mercredi 30 septembre 2009

Engrenages - Seule au sommet...

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S'il est parfois compliqué de donner envie de voir, lire ou entendre telle ou telle œuvre, il en existe heureusement de plus simples à aborder. Pour vous faire comprendre à quel point Engrenages est une série exceptionnelle, nul besoin d'un long discours - il me suffit de vous dire que j'ai vu sa première saison trois fois et la seconde deux (la même année en ce qui concerne cette dernière). Retrouver Engrenages est un plaisir qui n'a pas de prix, d'autant que les épisodes se font rares (comme à peu près tout ce qui est précieux). Les plus âgés se souviennent de l'époque où il fallait attendre parfois deux ans entre deux saisons des Soprano, du culte de la rareté chez HBO, de son côté face (c'est long, trop long) comme de son côté pile (le résultat était du coup toujours particulièrement soigné). En l'occurrence, des causes différentes (principalement logistiques et budgétaires - les séries françaises ne sont pas encore passées à l'ère industrielle) donnent des effets similaires. En trois années et seulement seize épisodes, Engrenages a su faire de sa rareté un atout, proposant une écriture millimétrée, des dialogues parfaits, des intrigues à la fois complexes et solides... jusqu'alors du jamais en France (depuis non plus, d'ailleurs, si l'on excepte l'excellente et mésestimée Reporters).

mardi 29 septembre 2009

D.H. Lawrence. Tout simplement.

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Je relisais St Mawr de nombreuses années après quand soudain l'évidence ma frappé tellement fort que j'ai failli desseller : j'étais probablement en train de lire le roman le plus sulfureux de tous les temps. Bien plus violent et dérangeant que n'importe quelle cochonnerie contemporaine pleine de fuck. Bien plus ténébreux et brûlant que toutes ces daubes qu'on nous vend à longueur d'années accompagnées d'un joli petit scandale clés en main, pour finalement s'avérer moins subversives que bassement vulgaires - comme si quelqu'un pouvait véritablement croire que le comble de la provocation était une scène de cul sans amour dans les toilettes d'une boite de nuit (diantre ! j'en vois une douzaine qui ont les oreilles qui sifflent, là...). Il est d'ailleurs possible que l'incroyable supériorité de D.H. Lawrence sur les autres auteurs du Club des Sulfureux vienne de ce qu'il n'ait jamais cherché à choquer, sincèrement passionné qu'il était par l'expression du désir féminin le plus absolu et la libération des corps. Parce que sa liberté de ton fit de lui un paria, on a trop souvent tendance à commettre cette erreur consistant à laisser entendre qu'il donna le bâton pour se faire battre. Rien n'est moins faux : Lawrence n'était nullement un provocateur dans l'âme ; face au puritanisme de son temps, il fut plus souvent la victime que le bourreau, et si son exil fut volontaire, il n'en fut pas moins dicté par une opprobre quasi officielle venant de la société anglaise d'alors (certains "grand" écrivains inclus).

lundi 28 septembre 2009

Dana Janssen (Akron/Family) - World Psychedelia

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Dana Janssen est proche de son public. En fait : il lui ressemble beaucoup. Simple, souriant, bien dans sa peau, amateur de café1… il rappelle bien plus tous ces gens croisés dans les concerts d’Akron/Family, heureux et ouverts presque malgré eux, que le batteur/chanteur/slide-guitariste/mille autres trucs encore du plus grand groupe apparu dans la seconde moitié de cette décennie.

