samedi 28 février 2009

Alela Diane - Folk for Light ?

...
Question à mille euros : qu'y-a-t-il de plus éprouvant qu'un folkeux fan de Jeff Buckley chantant son amour perdu sur des accords mineurs ?

Bingo : une folkeuse fan d'Emmylou Harris chantant ses tourments post-ados sur des accords mineurs, le tout noyé dans une demi-douzaine de violons rassis. Ces bêtes-là - et plus généralement les folkeus(es) romantiques dans leur ensemble - se reproduisent plus vite encore que les fourmis (si si : les fourmis se reproduisent très vite - je vous assure), elles ont toutes le même genre de compos, la même voix, racontent toutes la même chose... autant le dire c'est plus que difficile de s'y retrouver, et d'ailleurs pour être tout à fait honnête la grande majorité du temps on ne s'y retrouve absolument pas - en blind-test on les confondrait toutes (et si je dis toutes... ce n'est évidemment pas par misogynie - on pourrait dire exactement la même chose des garçons - mais parce que l'artiste qui nous intéresse aujourd'hui est bien une fille... enfin je crois). Et si certaines se retrouvent subitement sanctifiées, l'extrême franchise caractéristique du Golb nous oblige à l'écrire ici en toutes lettres : franchement, qu'a Aimee Mann de plus qu'Emily Jane White et cette dernière de plus que Jollie Holland ?

jeudi 26 février 2009

La Tête contre les murs - Lunatic Asylum

...
Hervé Bazin m'a toujours posé un problème. J'ai eu l'occasion de rencontrer ce grand écrivain à plusieurs reprises lorsque j'étais enfants, et ces rencontres font parties des choses qui firent naitre chez moi une "vocation littéraire". Le problème c'est qu'en lisant ses livres à présent que je suis adulte, je me rends compte que c'est une littérature très traditionnelle que je ne lirais probablement pas s'il ne s'agissait pas de lui. Tout simplement parce que le style de Bazin, je ne le trouve pas fulgurant. Je le trouve... banal ? Disons : classique. Archi-classique même.

mercredi 25 février 2009

Everybody wants to be a peakie

...
... imaginez une série incroyable qui les contiendrait toutes...

... imaginez une série improbable que l'on ne pourrait classer sans se tromper dans une catégorie ou un genre défini...

... imaginez une série formidable que sa richesse rend presque universelle - chacun pourra y trouver son compte en fonction de ses goûts et de sa sensibilité...

mardi 24 février 2009

Oh Lou... You're so vicious !

[Mes disques à moi (et rien qu'à moi) - N°89]  
The Velvet Underground - The Velvet Underground (1969)

Pardonnez-moi mes frères parce que j'ai péché. Sacrément, même. I've fuckin' sinned, carrément.

En trois ans de blogging je n'ai écrit qu'un seul article sur un des mes groupes préférés de tous les temps, et c'était rien que des choses horribles, des choses dont je rougis encore rien que d'y penser. Non que je me sois livré à un grand exercice de gaudriole rock-critic en tabassant un classique, non non - je laisse ce genre d'exercice aux pervers comme Christophe ou G.T. Je n'enlèverai pas un mot de ce que j'ai écrit à propos de White Light / White Heat... sauf que j'ai quand même péché. En chroniquant un album qui ne m'avait jamais fait de mal - d'autant moins en fait que je ne l'écoute guère qu'une fois tous les deux ans (et seulement bourré les années impaires).

lundi 23 février 2009

Brrrr... on se croirait dans Rebecca...

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°24]  
Rebecca - Daphné du Maurier (1938)


A quoi reconnait-on une bonne héroïne de thriller ? 


Oui là-bas dans le fond ?


A sa blondeur ? Oui, bien sûr.


A sa jeunesse ? Ça oui - forcément.


A sa naïveté ? Je veux bien mais admettez que ça va un peu de pair avec la jeunesse (non non non... vous ne me ferez pas dire que ça va avec sa blondeur)


Hein ? Oui... vous dites, monsieur ?


A son manque total de bon sens ? C'est votre dernier mot ?...

Kitty, Daisy & Lewis - Elvis est une fille (et elle a le Diable au corps) !

