dimanche 15 février 2009

En rade

[Le taux de spoil de cet article est d'environs 35 %] ... ou la loi (implaccable) des séries. Article 2, alinéa 6 : la seconde saison est très souvent un four, elle peut coûter sa vie au programme et lorsque ce n'est pas le cas... elle ne lui coûte que quelques fidèles spectateurs.

Aucune série n'échappe de fait à cette règle, même les plus grandes, les plus géniales, les plus mythiques. Même la saison 2 de Twin Peaks est (un peu) moins bien que la première. La saison 2 de 24, revue récemment, semble rétrospectivement la plus faible des sept. La saison 2 de Desperate Housewives est une cata qui a failli mettre un terme définitif à la série avant que Marc Cherry ne redresse violemment la barre dans la suivante (peut-être la meilleure). La saison 2 de Lost, sans tomber aussi bas, croule sous les longueurs inutiles alors que réduite à 15 épisodes elle eut été incontournable. Et ainsi de suite...

Aussi quand on voit comme de bonnes séries morflent avec cet aliéna 6 de l'Article 2, on ne peut être étonné d'en voir d'autres ayant un peu moins de souffle s'écrouler comme des châteaux de carte une fois atteint le cap parfois insurmontable du premier anniversaire. Deux d'entre elles en ont violemment fait les frais en 2008-09 : Dirty Sexy Money et Californication. Deux séries totalement différentes, qu'on ne peut absolument pas rapprocher... deux séries dont le seul point commun est que, quoiqu'il advienne (1), votre serviteur ne s'y attardera pas à la rentrée prochaine.

Pour Dirty Sexy Money c'était somme toute prévisible tant la première saison laissait une impression étrange : on la regardait avec un plaisir coupable, bien conscient qu'il y avait quelque chose dans sa narration de tout à fait ringard à l'époque de Lost ou de Dexter (deux séries qui, pour leur part, n'ont de cesse de monter en puissance et de se bonifier avec les années). Quand les deux pépites susmentionnées ont prouvé qu'elles étaient capable de se renouveler en permanence, Dirty Sexy Money, tout de même, donnait plutôt l'impression d'un sympathique feu de paille, d'une série de seconde division idéale pour boucher les trous après la grève des scénaristes... mais dont on n'était pas nécessairement impatient de voir la suite, en dépit d'un casting redoutable (Donald Sutherland, Alec Baldwin et - pour la saison 2 - Lucy Liu) et d'une équipe en or massif (Craig Wright - scénariste sur Six Feet Under et Lost - à l'écriture, et Bryan Singer - House - à la prod). Vicissitudes d'une famille milliardaire et décadente, personnages à la fois grotesques et ambigus, trips jet-set... tout cela ne volait pas bien haut, mais ça passait le temps. Et puis Donald Sutherland, trop rare, était si impeccable... on pouvait bien se laisser tenter. Tant pis si on ne passait pas des années à se passionner pour les aventures de la famille Darling.

Et pourtant : on avait beau ne pas en attendre grand-chose, la seconde saison réussit la prouesse d'être encore plus mauvaise que tout ce qu'on aurait pu craindre. Prenons un exemple qui parlera y compris à ceux qui ne l'ont jamais vue : vous êtes séduits par une jolie femme, blonde, mignonne, et pas trop con. Au second rendez-vous vous découvrez stupéfaits que la fille est subitement devenue brune, moche et bête comme ses pieds. L'exemple est extrême mais tout à fait parlant : Dirty Sexy Money semble avoir subitement perdu tout ce qu'on aimait dedans pour se changer en une espèce de Dallas vaguement sexy et surtout... franchement emmerdant (encore plus que le vrai Dallas). La fantaisie ? Le second degré ? Que dalle : tout ce qui faisait de DSM un genre de parodie de Melrose Place a disparu, et la série de se changer en Melrose Place ordinaire - à quelques touches d'humour (très convenu) près. A l'image de l'improbable mue des personnages : le gentil Nick, héros (forcément) transparent, est devenu un gros pourri, corrompu par le milieu qu'il fréquente. Rien que de très prévisible... mais ça se fait si subitement et avec si peu de subtilité qu'on en est stupéfait. Idem pour tous les autres : Karen, la fille ainée fofolle, est devenue une héroïne romantique lambda. Brian, le prêtre de la famille qui n'est plus prêtre... est devenu du jour au lendemain un business-man ordinaire, et il ne pique même plus ses improbables colères qui constituaient les meilleurs moments de la première saison. Quant à Jeremy, le jeune chien fou de l'histoire... voilà qu'il s'est considérablement assagi - pas la moindre fête hors de prix à son actif. La crise aurait-elle contraint la famille Darling à prendre le virage de la rigueur ? On aime à le croire, mais peu importe à vrai dire : le super-méchant est désormais identifié (alors que l'ambigüité des personnages était un des atouts de la saison 1), les rebondissements sont archi-prévisibles (oui ! le père de Nick soi-disant mort est vivant... attention ceci n'est pas un spoiler, je vous raconte ce qui ne s'est pas encore passé dans la série mais ne manquera pas d'arriver tant tout y est cousu de fil blanc)... etc.

