samedi 19 septembre 2009

True Blood - Fièvre transgressive

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[ALERTE : le taux de spoil de cet article est évalué à 20 %] True Blood ? Alan Ball ? La suite ? Par où commencer ?...

Bien sûr, on attendait beaucoup. Mais on ne s'attendait pas à ça.

Commençons par un aveu : je supputais dans un précédent article qu'avec sa nouvelle série captivante mais un peu clichesque par instants, Alan Ball avait voulu s'offrir un petit plaisir, se payer un grand divertissement populaire et s'amuser comme un fou. Il y a sans doute un peu de tout cela dans la démarche du fantaisiste auteur d'American Beauty. Cependant en visionnant cette seconde saison impossible de ne pas partiellement réviser mon jugement : True Blood n'a rien d'un simple d'un défouloir, et si Ball s'y défoule assurément on ne peut cependant s'empêcher de se dire, lorsque l'on connaît l'ensemble de son œuvre au-delà de ses seules séries télévisées, que c'est dans le fond le projet qu'il porte en lui depuis toujours. L'œuvre totale, barge et provocatrice qu'il cherche à écrire depuis ses tous débuts.

Et dire que les fans de Six Feet Under trouvaient que True Blood étaient indigne de sa grandeur !... fallait vraiment n'y avoir rien compris (à True Blood... comme à Six Feet, avec laquelle celle-là présente d'ailleurs bien plus de points communs qu'on a bien voulu le dire... ou le voir). Voici que cette nouvelle saison s'avère une espèce d'aboutissement de son oeuvre, recoupant non seulement les tribulations de la famille Fisher mais aussi American Beauty et Towelhead (son unique film - sacrément dérangeant - en tant que réalisateur, sorti l'an passé dans l'indifférence générale) le tout sur le mode de la série B déjantée. Rien que ça ! On y retrouve en vrac et dans le désordre sa passion pour les personnages féminin fêlés, son goût pour l'exacerbation sexuelle, l'homosexualité latente du côté des personnages masculins, la difficulté du passage à l'âge adulte , la découverte du désir et cerise sur le gâteau : une charge surpuissante contre la religion, qui ne manque ni de panache ni de scènes d'anthologies ni de culot pur et simple. Cet aspect surtout est le plus intéressant, en cela qu'il place True Blood à contre-courant de toutes les autres séries contemporaines en tapant sur un domaine si profondément ancré dans l'inconscient collectif américain que même les programmes les plus transgressifs n'avaient à ce jour osé l'effleurer. Bien plus que d'en fustiger l'intolérance, Ball se plaît à le tourner en dérision jusqu'à l'écoeurement, faisant de la Confrèrie du Soleil une bande d'intégristes dégénérés et tout bonnement ridicule (on note d'ailleurs que d'une allégorie de la ségrégation on est passé à une autre, la bande de fanatiques traitant ni plus ni moins les vampires tel que l'Eglise traita longtemps les homosexuels). Et si le parallèle entre la quasi-secte du Révérend Newlin et la mystérieuse Maryann Forester est évident, inutile de chercher bien longtemps de quel côté penche le cœur du cinéaste : sa religion sera celle du plaisir - de la jouissance même. Avec à la clé une succession de scènes dionysiaques impressionnantes tant elles sont chiadées jusque dans les moindres détails, un chaos fascinant à la limite du reversement des valeurs nietzschéen (ce qui revient en fait au même, puisque les dionysiaques dans la mythologie grecque correspondaient déjà au renversement des valeurs - elles sont en fait l'ancêtre du carnaval). Il est d'ailleurs amusant de constater que le chaos qui va secouer Bontemps dans cette saison débouchera sur de nombreux aspects positifs, libérant certaines consciences et offrant à d'autres l'occasion de se révéler réellement.

