avoir vampirisées au point qu'aujourd'hui il devient bien difficile de trouver un artiste du genre ne devant rien aux œuvres de Nine Inch Nails - son projet-groupe-œuvre fleuve... Vingt-et-un an après la sortie du 45 tours Down in It et alors que le tout récent Ghosts I-IV le voit étendre encore un peu plus son terrain d'expérimentations, il était grand temps d'honorer le caméléon Reznor d'un Rékapituléidoscope en bonne et due forme. Un poignée d'article se voulant comme une introduction à l'œuvre et ne prétendant absolument pas, est-il utile de le préciser, à l'exhaustivité...

Trent Reznor (Part 2)

jeudi 17 avril 2008

C'est Djian et c'est tout.

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°13]  
Échine - Philippe Djian (1988)

« Alors c'est celui-là... ton Philippe Djian préféré ?
- Eh bien oui ! Échine.
- Je l'ai lu il y a quelques années.
- Et tu as aimé ?
- Oui, plutôt.
- Cool. »

mardi 15 avril 2008

Hole - Tenue de soirée

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Comment différencie t'on un authentique artiste d'un habile faiseur ? En matière de musique, c'est assez simple : l'authentique artiste a la plupart du temps dans ses bagages de grandes reprises et de grandes faces B.

On peut penser tout le mal qu'on veut de Courtney Love, de sa vie comme de son œuvre. Personne ne s'en prive jamais. Il n'empêche que n'importe qui étant capable d'aligner deux reprises aussi magistrales que celles figurant sur ce disque, « Season of the Witch » (de Donovan) et « He Hit Me (and It Felt Like a Kiss) » (des antiques Crystals), mérite un tant soit peu de respect.

lundi 14 avril 2008

Comment j'ai raté ma critique de Mabrouck Rachedi

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Mabrouck Rachedi ne doit pas être réduit à un auteur de banlieue. Il le dit lui-même, tout le monde le dit, les critiques le disent et même la personne qui m'a prêté le livre, le dit. C'est donc que ce doit être vrai. Le paradoxe, c'est que je n'ai lu aucune critique prétendant le contraire. Principe de précaution littéraire ? C'est fort probable. Politesse élémentaire faite à l'auteur ? Sans aucun doute... néanmoins aucun auteur ne doit être réduit, en aucun cas, à un seul de ses livres. Ne pas réduire Mabrouck Rachedi à un auteur de banlieue, est-ce que cela ne commence pas plutôt par considérer que la précision est inutile ? Je m'interroge. Lequel des lecteurs de ce blog est assez idiot pour croire le contraire ? Hein ? 

vendredi 11 avril 2008

Blondel - Eat Your Heart out on a Plastic Tray

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J'entends dire, ici ou là : Le nouveau Blondel ? Mouais. J'entends dire que c'est dérangeant. J'entends dire : C'est carrément autre chose. Ou bien : C'est pas vraiment du Blondel. Ou encore : Ouais, franchement, c'est grave moins bien que Passage du gué. Ailleurs, j'entends dire tout l'inverse. Que finalement, c'est du Blondel et donc c'est bon : on y trouve son compte. Ma curiosité ne peut qu'en être aiguisée.

Vincent Vincent & The Villains - Pour le plaisir ?

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De deux choses l’une : soit vous faites partie de cette étrange minorité de gens en France ayant un goût certain pour le rock’n’roll, et vous n’en pouvez plus de tous ces groupes pullulant depuis sept ans maintenant, qui sonnent soi-disant garage et revivalisent à peu près tout ce qui s’est joué avec des guitares depuis 1965. Soit vous appartenez au reste de la population du pays, vous n’avez rien à secouer du rock et vous en pouvez encore moins de cette mode interminable, vous ne pouvez même plus supporter le son d’une guitare et d’ailleurs vous vous réfugiez dans les disques d’Hélène Ségara et leurs nappes de synthé (si douces, si rassurantes) pour noyer votre chagrin. Dans l’un comme l’autre de ces cas vous n’aurez aucune envie de jeter une oreille sur Vincent Vincent & The Villains, vous trouverez le nom débile et l’idée d’un groupe rétro-60’s découvert en première partie des Kooks vous révulsera d’entrée de jeu. Rassurez-vous : le courageux rédacteur de Culturofil (c’est moi) a pensé comme vous quand on lui a suggéré d’écouter ce disque. Néanmoins comme c’est un pro (la preuve : il écrit ses papiers à la troisième personne) il a décidé de faire un effort, juste comme ça – parce qu’il faisait beau et que l’idée de disséquer le dernier Portishead lui faisait mal au crâne par avance.

jeudi 10 avril 2008

Book of the Decade?

