mercredi 16 septembre 2009

Angel - Vigiles Urbani

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Les amateurs de foot vous le diront tous : une grande équipe de football peut naître de manière totalement inattendue au cours d'une rencontre de seconde zone, un barrage de qualification pour une compétition internationale ou même un match amical. Ce n'est jamais un accident - au contraire c'est parce que c'est le terme d'un long processus qu'il peut apparaître à tout moment. Les amateurs de séries vous diront rarement la même chose... et pourtant il arrive qu'une grande série se révèle de la même manière. Bien entendu de même que pour cela il faut que l'équipe de foot réussise à se qualifier suffisamment longtemps, la série doit rester un peu à l'antenne. Cela peut venir assez vite ou au contraire au bout d'une saison entière. Matthew Weiner, qui avant d'être l'auteur de Mad Men était l'un des producteurs des Soprano, raconte par exemple à qui veut l'entendre que la série mythique est réellement née au terme du cinquième épisode - celui où l'on découvrait que Tony Soprano n'était pas juste un personnage truculent mais aussi un meurtrier capable de terribles explosions de violence. Angel aura subi une mue plus longue, plus douloureuse et moins réfléchie. Et pourtant dès la toute première séquence de la saison deux, avant même qu'ait retentit le générique... son talent crève l'écran.



Passons sur la perfomance d'Andy Hallet (d'ailleurs tragiquement décédé en mars dernier). Si cette séquence est exceptionnelle c'est non seulement à cause de lui mais parce qu'en quelques secondes Angel s'y démarque complètement de sa première saison un peu (ok : très !) hésitante. L'utilisation de Lorne (c'est son nom) et du karaoké à démon est d'ailleurs l'une des plus brillantes idées de la série. Soudain on n'est plus chez Joss Whedon, mais carrément chez David Lynch (Lorne est d'ailleurs durant les premiers épisodes un personnage en tout point lynchien, cousin baroque du cowboy ou de l'affreux gnome de Lost Highway, guide et référent dont le rôle ambigu semble se définir selon les moments), avec en prime un zest de Star Wars (le bar à démons évoque évidemment beaucoup la Cantina de Chalmun)... mais vous me direz qu'en disant cela on reste chez Whedon, puisque cette manière d'agglomérer les influences et d'en triturer la matière jusqu'au obtenir un résultat inédit est une des principales caractéristiques de son style.

Dire qu'Angel trouve véritalement son ton dans cette saison serait presque un euphémisme : on se rend surtout compte qu'une bonne partie des évènements et personnages de la première n'auront servi à rien sinon à boucher les trous d'une inspiration fluctuante, et que tout reste à jouer. C'est lorsque les auteurs décident d'utiliser avec un certain brio le passé d'Angel et la part d'ombre qui y est inhérente que l'on s'aperçoit d'à quel point le personnage a été littéralement sous-exploité durant la période 1999-2000 (et peut-être même aussi dans Buffy), tout comme d'ailleurs celui de Wesley qui gagne une ampleur considérable au fil des épisodes ("Guise Will Be Guise" est vraiment excellent... eh bien voilà tenez : preuve que le niveau est franchement remonté, on se retrouve à avoir ses épisodes cultes comme dans Buffy). La trame générale prend une forme autrement plus digne (le combat du bien contre le mal est certes un classique, mais le fait d'avoir fait du principal antagoniste l'archétype de la société américaine neo-convervatrice est tout à fait pertinent, tout comme celui d'avoir pris pour superhéros un personnage présentant nombre des caractéristiques du méchant), les seconds rôles s'étoffent et surtout : l'atmosphère se décante enfin... ou plutôt s'épaissit. Il est certain qu'on rit beaucoup moins qu'avant ; mais le recours a l'onirisme est vraiment salvateur, injecte une bonne dose de poésie à l'ensemble et participe de cette sensation qu'Angel n'est plus du tout la même série qu'avant. Signe de cette mue : il est désormais devenu très difficile de la comparer à Buffy, dont elle s'est considérablement éloignée (il n'y a d'ailleurs plus qu'un seul véritable crossover - autant dire qu'on respire (1)) tant dans les thématiques que dans le style. Un style particulièrement sombre, d'ailleurs, entièrement construit autour des notions de perte et de damnation, qui étonne même beaucoup de la part d'une série mainstream (et encore plus de la part d'une série mainstream pré-House (2)) et achève d'en faire l'héritière d'un Batman dont elle se réclame implicitement depuis le début (on pourrait d'ailleurs dire qu'en l'espace de deux saisons on est passé du Batman des sixties à celui - beaucoup plus sombre et violent - des années 80 (3)). Du coup c'est presque à regrets qu'on évoquera les quatre derniers épisodes de la saison. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils sont franchement mauvais (enfin... disons qu'ils auraient pu être réduits à deux) et présentent une rupture dans le ton comme dans la narration qui laisse craindre le pire. Alors, la saison 3 ? Retour des vieux travers ou consécration ?