Cette seconde saison n'est certes pas exempte de faiblesses : elle contient notamment un petit ventre mou en son milieu, et multiplie (comme le veut la tradition des saisons deux) les nouveaux personnages de manière abusive. N'empêche : on reste scotché par la qualité d'écriture, le rythme et l'art de la transgression - bien plus marqué dans la première saison. On comprend enfin un peu mieux le projet global de Ball, où il veut en venir et les moyens qu'il compte utiliser pour ce faire. Qu'il s'y adonne en adaptant (en détournant !) une série de romans assez moyenne et très mièvre, décrochant au passage l'admiration de tout ce que la planète compte de midinettes, n'en est que plus drôle et impressionnant. Seul bémol ? On se demande un peu, une fois les douze épisodes ingurgités, comment True Blood pourra faire encore plus fort et aller encore plus loin par la suite. Mais on a tout de même hâte de voir cela...


True Blood (saison 2), créée par Alan Ball (HBO, 2009)

41 commentaires:

  1. Très bon article !

    Ce qui est marrant c'est qu'avec Le Monde des séries (autre blog séries que je lis souvent) vous avez publié le même jour un article sur la même série où vous dites quasiment la même chose :D

    http://seriestv.blog.lemonde.fr/2009/09/19/true-blood-saison-2-subtilement-outrancier/

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  2. Très bien vu. Et au passage, cette saison était vraiment géniale!

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  3. Excellente saison. Dieu sait que j'ai pesté contre celle d'avant, mais celle-ci...

    Bon week-end.

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  4. Merci pour la dédicace, mais tu ne me convaincras pas de regarder la seconde saison (j'ai donné, merci bien).

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  5. Je reste pour ma part assez circonspect. C'est bon, ça se suit avec plaisir. Mais alors, que c'est bourrin ! Alan Ball pilonne la religion, d'accord, c'est efficace, mais quel manque de finesse ! D'ailleurs, quand j'ai lu "subtilement" dans le titre "linké" par Serious Moon, j'en ai ri, s'il y a bien une qualité que True Blood n'a pas, c'est la subtilité. Pas étonnant que le "parallèle" soit évoqué dans les deux articles, il est si grossier qu'à moins d'être demeuré, impossible de ne pas voir le message. Enfin c'est mon avis.

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  6. Serious Moon >>> ça ne m'étonne pas vraiment... je lis souvent le Monde des séries, suffisamment pour savoir qu'il n'est pas rare que son auteur et moi pensions la même chose. De plus comme le dit C-U-L-P , le parallèle est tout de même assez évident (ceci dit l'article de Pierre est bien mieux que le mien).

    Laiezza >>> vraiment tu devrais, c'est assez jubilatoire...

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  7. J'ai pas dit le contraire, juste que c'était marrant :)

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  8. A la relecture j'ai quand même un doute sur "l'homosexualité latente du côté des personnages masculins". Tu es sûr de toi ? Cela ne m'a pas frappée...

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  9. C'est sûrement mieux que la première saison (que j'avais vraiment détestée), mais pour moi ça reste quand même assez faible. Par décence je ne comparerais même pas avec Buffy, ce serait comme comparer un ado boutonneux et gothique à Marilyn Manson en personne ^_^

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  10. Euh Thom, la saison 2 ne contient que 12 épisodes et non 13.
    Sinon effectivement, la charge envers la religion et son exploitation n'est pas fine... mais est-ce un problème? J'entends, fallait-il faire autrement? Une farce peut avoir autant de puissance qu'un récit subtil, et les aventures au camp Newlin sont de ceux là: jouissif... mais certes à comparer aux orgies et à sa maîtresse de cérémonie...
    Je pense pas que ça t'étonnera pas Thom, mais durant mon "passage à vide", j'ai énormément apprécié le personnage de Godric... je suis trop prévisible XD
    Par contre je dois admettre que j'ai été un peu déçu par le dénouement de l'épisode final... d'autant plus qu'il y a qqch qui ne tient pas la route concernant Sam Merlotte :s

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  11. Oui, il y a un passage dans le dénouement de l'histoire avec Maryan où je n'ai rien compris, c'est très confus. Dr Franknfurter : tu parles de la manière dont Sam se retrouve un kilomètre derrière Maryan, alors qu'il vient d'être planté juste devant elle, non ?