Alice In Chains - The Queen Is Dead

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Jeune qui nous lit, apprends une chose : le plus grand groupe grunge de tous les temps n'était pas Nirvana. Ni Pearl Jam (c'te blague). Le plus grand groupe de grunge de tous les temps c'était bien sûr, bien entendu... évidemment Alice In Chains. Le groupe hanté de Jerry Cantrell et Layne Staley, auteur d'une poignée d'albums arrachés aux ténèbres de l'addiction. Alice et son metal racé, Alice et son amour immodéré pour Black Sab' autant que pour Joy Division, Alice et son psychédélisme blafard. Alice et Dirt, bien sûr, peut-être l'album le plus fondamental du grunge - quoique paru longtemps après la bataille de Seattle. Alice qui trois albums et deux EPs durant n'eut de cesse de repousser les limites du style auquel on cherchait à le cantonner, louchant vers le glam, la folk et même l'indus... avant d'exploser en plein vol avec son chanteur incontrôlable, héros romantique et paumé qui fit bien pire que mourir : durant les dernières années de sa vie Staley, complètement sec et incapable de pondre une ligne, se replia sur lui-même jusqu'à disparaître de la circulation. En somme : Syd Barret et Kurt Cobain dans le même bonhomme - le rock'n'roll dans tous ce qu'il a de plus tragique et pitoyable à la fois.

dimanche 27 septembre 2009

Oz - "Si Dieu est en moi, c'est une tumeur."

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Régulièrement célébrée par les référendums de séries comme l'une des toutes meilleures de tous les temps, Oz est pourtant loin d'être la plus évidente, ce qui en dit long sur sa qualité - parvenir à fédérer autant le public et à être aussi populaire tout en étant un programme extrêmement pointu et peu accessible... voilà quelque chose dont peu peuvent se targuer. Car si Les Soprano ou Six Feet Under, qui sont des séries toutes aussi réussies et complexes, demeurent tout à fait recommandables à n'importe qui, exerçant sur le spectateur une addiction immédiate et jouissive... Oz, pour sa part, se laisse nettement moins facilement appréhender. Parce qu'elle traite d'un univers qui jusqu'à la popularisation de Wentworth Miller n'avait pas grand-chose de glamour... et surtout parce qu'elle l'illustre si bien qu'elle en devient parfois aussi insupportable que le monde carcéral lui-même.

samedi 26 septembre 2009

Hope Sandoval - Old New Borrowed Folk

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Petit rappel d'usage. Mazzy Star, feu le groupe de Hope Sandoval, c'était cela :

Découvrez la playlist MAZZY STAR avec Mazzy Star


Excellent, non ?

jeudi 24 septembre 2009

Une promotion peut en cacher une autre...

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http://microgolb.blogspot.fr/2008/09/judge-dee-golden-challenge-2008-09.html

Changement de décor et changement de programme pour cette avant-dernière aventure de Juge Ti. Pour ne pas dire renversement des codes habituels de la série. Après des années à se heurter de manière plus ou moins frontale à la hiérarchie impériale, Ti Jen-Tsie se retrouve de l'autre côté du miroir en devenant le tout nouveau Président de la Cour Métropolitaine de justice. Passons sur l'étonnement que l'on éprouvera à découvrir les arcanes du système judiciaire chinois d'alors, décidément incroyablement en avance sur son temps... à force d'avancer dans la série nous avons eu souvent tendance, ma camarade yueyin et moi, à négliger de rappeler cet aspect pourtant essentiel dont nous avions pris soin de parler au tout début du Judge Dee Golden Challenge. Il n'empêche : nous sommes en 678 ! Cela semble presqu'inconcevable tant l'administration des T'ang a l'air de nous être quasiment contemporaine... pour ne rien vous cacher, la première fois que j'ai lu ce livre (et quelques autres centrés sur ces points), j'ai cru que Van Gulik en avait rajouté.

mercredi 23 septembre 2009

Journal de Drob

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11 septembre. Interview surréaliste sur i-télé ce matin. De Daniela Lumbroso, soit. Mais surréaliste quand même : "j'ai créé cette émission parce que savez-vous qu'aujourd'hui, il y a de jeunes artistes français qui chantent anglais [...] parce qu'ils trouvent que chanter en français, ça fait ringard ?" Nan ? Sérieux ? Moi qui croyais connement que c'était une question de choix personnel, de feeling, d'harmonie... heureusement Daniela arrive et commence dès dimanche (le 13, c'est un signe) sa nouvelle émission placée sous le signe de la chanson française en danger. Vu que depuis toujours elle mise tout sur sa plastique pas sûr qu'on lui ait collé une armure pour accompagner sa tentative d'évangélisation des moutons égarés sur les chemins de notre noble langue bafouée. Ah mais si, je vous assure : bafouée ! La preuve, on entend jamais de chanson française à la radio, encore moins à la télé. Enfin à part sur quelques canaux très underground comme TF1, France 2, France 3, M6...

mardi 22 septembre 2009

Patrick Eudeline - Attachant et risible à la fois...

