jeudi 30 avril 2009

Jacques Duvall - Good News From the Western Stars

...
Est-il nécessaire de connaître la biographie ou le CV d’un artiste pour appréhender une de ses œuvres ?

La question ne date pas d’hier, mais face au nouvel album de Jacques Duvall (son troisième en vingt-six ans) elle se pose plus que jamais. Alors que certains s’enflamment déjà sur son grand retour, ce qui ne peut que prêter à sourire dans la mesure où la plupart ne le connaissaient probablement pas il y a trois mois, nous, on n'a pas pris le lecteur pour une truffe : oui, on l'a reconnu, il y a encore quelques semaines nous ignorions tout de monsieur Jacques Duvall. On n’avait jamais entendu ses disques précédents (on ne les a toujours pas entendus d’ailleurs, vu qu'ils sont introuvables), seulement le singulier Hantises (album de Phantom feat. Duvall paru en 2006)… pire encore : en lisant son C.V., sur le coup, on n’a pas du tout eu envie d’écouter l’album d’un artiste qu’on nous présentait grossièrement comme le parolier de Lio, qu’on comparait à Paul Personne et qui mettait un chapeau de cowboy (encore que ce dernier détail...) Un préjugé stupide ? Sans doute, et alors ? C’est également une preuve qu’il vaut toujours mieux écouter les albums et s’intéresser à la musique que de perdre du temps avec le paratexte, et qu’il n’est pas besoin de faire semblant d’avoir toujours voué un culte discret à Jacques Duvall pour trouver son nouvel album exceptionnel.

mercredi 29 avril 2009

Le Golb. What Else ?

...
Tremble, lecteur. Tremble.

Ceci est le 1130e article du Golb. 1130, en 3 ans, jour pour jour ou presque.

Trois ans. Et certains - plus beaucoup - sont là, à me lire, depuis le premier jour. Et certains comptent aujourd'hui parmi mes amis les plus fidèles.

mardi 28 avril 2009

Un intermède jouissif

...
http://microgolb.blogspot.fr/2008/09/judge-dee-golden-challenge-2008-09.html

Si j'ai pu être parfois sévère avec certaines aventures "intermédiaires" de notre cher Juge, ces romans souvent rajoutés après coup par l'auteur dans la chronologie de son personnage mythique, l'honnêteté m'oblige à reconnaître que certaines tiennent particulièrement bien la route... et c'est le cas de Necklace & Calabash (aka Le Collier de la Princesse), roman tout à fait particulier pour moi... puisqu'à chaque fois que je lis son titre je suis incapable de me rappeler de quoi il cause tout en le trouvant par la suite très bon de la première à la dernière page.

lundi 27 avril 2009

The Kingsbury Manx - Band on the Run

...
Dans un monde merveilleux, tout le monde connaîtrait The Kingsbury Manx et le groupe de Chappell Hill, Caroline du Nord, serait aussi populaire que MGMT. Car entre nous, dans le genre pop légère et insouciante, The Kingsbury Manx en vaut bien un autre. Voire plusieurs. En fait : n'importe quel groupe pop aimerait avoir sur son dernier album au moins une chanson qui soit aussi bonne qu' "Over the Oeuvre" (second morceau de cette nouvelle livraison).