...
Souvenez-vous : il y a un peu moins d’un an, à l’occasion d’une chronique du sympathique album des mésestimés Vincent Vincent & The Villains, je vous promettais un revival rockabilly pour les mois à venir. Nous y sommes. Kitty, Daisy & Lewis s’inscrivent plus qu’aucun autre dans cette lignée avec ce premier album qu’on avait un peu loupé lors de sa parution vinyle en juillet et qui avait glissé en dessous de la pile en décembre. Un véritable tort, bien entendu, tant cette livraison de vingt-neuf minutes est efficace, groovy et rafraichissante.

dimanche 22 février 2009

The Wire - Baltimore's burning

...
On a beau jouer les avant-gardistes et autres précurseurs (ce qui est somme toute assez facile sur le Net), on ne peut pas toujours tout avoir découvert avant tout le monde... et c'est ainsi qu'on peut se retrouver à évoquer l'une des séries les plus populaires et encensées de la planète plus d'un an après son ultime épisode. En l'occurrence de The Wire, certains d'entre vous auront peut-être plus à m'apprendre que l'inverse - essayer de la présenter me donne un peu l'impression d'écrire un gribouillis sur les Beatles en espérant que ça servira bien à au moins un lecteur égaré.

samedi 21 février 2009

Dennis Lehane - The Day the World Went Away

...
Pour bien mesurer à quel point le dernier roman de Dennis Lehane était attendu un simple chiffre suffit : trois. Le nombre (ridicule) de mois séparant la parution américaine de la traduction française, un record à ma connaissance - même pas le temps de commander et de recevoir l'exemplaire original qu'il n'a déjà plus rien d'une exclusivité. Trois petits mois... pour vous donner un ordre d'idée : même Philip Roth doit attendre huit mois, un an avant d'être traduit.

vendredi 20 février 2009

Mad Men - Le meilleur soap de toute l'histoire de la télévision

...
Faut-il que les commentateurs de tout crin soient aigris et blasés pour écrire des choses aussi consternantes que ce qu'on a pu lire ici ou là ces derniers mois à propos d'un des chouchous du Golb, à savoir que Ouais bof, la saison 2 de Mad Men c'est nul, ça vire soap (avec la moue de dégoût qui va bien). Vous m'en direz tant ? Ainsi donc dès que les sentiments de personnages sont placés au cœur de l'intrigue on nagerait en plein soap ? Au moins ce type de réflexion est-il rassurant : ceux (nombreux) qui l'ont énoncée n'ont jamais regardé un soap plus de cinq minutes dans toute leur vie (ce dont on ne peut les blâmer). Sans quoi ils sauraient que le genre est régit par bien d'autres codes que le concept plaçant l'amour au centre des débats.

Les Wampas - Rock'n'Roll - Part 10

...
En ces temps de crise financière, de pseudo moralisation du capitalisme, de trader fous, de subprimes et autres Madoff… il est bon de pouvoir noter que malgré tout, parfois, l’argent peut faire le bonheur de quelques uns qui le méritent. Regardez Les Wampas par exemple : leurs deux premiers albums sont difficilement audibles aujourd’hui, leurs bombes des années quatre-vingt-dix sont presque toutes désamorcées par une production bas de gamme, pendant très longtemps il a été communément admis que leurs meilleurs opus étaient les lives et il n’y avait aucune véritable raison pour que ça change. Aucune… si ce n’est le succès monumental de "Manu Chao" en 2003. Un miracle ou quasiment, puisque non seulement Les Wampas n’ont rien perdu de leur crédibilité (une rareté tant le fan de rock a tôt fait de taxer les trop bons vendeurs de… vendus) mais en plus n’ont-il jamais été aussi excellents que depuis qu’ils sont devenus des stars disposant (enfin) des moyens de leurs ambitions. A se demander comment Miloš Forman n’a pas eu l’idée d’en faire un film…