Conscient du désastre les scénaristes ont pris les choses en main en fin d'année 2008, ménageant un rebondissement pour le moins tordu avant les fêtes et faisant reprendre leur intrigue un mois plus tard (c'est le désormais traditionnel coup du saut dans le temps). En vain : si les épisodes huit et neuf ont en effet remonté le niveau et réinjecté un peu de suspens dans un programme qui en manquait cruellement, ils n'ont pas suffi à remonter les audiences et à empêcher l'arrêt d'une série dont la fin n'est pas programmée pour l'heure. Ce qui, vous vous en douterez, ne traumatisera pas grand-monde tant l'hypothèse que quiconque se jette sur les quatre ultimes épisodes semble tout à fait fantaisiste.

La question est autrement plus délicate à évoquer à propos de Californication tant la série de Showtime était prometteuse lors de ses pétaradants débuts. Certes, le final de la saison 1 frôlait de près le n'importe quoi, mais on pouvait toujours mettre ça sur le compte du faible nombre d'épisodes et du fait qu'à ce moment-là les auteurs ignoraient si le programme serait reconduit ou non - ils avaient du coup souhaité concocter une fin acceptable à l'histoire... ce n'était pas super convaincant, mais c'était respectable. La seconde saison, clairement placée sous le signe de la surenchère et de l'incohérence, l'est beaucoup moins. Particulièrement poussifs, les trois premiers épisodes montrent des scénaristes pris à leur propre piège : le final susmentionné était si invraisemblable (pour ceux qui l'auraient oublié Karen décidait tout à fait subitement de se remettre avec Hank) et si contraire au concept-même de la série (qui est que Hank et Karen ne peuvent justement PLUS être ensemble) que les pauvres auteurs rament comme des malades pour trouver une intrigue décente ou - à défaut - au moins un bon prétexte pour que Karen et Hank se séparent à nouveau. Ils finissent pas en dégoter un à l'épisode 4... mais c'est peu dire qu'on n'est pas convaincu par les motifs de rupture d'une Karen qui, douze épisodes durant, passera de toute façon son temps à nous gaver les portugaises, à revenir vers Hank, repartir, coucher avec lui, le replaquer... pour au final changer trois fois d'avis dans les dix dernières minutes de la saison - franchement y'a des baffes qui se perdent. Inutile de vous dire qu'on est absolument ravi d'apprendre que la comédienne Natascha McElhone quitte la série - en voilà une au moins qui ne nous manquera pas.