dimanche 26 avril 2009

The Mentalist - Maigre pitance de mi-journée

...
C'est un secret de polichinelle : ma vie est rythmée par des habitudes et des traditions quasiment immuables, routinière sans doute - millimétrée en tout cas. Bien sûr je suis capable d'aménager mon emploi du temps en fonction des évènements, mais il est quelques points sur lesquels je suis bien incapable de transiger, notamment un qui intéresse tout particulièrement ce blog : la série du midi. C'est que voyez-vous, avec tout ce que je fais, lis, écoute... je n'ai pas tant de temps que ça pour regarder des séries - ce qui explique que je puisse difficilement fournir plus d'un article par semaine sur ce sujet (et ça risque même au fil du temps de devenir deux par mois). Un épisode le midi en déjeunant ; deux le soir, trois quand j'ai une insomnie... je peux difficilement en avaler plus (c'est déjà beaucoup, vous me direz... ce à quoi je répondrai certes, mais pas tant que ça si l'on considère qu'il y a des trucs que vous faites sûrement et que je ne fais quasiment jamais - par exemple regarder des émissions de télés ou bien inviter du monde à la maison...). Aussi ma sélection s'opère-t-elle souvent en fonction des ressorts auxquels font appel lesdites séries : le midi, je n'ai pas envie de regarder les mêmes trucs que le soir. Je suis plus naturellement tenté par quelque chose de plus léger, de moins axé sur le suspens (pour me couper l'envie de m'en enfiler plusieurs à la suite), de plus divertissant - tout simplement. Tout le problème étant qu'il y a infiniment plus de séries totalement prenantes que de séries juste bonnes à m'occuper le midi (l'autre problème étant que je mets beaucoup moins de quarante -deux minutes à avaler ma maigre pitance de mi-journée). Si je sais toujours à peu près quoi regarder le soir, je suis en quête perpétuelle de séries cools et décontractantes pour le midi... surtout depuis que j'approche de plus en plus dangereusement de la fin de Scrubs et qu'en matière de Medium, j'ai fini par rattraper la diffusion américaine.

vendredi 24 avril 2009

Antoine Bello - La Vérité est ailleurs (la plupart du temps)

Si la théorie du complot vit un nouvel Age d'Or depuis le 11 Septembre, force est de noter qu'à part 24 elle n'a pas débouché sur grand-chose de palpitant. Quelques films anxiogènes dispensables, quelques séries un peu branlantes (plus ersatz de 24 que vraiment marquées par les théories du complot du reste), les bouquins de Harlan Coben... pas quoi de grimper aux rideaux (ni au plafond ni nulle part).

jeudi 23 avril 2009

PJ Harvey & John Parish - Les Premières fois sont rarement les meilleures...

...
Je me suis posé la question en ces termes durant plusieurs semaines : fallait-il ou non parler du nouvel album de PJ Harvey & John Parish, alors que tant d'autres (Arbobo et The Civil Servant en tête) s'en sont parfaitement acquittés ? N'y a-t-il pas eu plus essentiel ces dernières semaines ?... Sans doute. Pour la première fois depuis très longtemps, un disque de la Déesse de la blogosphère déçoit franchement. Mais n'est-ce pas un évènement en soi ?

mercredi 22 avril 2009

As Tivi Goes By

...
Lorsque Philippe Djian a créé Doggy Bag et lancé son concept fou de série télé littéraire (ou quelque chose comme ça), j'avoue avoir eu quelques doutes sur le fait qu'il puisse réellement tenir son pari. Non pas que je n'ai pas eu confiance en son talent, ni que j'y ai vu - comme d'autres - un concept opportuniste visant à surfer sur la mode. Déjà parce que si chaque fois qu'un artiste flairait parfaitement l'air du temps on le taxait d'opportunisme on aurait pas fini de tailler des costards. Ensuite parce qu'en l'occurrence, Djian était parvenu - et avec quel brio - à l'anticiper : en 2005, les séries américaines commençaient enfin à intéresser le public (l'article de dimanche dernier sur Les Soprano explique le pourquoi du comment de cette découverte tardive), mais on en était pas encore au phénomène de mode qui s'est accéléré durant les mois suivants (et qui a d'ailleurs beaucoup amusé les fans de série de la vieille école, parce que c'était tout de même très rigolo tous ces gens qui découvraient Les Experts comme s'il s'était agit de la dernière grande révolution artistique). Enfin parce que très rapidement, la lecture de la saison 1 de Doggy Bag témoignait d'une connaissance encyclopédique du genre, multipliant les références (notamment à Twin Peaks et Six Feet Under), au point que de même qu'on pourrait qualifier un Alan Ball (1) de scénariste lettré on pourrait qualifier Philippe Djian d'écrivain sérié (2)

lundi 20 avril 2009

Le Paradis des chiens - Crimes of Love in the First Degree

...
On entre dans Le Paradis des chiens comme dans un de ces rêves d'été... il faut chaud, vous peinez à vous endormir, sûrement vous transpirez... vous vous assoupissez progressivement mais pas complètement, votre esprit divague, vos draps sont moites et votre corps aussi, et le rêve qui vient bien sûr ne peut-être que mauvais, poisseux, peut-être glauque même.

dimanche 19 avril 2009

Avez-vous vu Tony Soprano ?...