mercredi 18 février 2009

Boxe rhétorique

...
Il m'arrive - comme à vous sans doute - de m'étonner de certaines critiques lues dans la presse, plus souvent des massacres en règle que des engouements d'ailleurs, cependant je dois dire que j'ai rarement été aussi stupéfait de lire ce que je lisais que depuis que j'ai terminé The Elusive Embrace - premier roman au titre magnifique d'un des plus grands chouchous de la critique française ces dernières années : Daniel Mendelsohn. A lire les journaux il y a encore un an, Mendelsohn c'était carrément Proust, on n'avait rien lu d'aussi puissant que son The Lost depuis des lustres, impossible de passer à côté à moins de vouloir absolument manquer le plus grand écrivain de ce siècle. Je m'étais bien sûr précipité sur le livre... qui a comme beaucoup fini au fond de mon énorme cageot à bouquins pas encore lus, pour n'en ressortir qu'en décembre... mais pas bien longtemps puisque c'est alors que je découvris au détour d'une brève sur le Net que The Lost était en fait le second tome d'un cycle entamé dix ans plus tôt, et que le premier tome paraissait en janvier. Passons sur la clairvoyance d'un éditeur français publiant le second roman avant le premier. Passons sur l'impressionnante crédibilité d'une presse que je ne me rappelle pas avoir vu mentionner que The Lost était déjà le second Mendelsohn. (1) Le livre sorti... que de critiques ternes, mitigées, Mendelsohn la jouerait petit bras, rien de commun avec The Lost, blablablablabla... le summum ayant été atteint avec la critique de l'Obs. Autant vous dire qu'on s'étrangle. Déjà, le titre (Très gay, mais trop tard) fait un peu de peine mais bon - soyons sports : tout le monde n'est pas moi. La suite vaut tout de même son pensant de cacahuète, notamment cette phrase : "Ecrit il y a dix ans, il devait être excellent alors, mais il arrive trop tard en France. Car cette question de l'identité des gays, de leur psychologie, de leurs habitudes, de leur rôle dans la société, on a l'impression de l'avoir déjà lue cent fois." Bah oui ! Bien sûr. D'ailleurs tout de suite, moi, quand on me dit "question de l'identité des gays", j'ai cinquante titres qui me viennent à l'esprit. Quoi ? Pas vous ? Bande d'incultes !

mardi 17 février 2009

Pavement - Sous les pavés : la pop !

...
Si vous avez sans doute déjà noté que les rééditions étaient moins présentes sur Le Golb 2.0, isolées de manière plus générale (et plus discrètes) au sein de la rubrique Spotlights... certaines ne pouvaient échapper à l'œil acéré du golber, et il va sans dire que toute en réédition de Pavement en fait par définition partie. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'on vous a menti, jeunes gens : le plus grand groupe des années quatre-vingt-dix n'était pas Nirvana (quelle blague) ni Radiohead (oh oh) mais bien... Pavement, groupe du génial Stephen Malkmus et seul groupe peut-être à pouvoir faire parler le Gentil Thom et l'Odieux KMS d'une seule et même jolie voix (distordue, forcément distordue).

lundi 16 février 2009

Mosquitoes - Told to swallow them whole

...
Au milieu de la dense bibliographie de Faulkner se retrouvent deux romans que l'on pourrait qualifier, reprenant la célèbre formule que Hitchcock avait appliqué aux Oiseaux, de typically un-faulknerian novels. Le premier d'entre eux, dont je ne vous ne parlerai jamais tant la simple idée de le relire me fait bailler d'avance, se nomme Pylon - l'auteur y chante son amour pour les grands héros de son temps : les aviateurs. Tout un programme. Quant au second - celui qui nous intéresse - il s'intitule Mosquitoes.

dimanche 15 février 2009

En rade

[Le taux de spoil de cet article est d'environs 35 %] ... ou la loi (implaccable) des séries. Article 2, alinéa 6 : la seconde saison est très souvent un four, elle peut coûter sa vie au programme et lorsque ce n'est pas le cas... elle ne lui coûte que quelques fidèles spectateurs.