Las : les relations entre Hank et Karen ne sont malheureusement pas le seul point faible (et / ou d'incohérence) de cette saison 2... loin s'en faut. En fait, rien n'y fonctionne jamais, et surtout... les points faibles de la première saison y sont plus exacerbés de jamais. Car si on avait déjà un peu de mal avant avec ce concept d'une série sur un écrivain qu'on ne voyait jamais écrire (de toute façon à la télé ou au ciné les écrivains n'écrivent jamais, ils sont toujours bloqués... jusqu'au moment où il se débloquent et écrivent un chef-d'oeuvre en vingt minutes), la littérature est désormais la grande absente d'une série déclinant un peu plus à chaque épisode, entre fantaisies virant de plus en plus au n'importe quoi (Charlie producteur de porno ?) et personnages secondaires laissés sur le carreau de manière totalement incompréhensible : outre la disparition de Bill qui, excusez du peu, est tout de même le mari de Karen (elle l'a bel et bien épousé à la fin de la saison 1), rendue encore plus ridicule par la présence de sa fille Mia... qui n'a évidemment plus la moindre raison d'être là du coup, ses aventures (à elle) sont vraiment sans intérêt, les apparitions de l'irrérisistible Dani sont réduites à de simples guests, , Marcie est absente la moitié de la saison, les nouveaux (Daisy l'actrice porno, Julian le prophète new-age) ne servent à rien... quant à Lew Ashby, le grand personnage de la saison, producteur de rock complètement barge et jumeau symbolique de Hank, il ne tient aucune de ses promesses. Son lourd secret est risible (et réglé en dix-huit secondes chrono), ses excentricités, d'abord séduisantes, finissent rapidement par ennuyer, et sa ressemblance troublante avec le Dr House le dessert plutôt qu'autre chose. Là où tout laissait à croire que sa présence remettrait complètement en perspective le personnage de Hank il s'avère qu'il participe surtout de la surenchère générale au sein d'une série réduite à une succession de sketches parfois très réussis... mais globalement complètement décousus.

Car Californication n'est pas subitement devenue merdique, loin de là. De très bonnes séquences enrichissent la saison 2 (la vasectomie de Hank, le premier boyfriend de Becca, l'émouvant épisode "flashback" le jour de la mort de Cobain... et bien sûr l'imparable - mais très misogyne - buco-viol !), le personnage de Hank est toujours aussi charismatique (et David Duchovny toujours aussi génial dans ce rôle)... simplement il est bien seul au milieu d'un feuilleton dont on s'aperçoit au bout de quelques épisodes qu'il ne parle tout simplement plus de rien. Car on admettra qu'une série sur un type qui passe ses journées à boire et baiser et bavarder... ça n'a rien de très palpitant, faute d'un semblant intrigue, au moins pour faire genre. Soit : l'ensemble est plus subversif que jamais, ça fume ça baise ça se défonce... ok, mais ça va où ? De ce point de vue la saison 2 de Californication est à rapprocher des séquences les plus faibles de Nip/Tuck - sulfureuse mais complètement vaine. A voir si la saison 3, annonciatrice d'un nouveau départ (Hank y vivra a priori seul avec Becca) redressera la barre... ce qui est certain en tout cas c'est qu'on ne risquera pas de se jeter dessus avec une telle faim que cette année.


👎👎 Dirty Sexy Money (saison 2)
créée par Craig Wright
ABC, 2008-09

👎 Californication (saison 2)
créée par Tom Kapinos
Showtime, 2008-09



(1) Si Californication rempile dores et déjà en septembre, DSM pour sa part ne sera peut-être même pas diffusée jusqu'au bout.
...

26 commentaires:

  1. Arf pour Californication je suis bien emmerdée, parce que du coup ça me donne envie illico de revendre mon coffret de la saison pour réinvestir dans... Je sais pas, disons Dexter ou Gossip girl (oui j'ai envie d'acquérir Gossip girl)

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  2. Hein qui quoi ? Tu as déjà le coffret de la saison 2 ? Tu parles de la 1 ? Mais elle est bien la 1...

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  3. Merde, moi qui attendais avec impatience la saison 2 de Californication! En meme temps, on s'en doutais comme tu le dis avec la dernière mn de la saison 1 (comme je le disais à Systool, c'est vraiment con qu'ayant signé une 15aine d'excellents épisodes les scénaristes se vautrent à la dernière minute du dernier , complètement contraire à l'esprit de la série...). Le pote chauve de Hank (sais plus son nom) est il au moins toujours aussi excellent?

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  4. Charlie ? Bah... il est égale à lui-même. En pire. Comme tous les personnages, en fait, c'est bien ça le problème : on finit par ne plus trop y croire.
    Je te trouve même un peu généreux avec la saison 1... parce que moi j'étendrais les réserves aux deux derniers épisodes (sur 12 je crois...). Le dernier bien sûr, mais aussi l'avant-dernier, celui où Hank découvre qu'il s'est fait piquer son bouquin et... rigole et trouve ça trop cool, alors que n'importe quel écrivain - même le plus doux et le plus gentil - aurait des envies de meurtres à sa place :)

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  5. Je n'ai pas le souvenir qu'hank ai trouvé trop cool de se faire piquer son bouquin. Quand au dernier épisode, oui c'est n'importe quoi, il y avait quand meme vachement mieux à faire sur ce mariage, mais ca reste qd meme à peu près dans le ton de las série... contrairement à la fin...
    Charlie égal à lui meme? bon je vais quand meme jeter un oeil, alors... C'est diffusé quand en France?