La réponse dans quelques semaines...


Angel (saison 2), créée par Joss Whedon et David Greenwalt (The WB, 2000-01)




(1) ATTENTION SPOILER > On peut certes considérer que les présences de Darla et de Drusilla soient des crossovers en soi, mais étant les exs compagnes d'Angel elles sont parties intégrantes de son univers ; surtout, elle ne jouent pas simultanément dans les deux, puisque l'une et l'autre ont disparu de Buffy depuis bien longtemps en 2000-2001 < FIN DU SPOILER

(2) Les aventures du brave docteur ayant beaucoup contribué à nuancer de gris les programmes américains grand-public depuis 2004.

(3) Je sais, je sais... j'ai promis depuis longtemps un article sur le sujet ; mais en attendant que je trouve quelque chose d'intéressant à dire, précisons tout de même qu'il existe des milliers d'articles très clairs et accessibles sur ce sujet, notamment celui de wikipedia - tout bêtement.
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43 commentaires:

  1. Très bon article, qui transcrit plutôt bien mon sentiment. Je trouve d'ailleurs que cette saison est la meilleure de la série.

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  2. Merci pour cet article qui me rafraîchit un peu la mémoire. Comme j'ai déjà tout vu il y a quelques années, j'ai plutôt une appréciation globale de la série qui est assez mitigée. En te lisant, je me souviens qu'il y a d'excellents épisodes mais qui se perdent un peu dans l'ensemble. Du coup, j'ai envie de tout revoir...
    Les quatre derniers épisodes m'avaient aussi consternée mais le personnage de Winifred est très attachant dans les saisons qui viennent. Cordelia par contre...

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  3. D'accord avec Serious Moon ; c'est sûrement la meilleure saison de la série. Mais d'accord avec Miss Sunalee et toi aussi, la fin de la saison...
    Tu as tout à fait raison, un "double épisode" eut été bien suffisant pour raconter le passage par Pylea. Mais cette chute est très représentative d'une série qui du début à la fin aura du mal à être constante.

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  4. Merci pour vous commentaires. C'est vrai Miss que Winifred est adorable, limite irrésistible... mais bon, que de détours pour en arriver à elle ! Parce que je parle de "rupture narrative", ce qui est vrai... reste que les quatre épisodes à Pylea ne seraient rien si leur comique n'était pas grotesque, répétitif voire carrément vulgaire. Enfin pour répondre à ma propre question soulevée en fin d'article, la saison 3 semble plutôt bonne... mais méfiance - j'ai bien compris que ça pouvait chuter de manière subite...

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  5. Non mais c'est sûr qu'Angel, on peut facilement sauter des épisodes. Cela dit sans vouloir blasphémer (j'adore Buffy, tout le monde le sait) je ne suis pas sûr de ne pas avoir préféré les saisons 2 et 3 d'Angel aux saisons 4 et 5 de Buffy, qui sont aussi un peu inégales. A l'époque je vivais aux Etats-Unis et je les ai donc vues en même temps (sans rire, ça passait le même jour) et à cette période ça m'est souvent arrivé d'être plus captivé par Angel que par Buffy (surtout au moment des saisons 5/2) pour qui cette période correspond selon moi aux saisons les moins réussies de la série.

