jeudi 20 novembre 2008

Mark Olson & Gary Louris - Touchés par la Grâce

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Mark Olson et Gary Louris… enfin.

Tout portait à croire que nous causerions cette semaine de Cardinology, le nouvel album de Ryan Adams, qui tournait sur la platine depuis déjà quelques semaines. Le disque était très bon, sans doute le meilleur de son auteur depuis longtemps. Le calendrier était plutôt dégagé. De plus c’était le dixième album (officiel) du songwriter – soit donc l’occasion d’un retour sur discographie tout à fait de saison. D’ailleurs la prise de notes avait déjà commencé – le titre était même d’ores et déjà arrêté : Ryan Adams – Dix albums plus tard (ou presque).

lundi 17 novembre 2008

Le Chemin des sortilèges - Nombril, mon beau Nombril...


« La brume restait accrochée aux bosquets qui défilaient le long de la voie. J'effaçai un peu de buée sur la vitre. Les premières maisons apparurent. »

samedi 15 novembre 2008

On Chesil Beach - Son bonheur était presque parfait...

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Voilà bien longtemps qu'Ian McEwan, qui n'est pas spécialement connu pour être ni un grand comique ni un gentil romantique, n'avait pas commis un livre aussi tendre, délicat... pour ne pas dire tout simplement humain. Généralement adepte de la noirceur la plus totale, virtuose de l'oppression (Cf. son précédent roman, Saturday) excellant à broyer ses personnages sous les intrigues les plus vicieuses... McEwan, vraiment, ne semblait pas sur le papier apte à faire pleurer dans les chaumières - si ce n'est évidemment d'angoisse. C'est donc avec un certain scepticisme qu'on s'aventure sur cette plage de Chesil ; le texte après tout est court, For You vient de paraître en Angleterre... celui-là a donc de grandes chances de n'être qu'un petit récit intermédiaire.

vendredi 14 novembre 2008

Un certain sens du goût...

[Mes disques à moi (et rien qu'à moi) - N°88]  
The Smiths - The Smiths (1984)

De tous mes groupes favoris les Smiths sont peut-être celui que je cite le plus régulièrement. C'est aussi l'un des rares que j'écoute au moins une fois par semaine, encore aujourd'hui.

C'est surtout le seul dont j'aime toute l'œuvre sans la moindre distinction ni le moindre discernement, du premier single (« Hand in Glove ») au plus anecdotique des pirates. Pas un de leurs titres que je n'aime pas. Pas un qui m'ait lassé au fil des ans. Faut-il le dire ? Je résiste de tous mes forces à l'envie d'en refaire l'hagiographie alors même que, hasard des calendriers, je m'y suis livré il y a quelques semaines sur Culturofil (à l'occasion d'une chronique d'une récente - et bien entendu inutile - compilation). Et rassurez-vous : s'il n'y a pas encore eu de Rékapituléidoscope Morrissey c'est avant tout parce que j'ai l'habitude d'attendre qu'au moins un disque de l'artiste ait été chroniqué ici avant de revenir sur l'ensemble de son œuvre.

jeudi 13 novembre 2008

Mathieu Boogaerts - Âmes insensibles s'abstenir

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A notre connaissance Mathieu Boogaerts n’est ni raëlien ni martien, mais une chose est sûre : aucun autre artiste français ne mérite autant que lui le titre d’OVNI sur la scène nationale. Douze ans après Super, son étonnant premier album, on n’est toujours pas parvenu à percer le mystère de cet auteur imprévisible, méconnu du grand public mais adulé par les esthètes, qui de fil en aiguille s’est imposé comme un véritable bâtisseur d’univers. Mystère qui tient en une seule phrase : comment un type aussi doué peut-il être si peu connu ? De l’auteur du superbe 2000 le public (selon la plus large acceptation de ce terme) ne sait franchement pas grand-chose, à se demander comment il a pu passer à côté de pépites comme "J’en ai marre d’être deux" ou "Vegas" – singles fantaisistes qui dans un monde meilleur auraient été des tubes ailleurs que sur France Inter (et encore).