samedi 14 février 2009

Carrément secoué

...
Nouvelle rubrique du Golb (donc), 10 Years After pourrait être vue comme un genre de mix entre feu Rétro (cette ancienne rubrique où je comparais ma critique contemporaine à celle de l'époque) et le Parcours musical initié - que dis-je : réclamé par G.T. La base est simple : exploiter de manière à peu près intelligente ma listomanie, en chroniquant chaque mois ce qui était mon album du mois d'il y a dix ans. Sans tricher, bien entendu - sans quoi on ne pourrait pas voir l'évolution des gouts. Par conséquent ne vous leurrez pas sous prétexte que le hasard a bien fait les choses et qu'en février 1999, mon album du mois était signé Dominique A : si cette rubrique permettra de revenir sur plein de chouettes disques que j'écoute encore souvent aujourd'hui... rien ne vous sera épargné concernant les trucs honteux que j'ai pu écouter occasionnellement durant cette décennie (occasionnellement parce que tout de même, j'ose croire qu'il n'y en a pas eu tant que ça).

jeudi 12 février 2009

A contretemps - "La vie prend une autre direction"

...
Si j'avais une ferme envie de défendre le précédent roman de Jean-Philippe Blondel (This Is Not A Love Song), j'avoue en éprouver un peu moins le besoin avec son dernier-né, A contretemps. Non qu'il ne vaille pas le détour ; c'est surtout qu'A contretemps, contrairement à son incompris prédécesseur, me parait tout à fait capable de se défendre tout seul tant il est impressionnant de sérénité et de force. On a dit de This Is Not A Love Song qu'il était le roman de la maturité et ç'a bien fait rire tous ceux qui savaient que l'auteur l'avait en grande partie écrit dix ans plus tôt ; sans doute personne ne le dira-t-il donc d'A contretemps... tant pis si cette fois, cette expression toute faite aurait pu trouver un usage à peu près judicieux.

mercredi 11 février 2009

L'éditorialisme est un humanisme

...
Ami lecteur, nous te prions de ne pas trop croire tout ce que peuvent te raconter les médias officiels - qui souvent te mentent et te manipulent. Si si. Ils mentent tout le temps, sur tout. Même sur la véritable nature de leur attributions. Tiens par exemple : les éditorialistes. Est-ce que ces gens-là ne mériteraient pas la potence, qui bossent une journée par semaine et son payés au mois alors que leur travail consiste à écrire une pauvre page hebdo ? Et encore même pas en entier la plupart du temps - souvent juste une pauvre colonne de la pauvre page. Dans laquelle ils peuvent écrire à peu tout ce qu'ils veulent, même pas grand-chose, même rien... ou alors juste raconter leur vie en laisser parler leur mégalomanie, à l'image de Jean "J'ai connu tout le monde et j'ai tout vu" Daniel chaque semaine dans le Nouvel Obs ? Franchement : est-ce que ça ne pue pas un peu l'arnaque tout ça ?

mardi 10 février 2009

Pourquoi pas Nickel Eye ?

...
Ô janvier, morne mois (1). Pourquoi faut-il que chaque année se répète la même histoire, celle de quatre semaines maudites durant lesquelles les sorties musicales se comptent sur les doigts d’une main ? Sans rire : il y a bien une rentrée littéraire de janvier – pourquoi pas une rentrée musicale ? Comme en 2008 et comme sans doute en 2010, il faudra cette année encore attendre février et mars pour être comblés. Et d’ici-là s’ennuyer ferme… ou (hypothèse positive) profiter de l’occasion pour s’attarder sur des albums dont on n’aurait probablement pas pipé mot s’ils étaient sortis en mai.

dimanche 8 février 2009

French Disconnection 1.2

...
On le sait : les français, à les entendre, sont tous rivés sur Arte chaque soir que Dieu fait. Et les courbes d'audience, à les lire, diraient plutôt le contraire. C'est le décalage naturel - pour ne pas dire humain - entre ce le discours et les actes (n'en connaît-on pas d'autres qui s'y heurtent ?), que l'on retrouve somme toute dans de nombreux cas. Par exemple : les français adorent la littérature mais Marc Levy vend plus de livres qui n'importe qui dans ce pays. Ou bien : les gens clament toujours qu'ils recherchent l'originalité dans une œuvre... mais quand un disque réellement singulier parait (celui-ci, ou celui-là), personne ne l'achète et Cali vend par palettes. Ou encore : à en croire les gens qu'on croise ici ou là, tout le monde déteste Sarkozy et personne n'a voté pour lui... même pas les cinquante-trois et quelques pour-cent qui l'ont envoyé à l'Elysée. Autre exemple particulièrement parlant : les suites. Lorsqu'on interroge les spectateurs ou lecteurs, tout le monde ou presque est d'accord pour dire que les suites (à part lorsqu'elles inscrivent dans un cycle prédéfini ou une série annoncée comme telle) c'est nul, ça craint, c'est toujours moins bien (voire carrément raté) - bref : que ç'aurait plutôt tendance à gâcher l'original plutôt qu'à le réhausser. D'ailleurs en réalité si le cadre prédéfini susnommé permet des exceptions... il n'annule en rien la règle : même dans des cycles, il arrive que la suite ne tienne pas ses promesses. Quant aux séries télés... il est connu, prouvé, établi de longue date que la saison 2 est toujours décevante. Et pourtant : autant ce que je viens d'écrire est incroyablement consensuel... autant il doit bien y en avoir, des gens qui aiment les suites. Et même des gens qui les font. Logique.