...
... question importante s'il en est. Si jamais vous l'avez croisé, n'hésitez pas à prendre contact d'urgence avec le FBI, la police, sa famille voire un de ses sbires - tout le monde veut la peau de Tony Soprano. Faut dire aussi qu'il les cherche : non content d'être le parrain du New Jersey, il faut encore qu'il passe ses journées à tromper sa femme, déballe ses problèmes chez sa psy comme une gonzesse (pour ne pas dire autre chose), fasse des malaises à répétition parce qu'il ne supporte pas le stress... y'a pas à dire, il les accumule, le Tony. C'est ce qui nous le rend si sympathique.

samedi 18 avril 2009

Sepultura - The Good Old Days

...
S'il y a bien une chose que je n'aurais jamais cru faire cette année, une chose qui m'aurait paru totalement absurde si on me l'avait prédite ne serait-ce qu'un mois plus tôt... c'est que j'écrirais un article sur Sepultura en 2009. Rien que la formule prête à sourire : Sepultura en 2009 ? Quoi ? Ils existent encore ?

Honnêtement, on avait un doute. Plus de dix ans après le départ de Max Cavalera, treize ans pile poil après le classique Roots, on avait rangé le groupe de metal brésilien au rang des vieux souvenirs. Slayer des années quatre-vingt-dix disait la presse ? Au moins maintenant, on savait que c'était faux : rien chez eux pour évoquer la longévité, la créativité et la persévérance dans le chaos du groupe de Kerry King. Le Sepultura post-97 ? Une blague. Une escroquerie, peut-être, même. La presse metal elle-même ne faisait plus grand cas, ces dernières années, de leurs sorties. Et le départ de l'autre Cavalera (Igor, le batteur) semblait devoir mettre un point final au compte d'un des plus gros gâchis du metal de ces vingt dernières années.

vendredi 17 avril 2009

Speed Trials (L1)

...
Nouvelle rubrique "vite lue", comme vous l'aurez compris. Une manière de garder le fil, puisque désormais, faute de temps, je me contente de réserver les "longs articles" à des choses me paraissant prioritaires (c'est le bon côté des choses quand on a des années de longs articles derrière soi et qu'on n'a plus rien à prouver !).

jeudi 16 avril 2009

Expérimental, mais pas trop

...
Pour ce Ten Years After vol. 3, avril 99 to 09, j'avais le choix. Deux albums sur ma liste, deux disques m'ayant considérablement marqué pour des raisons complètement différentes (et évoluant de fait dans deux registres on ne peut plus différents). L'un sur lequel mon point de vue a énormément évolué, sans doute plus intéressant en terme de parcours musical (c'est Spiritual Black Dimension, de Dimmü Borgir !). Et l'autre que je n'ai fait qu'adorer de plus en plus au fil des années, sans aucun doute un des albums que j'ai le plus écoutés depuis dix ans - peut-être même le seul que j'écoute encore régulièrement parmi les disques de 1999 que j'ai achetés au moment de leur sortie. Mais du point de vue parcours musical, celui-ci est évidemment moins parlant : il n'a rien de déshonorant, et s'il sortait cette semaine je le chroniquerais exactement pareil. Sauf que voilà : je n'ai pas envie non plus que cette rubrique devienne une espèce de Rock'n'Roll Hall of Shame étendu sur une année complète, ce serait particulièrement morne, après silverchair le mois dernier il fallait au moins un chef-d’œuvre pour que je trouve le courage de continuer mon exploration... d'autant que le mois de mai, je vous le dis d'emblée, s'annonce comme particulièrement sinistre pour notre Ten Years After.

