Est-il nécessaire de connaître la biographie ou le CV d’un artiste pour appréhender une de ses œuvres ?
La question ne date pas d’hier, mais face au nouvel album de Jacques Duvall (son troisième en vingt-six ans) elle se pose plus que jamais. Alors que certains s’enflamment déjà sur son grand retour, ce qui ne peut que prêter à sourire dans la mesure où la plupart ne le connaissaient probablement pas il y a trois mois, nous, on n'a pas pris le lecteur pour une truffe : oui, on l'a reconnu, il y a encore quelques semaines nous ignorions tout de monsieur Jacques Duvall. On n’avait jamais entendu ses disques précédents (on ne les a toujours pas entendus d’ailleurs, vu qu'ils sont introuvables), seulement le singulier Hantises (album de Phantom feat. Duvall paru en 2006)… pire encore : en lisant son C.V., sur le coup, on n’a pas du tout eu envie d’écouter l’album d’un artiste qu’on nous présentait grossièrement comme le parolier de Lio, qu’on comparait à Paul Personne et qui mettait un chapeau de cowboy (encore que ce dernier détail...) Un préjugé stupide ? Sans doute, et alors ? C’est également une preuve qu’il vaut toujours mieux écouter les albums et s’intéresser à la musique que de perdre du temps avec le paratexte, et qu’il n’est pas besoin de faire semblant d’avoir toujours voué un culte discret à Jacques Duvall pour trouver son nouvel album exceptionnel.
La question ne date pas d’hier, mais face au nouvel album de Jacques Duvall (son troisième en vingt-six ans) elle se pose plus que jamais. Alors que certains s’enflamment déjà sur son grand retour, ce qui ne peut que prêter à sourire dans la mesure où la plupart ne le connaissaient probablement pas il y a trois mois, nous, on n'a pas pris le lecteur pour une truffe : oui, on l'a reconnu, il y a encore quelques semaines nous ignorions tout de monsieur Jacques Duvall. On n’avait jamais entendu ses disques précédents (on ne les a toujours pas entendus d’ailleurs, vu qu'ils sont introuvables), seulement le singulier Hantises (album de Phantom feat. Duvall paru en 2006)… pire encore : en lisant son C.V., sur le coup, on n’a pas du tout eu envie d’écouter l’album d’un artiste qu’on nous présentait grossièrement comme le parolier de Lio, qu’on comparait à Paul Personne et qui mettait un chapeau de cowboy (encore que ce dernier détail...) Un préjugé stupide ? Sans doute, et alors ? C’est également une preuve qu’il vaut toujours mieux écouter les albums et s’intéresser à la musique que de perdre du temps avec le paratexte, et qu’il n’est pas besoin de faire semblant d’avoir toujours voué un culte discret à Jacques Duvall pour trouver son nouvel album exceptionnel.