    Ton restau 1 est fermé? j'ai voulu mettre un commentaire sur the Cement Garden (2 fois, meme!) mais à priori ca a foiré...

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  6. Il n'a pas trouvé ça trop cool... mais il n'a quasi pas eu de réaction, il ne s'est même pas mis en colère.

    Le restau 1 est modéré, je valide au fur et à mesure les commentaires.

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  7. C'est pas qu'il trouve ca cool de se faire piquer son bouquin, c'est que... comme Mia menace de révéler la vérité s'il laisse pas tomber l'affaire, il préfère laisser couler... faut admettre qu'autrement il serait dans la merde.

    Sinon, je suis assez 'accord sur l'assez flagrante absurdité de la saison 2 (en fait, à la fin de la saison 1, je me suis demandé ce qu'ils alllaient bien pouvoir faire pour la 2... a priori les scénaristes aussi en fait.)

    Cette saison 2, je l'ai regardée pour la meme raison que je continue à regarder House: le personnage principal. L'histoire peut etre completement à coté de la plaque (ou cousue de fil blanc) il reste ce perso vachement marrant avec un sens de la répartie qui claque... Et qui permet de pas s'ennuyer pendant l'épisode.)

    J'ose espérer que la saison 3 sera meilleure, ne serais-ce que parce que Becca est quand meme le personnage le plus réussi apres Hank himself en fait... Donc ca laisse augurer de bons moments.)

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  8. Il a beau laisser couler... il n'empêche que sa réaction n'est pas du tout normale, n'importe quel écrivain, même en herbe, te le confirmerait. Se faire déposséder de son texte, c'est comme se faire arracher une partie de soi... et lui, c'est à peine s'il fronce les sourcils !

    Sinon... oui, on est d'accord sur la S2, sur l'hypothétique retour aux sources de la S3... à croire qu'en effet les scénaristes eux-mêmes se sont rendus compte que ça devenait n'importe quoi...

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  9. Dommage pour le Golb 1... se priver de commentaires aussi essentiels et inspirés que les miens... sa fréquentation va chuter, c'est sur...

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  10. OK, ca manque peut etre de crédibilité... mais ca renforce le côté "cool", serein dans sa déchéance du personnage.

    Concerannt la saison 2 et mon visionnage de cette saison, les autres trucs qui font que je continue à regarder, c'est aussi bien entendu le fait que la série baigne dans un monde Rock n' Roll et que comme tout monomaniaque j'adore toruverdes références à ce que j'aime. Que ce soit Hank portant un T shirt Mötley Crüe, un morceau du dernier Nicjk Cave en fond, ou un perso qui s'appelle Janie Jones, ben moi, ca m'amuse...

    Cependant, le fait est que je me demande aussi ce qu'ils vont bien pouvoir nous sortir pour la S3... Surtout que, s'il y a un truc bien dans la saison 2, c'est que le personnage de Hank se complexifie (enfin, montre quelques paradoxes perso en plus)... Complétement barge mais dégouté des orgies Rock n Roll, qui se tape tout ce qui veut bien mais ultra conservateur des qu'il s'agit de sa fille... (Bon, j'en reviens au fait que le personnage principal est le truc le plus interessant de la série... ok.)

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  11. Xavier >>> arrête, j'en dors déjà pas la nuit...

    Guic' >>> c'est sûr qu'au terme de cette seconde saison, Hank apparait finalement comme le personnage le plus adulte !

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  12. Je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi moi, qui regarde si peu de séries, j'apprécie autant cette nouvelle rubrique, que je trouve "au top". Vous me donneriez envie de m'y mettre, presque.

    BBB.