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  6. J'ai un peu de mal avec le raisonnement (que je trouve un peu tordu) mais effectivement si ça peut te faire plaisir, je veux bien dire que la saison 2 d'Angel est meilleure que la 4 de Buffy... et encore, pas sûr. Rien dans cette saison ne rivalise avec un épisode comme "Hush" !

    Cela dit je veux bien être d'accord avec toi sur certains points, notamment sur le fait que les saisons 4 et 5 de Buffy soient les moins réussies (en fait c'est une période où je trouve le épisodes stand-alone nettement au-dessus des arcs principaux).

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  7. Tu comptes faire toutes les saisons vraiment ?

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  8. Aucune idée. Disons que j'en ferai au moins encore un sur la suite. Après est-ce que ce sera un par saison ou un pour les trois suivantes... impossible de le dire à l'heure actuelle.

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  9. La 5e saison vaut un billet à elle toute seule ! J'adore la fin et certains personnages !

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  10. Oui alors... on ne peut passer commande que si l'on a un compte paypal, désolé :-)

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  11. Hé, Lune Sérieuse, c'est quoi ta drogue :-)

    "à cette période ça m'est souvent arrivé d'être plus captivé par Angel que par Buffy (surtout au moment des saisons 5/2) pour qui cette période correspond selon moi aux saisons les moins réussies de la série."

    Tu plaisantes ? La cinq est la plus belle de toutes...

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  12. Ce n'est pas pour défendre la Lune sérieuse (ça faisait longtemps ^^), mais je n'irai pas jusqu'à dire que c'est la plus belle de toute... c'est vrai que la fin (disons les quatre, cinq derniers épisodes) est magnifique mais je trouve que cette saison est quand même un peu... plate, en fait. Je trouve que ça manque de dynamisme et d'épisodes marquants... d'ailleurs je l'ai revue il y a peu, mais j'ai déjà oublié la plupart des épisodes (mise à part bien sûr "The Body", véritable chef-d'oeuvre en lice pour le titre de meilleur épisode de la série...)...

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  13. Bon, rien de particulier à ajouter sur ton billet, il correspond à mon souvenir et me donne surtout envie de revoir la série dans son entier, car contrairement à Buffy je ne l'ai vue qu'une seule fois il y a déjà un bail. Mais je bondis en voyant Serious Moon et toi affirmer que les saisons 4 et 5 sont les moins réussies ! En terme d'arc, ça se discute, mais il y a dans ces saisons certains de mes épisodes favoris, dont évidemment Hush, The body, mais aussi Restless, Something Blue, les deux avec Faith, Pangs.. En fait, il y a plein de bons stand-alone dans la 4, et il y a dans la 5 une tonalité de plus en plus sombre vraiment réussie (et c'est quand même celle où Spike se découvre amoureux de Buffy et commence à lui coller aux basques, ce qui donne lieu à des passages hilarants ; rappelle-toi quand ils sont en planque dans une vieille bagnole et que ne sachant pas comment la draguer il lui propose de l'alcool et lui demande si elle aime les Ramones, mais il y en a plein d'autres).

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  14. Serious Moon >>> pas la peine de faire nananère, je trouve Angel tout de même en-dessous ;-)

    Mélanie >>> attends, la saison 5 est très bonne (toutes les saisons de Buffy sont excellentes de toute façon). Simplement je ne la trouve pas aussi extraordinaire que d'autres. C'est marrant d'ailleurs, car en première instance j'avais le souvenir d'avoir trouvé la 5 nettement meilleure que la 4... or en les renvoyant je crois que finalement j'ai préféré la 4 (il faut dire que certains de mes épisodes préférés sont dedans (notamment "Hush", "Superstar", "Restless"...)). Mais ceci dit c'est vrai que comme je le disais l'autre jour (je ne sais plus à quelle occasion) ces deux saisons me semblent moins parfaites, notamment (comme tu le laisses entendre) parce que les arcs sont assez faiblards (d'ailleurs dans la 4 l'arc principal est quasiment absent la moitié du temps).