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C'est la question à mille euros, la seule qui vaille, la seule qui ait le moindre commencement de début d'importance : y-a-t-il une seule personne en France qui ait jamais lu un livre de Patrick Eudeline sans être fan de rock (voire de Patrick Eudeline lui-même) ? Question à mille euros qui induit immanquablement une autre question - à dix-mille euros celle-ci : y-a-t-il une seule personne qui ait jamais trouvé la moindre qualité à un livre de Patrick Eudeline sans être fan de rock ? ce blog n'étant pas stricto-sensu un blog musical, c'est évidemment celle-ci qui nous intéresse.

lundi 21 septembre 2009

Si c'est "neo" quelque chose...


C'est marrant, je n'ai jamais réussi à détester Machine Head.

Pourtant en 1999 quand on était un metalhead (plus ou moins ex, mais j'écoutais quand même encore pas mal de metal à l'époque), y avait vraiment pas besoin de se forcer. Tout le monde leur en mettait plein la tronche, Machine Head était passé en l'espace de quelques mois de groupe le plus respecté de la scène thrash à gag sur pattes. The Burning Red a vraiment failli les couler, les pauvres.

samedi 19 septembre 2009

True Blood - Fièvre transgressive

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[ALERTE : le taux de spoil de cet article est évalué à 20 %] True Blood ? Alan Ball ? La suite ? Par où commencer ?...

Bien sûr, on attendait beaucoup. Mais on ne s'attendait pas à ça.

vendredi 18 septembre 2009

Mano Solo - Un accomplissement. Comme toujours.

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[Article déjà paru sur Culturofil] Le retour de Mano Solo est toujours un moment particulier. Pour votre serviteur bien sûr, qui nourrit pour lui une admiration sans bornes depuis environ 1994 et a eu l'impression, modestement, d'avoir grandi à ses côtés. Mais aussi dans l'absolu. Mano Solo est unique, et ce qui est une lapalissade accolé à n'importe quel artiste prend tout son sens avec lui.

jeudi 17 septembre 2009

Un roman français - Inégal mais...

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Depuis plusieurs semaines la rumeur grondait dans l'underground golbien. Persistante. Lancinante. Excitante, même - n'ayons pas peur des mots. Que disait-elle ? Que Frédéric Beigbeder, mortifié de s'être fait copieusement allumer dans ces pages, avait décidé de suivre nos conseils. Notamment ceux-ci (en forme de mise-en-garde) : "...dix-huit ans et sept romans plus tard, on a pas la moindre idée de qui c’est, ce Beigbeder [...] à force de se foutre de la gueule du monde, ses lecteurs même les plus fanatiques finiront par ne plus lui pardonner. Et qu’avec ce roman si profondément nul, il a largement dépassé le stade où on pouvait le critiquer gentiment et le mettre au coin pour le forcer à bosser. On optera donc avec insistance pour un passage en Conseil de Discipline Littéraire, en espérant pour lui qu’il se mettra à la littérature pour de bon avant le violent retour de bâton qu’on peut d’ores et déjà lui prédire. Capitaliser sur son seul nom pendant des années, même Britney Spears est en train de s’y casser les dents." Eh bien voilà. C'est fait ! Frédéric Beigbeder a décidé de faire de la littérature, de nous dire qui il est et d'arrêter de capitaliser sur son nom. Je vous jure que ce n'est pas une blague.