samedi 7 février 2009

Bruce Springsteen - The Obama Effect

...
S'il fallait résumer la carrière de Springsteen dans les années deux-mille à un seul et unique qualificatif, en dents de scie serait sans doute celui qui ferait le mieux l'affaire. Dans les années quatre-vingt-dix, déjà, le Boss avait été capable du meilleur comme du pire... mais durant cette décennie qui s'achève il a récidivé avec des écarts encore plus saisissants d'un extrême à l'autre. Commençant plutôt mal avec un traumatisme post-09/11 sans doute respectable mais en tout cas mal digéré (The Rising), il a depuis redressé violemment la barre avec un de ses meilleurs albums (Devils & Dust) puis l'un des disques de reprises les plus sensationnels qu'on ait jamais entendus (We Shall Overcome)... tout ça pour lever brutalement le pied l'an passé avec un Magic qu'on qualifiera poliment d'oubliable. Oh... pas un mauvais album (Springsteen, comme tous les plus grands, est toujours capable de glisser un ou deux morceaux fulgurants même sur ses opus les plus dispensables), mais une œuvre tout à fait mineure dans la lignée de laquelle (hélas) s'inscrit d'emblée Working On A Dream, qui parait ces jours-ci. Un disque si désespérément inutile qu'on en vient, l'espace d'une seconde, à se demander si le Boss n'a pas tout simplement fait son temps.

jeudi 5 février 2009

L'Île de la Tentation

http://microgolb.blogspot.fr/2008/09/judge-dee-golden-challenge-2008-09.html

Aaaaaah... Le Pavillon Rouge... Aaaaaaaah... les courtisanes... Oooooooh... la Reine du Paradis... ! Quel bonheur de retrouver tout ce joli monde, et le Juge Ti aussi bien sûr - même s'il faut reconnaître que ce n'est pas lui qui passionne le plus dans cet ouvrage parmi les tous meilleurs de la série.

mercredi 4 février 2009

J.J. Abrams et le post-manichéisme

...
Attention : si vous n'avez pas encore vu la saison 4 de Lost... ou même toute la série (auquel cas vous ne pourriez être que des troglodytes ou des fous), il est fortement déconseillé de lire ce qui suit.


S'il est bien une chose qu'on ne peut pas reprocher à J.J. Abrams, c'est de verser dans le manichéisme ; plus les années - et les saisons et les séries et les films - s'accumulent, plus l'œuvre de cette étrange boite à idées, ni vraiment scénariste, ni vraiment réalisateur, ni vraiment patron des shows dont il s'occupe... donne l'impression d'une réinvention totale de ce concept, une véritable marotte omniprésente dans chacun de ses travaux... au même titre que le Destin (grande obsession de notre homme, si évidente qu'elle en devient ennuyeuse à étudier), bien que cela soit en toute logique moins visible. Assez curieusement ce n'était pas l'auteur/producteur de série que j'avais prévu d'évoquer en premier ; j'avoue même avoir longtemps considéré qu'il n'était qu'un prête-nom (ce qui n'est pas tout à fait faux), dépourvu de style parce que n'en foutant pas une rame. Non, au départ, le Patient Zéro de cette rubrique devait être Bryan Fuller, créateur de Wonderfalls, Dead Like Me et plus récemment Pushing Daisies... un cobaye d'autant plus désigné que les traits communs à ses trois séries sauteraient aux yeux du spectateur le moins attentif. Las : les vacances du Golb ajoutées à la lassitude occasionnée par la seconde saison de Pushing Daisies, puis la déprogrammation pure et simple de l'émission... ont eu raison de mes bonnes résolutions. Tant pis pour Fuller (de toute façon le téléfilm Dead Like Me devrait, dès le mois prochain, nous donner l'occasion de revenir sur ce cas totalement atypique dans l'univers des auteurs de séries (1)), et merci quand même à lui, puisqu'il nous aura tout de même amené à Abrams via un de ces ricochets comme il y en a tant à Hollywood : il se trouve qu'en étudiant son CV j'ai découvert qu'il avait (brièvement) bossé sur Lost.