    Dans la 5... en dehors de l'incursion de Dawn, qui m'impressionne quand même plus par son culot que par ses motivations (que j'ai toujours trouvé un peu fallacieuses), je trouve tout le début assez mou, notamment toute l'histoire avec Riley, probablement le personnage le plus terne de la série (tu me diras... c'est justement son problème :-)), j'ai jamais vraiment compris l'intérêt de tout ça (probablement juste une manière de le faire sortir de la série, en tout cas j'ai trouvé ça encore plus poussif en le revoyant que la première fois). Après il y a effectivement cette tonalité plus sombre, déjà esquissée dans la saison 4 et qui va devenir la marque de la série jusqu'à la fin... et bien sûr, cette tonalité me plaît énormément (l'épisode où Spike lui raconte comment il a eu deux tueuses - je ne me rappelle plus son titre - illumine la première moitié de la saison). Mais je trouve qu'il y a quand même beaucoup moins d'épisodes marquants par rapport aux fois précédentes, les stand-alone me semblent plus faibles (cela dit ça m'a amusé de revoir "I Was Made to Love You", qui préfigure par bien des aspects Dollhouse...), je ne sais pas... même les dialogues, je les ai trouvé moins percutants. En même temps à partir de "The Body" tout ce qui suit est vraiment de très haut niveau... mais ça survient un peu tard à mon goût.

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  15. @ Mélanie > allons, allons, un peu de provocation ne nuit pas :)
    Il n'y a pas un seul mauvais épisode dans Buffy. Mais je trouve qu'à partir de la saison 4 il y en a de plus en plus de "mineurs". Hush est une merveille et Restless un bel hommage à Lycnh, mais dans la saison 4 il n'y a pas que des Hush et des Restless malheureusement. En fait il y a surtout je trouve des scènes mémorables (celle où Spike a sa "panne", le dialogue vaudevillesque génial entre Buffy et Riley) plus que des épisodes.

    @ Thom > Dawn c'est un peu les ewoks de Buffy non? :D

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  16. "le dialogue vaudevillesque génial entre Buffy et Riley"

    Tu parles de cette scène dans le parc, où ils patrouillent tous les deux sans savoir ce que fait l'autre et essaient de se faire rentrer ? Elle est merveilleuse... mais plus proche de Molière ou de Shakespeare que du vaudeville ;-)

    Sinon le truc... c'est qu'en revoyant tout en bloc j'ai eu le sentiment (peut-être suis-je à côté de la plaque) que symboliquement, la dernière réplique de la saison 3 (Oz déclarant - en gros et de mémoire - que la plus grande de leurs batailles était le lycée lui-même) aurait pu être la dernière de la série. C'est une autre série qui commence avec la saison 4 (qui est déjà bien sombre et constitue pour moi ce qui a été écrit mieux sur le passage du lycée à la fac - j'avais vraiment le sentiment en la voyant que Buffy c'était moi...), et elle se cherche un peu jusqu'aux derniers épisodes de la 5. En fait, un peu comme les personnages, la série doit apprendre à vivre en dehors du lycée...

    Concernant Dawn... tu es odieux ^^ Elle est adorable cette petite, elle m'a toujours fait craquer. Autant je ne suis pas d'accord du tout avec certaines justifications "canoniques" (notamment celle, vaste fumisterie, voulant nous faire gober que dès la saison 3 Faith fait déjà allusion à Dawn), autant je trouve que ce personnage apporte vraiment quelque chose, une fraîcheur, une légèreté... finalement dans la saison 5, alors qu'elle est menacée, c'est la seule qui fait vraiment rire le spectateur.

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  17. > "symboliquement, la dernière réplique de la saison 3 (...) aurait pu être la dernière de la série"

    C'est assez juste, oui. Mais bref, après j'adore quand même la série (et encore plus la saison 6).

