vendredi 11 septembre 2009

Marissa Nadler - De la timidité, de la pureté et d'une poignée d'autres considérations...

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[Rencontre réalisée pour le compte de Culturofil, à l'occasion de la Route du rock 2009] La timidité. Vous êtes timides, vous ? Sûrement, oui. À en croire les gens lorsqu’on pose la question 90 % des habitants de cette planète seraient à la limite de l’inhibition. Heureusement qu’on ne les croit pas. Les gens.

En vérité la timidité c’est un peu comme la migraine, la passion ou la dépression nerveuse. Tout le monde en parle, tout le monde croit savoir ce que c’est… mais ces mots sont totalement vidés de leur substance, galvaudés à un point tel qu’ils sont respectivement devenus synonymes de « laconique », de « mal de crâne », d’ « amour » et de « coup de déprime ». Les trois quarts de l’humanité les emploient quasi quotidiennement mais une infime part seulement sait à quel point ces mots badins sont forts, violents. Douloureux même, souvent. « Timidité » par exemple renvoie à un profond sentiment d’insécurité. Cela ne consiste pas uniquement à ne pas beaucoup parler quand on ne connaît pas les gens. Mais à avoir une barre à l’estomac et une boule dans la gorge à l’idée de fréquenter ses semblables, à avoir envie de fuir dès qu’on se retrouve au milieu d’eux. C’est un sentiment viscéral et extrêmement difficile à maîtriser, même avec les années. Lorsque vous êtes aussi timides que par exemple… tenez : moi… eh bien il y a indéniablement un certain paradoxe à aller faire des interviews. Surtout si vous vous piquez d’aller interviewer des gens encore plus timides que vous. Une mauvaise langue pourrait penser que vous cherchez vraiment à rédiger le papier le plus laconique qui soit.

Car il y a bien pire que le timide maladif. Il y a l’artiste timide maladif. Qui peut sembler par moment être un oxymore sur pattes alors que bien au contraire il est un véritable héros qui s’ignore. Un kamikaze s’auto-défiant en permanence, amené à se transcender chaque jour que Dieu fait dans un mélange de bravade et de folie à la limite du masochisme. Lorsque Marissa Nadler vous raconte son parcours atypique, vous explique qu’elle se destinait au départ à la peinture avant de changer de voie de manière inattendue y compris d’elle-même… et que vous lui demandez un peu benoîtement si le fait de pouvoir regarder le public dans les yeux a eu un rôle dans ce revirement – comme une envie de pouvoir contempler l’émotion de manière immédiate sur le visage du récepteur… vous ne vous attendez évidemment pas à ce qu’elle vous confie qu’après des centaines de concerts cela demeure une épreuve, que c’est de loin la partie la plus douloureuse de son travail – pour elle qui écrit et compose en revanche comme elle respire.


C’est qu’à ce stade de l’entretien Marissa s’est déjà considérablement libérée, vous a confié être amoureuse depuis peu et même écrire – les fans n’en reviendront pas – des chansons d’amour heureuses. Elle vous a déjà parlé de mille choses et il vous faut réfléchir un moment avant de vous rappeler qu’en effet, durant les premières minutes de l’interview vous aviez quelques craintes désormais totalement estompées ; comme tout un chacun vous n’imaginiez pas la « sonwgriteuse » spécialement volubile. Si Marissa Nadler peut parfois projeter une image un peu austère, gageons que cette timidité maladive n’y est pas pour rien. Affirmons même qu’elle peut parfois se faire le véhicule de certains malentendus : sans être tout à fait la personne la plus joviale de l’univers l’auteure du récent Little Hells est assurément une jeune femme charmante et des plus souriantes, loin de ce que l’on imagine de prime abord à l’écoute de sa folk ténébreuse et habitée ou à la lecture de certains papiers tirant parfois inconciemment vers la caricature. Elle ira d’ailleurs jusqu’à nous citer une chronique précise – et française ! – qui l’aurait mortifiée, ce qui nous laisse tout simplement pantois. Un mauvais papier ? Sur Marissa Nadler ? En France ???