mercredi 16 septembre 2009

Angel - Vigiles Urbani

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Les amateurs de foot vous le diront tous : une grande équipe de football peut naître de manière totalement inattendue au cours d'une rencontre de seconde zone, un barrage de qualification pour une compétition internationale ou même un match amical. Ce n'est jamais un accident - au contraire c'est parce que c'est le terme d'un long processus qu'il peut apparaître à tout moment. Les amateurs de séries vous diront rarement la même chose... et pourtant il arrive qu'une grande série se révèle de la même manière. Bien entendu de même que pour cela il faut que l'équipe de foot réussise à se qualifier suffisamment longtemps, la série doit rester un peu à l'antenne. Cela peut venir assez vite ou au contraire au bout d'une saison entière. Matthew Weiner, qui avant d'être l'auteur de Mad Men était l'un des producteurs des Soprano, raconte par exemple à qui veut l'entendre que la série mythique est réellement née au terme du cinquième épisode - celui où l'on découvrait que Tony Soprano n'était pas juste un personnage truculent mais aussi un meurtrier capable de terribles explosions de violence. Angel aura subi une mue plus longue, plus douloureuse et moins réfléchie. Et pourtant dès la toute première séquence de la saison deux, avant même qu'ait retentit le générique... son talent crève l'écran.

mardi 15 septembre 2009

Soulsavers, Dodos... les promus de l'automne !

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Allez. Petite devinette : quel est le point commun entre les Soulsavers et les Dodos ?

"On a plein de très beaux souvenirs en commun, aucune garantie de revivre des choses exceptionnelles à l'avenir mais qu'importe - ils font presque partie de la famille. Bien sûr, il leur arrive de nous décevoir - mais quel ami n'a jamais été décevant après dix/quinze/vingt ans ?"... auront répondu tous ceux qui se souviennent que ce n'est la pas première fois que je rapproche artificiellement deux groupes qu'en apparence tout oppose. Bien vu ! Vous n'êtes vraiment pas tombés loin. Le seul point commun entre les Soulsavers et les Dodos c'est - effectivement - moi. Plus précisément : c'est la manière dont leurs derniers albums respectifs ont été pour moi une bonne (voire très bonne) surprise et se sont avérés suffisamment bons pour ne pas échouer dans la (sous)rubrique Speed Trials - alors même qu'ils avaient sur le papier pile poil le profil des disques que j'étais susceptible d'aimer tout en laissant leur évocation à d'autres (SysTool ou Erwan, par exemple).

lundi 14 septembre 2009

Percival Everett - Corrosion of Conformity

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Percival Everett, dont j'ai déjà dit tout le bien que je pensais à l'occasion de mes deux (oui, deux !) chroniques de son chef-d'oeuvre Erasure, c'est un peu le meilleur ennemi de l'Amérique ou, pour reprendre le terme de Marilyn Manson, le monstre qu'elle a fabriqué. Le lire donne systématiquement cette impression bizarre qu'il adorerait aimer son pays sans jamais parvenir à s'empêcher de ne voir que ses défauts, ses défaillances et à sa désolante médiocrité. Aussi tandis qu'un Russel Banks chante les louanges de cette belle Amérique qu'on aurait sali Everett, pour sa part, n'a de cesse de plonger les mains dans le cambouis et de farfouiller inlassablement - convaincu qu'il finira par y trouver le péché originel.

dimanche 13 septembre 2009

Pete Yorn & Scarlett Johansson - La Plus jolie fille du monde n'arrive pas à la cheville d'un cul-de-jatte

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Scarlett, Ô... Scarlett. Mais pourquoi fais-tu cela ? Mais pourquoi lui... et pas moi ? Pourquoi Peter Yorn, ce gentil ringard, plutôt que Thomas Sinaeve - chef de file je te le rappelle du mouvement blog-rock ? C'est l'underground qui t'a fait peur ? Mais attends, je suis mainstream moi ! Je t'assure que les stats du Golb ne prêtent pas à confusion.