mercredi 15 avril 2009

Lost - La Passion de John Locke

...
[ALERTE SPOILER : si vous n'êtes pas arrivés jusqu'à l'épisode 07 de la saison 5, inutile de lire la suite...] Le titre de la chronique est explicite... la chronique un peu moins, ou disons : moins que je l'aurais cru. En fait, cet article est né un peu par accident, sur un forum concentrant un grand-nombre de fans de Lost (que j'espère bien recroiser ici, quelle consécration). La discussion dérivait sur les symboles, ceux (évidents) disséminés tout au long de la série mais aussi ceux, plus subtils, incarnés par les personnages eux-mêmes. Car dans Lost chaque caractère, au-delà de sa personnalité, occupe une fonction symbolique qui lui est propre (on pourrait d'ailleurs écrire le même genre de billet sur quasiment chacun d'entre eux... ce qu'évidemment je ne ferai pas, j'ai quand même une vie)... aussi lorsqu'en énonçant sur le forum ma réflexion (déjà évoquée dans un commentaire du Golb) sur la portée messianique de John Locke étais-je persuadé d'enfoncer une porte ouverte... pour mieux m'apercevoir qu'en réalité, c'était loin d'être une évidence pour tous.

mardi 14 avril 2009

François Mauriac - Conte de la Haine ordinaire

...
Une longue lettre, rédigée par un vieil homme mourant et adressée à son épouse. Qu'il déteste. Pourquoi ? On va le comprendre assez rapidement. D'autant que depuis son lit de mort, il ourdit sa vengeance.

Le début est époustouflant ; on frise le nihilisme absolu. Vingt pages gorgées de haine : le fond remue les tripes, la forme coupe le souffle. Impossible de ne pas être totalement retourné par une telle déflagration, une telle puissance stylistique, une telle morgue...

dimanche 12 avril 2009

The Delano Orchestra - Béatitude

...
L’amateur de musique a appris depuis longtemps à se méfier de deux préfixes souvent trompeurs et parfois irritants. Passons sur néo, rétamé depuis longtemps par le grand Lemmy au détour d’une phrase devenue fameuse, et arrêtons nous sur post – sans doute le préfixe favori des branchouilles les plus insupportables. Quand une musique est « post » quelque chose, on a toujours tendance à se méfier. À raison : dans le meilleur des cas c’est un qualificatif absurde (il n’y a jamais eu autant de rock’n'roll sur les ondes que depuis l’invention du « post-rock »), dans le pire une escroquerie à la prétention inversement proportionnelle à sa qualité. Non que le post-rock des années 1990 / 2000 n’ait accouché de quelques groupes majeurs et n’ait produit quelques chefs-d’œuvre, mais sa définition initiale (un genre utilisant les armes de base du rock pour faire autre chose – en gros) semble tellement loin aujourd’hui qu’il conviendrait presque parfois de parler de « post-post-rock » (idée à creuser… quoique si ça se trouve quelque journaliste proto-snob y a pensé avant nous). On se souvient d’ailleurs d’un musicien phare du genre (taisons son nom par respect pour sa famille) qui, tentant de définir la chose auprès du public d’un showcase FNAC pas trop au parfum, avait eu ces mots lourds de non-sens : « Well… so… le “post-rock”, en fait, c’est un truc qui est né quand des gens comme Mogwai ou nous ont voulu essayer de faire du rock différemment ». Éloquent, non ?

vendredi 10 avril 2009

Seul dans le noir d'un scriptorium avec Paul Auster qui me fait la lecture...

...
A lire la presse, difficile de savoir si le dernier Paul Auster est génial ou nullissime - on lira tout et son contraire selon les titres. Vous me direz Thomas, grand fou ! Quelle idée de lire de la presse ? ... quelle idée en effet, mais que voulez-vous : on a tous nos petites faiblesses. Or quand on s'est emmerdé comme un rat crevé au fin fond du scriptorium du précédent Auster, on est en droit de nourrir quelques appréhensions avant de se lancer dans Man in the Dark, de chercher à savoir ce que les autres en pensent... et de noter une cassure vraiment marquée dans les commentaires. Cassure bien connue d'ailleurs, Auster divisant depuis longtemps le monde des lettres en deux camps d'égale importance : ceux le considérant comme un génie et ceux le voyant comme une outre vide faisant piailler les intellos neurasthéniques. Mais cassure qui jamais n'a semblé si prononcée - et pour cause : Man in the Dark est probablement le plus austérien (et le plus austère, aussi) de tous les livres de son auteur... et là, je ne vous cacherai pas que j'ai un peu l'impression d'écrire cette phrase à chaque fois qu'Auster publie un livre.