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  12. Lil' >>> "homosexualité latente" est peut être un peu fort... mais certains personnages (Eric, Godric) sont tout de même assez androgynes, et beaucoup sont relativement dévirilisés (Sam, Hoyt, Barry, Newlin... sont paradoxalement - ou pas en fait - des personnages nettement moins virils que LaFayette (on retrouvait déjà ça dans l'utilisation de Keith dans la storyline de SFU)). A côté de ça les trois seuls personnages qui sont vraiment virils le sont de manière suraffirmée : Luke, Jason, Andy... qui sont accessoirement aussi les personnages les plus ridicules de la série.

    Doc & C-U-L-P >>> c'est vrai qu'on a l'impression que le dernier épisode en sert que d'intro à la saison 3. C'était d'ailleurs déjà un peu le cas du final de la saison 1. On a un peu l'impression aussi que Ball n'a pas voulu aller au bout de son propos. De ce point de vue c'est inférieur au bouquin, dont la chute est un véritable carnage (au terme de la sex-party Maryann - qui s'y nomme Callisto - tue quasiment tous les participants). Mais bon, c'est devenu tellement loin du bouquin que je ne suis pas sûr qu'on puisse encore comparer...

    Et merci d'avoir rectifié mon erreur de numérotation.

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  13. Sinon effectivement, la charge envers la religion et son exploitation n'est pas fine... mais est-ce un problème?

    Oh, non. Le problème pour moi (CULP aussi peut-être), c'est que la finesse est totalement absente de cette série. Les ficelles sont aussi grosses que les sabots d'Alan Ball. Le personnage de Jason, par exemple, est tellement grotesque qu'il n'est plus crédible (il y a cet épisode génial où il raconte que sa soeur sort avec un vampire, puis s'énerve et décide de quitter la confrérie, puis rechange d'avis une minute, puis rechange d'avis, puis redécide de rester, complètement débile). Les personnages sont tous ainsi, sans aucune cohérence, ni dans leurs intéractions, ni par rapport à eux-mêmes. Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi Jason se retrouve à la confrérie du soleil ? Pourquoi il décide de changer de camp, à la fin ? Comment Sam survit dans le dernier épisode ? Pourquoi certains, comme Hoyt, ne sont jamais "charmés", ou pourquoi d'autres, ne le sont qu'à la dernière minute ? (par exemple, pourquoi Maryann laisse t'elle Lafayette et la maman emmener Tara (charmée) avec eux, au lieu de les charmer aussi, et de la garder ? surtout pour après la faire revenir, et charmer Lafayette à la fin. Il y a tellement d'invraisemblances dans cette série, j'ai ri tout le temps. C'est comme si l'intrigue n'était qu'un prétexte aux scènes gores ou d'orgies ^_^

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  14. Explication acceptée, même si Bill échappe complètement à ta théorie ;)

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  15. Jc ----> Le problème pour moi (CULP aussi peut-être), c'est que la finesse est totalement absente de cette série.

    Oui, sauf que pour moi, ce n'est pas un vrai problème. La série demeure vraiment chouette. Mon problème c'est que j'ai du mal à la considérer comme vraiment géniale. Toi, de toute évidence, tu détestes ;-)

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  16. J-C >>> c'est là que nous divergeons énormément. D'ailleurs plus haut tu vannais sur une impossible comparaison avec Buffy... alors que sur ces points les séries sont très comparables. On est dans les deux cas face à une approche nanardo-cartoonesque assumée et revendiquée, dès lors je ne vois pas de problème. En revanche je t'accorde qu'on a en effet l'impression que l'intrigue n'est qu'un prétexte.