On tombe des nues tant la songwriteuse semble depuis des années la chouchoute d’un public indie hexagonal pourtant pas toujours tendre avec les folkeuses mélancoliques. A plus forte raison depuis que le genre est devenu hype (ce qui au passage la laisse de marbre, elle qui n’écoute quasiment aucun artiste contemporain) et que le running gag à la mode ressemble à quelque chose comme « Non ? Encore de la folk ? Nooooon ? Mais il n’y a plus que ça qui sort, non ? ». Marissa, depuis ses tous débuts, semble à l’inverse immunisée contre les vannes sur les folkeuses fans d’Emmylou Harris chantant leurs tourments post-ados sur des accords mineurs noyés dans une demi-douzaine de violons rassis – variante country-folk des blagues sur les blondes. Sans doute parce qu’il se dégage de sa musique une profondeur, une sincérité et une beauté coupant court à toute réflexion ne relevant pas de l’admiration béate. Osons les gros mots : Marissa Nadler, si elle demeure injustement méconnue d’un grand-public ne croisant que très rarement ses albums, est sans le moindre doute possible la plus grande olk-singueuse de sa génération. Et ses albums Saga of the Mayflower May et Song 3 : Bird on the Water comptent parmi les classiques de cette décennie, poétiques, vaporeux, d’une pureté cristalline.


« Pureté » ? Voilà, c’est dit. Le mot « pure » reviendra trois fois durant une conversation entièrement parcourue de son champ lexical. En 2009 plus que jamais Marissa semble lancée dans la quête éperdue d’une pureté très hypothétique dans une époque où le Sacré n’a jamais semblé si dissocié de l’art. Cela explique sans doute le travail sonique extrêmement élaboré proposé par son dernier disque en date. Cela éclaire en tout cas d’un autre jour le parti-pris de ce Little Hells qui au printemps dernier en désarçonna plus d’un, s’éloignant de la folk pure et dure pour s’aventurer dans des terres moins saturées cette saison ("Heartpaper Love" par exemple, sans doute la meilleure chanson de l’album, évoque un improbable mais fantasmatique duo entre Mazzy Star et Radiohead). Elle qui trouve que tout a été fait en la matière et qu’il vaut mieux pour elle se contenter de publier de belles chansons qui lui ressemblent vient pourtant de signer un album en tout point singulier, imparfait sans doute mais dont ni les effets ni les ambitions ne masquent la personnalité.

C’est un peu cela, Marissa Nadler. Qu’il s’agisse de l’artiste ou de la douce jeune femme installée devant nous. Un mélange de tradition et de singularité, un goût immodéré pour les classiques (Leonard Cohen bien sûr, Joni Mitchell surtout) mais une absence de complexes à les revisiter (il faut écouter la très belle reprise de "Famous Blue Raincoat" pour s’en convaincre). Il est possible que ce soit ce juste équilibre qui permette de s’élever à leur niveau (on ne le lui dira évidemment pas – elle nous en voudrait sûrement… mais on préfère largement son plus mauvais album au meilleur de Joni Mitchell), associé à un monde intérieur dont on redessinerait les contours à chaque nouvel opus, que l’on habiterait pleinement et qui nous suffirait presque. C’est ce qui me frappe le plus, quand j’y repense : Marissa est plus jeune que moi de quelques semaines ; elle semble pourtant avoir vécu mille vies, dégage une sérénité et une douceur inhabituelles chez quelqu’un de vingt-huit ans. Ne dit-on pas que les plus grands folk-singers sont souvent de jeunes vieilles personnes ? Cela ne m’avait jamais paru aussi évident jusqu’à ce jour.


Découvrez la playlist NADLER, LITLLE HELLS avec Marissa Nadler

Little Hells, de Marissa Nadler (Kemado, 2009)


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62 commentaires:

  1. Très bel article.
    Je ne connais pas du tout Marissa Nadler, mais vous lui faites une excellente pub.

    ;-)

    BBB.

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  2. Moi non plus je ne connais, moi aussi je suis tentée...

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  3. Vraiment bon ce texte (même si j'aurais mis une plus haute note à Little Hell)

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  4. Honte à moi, j'ai raté cet album. Et pourtant j'aime beaucoup ce qu'elle fait depuis le début. Je me souviens l'avoir vue deux fois en concert, le premier étant dans de si mauvaises conditions qu'elle a arrêté en cours de route, et le second qui était fantastique. Mon compagnon a un peu parlé avec elle cette fois-là, lui disant que ses chansons le faisaient penser à des romans de Cormac McCarthy...