samedi 12 septembre 2009

The Philanthropist - Gauche caviardée

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La saison 2008/09 aura été marquée par le retour de plusieurs (plus ou moins) vieilles gloires des séries des douze dernières années. La saison 2009/10 prend tranquillement la même voie. Après les retours abondamment commentés de J.J. Abrams, Alan Ball et Joss Whedon, celui plus discret de Steven Bochco (avec Raising the Bar) et en attendant celui de Terrence Winters (The Sopranos)... c'est donc au tour de Tom Fontana de remettre le couvert après quelques années de relative discrétion. Oui oui : le Tom Fontana d'Oz. Qui en terme de carrière pourrait sans doute être plus rapproché de Whedon ou de Bochco que des premiers cités, qui comme eux eut beaucoup de mal à se remettre de la fin de sa série phare, et peine encore aujourd'hui à renouer avec le succès. La différence étant que si Whedon a galéré niveau audiences sa série (Dollhouse) est tout à fait intéressante, tandis que Bochco semble en revanche ne plus rien avoir à dire d'intéressant après des années de règne sans partage sur le monde des séries. Et Fontana dans tout ça ?

vendredi 11 septembre 2009

Marissa Nadler - De la timidité, de la pureté et d'une poignée d'autres considérations...

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[Rencontre réalisée pour le compte de Culturofil, à l'occasion de la Route du rock 2009] La timidité. Vous êtes timides, vous ? Sûrement, oui. À en croire les gens lorsqu’on pose la question 90 % des habitants de cette planète seraient à la limite de l’inhibition. Heureusement qu’on ne les croit pas. Les gens.

jeudi 10 septembre 2009

Mudhoney - Les Derniers seront les premiers (ou l'inverse, on ne sait plus trop)

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Drôle d'année 1992. Le 1977 des années quatre-vingt-dix (1). C'est-à-dire non pas l'âge d'or du grunge (déjà entamé depuis quelques années) mais le commencement de la fin, le moment où toutes les majors se sont lancées dans une course éperdue au p'tit groupe prometteur de Seattle... et y en avait, des majors, à l'époque. En quelques mois Geffen sortit Nirvana, Sony (par l'entremise d'Epic) Pearl Jam. Columbia va débusquer Alice In Chains à peine formé. Virgin va chercher jusqu'à Chicago pour dénicher les Smashing Pumpkins. A&M s'empare de Soundgarden. En l'espace d'une demi-année la plupart des fleurons de l'indie-rock US seront sous contrat avec des multinationales du disque - même Sonic Youth. Et si aujourd'hui la plupart des albums incriminés sont devenus des classiques, rappelons qu'à l'époque, pour beaucoup de fans de la première heure; c'est déjà la fin d'un grunge qui n'ira plus qu'en s'aseptisant un peu plus au fil du temps.

mercredi 9 septembre 2009

2,4 heures dans la vie d'Arthur, Bernard, Maxime et les autres...

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09h38, mardi 17 février 2009. J'ai rendez-vous dans le bureau losange, comme on l'appelle entre nous. Sont présents mon vieux copain Robert et Pascal, qui est en quelque sorte mon patron. Ou disons mon superviseur : je ne suis pas réellement tenu de lui obéir, contractuellement je veux dire... en revanche je suis tenu de lui rendre des comptes, de le respecter et d'accorder la priorité à ses avis. Les nuances sont subtiles, bien sûr. Mais si je n'étais pas capable de les percevoir je ne mériterais pas le titre d'artiste.

mardi 8 septembre 2009

Titus Groan - Tragicomic Kingdom

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Il a donc suffi d'une promenade dans une librairie de banlieue.

