C'est ce qui s'appelle avoir des couilles. Voire : la jouer kamikaze.Depuis la saison trois de Skins, les auteurs (Jamie Britain et Bryan Esley) ont fait le pari osé de remplacer intégralement le casting et de lancer une nouvelle série avec une nouvelle histoire et de nouveaux personnages (exceptions faites d'Effy et de Pandora, qui ne jouaient que des rôles très secondaires jusqu'alors). Un véritable coup de poker tant le succès d'une série (en règle générale) repose de manière intrinsèque sur l'identification du spectateur aux héros - constat évidemment encore plus vrai dans un teen-drama. En considérant celui (énorme) de Skins et l'aura culte du programme, on peut même dire que la production est passée à un cheveu du suicide commercial et que cela suffirait presque à nous rendre cette seconde série sympathique. D'autant que loin de se cantonner à reproduire la formule qui en fit deux des magnats de la télévision britannique, nos auteurs font preuve d'une véritable volonté de renouvellement dans le ton et les thématiques, évitant du même coup le côté surenchère qui pointait le bout de son nez à la toute fin de la saison deux.
