    Lil' >>> l'exception qui confirme la règle, tout au plus ;-)

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  17. "tu parles de la manière dont Sam se retrouve un kilomètre derrière Maryan"

    C'est à dire que pour qu'il y ait transformation, je pensais qu'il avait besoin de voir un animal... vu la gueule de la vache... pas certain qu'on en croise des comme ça à Bontemps... à moins que Bill se soit baladé avec une encyclopédie sous le bras pour lui montrer à quoi ressemble un zébu... D'où ma perplexité lol

    "pourquoi Jason se retrouve à la confrérie du soleil ?" Car durant sa détention, ce crétin de Jason rencontre un représentant de la confrérie, et ayant l'intelligence d'une amibe, il se fait très rapidement embrigadé dans cette "secte".

    "Pourquoi il décide de changer de camp, à la fin ?" car il est comme Tony Montana, faut pas toucher à sa sœur!

    "Comment Sam survit dans le dernier épisode ?" Mais à quoi ça sert que Bill il se décarcasse!! C'est qu'il est gourmand ce coquin de Sam!

    Pour être "charmé" il faut déjà avoir croisé la ménade, ce qui ne fut pas le cas de ce gentil benêt de Hoyt

    M'enfin de toute façon, du fait de sa nature, série B, faut pas tout prendre au pied de la lettre non plus.

    A ce rythme là, moi aussi, j'aimerais bien comprendre l'engouement pour Buffy de Thom...

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  18. "Nanardo-cartoonesque" ! j'adore!

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  19. Doc >>> parce que c'est une série formidable... drôle, inventive (beaucoup plus que True Blood, pour le coup), à l'esthétique hyper chiadée, référencée et même lettrée, remarquablement écrite (les dialogues sont d'une finesses... je tuerais pour écrire des dialogues comme cela, je vendrais père, mère et âme...), dont les personnages sont forts et complexes, la progression narrative particulièrement soignée... cette série a véritablement marqué le genre (série, donc ^^), mais j'y reviendrai dans un prochain article. Honnêtement ce qui est étonnant ce n'est pas que je l'adore... mais que toi, qui adore les séries B, les nanars, les comics (bon, en fait les comics j'en sais rien... mais je parie que oui ^^), tu n'adores pas cette série ! Parce que la logique, compte-tenu de nos goûts (ou disons de nos lignes éditorialobloguiennes), ce serait que moi je n'aime pas, et que toi tu la défendes ;-)

    Après si tu l'as vue distraitement dans l'exécrable VF, tu es absous... mais prends deux épisodes comme ça, sans même regarder toute la série... matte "Hush" ou "Restless" (deux de la saison quatre) en VO... si tu n'es pas conquis, je ferme mon blog (euh... non je blague :-)

    Serious ;-)

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  20. Dr F --> Admettons, mais ça reste quand même complètement tiré par les cheveux.

    Thomas --> Tu déconnes ? Buffy ne souffre pas d'une seule invraisemblance en 7 saisons ! C'est la série la plus cohérente que j'ai vue (et j'en ai vu beaucoup), ses auteurs ont mis un soin maniaque à tous les sens de lecture (arc principal, lecture allégorique, aspect parodique...). True Blood ne tient pas deux minutes à côté (mais de toute façon sans Buffy il n'y aurait jamais eu de True Blood.)

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  21. Sinon moi, j'aime Buffy (je réponds même quand on ne me parle pas, quel malpoli) parce que cette série a une liberté de ton unique pour une série mainstream (à côté True Blood, pourtant sur HBO, a l'air d'un gentil élève du premier rang). C'est la seule série dont les scénaristes font tout ce qu'ils veulent, dès qu'ils ont une idée tordue, ils la mettent en pratique. Et ça, en tant que scénariste, cela m'impressionne évidemment beaucoup.

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  22. Chouette, father Thom a absous mes pêchés!
    Les quelques épisodes que j'ai pu voir sont effectivement en VF... Et encore je vais pas me plaindre, le peu que j'ai vu, concernait la relation SM qu'avait l'héroïne et un vampire falot...
    Toujours est-il qu'une série avec des lycéens, j'ai un peu (bcp) de mal et je la trouvais terriblement cheap esthétiquement.
    Je préfère 100 fois mieux "Hurlements 2" avec Christopher Lee... sauf que là, c'est un gros nanar de la mort... avec un second degré totalement absent. XD

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  23. J-C >>> Je ne comprends pas ce que tu veux me faire dire... que Buffy a plus de sens de lecture que True Blood ? Sans aucun doute, et après ? Ca ne rend pas True Blood mauvaise pour autant. Je trouve justement qu'autant dans la première saison l'influence était palpable (elle l'est aussi dans les romans, Charlaine Harris est une ammatrice revendiquée de Buffy), autant dans la seconde Ball fait prendre toute son ampleur et projet et coupe court aux comparaisons...