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  5. lu (...et bien ri !) de ton com' sur 'Thinkin of you' chez GT... ;-) bon ce n'était qu'un extrait dont tu parlais, je le concède, et c'était en... 2007; depuis tu as visiblement mis d'autres morceaux de la demoiselle entre tes oreilles ^^ (ce que je ne tarderai plus à faire pr ma part)

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  6. BBB. & Lil' >>> très content de vous la faire découvrir !

    mika >>> ouaip... je suis pas vraiment convaincu...

    Miss >>> il en écoute sur deezer, si tu veux jeter une oreille.

    alf >>> je ne m'en rappelais même plus... comme quoi les avis changent et les goûts évoluent ;-)

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  7. Aux dernières nouvelles, après concertation avec mon homme, il m'a dit que j'avais emprunté l'album il y a quelques mois. Il paraît même que je l'avais aimé ! Mon cerveau est un vrai gruyère. Voilà ce qui se passe quand on écoute trop de disques.

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  8. J'ai un peu plus apprécié cet album que le précédent (qui avait un son trop "vieillot" à mon gout), mais n'étant pas très fan de la voix de Marissa Nadler, qui est quand meme l'élément central de ses disques, cette songwriteuse m'indiffére plutot.
    Et à la vue du commentaire de Thom (souligné par alf), et de celui de Miss Sunalee, m'est avis qu'elle n'est pas si marquante qu'on le lit sur la blogosphère

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  9. Miss Sunalee >>> effectivement ^^

    Xavier >>> tu seras aimable de ne pas t'appuyer sur moi pour justifier ton avis ! Un commentaire écrit après une écoute d'un seul morceau il y a deux ans ne peut décemment pas être mis dans la balance avec ce que j'en pense aujourd'hui que je possède toute la discographie et l'écoute régulièrement...

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  10. @ Xavier: c'est juste son dernier disque qui m'a échappé. J'ai tous les autres qui ont tourné en boucle pendant des mois. J'en parlais même sur mon blog déjà en janvier 2006 alors que finalement je parle peu de musique sur ce blog.

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  11. ah ouais d'accord... bon ben je reviens le 5 du mois prochain alors...

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  12. Faut dire aussi que t'as séché le 5 de ce mois-ci ! Quelle idée :-)

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  13. En tout cas moi ce que j'ai entendu sur deezer me plaît énormément ;)

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  14. Si si, j'y étais, en première ligne !!

    C'est rageant, j'ai l'impression que comme pour le Elvis Perkins in Dearland je suis le seul à ne pas voir un chef d'oeuvre dans ce disque... puisque c'est comme ca, je file écouter mon disque de la décennie de 2009, dont personne n'a parlé... :smiley boudeur:

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  15. Euh... "dans ce disque"... tu parles de qui, là ? Parce que le dernier Nadler je lui ai mis 4/6, et dans le CDB j'ai mis - je crois - la note la plus basse qu'il ait reçu.

    Quant à Elvis Perkins... t'as pas dû bien faire attention non plus quand il est passé dans le CDB, il a pris pas mal de 6 et de 7...

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  16. Et voilà, c'est acheté.

    BBB.

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  17. "on préfère largement son plus mauvais album au meilleur de Joni Mitchell"

    'tends, là, tu veux que je ramène ma bande ? Qu'on vienne te faire valser les ratiches à grands coups de chaîne de vélo ?

    "Toi, tu commences à me baver sur les rouleaux."
    Chuck Norris

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  18. "(on ne le lui dira évidemment pas – elle nous en voudrait sûrement… mais on préfère largement son plus mauvais album au meilleur de Joni Mitchell)"


    faut peut-être pas déconner quand même !

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  19. Mais j'assume. J'ai toujours trouvé Joni Mitchell chiante et surestimée... je ne vais pas changer d'avis pour vous faire plaisir ;-)

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  20. (enfin c'est pas mal, hein... mais très surestimé à mon sens, et entre Joni et Emmylou le choix m'a toujours paru rapide ^^)

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  21. Moi, je ne vous en veux pas, même à l'époque, j'avais du mal avec Joni Mitchell.

    BBB.