Judge Dee Golden Challenge - Aux origines

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Dans mon imaginaire de lecteur adolescent traumatisé par les enquêtes du Juge Ti le nom de Pou Yang reste associé à un sacré climax dans la carrière du personnage : c'est en effet durant cette période (il voyage tellement que ses districts sont plus des époques du récit que de véritables décors) qu'il résout deux de ses cas les plus marquants pour à peu près tous ses lecteurs - The Chinese Bell Murders et Poets & Murder. Paradoxe ne manquant pas de piquant : ces deux volets particulièrement emblématiques de la série sont respectivement le premier et le dernier roman de Robert Van Gulik, séparés dans leur rédaction par rien moins qu'une décennie.

mardi 11 novembre 2008

Meet Momogégé

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Henri Queffélec, le papa de Yann, ne pouvait le prévoir, mais il fut un précurseur.

Dans les années 90, en effet, s'est produit un phénomène littéraire encore inexpliqué à ce jour : ils s'appelaient Darrieussecq, Houellebecq, Ravalec... ils étaient la caste des écrivains en "EC", les dignes héritiers de Henri, prêts à tout ou presque pour défier le redoutable clan des écrivains en "VY" (on ne citera pas leurs noms, hein, il y en a trop).

Russell Banks - Settle Down

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Le second roman (culte) de Russell Banks a de quoi ravir tant il se situe à un carrefour d'influences pour le moins... alléchantes. Jugez plutôt : un point de départ évoquant tout à la fois le Brautigan de Tokyo Montana Express et le Lewis (on en parlait justement il y a deux jours) de Main Street d'une part ; une construction gigogne rappelant immanquablement le Faulkner (révolutionnaire) de Go Down, Moses d'autre part. Soit donc, en décodé : une histoire en forme de séquences au sein d'un trailerpak (c'est à dire, littéralement, d'un terrain de caravaning « habitable »), successions de vignettes à croquer tenant tout autant du roman que du recueil de nouvelles. De quoi saliver en soi, et plus encore lorsqu'on sait que Banks excelle dans le registre de la nouvelle - ses quatre « vrais » recueils (notamment Searching for Survivors & The Angel on the Roof ) comptant parmi ce qu'il a fait de tout meilleur.

lundi 10 novembre 2008

Ian Hunter - Somebody Someone

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Une des lois du genre rock'n'roll est celle de la réhabilitation à tout crin, dont la règle est simple : vous prenez un artiste génial et archi connu, un autre génial et archi méconnu, vous mélangez, vous pesez le tout... et normalement vous obtenez une phrase du genre : Dennis Wilson était quand même carrément meilleur que son frère. Evidemment vous pourriez réhabiliter Dennis Wilson sans pour autant chercher à dévaluer Brian, mais honnêtement ce serait moins drôle - ce serait même un brin gênant puisque cela sous-entendrait que vous reconnaissez des qualités à cet intérprête archi mega over surestimé. Or en matière de rock, c'est bien connu, rien n'est jamais plus beau que l'insuccès, la marginalité... et un mot : l'underground - variante musciale et proto-snob du mythe du Gentil Pauvre qu'allumait Dorothy Allison dans son sulfureux essai « Skin ». Il est inconnu, il est mort sans gagner un dollar grâce à sa musique... il est donc infiniment plus génial que ce connard avec sa petite cuiller en or dans la bouche, soutenu par cet imbécile de grand public et cette presse au mieux complaisante - au pire vendue.

dimanche 9 novembre 2008

Sanctuary - Une tentative mercantile des plus putassières

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[N.B. : ceci est une version "augmentée" d'un article paru sur mon précédent blog en 2004 - le tout premier que j'aie jamais écrit sur le Net] Ce livre clôt en que quelque sorte la trilogie (symbolique : ils ne se suivent pas ni ne se répondent) commencée avec The Sound & The Fury (1929) et As I Lay Dying (1930), soit la seconde période faulknerienne - celle où il met au point sa stratégie de brouillage chronologique et son goût pour la tragédie antique.

samedi 8 novembre 2008

Sinclair Lewis - Eat' em & Smile

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Qui se souvient de Sinclair Lewis ? Difficile aujourd'hui de croire que ce satiriste féroce dont le nom est désormais méconnu du grand public ait été en son temps l'un des romanciers les plus célèbres du monde, celui dont les livres à peine sortis étaient déjà achetés par Hollywood depuis qu'il avait reçu la distinction suprême : être en 1930 le premier américain à se voir attribuer le Prix Nobel de littérature. C'est pourtant vrai, et on ne lasse d'être étonné par le désormais (relatif) anonymat entourant son œuvre. D'autant plus étonné en fait qu'à sa manière caustique et nonchalante Lewis était un genre d'antithèse de Scott Fitzgerald... or il semble que de cette époque, fait rarissime, l'histoire littéraire contemporaine ait plus volontiers retenu l'apologue que le contempteur féroce que fut l'auteur du magistral Main Street.