    Sinon je suis bien d'accord, il y a dans Buffy un véritable génie pour les "épisodes conceptuels", sur le mode du "on aurait dit que" (on aurait fait un épisode muet / toute la ville retomberait en enfance / les filles allaient échanger leur corps / on allait écrire un épisode entièrement composé d'allusions sexuelles... etc, etc, etc).

    Doc >>> attends, c'est la toute fin de la série ce à quoi tu fais allusion (fin dont, je dois le dire, je ne me rappelle pas bien). Je t'assure que l'esthétique n'a rien de cheap... enfin si, si on parle d'esthétique au sens visuel, bien entendu c'est totalement cheap et même kitsch (volontairement). Mais l'esthétique dans la série au sens de la "démarche artistique" est vraiment très riche, bien au-delà de l'histoire de lycéens (qui n'occupe finalement qu'une infime partie de la série (trois saisons sur sept)), et aborde énormément de thèmes avec une inventivité vraiment impressionnante. Mais bon, VF proscrite (je ne suis pourtant pas un ayatollah de la VO... mais la VF de Buffy... beurk).

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  24. (bon sinon je vous quitte pour quelques heures, hein, soyez sages et ne vous entre-tuez pas ;-)

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  25. Je n'ai vu que le pilote, qui ne m'a pas donné envie d'aller plus loin (franchement, Anna Paquin joue super mal, non ?), et en ce qui concerne Charlaine Harris, les extraits que j'ai lus m'ont vraiment fait penser à du Harlequin. C'était consternant. Mais bon, il paraît que le bouquin dont Clint Eastwood a tiré le scénario de Sur la route de Madison/The bridges of Madison County était une bluette sans grand intérêt, comme quoi il est possible de transformer du plomb en or.

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  26. Sinon je suis la seule à trouver que Lafayette ne sert à rien dans cette saison, et que le début et l'histoire du trafic de V sentent le remplissage ? :)

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  27. Moi oui, Lil. Je crois que c'est parce que dans les livres, Lafayette meurt bel et bien à la fin du premier tome (c'est d'ailleurs ce qui introduit Tara, absente du tome 1). Dans la série ils l'ont gardé, sans doute parce que son personnage était très populaire, mais on a un peu l'impression qu'ils n'ont pas trop su quoi en faire.

    Sinon, j'ai bien aimé cette saison. Sans plus.

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  28. Ah...d'accord, merci pour ces précisions Leïa !

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  29. J'ai tellement entendu parler de cette série, que j'ai voulu la voir. Grosse déception. J'ai passé le pilote, moi, mais je n'ai pas dépassé l'épisode 3. Anna Paquin joue en effet très mal, en plus, elle est moche. Non que ce soit pour un moi problème. Mais l'héroïne est censée symboliser un idéal virginal, or, elle a les traits grossiers, une voix insupportable, et en plus, elle a déjà des rides !... On ne comprend même pas pourquoi Bill le vampire la choisit elle, si elle incarne un quelconque "idéal de l'humanité" (comme il est dit à un moment), c'est inquiétant.
    Mais ce qui m'a dérangé, c'est surtout que j'ai vraiment eu l'impression, en regardant, d'être devant un sous-produit pour teenagers. Beaucoup plus que dans "Buffy", étrangement (mais je connais mal "Buffy"). Tout y est, des beaux héros au sexe censément sulfureux, c'est si racoleur...
    Alors quand vous parlez de "fièvre transgressive", j'ai vraiment peine à le croire. Pour moi, "True Blood" est juste vulgaire, comme son actrice principale.