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  22. "C'est rageant, j'ai l'impression que comme pour le Elvis Perkins in Dearland je suis le seul à ne pas voir un chef d'oeuvre dans ce disque"

    non non xavier,
    sans les trouver "mauvais" aucun d'eux ne figurera dans mon top de l'année, c'est déjà une certitude.

    mais j'aime bien cette rencontre sous forme d'évocation :-)

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  23. Et moi j'adore l'un sans trop adorer l'autre... (pour moi, niveau "soporifisme", Nadler ou Mitchell, c'est kif-kif :)

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  24. Arbobo >>> c'est ce que je disais plus haut... mais c'est pas la première fois que je vois Xavier faire ce genre de raccourci, je crois qu'au fond de lui il pense que Le Golb a une influence déterminante sur le CDB (voire sur la France dans son ensemble, ce qui cependant n'est pas faux ^^).

    Laiezza >>> arrête, tu vas vraiment nous fâcher Thierry et Dahu :-)

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  25. J-P. (de next.musicblog.fr)12 septembre 2009 à 12:19

    Je serais curieux de savoir quelle chronique française l'a blessée... Celle de Xavier peut-être ? Ah mais non, elle portait sur l'album précédent ! Et je m'étais employé à laver l'affront immédiatement :)

    Pour moi, "Little Hells" est un chef d'oeuvre que je ne me lasse pas d'écouter. Le concert de Marissa en mai dernier au Sonic à Lyon : merveilleux !

    Bravo et merci pour ce billet, Thomas !

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  26. C'était une chronique live, en fait. Lyle me l'avait trouvé, mais je n'ai pas gardé le lien, ne pratiquant pas la délation (enfin... pas sur Culturofil, en tout cas :-D)

    Merci à toi pour la visite.

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  27. J'ai vu Marissa Nadler en concert, il y a quelques années. Un peu par hasard (je ne la connaissais pas du tout, et je ne la connais toujours pas vraiment, d'ailleurs). J'en ai gardé un souvenir vraiment fort. Pureté, c'est vraiment le mot.

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  28. Ouille, que de "vraiment"! Désolé pour ce commentaire un peu indigeste.

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  29. La chronique en question, ce ne serait pas celle-ci par hasard ?

    http://www.notfortourist-paris.com/article-31319159.html

    (mais comment on rend les liens actifs ici ?)

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  30. Disons que j'ai peut etre généralisé, avec deux des blogs que je lis le plus souvent (le Golb et Next) plus mon guitariste/chanteur/vendeur de disques (mais lui il compte pas, il aime Mickey 3D).
    Ma connerie aura au moins fait réagir: comme tu dis, les langues se délient...

    (Quoi, qu'est ce que j'apprend, le Golb n'a pas une influence sur la France entière?)

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  31. Lil' >>> je suppose que c'est celui-ci, oui (après... je n'avais pas un ordinateur sous la main pour demander confirmation à l'intéressée).

    Xavier >>> QUOI ? Yo aime Mickey 3D ??? OH OH OH. AH AH AH. Tu m'as soudain l'air bien sympathique, toi, avec ton Ghinzu ;-)

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  32. Bon sang, une nouvelle betise: Yosemite considère que le Elvis Perkins est un chef d'oeuvre, mais il ne m'a jamais parlé du Marissa Nadler. Je crois qu'il vaudrait mieux que j'arrete les commentaires...

    (Hé oui, Thom, nul n'est parfait. si j'avais su avant, je l'aurai pas pris dans le groupe. Note qu'il a dit la meme chose en voyant ma guitare Dionysos... et c'est pas gentil d'avoir mis son pseudo, moi je lui avait laissé un certain anonymat, parce que Mickey 3D, quand meme, ca peut ruiner une réputation...)

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  33. C'est toi qui a mis son pseudo ! Moi j'ai juste mis "Yo" :-D

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  34. Je suis le seul à trouver que Mistress, le dernier morceau, a des faux airs (très agréables d'ailleurs) de Brain damage ?

    Sinon, ce Little hells devrait bientôt monter vers les 8,5 au cdb de ma part. Ce qui est un signe (cf mon bon goût avéré concernant Dark night of the soul et autres NCIS)

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  35. Joni Mitchell, j'aime beaucoup jusque Mingus.
    Ses années 80 sont imbuvables et le retour "en grâce" de la fin des années 90 et début du millénaire sont un peu / beaucoup chiantissimmes.

    Mais, entre amis, l'approche de Marissa peut être assez pénible aussi, non !?
    J'aime assez, mais je comprends tout à fait les détracteurs.