J'y cherchais un livre à offrir à ma tendre moitié, lorsque subitement une petite pile de bouquins m'attira l'oeil, m'obligeant à m'arrêter pour m'assurer que j'avais bien vu. Gormenghast ? La Trilogie ? En poche ? 1

lundi 7 septembre 2009

Let's Dance - Une époque formidable

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Xavier est un vilain fripon. Un petit coquin. Un jeune chien fou. Lorsqu'il m'a demandé il y a quelques temps ce que je pensais de son idée de David Bowie Blog Tour 2009 et que je lui ai dit qu'elle était très bonne, figurez-vous que ce blogavorton m'a confié craindre de ne pas être très suivi (le genre de remarque qu'on me fait souvent - sans doute les gens imaginent-ils que j'ai plusieurs dizaines de milliers de visiteurs quotidiens et que mon blog n'est pas aussi microscopique que n'importe quel autre). Aussi a-t-il trouvé une excellente idée pour être suivi : coller quasiment à tous les participants un album de Bowie qu'ils n'avaient pas du tout envie de chroniquer (qui Never Let Me Down, qui Tonight, qui Black Tie, White Noise - ce dernier étant théoriquement plus coté... sauf que si tout le monde est d'accord pour dire que c'est l'album du retour à la qualité pour Bowie il est tellement bon que personne n'a jamais envie de le chroniquer ni même de l'écouter). C'est sûr que comme ça, tout le monde va le suivre... puisque tous les albums pourris de Bowie seront déjà passés. Aucun risque si vous décidez de participer aujourd'hui, donc : vous aurez fatalement un super album des années 70 ou un album des années 90/2000... et en écrivant ces lignes j'espère sincèrement que vous allez vous jeter sur le concours et tirer le David Bowie de 1967.

Dinosaur Jr. - Toujours plus ou moins la même (très bonne) tambouille

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Il y a toujours une émotion particulière à retrouver sur scène un groupe que l'on a l'impression de suivre depuis toujours ou presque - c'est encore plus vrai lorsqu'on lui accole le titre toujours un peu ambigu d'idoles de jeunesse. Ambigu parce que qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire, dans le fond ? Qu'on ne les écoute plus ? Qu'on est passé à autre chose ? A moins qu'idoles de jeunesse ne doive s'appliquer qu'à des artistes encore en activité une fois qu'on a atteint l'âge adulte, donc susceptibles d'avoir déçu ou de décevoir par la suite. Auquel cas c'est encore raté : il suffit de me voir faire deux heures de train pour revenir exprès à Paris, arriver un quart d'heure en avance et faire le pied de grue nerveusement... pour comprendre qu'en dépit du peu que je pense du récent Farm, Dino persiste à focaliser mon attention. Idoles de jeunesse ou pas.

dimanche 6 septembre 2009

Nurse Jackie - C'est quand qu'on va où ?

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C'est sans doute conjoncturel : les Urgences définitivement closes, House sur le déclin (qualitativement parlant, du moins (1)) et Scrubs devenue synonyme d'énorme point d'interrogation, la relève en matière de "medical dramas" aura profité de cet été particulièrement pauvre en nouveautés (crise oblige) pour tenter de s'imposer comme une alternative dans un domaine aujourd'hui comme il y a vingt ans surchargé de productions diverses et variées. Mental, Hawthorne, Royal Pains... autant de titres charriant leur lot de blouses blanches et d'états d'âme face à une vie évidemment horrible et pathos, dont le moins qu'on puisse dire est que leurs pilotes, entre lieux communs et figures imposées, n'ont pas particulièrement donné envie d'aller voir plus loin.

samedi 5 septembre 2009

Comme un final, mais en moins terminal.


http://microgolb.blogspot.fr/2008/09/judge-dee-golden-challenge-2008-09.html
Voici une aventure pas comme les autres. En tout cas le cadre du Judge Dee Golden Challenge, que nous avions envisagé à l'origine, ma soeur de blog yueyin et moi-même, comme une relecture "sérielle" des pérégrinations du plus noble Juge de la Chine des T'ang. Or ce douzième tome était initialement prévu pour être le dernier - ce qui peut sembler un détail (d'autant que ce ne fut finalement pas le cas) mais revêt une importance capitale pour en saisir toutes les subtilités.