    BBB.

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  30. Mélanie >>> parce que Sur la route de Madison n'est pas une bluette ? :-)

    Sinon oui, on peut faire de l'or avec du plomb... c'est prouvé en musique via l'art délicat de la reprise...

    Leïa & Lil' >>> c'est vrai que Lafayette ne sert à rien dans cette saison...

    BBB. >>> je crois que True Blood revendique sa vulgarité. Et oui, la transgression peut tout à fait s'exprimer ainsi, surtout dans une société policée comme la nôtre...

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  31. Vous ne m'avez pas compris, Thomas (je me suis mal exprimé).
    Je ne fais pas de lien entre la vulgarité et une supposée transgression, tout simplement parce que pour moi, il n'y a rien de transgressif dans "True Blood". Le sexe est omniprésent dans les séries, même mainstream, il n'y a rien de plus dans "True Blood", même si au début il y a un côté trash (les "fang-fuckers"). Les héros de cette série sont tous très gentils et consensuels, Bill le vampire a une part d'ombre, soit, mais cela, c'est le minimum syndical dans une série contemporaine (je vous cite, dans votre très bon article sur le "post-manichéisme"). Quant à l'allégorie de la ségrégation, elle est lourde et didactique, puisque soulignée par un personnage (je ne sais plus lequel), qui dit à Tara qu'elle est noire, et devrait comprendre cela.

    BBB.

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  32. BBB, je comprends ce que vous dites mais permettez-moi de préciser que personne n'a dit que la première saison était transgressive. Thomas parle bien de la seconde dont le côté "orgiaque" peut difficilement être appelé autrement ! ;)

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  33. Certes. Mais de ce que j'ai vu, je reste cependant dubitatif, face à ce déluge de compliments. Et puis, le sexe est déjà très présent, dans la première saison, ce n'est pas une nouveauté.

    BBB.

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  34. Oui enfin entre ce qu'on dans la saison 1 et la saison 2, où le village se transforme en partouze géante et permanente... il y a une bonne marge ^^

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  35. Bravo pour cet article ! cette série est géniale et vous en parler trop bien !

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  36. Ah c'est fou ce truc, je viens de regarder les deux saisons dans la foulée.. et autant la première m'a plu mais fait râler sur plein de choses et notament ce manque d'atmosphère incroyable dans cette série sudiste (le contraste entre la série et son générique est impressionant), autant la deuxième Waouhhh difficile à lacher... Etrange ce que ball a fait du roman et oui la transgression est à tous les étages :-) en fait Bill est vraiment le personnage le moins transgressif (un comble pour un vampire) - et je suis d'accord qavec toi sur l'homosexualité latente des personnages masculins (encore un truc qui n'apparait pas les livres) et je la vois également dans les personnage surviril comme jason qui me semble plus qu'ambigu sur ce plan, je me demande ce qui va lui arriver dans la suite tiens... La demande en mariage m'a pris au dépourvu je dois dire, cela veut-il dire que la série va définitivement se détacher des romans ou Ball nous réserve-t-il un truc de sa façon ???

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  37. J'avoue que les bouquins me sont tombés des mains, alors je ne peux pas trop m'exprimer là-dessus... j'ignore si la série va suivre les traces d'un Dexter (qui après une première saison adaptée de manière très fidèle est devenue totalement et radicalement différente des livres).

    Mais pour le sous-texte homosexuel... ouais, c'est assez évident. Surtout que Ball est connu pour être un activiste forcené en matière de droits homosexuels, c'est une constante dans son travail.

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  38. Ah oui ? je ne savais pas... A vrai dire je ne sais pas grand chose sur Ball à part ce que tu en dis toi :-)
    Quant aux livres - ils sont à mes filles - bah j'ai lu les trois premiers, ce n'est certes pas du grand art mais j'aime bien les vampires et les loups garous alors ;-)

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  39. Maintenant que j'ai vu que sur le wiki anglais ils listaient les différences entres les livres et la série je ne trouve plus de bon prétexte pour relaisser une chance aux livres :-)

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