vendredi 7 novembre 2008

Last Stop : eel's Town

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Un jour peut-être on parviendra à élucider ce mystère : pourquoi eels n'a-t'il pas aujourd'hui l'aura d'un Mercury Rev, d'un Sparklehorse ou d'un Beck ? C'est non seulement injuste, mais carrément incompréhensible. Car s'il y a bien un artiste qui aura su imposer ces dix dernières années une patte immédiatement reconnaissable, une marque sonique et un univers tout à fait personnel... c'est assurément Mark Oliver Everett. Qui parti d'un plan marketing qui aurait pu briser sa carrière (il fut la première signature de Dreamworks, catapultée en 1996 telle une nouvelle marque de lessive) est parvenu à la sueur de son front à s'acheter une véritable crédibilité indie - une prouesse pour un artiste signé sur une major une poignée de mois après les débuts de son groupe.

jeudi 6 novembre 2008

The Style of The Smiths

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Tout avoir pour pouvoir tout mépriser. On connaît l’adage.

C’est donc sans doute parce que les Smiths avaient tout qu’ils méprisaient la terre entière – laquelle d’ailleurs le leur rendait bien – et sans doute aussi parce qu’ils avaient tout que du jour où il se séparèrent on ne leur passa plus rien. Que personne ne s’y trompe : ce n’est pas parce qu’ils sont mauvais que les albums solo de Morrissey n’ont jamais été aussi acclamés que ceux de son ancien groupe. C’est parce qu’ils étaient bons. Seulement. Or le Moz (pour les intimes) est aujourd’hui seul vrai rescapé d’un groupe complet qui, en quelques années d’existence, ne produisit jamais que de l’exceptionnel.

Eau-de-feu - Mes illusions donnent sur la cour...

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On me demande parfois, souvent... comment je fais pour différencier une œuvre de littérature autobiographique d'un témoignage, pour distinguer la frontière souvent poreuse entre les deux. Alors je me noie dans des explications un brin longuettes et un peu pataudes afin de masquer mon embarras, afin de contourner une vérité un peu abstraite et si difficile à argumenter... à savoir que ce qui différencie une œuvre d'art d'une chaise à bascule, c'est tout bêtement son style. Le dernier (l'ultime ?) livre de François Nourissier en sera ma preuve irréfutable, mon joker imparable, celui que je sortirai de mon chapeau lorsqu'on ne me croira pas. Sans rire (on y rigole d'ailleurs très peu) : si vous vous demandez comment différencier la littérature autobiographique du témoignage pipole (ou non), on vous recommandera la lecture d' Eau-de-feu, dont le seul titre, poétique, claquant... dit déjà tout. S'il s'était appelé « Ma femme est une alcoolique en phase terminale et je suis très malheureux », on aurait eu évidemment plus de doutes. Ce n'est pas le cas et l'on s'en réjouit. Carrément : lorsque l'expérience autobiographique se métamorphose en littérature et tend (donc) vers le Beau, oui, on a le droit de se réjouir du malheur des autres.

mercredi 5 novembre 2008

Pourquoi ? Parce que !

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Pourquoi j'en ai ras-le-bol qu'on en ait ras-le-bol de l'autofiction...

... peut-être, sans doute... sûrement parce que si le terme autofiction ne veut déjà pas dire grand-chose en soi, la phrase "y en a ras-le-bol de l'autofiction" ne veut pour sa part rien dire du tout. Je m'explique : considérons tout d'abord qu'il est acquis pour les lecteurs du Golb qu'il n'y a pas UNE autofiction mais des tas de manière d'écrire sur soi. Que l'étiquette, à force de désigner tout le monde (d'Angot à Jaenada en passant par Laurens, Ernaux et un tas d'autres n'ayant rien à voir), ne désigne dans le fond personne. Considérons ceci et interrogeons-nous donc sur le sens profond de la phrase "y en a ras-le-bol de l'autifiction". De quoi parles-tu, noble détracteur de l'autofiction, toi qui bien souvent fut autrefois l'un des journalistes coupables d'avoir fait une non-mode d'un non-courant ? Bah, des trucs genres Christine Angot mec - on se comprend. Oui ? Non : on ne se comprend pas. C'est quoi les trucs genre Christine Angot ? Où sont donc les deux cents sous-Angot saturant le marché ? C'est n'importe quoi : on peut haïr profondément Angot, ses pires détracteurs reconnaissent qu'elle est unique (et cette unicité est d'ailleurs la raison principale de sa médiatisation). Dès lors que veut dire la phrase "y en ras-le-bol de l'autofiction" ? Qui sont tous ces auteurs d'autofictions qui pullulent dans les librairies, trustent les charts et inondent les bibliothèques au point que Bégaudeau 1 et tant d'autres en aient absolument ras-le-bol ? Des noms ! Il en faut ! Car moi, quand je vais dans une librairie, je me sens plus régulièrement inondé par les sous-Marc Levy et les auteurs de polars franchouillards (ou scandinouillards) à deux balles... plutôt que par les apparemment superstars de l'autofiction. D'ailleurs même en me creusant un long moment j'arrive à peine à aligner plus de vingt noms d'auteurs pouvant être affiliés à ce courant (et encore : je compte les auteurs étrangers ainsi que moi-même - qui ne pratique l'autofiction que de manière occasionnelle et ne suis pas édité... c'est vous dire si Le Journal d'un dépressif ordinaire (ou presque) menace la littérature française).