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°12]
Dorian - Will Self (2002)

Vous le savez sans doute déjà tous : Will Self et moi, c'est pour la vie. Je ne manque jamais une bonne occasion de chanter les louanges de celui qui est peut-être à l'heure actuelle le plus grand écrivain anglais vivant. Et je vous renvoie, pour plus ample informé, à ces billets plus enthousiastes les uns que les autres sur Cock & Bull , How the Dead Live et plus récemment The Book of Dave . Et j'en profite pour informer les amateurs de l'auteur que The Butt , son nouveau roman, est sorti la semaine dernière. Et j'affirme ici que Dorian est son chef-d'œuvre. Un chef-d'œuvre tout court en fait. Peut-être bien (à ce jour) le meilleur livre de la décennie qui s'achève.

mercredi 9 avril 2008

Meurs un autre jour


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Alf m'a tuer (avant-propos)

Cette semaine, j'étais très fatigué et très en colère contre le monde. J'avais donc décidé de publier un édito un peu particulier, plutôt édulcoré. Un édito tout en images et en musiques. Et c'est tout.

Quelle idée ai-je eu alors que d'envoyer à Alf un brouillon de l'édito qui ne serait pas publié pour lui donner une idée de mon humeur du moment ? Le traitre a de suite exécuté un remarquable dessin... seul problème : son dessin n'avait aucun sens si je zappais le texte. L'a-t-il fait l'exprès ? Aucune idée, mais en tout cas la preuve est faite qu'on ne peut plus compter sur personne de nos jours. Toujours est-il que l'édito de la semaine sera donc ni plus ni moins un montage de brouillons, de fragments d'éditos à peine revus et même pas corrigés.

Bienvenue dans les entrailles d'Edith O'Rial TM.

mardi 8 avril 2008

Jean Teulé - Psycho Couac

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Ainsi donc Jean Teulé a déjà raté un roman. Je veux dire : à part son récent Magasin des suicides, qui rétrospectivement était tout de même, comment dire ? Un brin flemmard sur les bords. C'est presque rassurant. Ça l'humanise. Vue la qualité remarquable de son œuvre (abondamment commentée dans ces pages, et désormais abondamment commentée sur le web - tout court) il est bon de savoir que cet homme a aussi eu, un jour, une petite faiblesse, une petite faiblesse d'autant plus sympathique qu'elle est commune à tous les vrais bons écrivains qui se respectent : dans L'Œil de Pâques, Jean Teulé a péché par mégalomanie. Par hybris - ou pas loin.

lundi 7 avril 2008

Elvis Costello - Classique en creux (de la vague ?)

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Commençons par la précision qui s'impose : en vrai, ce disque est l'œuvre (paraît-il) de The Costello Show featuring The Attractions & The Confederates. Rien que ça. On m'excusera donc d'avoir pris un raccourci pour l'intitulé.

Sauf erreur de ma part, King of America doit être le plus gros succès commercial d'Elvis Costello. C'est en tout cas celui de ses disques qui a été le plus souvent remasterisé et réédité - à tel point que j'ai longuement hésité avant de le rechroniquer ici. Néanmoins... ma liste de rééditions étant quasi vide, fallait bien que je meuble en attendant de faire le plein de trucs incontournables.

dimanche 6 avril 2008

Jim Harrison - Hé Billy ! R'mets une bûche au feu, p'tit gars !

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Faux soleil, nous dit le titre français ? Tiens donc ! Mais dans Sundog, tout semble pourtant plus vrai que nature. Transpirant l'authenticité, le réel, le factuel. Autant de données qui ne permettent en aucun cas d'évaluer un bon roman mais donnent une idée précise de ce dont est capable un Jim Harrison à son meilleur...

... l'histoire bien sûr n'a a priori rien d'exceptionnel : un écrivain sur le retour vivote en tant que journaliste en attendant que quelque chose vienne lui rendre un peu de foi en la vie. Le hasard de reportages plus banals les uns que les autres le renvoie alors vers son Michigan natal, où il doit rencontrer un certain Robert Corvus Strang, ex-ouvrier de chantiers de barrages réduit à la paralysie. Isolé, légèrement fêlé, il mène une vie de quasi reclus jusqu'au moment où le narrateur va le dénicher... au sens propre comme au sens figuré.

vendredi 4 avril 2008

Voyage au bout de l'Enfer

[Mes disques à moi (et rien qu'à moi) - N°82]
The Downward Spiral - Nine Inch Nails (1994)

Attention. Eloignez-vous du bord : le Diable se promène aux alentours. Rien moins.
 