vendredi 4 septembre 2009

We Insist! - Haute voltige

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Une fois n'est pas coutume nous ne bouderons pas notre plaisir, ne nous ne montrerons pointilleux ni ne relativiserons notre enthousiasme : oui, en apprenant la signature des Parisiens de We Insist! sur le très bon label allemand Exile on Mainsteam, l'auteur de ces lignes a ronronné de plaisir. Quiconque a déjà jeté une oreille sur un de leurs précédents opus (l'excellent Oh! Things Are so Corruptible en 2007 en tête) comprendra pourquoi. Dérangé, parfois dérangeant, torturé et inclassable, We Insist! n'est rien d'autre qu'un des tous meilleurs groupes français en activité. Et vient, comme c'est désormais son habitude depuis quelques années, de publier un disque de haute volée – pour ne pas dire carrément de haute voltige.

mercredi 2 septembre 2009

La Meilleure part du Golb

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Comme c'est amusant, la place que l'on feint pendant quelques mois d'accorder à la littérature, pour mieux la laisser retomber aux oubliettes quelques semaines plus tard. Ce n'est pas par hasard si le premier édito de la saison 2009/10 commence peu ou prou comme celui de la saison précédente : nous parlons-là d'un rituel saisonnier, absurde mais vital, on ne sait pas trop pourquoi mais c'est sûr : c'est vital. Ne fût-ce cette évidence : si l'on n'avait pas la rentrée littéraire, quand est-ce qu'on sortirait des livres ? Douze mois par an ? Vous n'y pensez pas ma pauv' dame ?! Douze mois par an... mais quelle idée.

mardi 1 septembre 2009

CDG - le classement qui en a marre de changer de slogan tous les mois

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Rappel des règles :

- par convention et afin que les albums puissent avoir une exposition équitable, je n'intègre que les disques déjà sortis officiellement.

- certains disques de toute fin de mois sont, fautes d'écoutes suffisantes, reversés sur le mois suivant.

- ce classement évolutif étant évolutif, il induit une progression. D'où, entre parenthèses derrière chaque titre, sa progression/régression dans le classement (les "--" indiquant qu'il n'a pas bougé).


CLASSEMENT DU GOLB, Août 2009





1. Set 'em Wild, Set 'em Free - Akron/Family (--)

2. Elvis Perkins In Dearland - Elvis Perkins In Dearland (--)
3. Veckatimest - Grizzly Bear (E)
4. Aleph at Hallucinatory Mountain - Current 93 (E)

5. Bird Head Son - Anthony Joseph & The Spasm Band (-2)


6. La Gueule du Cougouar - Xavier Plumas (-2)
7. Love Boat - VIOL (-1)
8. Dark Night of the Soul - Dark Night Of The Soul (-3)
9. Will Anyone Else Leave Me ? - The Delano Orchestra (-2)
10. Willie & The Wheels - Willie Nelson & Asleep At The Wheel (-2)


11. Humbug - Arctic Monkeys (E)
12. Gütter Tactics - Dälek
(-3)
13. The Pains Of Being Pure At Heart - The Pains Of Being Pure At Heart (
-2)
14 - Further Complications - Jarvis Cocker (-2)
15. Of Fungi & Foe - Les Claypool (-2)
16. Ecce Beast - Kill The Vultures (-2)
17. Eras - Apse (-2)
18. Primary Colours - The Horrors (-8)
19. Lhasa - Lhasa de Sela (-3)
20. Let the Dominoes Fall - Rancid (-3)



A deux pas du podium (et qui pourraient donc (re)rentrer dans le top, au gré des chutes des autres...) : Les Wampas sont la preuve que Dieu existe (Les Wampas), Evenfall (Sébastien Schuller), Little Black Cloud (A Wake A Week), My World (Lee Fields & The Expressions), In the Court of Wrestling Let's (Let's Wrestle)...



Voir aussi les classements de G.T., Nyko & Thierry.

Et bien évidemment : le classement des blogueurs
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