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  36. Je suis néanmoins d'accord quand tu compares Joni & Emmylou. Mais c'est pas du jeu. Emmylou est l'un de mes plus grands fantasmes ... à tous les niveaux ! ^^

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  37. Christophe >>> maintenant que tu le dis... c'est pas faux.

    Thierry >>> l'approche de Marissa peut-être tout aussi pénible... la preuve, le commentaire vieux de deux ans qu'Alf citait plus haut. Mes premiers contacts avec elle étaient loin d'être aussi chaleureux qu'aujourd'hui ^^

    Mais bon... j'ai fini par y venir, alors que Joni... je ne sais pas. Ca fait partie des quelques classiques auxquels je n'ai jamais accroché, sans qu'il y ait de véritable raison.

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  38. Il me semble en effet me souvenir d'un commentaire assez négatif quant à une vidéo à la qualité bien pourrie (enregistrée en mini-concert dans une boutique de disques ou un truc du genre). Mémoire inutile quand tu nous tiens ....

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  39. Ce qui est marrant c'est que moi-même je ne m'en rappelais pas :-)

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  40. Heal Thomas, Make him a better man, For you and for me, And the entire human race
    He's got memory lapses etc etc etc ...

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  41. Comment "Heal Thomas" ? J'ose croire que je vaux bien un "We Are the Golb", quand même !

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  42. The Children of the Golb, of course ;-)

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  43. Christophe : tout à fait d'accord, j'ai tout de suite pensé à "Dark side of the moon" en l'écoutant (sans savoir quel morceau...)

    (par ailleurs, je ne reviendrai pas sur les affronts multiples faits à la vénérable Joni dans les commentaires. Mais j'ai noté les noms, des fois que la batte me démange.)

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  44. J'ai l'impression que je vous êtes très souvent d'accord, Christophe et toi...

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  45. Vraiment une belle découverte pour moi.

    Merci Thom !

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  46. Pas mon style à la base, mais j'avoue que le morceau en écoute m'a charmé.

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  47. Pas mon style à la base, mais j'avoue que le morceau en écoute m'a charmé.

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  48. Bonjour,

    Je voudrais savoir si le morceau qu'on entend sur votre page figure bien sur l'album "little hells", car j'aime beaucoup et aimerais me le procurer.

    Merci d'avance.

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  49. Oui... c'est un peu marqué dessus...

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  50. Mais le voilà le Golb ! Parti sans laisser d'adresse ! Je te retrouve au hasard de google et d'une recherche sur MN. Vraiment chouette (je vois que j'ai des kilomètres de lecture en retard).

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  51. Mais je suis content de te retrouver aussi.

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  52. Et moi aussi je suis heureux de retrouver le Golb après une dizaine de jours où je n'y suis pas passé (honte sur moi pour cette absence, je ne le referai plus, promis juré...) avec en dernier article à lire sur la page, une chronique sur Marissa Nadler en plus... un peu jaloux, certes, parce que tu l'as rencontré et que je ne la connais que sur disque... mais heureux de voir que tu as changé d'avis. Parce que c'est vraiment une des chanteuses qui m'a le plus marqué cette décennie, et ce n'est pas pour rien qu'elle ait été une des premières que j'ai tenu à faire découvrir lorsque j'ai ouvert mon blog... donc, j'ai lu cet article avec une part de moi qui te jalousait, une autre prête à bondir si tu osais l'égratigner, et une troisième enchantée de voir un article sur Marissa sur le Golb... et c'est bien sûr la dernière qui l'a emporté, l'article est excellent...

    Juste un truc, quand même...
    "la plus grande olk-singueuse de sa génération"

    J'irais encore plus loin, et je n'aurais pas peur de mettre ce f qui t'a échappé comme s'il y avait une réserve^^

    (Par contre, je maintiens que le dernier album est un peu décevant... il est pas mal, mais moins fascinant que les précédents)

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  53. Dix jours sans passer sur Le Golb... et il s'en vante, en plus ! Y a des baffes qui se perdent.

    Bon alors si ça peut rassurer ta part jalouse, je tiens à ce que tu saches qu'il ne s'est rien passé entre Marissa et moi (en plus elle n'est vraiment pas mon genre)... du coup il ne te reste plus que l'enchantement. Comme d'habitude ;-)

    Bon retour à la maison ^^

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