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  18. OH ! Entre nous... tu es sûr d'avoir préféré la saison 3 d'Angel aux saisons 4/5 de Buffy ? Parce que j'en reparlerais plus tard, mais là j'arrive à la fin de la saison 3, au moment où... Attention Spoiler

    ... Conor revient...

    Fin du spoiler

    ... c'est quand même plus que too much (too too much, donc ? ^^)...

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  19. N'importe quoi, c'est juste Peter Pan ;)

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  20. Bon en fait on est d'accord, Serious Moon, c'est vrai que dans certains épisodes des 4 et 5 (où il y a tout de même de vraies réussites, et en grand nombre), ce sont plus souvent des scènes qui sont mémorables (surtout à mon sens grâce au personnage de Spike et aussi d'Anya dans une moindre mesure) que les épisodes en entier, mais les scènes en question sont tellement jubilatoires que ça sauve même les moments plus faibles. Whedon et son équipe de scénaristes ont l'art des répliques qui font mouche et mélangent très habilement les références culturelles en tout genre.
    Et c'est vrai, Thomas, qu'il y a une véritable rupture entre les trois premières saisons et la suite. Ils ont survécu au lycée, où ils vivaient en vase relativement clos, et maintenant ils doivent se confronter au dehors, d'où la tonalité plus sombre, mais là j'enfonce des portes ouvertes.
    Et pour revenir à Angel, je ne supporte pas Connor, j'ai des envies de meurtre dès qu'il apparaît à l'écran. Sinon, tu as déjà vu l'épisode du ballet (je ne me souviens plus à quel moment c'est) ? C'est un de mes préférés, et c'est la première apparition de Summer Glau à l'écran.

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  21. (Summer Glau qui d'ailleurs vient de rejoindre le casting de Dollhouse, tout comme Alexis Denisof)

    Ce Connor est en effet insupportable et toutes les histoires qui le touchent assez risibles. C'est dommage parce qu'au départ en tant que bébé, il offrait des perspectives intéressantes (lueur d'espoir dans un univers de + en + sombre). A partir du moment il devient ado entre Peter Pan et Mowgli c'est...bof on va dire :)

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  22. Mélanie >>> tu enfonces des portes ouvertes... ça dépend où l'on se place... et puis c'est vrai que la rupture est violente ; c'est bien simple : dans les premières saisons Buffy ne pleure que pour Angel... et encore même après le grand final de la 2 elle se ressaisit assez vite... à partir de la 4 on va la voir pleurer au moins trois fois par saison, et elle se découvre cet air à moitié paumé qui va composer beaucoup de son personnage d'adulte... les scènes où Buffy se traîne les yeux dans le vague et comme une âme en peine sont innombrables à partir de là...
    Sinon oui, j'ai vu l'épisode du ballet (en fait j'ai fini la saison 3 hier soir), très beau... et written and directed by Joss Whedon, ça ne m'a même pas surpris tant les (rares) épisodes d'Angel qu'il a écrits sont deux crans au-dessus des autres (à côté le final de la saison par son alter-ego Greenwalt ne tient pas deux minutes...)

    Serious >>> miam ! (attention : je dis miam mais pas "miam elle est b..." (enfin, aussi un peu, sans doute, mais pas que)). Je savais pour Denisof, mais pas pour elle. Whedon est un peu le roi du recyclage de comédiens ; en fait c'est un peu comme Lynch, sauf que les anciens acteurs de la Whedon Family se réinsèrent plus facilement après... (quoique...). En tout cas cette saison s'annonce vraiment très bien ; j'ai lu un article l'autre jour disant que le dvd avait eu un succès inattendu qui a suffisamment ravi la Fox pour qu'elle donne carte blanche à Joss... on va se régaler ;-)

    Enfin Connor... je dois que la fin de la saison 3. Déjà je trouvais ça super prévisible... mais surtout il y a le personnage de Laurel Hollowman, beaucoup plus insupportable (si c'était possible) que Connor... elle m'insupportait déjà dans L Word, mais là elle dépasse tout, dans le genre teigne dépourvue du moindre début de psychologie...