mardi 3 février 2009

Golb 2.0 : mode d'emploi


...
Comme vous l'aurez remarqué, le Golb 2.0 n'est pour l'heure pas bien différent de son prédécesseur (c'est souvent comme ça avec les nouvelles versions, souvenez-vous de Windows Vista), cependant rassurez-vous : ça ne va pas durer. Nouvelle formule aujourd'hui, nouvelles rubriques demain... le nouveau Golb collera plus à l'actu d'une part ; et d'autre part, il publiera moins d'articles, mais des plus complets (ça devrait se stabiliser sous peu à un post tous les deux jours).

Nouvelle formule disais-je... car le merveilleux système des "libellés" (qui permet pour ceux qui l'ignoreraient de mettre, littéralement, plusieurs catégories pour le même article) offre un éventail infini de possibilités que nous ne manquerons d'exploiter (non mais).

- deux "rubriques" (si on veut), "musique" et "littérature"... leurs noms parlent d'eux-mêmes. Un système bien pratique pour ceux qui n'ont rien à foutre de l'un ou de l'autre (je n'ose y croire mais bon... parait que ça existe)... des libellés généraux qui seront bientôt rejoints par d'autres, puisque Le Golb 2.0, c'est promis c'est juré, parlera d'autres genres désormais... aussi ne suis-je pas peu fier d'annoncer l'avènement de la rubrique "séries", réclamée depuis longtemps par de nombreux fidèles. Une rubrique qui restera relativement ponctuelle pour deux raisons évidentes : c'est beaucoup plus long de regarder une saison complète que de lire un livre ou d'écouter un disque (heureusement j'ai beaucoup d'avance en la matière) ; c'est particulièrement ardu de faire la critique fouillée et sérieuse d'une saison sans spoiler (d'ailleurs, soyons franc, je ne vous promettrai pas de ne pas le faire... auquel cas je ferai précéder chaque article d'une mention spéciale).

- une rubrique "spotlights", dont le noms ne vous est pas inconnu puisqu'il était celui d'une rubrique du Golb 1.1 consacrée aux nouveautés musicales trimestrielles... oui, sauf que maintenant plus de classement régulier (à mort les listes ! juré : le nouveau Golb sera SANS LISTES), juste des vrais articles un peu plus fouillés (yeah). Dans le même ordre d'idée... pareil pour la littérature (mais peut-être pas au niveau trimestriel en revanche, probablement plutôt au niveau "saisonnier"). En somme, un système très pratique pour retrouver sur Le Golb les articles ayant trait à l'actu culturelle du moment (et bien sûr quand c'est plus le moment... on reclasse tout le monde dans sa catégorie, musique ou litté, vu qu'enlever un libellé prend à peu près six secondes)

- "Golb Hits"... pareil : à mort les listes ! Les Golb Hits, maintenant, sont un moyen très pratique de retrouver sans se fouler les incontournables du Golb (en litté ET musique)... et de même (mais à l'envers) pour "Top of the Flops", qui en plus s'étendra à la littérature (depuis le temps qu'on me le réclamait) et aux séries (et toc).

Voilà pour l'immédiat actuel du moment. En ce qui concerne les nouvelles rubriques (au nombre de deux : "Ten Years After" et "The Saga" - cette dernière remplaçant le "Rékapituléidoscope"), je reviendrai vous en causer en temps voulu.

A très vite !

...

lundi 2 février 2009

Philippe Djian - Très bon. Très sombre.