Officiellement, le bouffon Manson est l'Antéchrist depuis 1996. Mais depuis bien avant les véritables esthètes savent que le Diable s'appelle Trent Reznor. Qu'il est pourvu d'un visage d'ange ne laissant rien supposer de sa condition maléfique et qu'il mène l'un des collectifs les plus fascinants de son temps - Nine Inch Nails. Groupe dont l'intégrité et la radicalité ne sont plus à prouver et qui sortit, raconte-t'on, les musiques industrielles du ghetto. Ce qui est vrai. Mais particulièrement réducteur. Car s'il y a bien une chose qu'on a un peu trop souvent tendance à faire avec Reznor, c'est le restreindre à sa seule musique. Or Nine Inch Nails n'est pas uniquement un groupe (en est-ce même un tout petit peu un ?) mais un concept. Une esthétique. Quelque chose de tout à fait particulier. Chaque fois que j'entends quelqu'un se plaindre que le dernier Nine Inch Nails n'invente plus rien... j'ai envie de l'étrangler. Déjà parce que ce n'est pas vrai, et que le dernier opus en date (Ghost I-IV, voir chez Simon pour plus d'infos) le prouve de manière admirable. Ensuite parce qu'entre nous...Radiohead a t'il inventé tant de trucs que ça depuis Kid A ? Bien sûr que non : il a innové formellement parlant et développe depuis une esthétique qui s'étend album après album. Il en va exactement de même pour Nine Inch Nails. Le problème étant que sur la ligne de départ Reznor a été tellement révolutionnaire du strict point de vue musical que les pistes en ont été de suite (et sans doute irrémédiablement) brouillées.

Alain Mabanckou - My Brother the Hedgedog

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Alors ça, c'est amusant.
 
Il y a quelques temps j'ai relu Dingo, d'Octave Mirbeau. Je dis il y a quelques temps parce que je l'ai relu il y a déjà un moment, en fait pour vous lecteurs c'était juste hier. Et donc : Dingo, au cas où vous auriez eu l'impudence de zapper le billet le concernant, met en scène un chien commettant quelques méfaits au service d'un maître dont on dira poliment qu'il est à côté de la plaque. Postulat particulièrement original, du genre que tout de même, on ne rencontre pas tous les jours.

jeudi 3 avril 2008

Octave Mirbeau, Dieu & Maître

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°11]
Contes cruels (1899-1901) & Dingo (1913) - Octave Mirbeau

Ni Dieu ni Maître ?
 
Allons allons : ceci n'est que pour la gaudriole. Nous avons tous des maîtres, sinon des dieux. Moi le premier, même si je ne m'en vante pas. En l'occurrence, il s'agit d'Octave Mirbeau. J'ai toujours trouvé ce nom très peu vendeur. Le découvrant à l'adolescence je me revois encore tout surpris de lire le livre d'un mec s'appelant Octave. Quelle drôle d'idée !

mercredi 2 avril 2008

Du vent, du bluff, des mots (doux)

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Eh bien voilà. C'est fait. Ça devait arriver. Je le craignais depuis plusieurs semaines déjà. Je l'avais même prédit ! Ah... comme j'aurais aimé avoir tort sur ce coup-là. Pas toujours facile d'être Monsieur Raison.

mardi 1 avril 2008

Samuel Benchetrit - Où l'on campe sur ses positions tout en révisant quelques préjugés...

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Benchetrit est un poseur. Certains linguistes mondialement réputés sont absolument convaincus (sans toutefois pouvoir en apporter la preuve) que le mot a été inventé pour lui. Il le sait très bien : son premier roman s'appelait Récit d'un branleur et on n'en a pas vu beaucoup depuis qui aient si bien porté leur nom. C'est vous dire si l'idée de lire ce bouquin offert par une personne j'imagine bien intentionnée ne m'enthousiasmait pas. J'ai quand même mis six mois à me décider à l'ouvrir. J'ai alors lu la première phrase et me suis dit : putain, quel poseur. Quelle surprise.

Pigalle - Tout simplement essentiel

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Longtemps Pigalle a été l'un de mes groupes favoris en général, et mon groupe français favori en particulier.
 
Longtemps aussi, Pigallive fut celui de ses disques que j'aimais le moins. Ou disons plutôt que je ne l'écoutais jamais.