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  23. Moi j'adore l'un et l'autre, sans vraie préférence. Je trouve que ça se complète bien mais du point de ce qui m'intéresse le plus dans une série (les personnages) ceux d'Angel ne sont pas moins intéressant ni complexes que ceux de Buffy.

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  24. Oui, ils sont chouettes les personnages d'Angel.

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  25. J'ignorais que tu regardais cette bizzarerie qu'est L Word...

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  26. > "sauf que les anciens acteurs de la Whedon Family se réinsèrent plus facilement après..."

    Bof. Tu as raison c'est comme pour les acteurs fétiches de Lynch. Quand tu vois ce que sont devenus Sarah Michelle Gellar ou James Marsters (enfin plutôt ce qu'ils ne sont pas devenus) c'est vraiment étonnant...

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  27. C'est le destin des acteurs de séries en général. Quand tu vois que même James Gandolfini a disparu des radars, alors James Marsters tu parles...

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  28. Gandolfini n'a pas "disparu des radars" ! Il a joué dans le film de John Turturro et fait beaucoup de théâtre.

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  29. Les acteurs de séries qui triomphent au théâtre c'est un peu comme les chanteurs qui sont des stars au Japon tu sais (mais tu le sais, tu es juste de très mauvaise foi ;)

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  30. Peut-être mais toi tu es un peu mesquine ;)

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  31. James Gandolfini était à l'affiche du dernier Tony Scott cet été, et il sera à celle du prochain film de son neveu (à Tony Scott... donc le fils de Ridley, dont j'ai oublié le nom) en janvier.

    Quant à James Marsters il a rejoint le casting de Caprica, très attendu spin-off/prequel de Battlestar Gallactica dont la diffusion est prévue pour 2010.

    Sarah a eu moins de chance, elle préparait son retour à la télé sur HBO mais la série dans laquelle elle s'est investie n'a pas été retenue, ce qui n'est pas bien grave puisqu'elle est enceinte jusqu'aux yeux et a avoué vouloir se consacrer à élever son enfant.

    Suffisait de demander ;-)

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  32. Je m'interroge : y a t'il une question dont tu ne connais pas la réponse ? :)

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  33. Moi ? Oui. Google, c'est plus rare ;-)

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  34. Vous oubliez juste que James Marsters a aussi incarné Brainiac dans la saison 5 de ce chef d'oeuvre qu'est Smallville...

    Mais jusqu'ou ira - t- il?

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  35. Smallkoa ? Tu as regardé Smallville jusqu'à la saison 5 ??? Moi deux épisodes m'ont suffi (et que James Marsters ait été joué dans un ersatz vulgaire de la série qui l'a rendu célèbre n'est pas à son honneur...).

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  36. "Smallville" c'est la série où la jeunesse de Superman dure plus longtemps que son âge adulte ? :D

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  37. Eh, oh, c'est pas parce que je le sais que j'ai regardé, forcément ;-)
    (Enfin, si j'en ai vu une bonne partie, mais bon, vous savez ce que c'est, un samedi soir ou tu sors pas parce que le vendredi soir fut trop arrosé... un moment de perdition, comme ça, tu veux pas réfléchir, et bam! sans que tu t'en rendes compte t'es devant M6. Or donc, James Marsters a donc joué le rôle .... du seul méchant crédible de tout Superman. Sauf qu'il était brun.)

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  38. C'est vrai qu'on peut difficilement réprimer un rire en entendant le mot "Smallville"... et ce qui est encore plus drôle c'est que, tout comme Roswell, Smallville est une production WB... chaîne qui diffusait Buffy au départ et qui, trop contente du succès de cette dernière, à passer les années suivantes à produire des tonnes de sous-Buffy (en en gardant que le plus dénominateur commun bien sûr, fantastique + ados). Risible.

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  39. Faire d'une série aussi chaste et consensuelle un remède contre la gueule de bois c'est quand même vraiment trop bon :)

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  40. Le pire je crois que c'est le générique...

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  41. En même temps, le générique d'Angel...

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