jeudi 9 avril 2009

Peter Doherty - Un amant naïf et sentimental

...
Depuis qu’il est presque clean et que les moins de 16 ans le vénèrent, Pete… pardon : Peter Doherty n’en finit plus de revenir, et les médias de relayer ces retours – visiblement personne n’a pris la peine de leur dire qu’ils se répétaient. Il y a de quoi s’étonner : quand les Libertines, premier groupe de Doherty que les gamins d’aujourd’hui connaissent à peine, publiaient deux chefs-d’œuvre absolus, la presse française et Nagui s’en fichaient éperdument. À présent que l’un des deux ou trois meilleurs groupes de la décennie est devenu un lointain souvenir (1) et qu’il semble acquis que plus jamais Doherty n’approchera ce niveau, il n’a jamais fait autant de couvertures ni reçu autant d’étoiles. Sans vouloir jouer les rabats-joies ou les fans de la première heure précocement vieillis, on s’interroge tout de même sur les dommages que peut causer une loupe médiatique encore plus implacable (et paradoxalement : aveugle) qu’à l’époque de Kurt Cobain.

mercredi 8 avril 2009

Les Temps they are a-changin', mais dans une strange direction

...

1993 : mes copains et moi, on copie goulument nos disques respectifs sur des K7 que nous conservons telles des reliques, voire copions les unes sur les autres, ce qui est mal, très mal, même si on ne s'en rend pas vraiment compte. Le fléau frappe 100 % de notre collège, du collège voisin, de tous les collèges de la région, de la plupart des collèges du pays. Les majors sont riches et grasses. Tout va bien.

2009 : mes copains virtuels et moi, on s'échange de temps en temps des fichiers sur le Net, que souvent nous effaçons et oublions après deux écoutes. Notre réseau terroriste, dirigé par Robert Soprano (le petit fils de Tony) s'étend à un colossal 19 % de la population. Pas de France, du Web. Les majors sont encore plus riches et bien plus grasses. Mais elles sont un peu à cran.

mardi 7 avril 2009

The Fall and (2nd) Rise of Oasis

...
Suite (mais pas fin) de notre série sur les rééditions d'Oasis (vous savez : ce groupe avec lequel je serai désormais toujours suspect de complaisance parce que j'ai écrit un roman où il jouait un vague rôle... alors qu'en réalité quand j'étais ado Oasis n'était pas du tout mon groupe préféré, loin de là), consacrée cette fois-ci aux années de vaches maigres du groupe de Manchester (en contournant (What's the Story ?) Morning Glory pour cause de présence dans le Mes disques à moi...). Enfin vache maigres... c'est vite dit : Be Here Now demeure encore aujourd'hui le plus gros succès du groupe, un des disques les plus vendus de son temps, qui faillit d'ailleurs selon la légende provoquer un krach boursier tant sa qualité est inversement proportionnelle à ses chiffres de ventes. C'est qu'après deux albums devenus classiques quasiment le jour de leur parution, Oasis était attendu au tournant alors même que n'importe qui d'à peu près intuitif avait senti depuis longtemps que ce groupe-là n'avait pas le souffle suffisant pour réitérer l'exploit trois fois de suite.

lundi 6 avril 2009

31 Songs - Méfiez-vous des auteurs sympas

...
Je suis sûr que ça vous est déjà arrivé de vous poser cette question : comment émettre un avis sur tel ou tel truc ? Non ? Moi, en tout cas, oui. Il y a des œuvres qu'on ne sait pas trop par quel bout prendre, ouvrages bâtards posant plus de questions qu'ils n'apportent de réponse... et il y en a même des encore pires, des qui nous amène à nous demander : comment même puis-je avoir un avis sur ce truc ?