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  13. Disons que je me donne beaucoup plus dans cette rubrique-ci... parce qu'avec les séries on touche à un des trucs les plus commentés sur le Net, bien plus que la musique ou les bouquins finalement. Du coup je me sens obligé de réfléchir plus, pour donner un article beaucoup plus personnel, qui se démarque... etc. Comme quoi la concurrence a de bons côtés ;-)

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  14. Séries B

    Je tiens à signaler à l'intendance générale et aux chalands que "Boston Justice" se bonifie de saison en saison, et bien que sans prétention et avec des ficelles vues et revues, ça défourraille de façon très jubilante, certains acteurs sont extraordinaires (Shattner, Bergen, Buzz l'éclair, et bien entendu le sous employé James Spader)

    Quant à "Shark", pâtissant d'autant de grossièretés scénaristiques et facilités que "Boston Legal" revisite avec plaisir le segment (trop nunuche chez Close to Home, trop déprimant chez "The practice"), et fait passer de bons moments, à défaut de rendre plus intelligent. Et surtout, la série a su s'installer progressivement, se patiner et s'améliorer au fil des épisodes sans s'essouffler.

    Tout ceci pour dire que la saison 2 n'est pas une fatalité, en voici deux démonstrations parmi d'autres.

    PS : mon comm tombe peut-être à plat, vu que j'ai lu en diagonale le billet et les comms, de peur de me faire spoiler quelques intrigues ^^

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  15. Aucun problème Christophe, l'avertissement initial est fait pour ça :-) J'essaie de spoiler le moins possible, de rester dans les très grandes lignes... mais entre le résumé de la saison 2 et le fait de ne pas trahir de suspens pour ceux qui n'ont pas vu la 1 c'est souvent quasiment infaisable.

    Tout ça pour dire que je ne connais pas trop Boston Justice. En revanche j'avais regardé la première saison de Shark (plus connu sous le nom de Dr House Au Pays des Procureurs), je ne te cache pas que ça m'avait semblé passablement ringard ^^ Le genre de série que je regarde toujours... l'été, quand toutes les autres sont arrêtées :-)

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  16. On est ici dans le registre des séries B quand même.

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  17. Pour bis. C'est exactement ça ^^

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  18. Thom, je trouve ton analyse un peu radicale sur la deuxième saison de californication. Je reconnais que les scénristes ont parfois eu tendance à aller dans la surenchère et que ça peut être un peu lourd. Toutefois, même si on reste des spectateurs un peu dubitatifs sur la transformation de hank en quète de maturité, il reste dans cet opus des petits moments purement jubilatoirs, l'humour reste corrosif et le cynisme de rigueur. De plus, son entourage prend un peu plus de dimension, hormi Lew Ashby, qui reste une grosse déception dans ce personnage caricatural à souhait, ce qui rajoute une bonne gallerie de portrait qui trouvent leur place dans la vie désordonnée de notre anti héros.

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  19. Ah mais je ne nie pas qu'il y ait des moments jubilatoires (je les énumère même dans l'article). Mais l'ensemble m'a vraiment paru complètement décousu, partant dans tous les sens tant et si bien que j'ai eu l'impression de passer toute la saison attendre qu'elle commence...

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  20. Pour DSM, j'ai pas réussi à regarder plus de 5 minutes de la saison 2. Déjà que la saison 1 était... blah...
    Et Californication, au milieu de la saison 2, je me suis demandée pourquoi je regardais encore :-/

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  21. J'ai toujours trouvé "Californication" moyen, donc...

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  22. En réponse à ton commentaire sur mon blog, j'ai dit que j'avais déjà lu ce billet. Mais pas du tout, et pour cause, ça spoile, et pas qu'un peu ! Mais en fait merci, car du coup je vais gagner du temps pour regarder des séries qui en valent la peine !

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  23. De rien :-)

    Par contre euh... tu me permettras, ayant vu ladite saison et pas toi, d'être mieux placé pour savoir si je spoile un peu / beaucoup / à la folie / pas du tout :-)
    Dans la mesure où spoiler est dévoiler un élément clé de l'intrigue (et rien d'autre), on ne peut pas considérer que cet article spoile beaucoup, non, puisque le seul élément que je dévoile est la rupture entre Hank et Karen. Sinon pas un mot de la trame générale de la saison 2 (et pourtant vu son peu d'intérêt ça n'aurait pas été méchant de tout raconter ^^)(ok, je dis aussi que Karen quitte la série... mais bon, ça, ce n'est pas vraiment un secret vu que je l'ai même lu dans Télé 7 Jours... :-D).

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  24. La fin de DSM est néanmoins dispo sur le web et évidemment sur le coffret dvd de la saison 2.

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