mardi 4 novembre 2008

Rose Tattoo - Slaves to the Beat

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Dernier as (mais non des moindres) du brelan australien, Rose Tattoo aurait théoriquement dû devenir l'un des groupes les plus populaires du monde si seulement la vie l'avait un peu plus gâté (Angry Anderson a passé la moitié des années quatre-vingt à lutter contre le cancer) et si ses membres historiques avaient été moins cons et mégalos (trois d'entre eux - soit donc quasiment tout le groupe - ont claqué la porte en 1983 pour s'adonner à des carrières solos si glorieuses qu'on n'entendit plus guère parler d'eux durant les deux décennies suivantes). Avec à son actif une poignée d'albums dont deux incontournables du hard-rock (Assault & Battery et Rock'n'Roll Oulaw), il était armé pour faire se pâmer tous les stades du monde - on ne refera pas l'histoire mais on s'autorisera tout de même à regretter la manière dont les choses se sont déroulées pour un groupe dont les productions des années quatre-vingt n'étaient ni plus ni moins intéressantes que celles de leurs copains d'AC/DC.

lundi 3 novembre 2008

Philippe Claudel - Valeur sûre (on se répète)

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En admettant qu'il existe (ce dont on doutera poliment) il est bien une chose que le pire détracteur de Philippe Claudel sera bien obligé de lui reconnaître : l'auteur des Âmes grises a le mérite de la constance. Depuis le surprenant Meuse de l'oubli il y a presque dix ans, il est devenu l'une des rares authentiques valeurs sûres de la littérature française - un type dont on sait qu'à partir du moment où son nom figure sur la couverture il y a de grandes chances pour qu'on en ressorte enthousiaste. Adulé par le public, respecté par les critiques, chéri par les blogueurs... voici un auteur dont la surreprésentation médiatique ne nous lasse pas, dont les livres sont toujours sobres, bien écrits, intéressants... ça finira bien par le rendre un jour ou l'autre suspect (on ne peut pas être apprécié de tout le monde, ce n'est pas sain, même quand on s'appelle Claudel) mais pour l'heure l'édifice tient et ce n'est pas Le Rapport de Brodeck qui inversera la tendance : les mots Philippe et Claudel restent synonyme de simplicité et de qualité...

samedi 1 novembre 2008

William Faulkner - Les Génies ne sont pas nécessairement à l'aise dans la facilité

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Résumons les épisodes précédents : entamées sur un site, poursuivies sur un forum, puis sur un autre forum, et achevées sur Le Golb... les (re)lectures faulkneriennes devant déboucher sur une étude que je n'ai jamais écrite auront duré en tout et pour tout deux ans... tout ça pour au final me dire qu'il vaudrait mieux tout recommencer à zéro tant j'ai honte (carrément) de certains commentaires postés à ce sujet. Sans doute n'aurais-je jamais le courage de le refaire, si ce n'est pour tenir une promesse déjà passablement tiède faite il y a plusieurs mois à mon ami Ernesto (il s'agissait d'écrire un petit quelque chose sur Absalom!). De toute façon il y a plus urgent : finir ces (re)lectures. Car incroyable mais vrai : Le Spécialiste de Faulkner TM a oublié d'en (re)lire deux ! A commencer bien sûr par ce Knight's Gambit dont j'avais tellement peu de souvenirs que j'étais incapable de dire si je l'avais déjà lu ou non.