...
Le titre de son petit dernier a beau se prêter volontiers aux vannes foireuses, on évitera de souligner qu'on pardonne à Djian de nous avoir un peu déçus avec Doggy Bag pour se concentrer sur l'essentiel : un nouveau roman, un vrai (si l'on peut dire), digne successeur du fulgurant Impuretés d'il y a cinq ans. Moins parfait peut-être, plus raccord avec le Djian des années quatre-vingts - sans doute. Mais bon sang... quel livre, tout de même.

dimanche 1 février 2009

CDG 2008 - Quelque chose d'un prequel

fr...
CLASSEMENT DU GOLB 2008 : le Top 50 !




1. Ready for the Flood - Mark Olson & Gary Louris

2. We Came in Peace - Brimstone Howl
3. Real Emotional Trash - Stephen Malkmus & Jicks
4. Howling Songs - Matt Elliott
5. Sunday at Devil Dirt - Isobel Campbell & Mark Lanegan


6. Ghost I-V - Nine Inch Nails
7. The Hungry Saw - Tindersticks
8. Dig Out Your Soul - Oasis
9. Phantom featuring Marie-France - Phantom featuring Marie-France
10. Narrow Stairs - Death Cab For Cutie


11. Dig, Lazrus Dig!!! - Nick Cave & The Bad Seeds
12. I Love You - Matthieu Boogaerts
13. 808 & Heartbreak - Kanye West
14. Plan Your Escape - Girls in Hawaii
15. Two Men with the Blues - Willie Nelson & Wynton Marsalis
16. The Legend of Yeti Gonzales - Yeti
17. Third - Portishead
18. Rascalize - The Rascals
19. Lay It Down - Al Green20. Giant Sands - Provisions


21. VIIOL - VIOL
22. Midnight Boom - The Kills
23. Death Magnetic - Metallica
24. Exit Strategy of the Soul - Ron Sexsmith
25. Relax - Frustration


26. All God's Children Have Shoes - Andy Dale Petty
27. Scoop du Jour - Whirlwind Heat
28. The Age of the Understatement - The Last Shadow Puppets
29. Games over - Laetitia Sheriff
30. Battlefield - Ez3kiel


30. We Have You Surrounded - The Dirtbombs
31. Knowle West Boy - Tricky
32. Consolers of the Lonely - The Raconteurs
33. 22 Dreams - Paul Weller
34. Sixes & Sevens - Adam Green
35. The Lucky Ones - Mudhoney


 36. The Airing of Grievances - Titus Adronicus
37. Night Eternal - Moonspell38. Diggy Snacks - RZA
39. Il est toujours 20 heures dans le monde moderne - Tanger
40. The Golden Forestate of Heaven - Alec Empire


 41. Cheveu - Cheveu
42. Carried to Dust - Calexico
43. In Ear Park - Department Of Eagles
44. Post-Industrial Ceremony - Mr Lab!
45. A Perfect Place - Mike Patton

46. Waiting in Vain - Wooden Wand
47. Visiter - Dodos
48. 13 Blues for 13 Moons - Thee Silver Mt Zion
49. In the Future - Black Mountain
50. Cardinology - Ryan Adams & The Cardinals
...

10 + 10 = 2008

...
C'est une des grandes réformes du Golb 2.0, ou une bonne résolution de 2009 si vous préférez : désormais, finies les listes que personne ne lit. A l'avenir je contrôlerais ma listomanie - c'est dit !

Aussi plutôt qu'un long article récapitulatif des albums de l'année ai-je préféré composer une petite playlist comprenant un extrait de la plupart des chouchous du Golb en 2008, plus quelques titres marquants extraits de disques un peu moins bien classés au général. Une playlist récapitulative en somme, idéale pour ceux qui ont eu la flemme de lire tous les articles musicaux de l'année sur ce blog, et qui se passe de commentaires.



Absents de la sélection pour diverses raisons d'ordre "technique" (ils ne sont pas sur deezer et je n'ai pas les disques sous la main, n'étant pas chez moi au moment de rédiger cette playlist) : Provisions, de Giant Sands ; Battlefield, d'Ez3kiel ; Midnight Boom, des Kills ; Ghosts I-IV, de Nine Inch Nails.
...