31 Songs, compilation musico-littéraire du sympathique Nick Hornby, s'inscrit clairement dans la seconde catégorie. On ne sait ni par quel bout le prendre ni quoi en penser à proprement dire ; on le lit sans déplaisir, mais sans savoir vraiment pourquoi.

dimanche 5 avril 2009

Scrubs - A débile, débile et demi

...
La première fois que j'ai regardé Scrubs, j'ai trouvé ça complètement débile. C'était donc ça la super série que me vendaient mes cousins depuis des mois ? Au moins là, j'avais la preuve (toujours utile quand on est aussi nul en maths que je le suis) que nous n'avions pas le même âge et que nous n'étions pas de la même génération.

La seconde fois que j'ai regardé Scrubs, j'ai trouvé ça encore plus débile que la première fois, mais je me suis forcé à aller au bout... parce qu'on ne juge pas plus une série à son premier épisode qu'un album à sa première chanson (évidemment il y a quelques exceptions... pour les albums).

samedi 4 avril 2009

Les Claypool - Western sous la sciure

...
Il y a dix ans presque jour pour jour paraissait Antipop, phénoménal album de funk-metal-core accueilli - si mes souvenirs sont bons - pour le moins fraîchement par la critique n'y voyant qu'une redite efficace des incontournables Frizzle Frie (1990) ou Pork Soda (1993). On ignorait alors que cet album gorgé de guests (Tom Morello, James Hetfield, Jim Martin, Matt Stone...) deviendrait un classique, beaucoup parlaient tout au plus d'album de transition... transition vers quoi, on n'a jamais trop su : Antipop était également destiné à être l'ultime album d'un des groupes les plus barges (et donc les plus marquants) des années quatre-vingt-dix.

vendredi 3 avril 2009

Anti-roman initiatique

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°25]  
Les désarrois de l'Elève Törless - Robert Von Musil (1906)

Rien à faire : avec Musil c'est toujours la même chose ; il me lessive, me retourne, puis m'obsède durant des jours. Ce qui est étrange, c'est qu'au départ celui qui devait figurer dans cette rubrique était - évidemment - L'Homme sans qualités, monumentale œuvre-somme parue au début des années trente. Oui mais voilà : relire un tel livre (deux, en fait)... ça ne se fait pas en une journée - et moi je suis paresseux. Alors j'ai relu un autre roman (son premier), généralement considéré comme mineur, et non inscrit sur ma liste de "livres cultes" pour une raison assez simple... : je l'ai découvert bien après avoir établie ladite liste (en 2006). Etonnant comme je l'ai trouvé bon, fascinant et... comme je m'en rappelais comme si c'était hier. Alors même que L'Homme sans qualités, chef-d'œuvre absolu que je cite à tout bout de champ... ne m'a laisse que peu de souvenirs. D'ailleurs... si les lecteurs du Golb s'intéressaient à Musil sans doute d'ailleurs se souviendraient-il que j'ai déjà largement évoqué ce texte par le passé... heureusement ou malheureusement, seul Lou aura probablement en tête le côté "réédition" de la note qui suit.

jeudi 2 avril 2009

Une madeleine fourrée à la Pearl Jam

...
[Article précédemment publié sur Culturofil] Nous étions jeunes, nous portions cheveux longs, jeans déchirés au compas et chemises à carreaux – les plus révoltés d’entre nous arborant à l’occasion un bandana au poignet. Nous étions grunge sans savoir que ça voulait dire crado. La plupart d’entre nous, lorsqu’ils revoient les photos de l’époque, ont un peu honte. Pas grave : nous avons eu notre petite révolution, notre punk personnel. Un truc à nous et rien qu’à nous, un truc global (musique, style vestimentaire, vision du monde…) que nos parents et même nos grands frères ne pouvaient pas trop comprendre. Ça excuse bien des heures de colle à taillader nos jeans bon marché.

mercredi 1 avril 2009

CDG - le classement évolutif qui évolue !

...
Certains d'entre vous n'en pouvaient plus. Les gens se sont mis à m'interpeler dans la rue. Hier encore, j'ai reçu une lettre de menace : fais revenir le Classement du Golb où je brûle ta maison... c'est là que j'ai compris à quel point G.T. était courageux de tenir à jour le classement de tous les blogueurs... parce que rien que le mien, c'est très dangereux.