mercredi 30 décembre 2009

Tout doit disparaître

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Bon bah voilà. Nous y sommes presque. Dans trente-six heures il sera trop tard pour finir votre bouquin de Murakami sur fond de Radiohead, vider les tisanes bio et faire des blagues sur Horacio Caine. Les années deux mille seront finies. Terminées, oubliées. Enterrées, les années deux mille ! Et avec elles, on l'espère tout en n'y croyant pas trop, la cohorte d'âneries post-modernes, post-religieuses et post-tout-et-n'importe-quoi. La nouvelle chanson française. Le culte de la nostalgie. Les revivals.

mardi 29 décembre 2009

Là où vont mourir les saints

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°32]  
Wendy, biographie d'une Sainte - Vincent Ravalec (1996)


Cela pourra sembler étonnant au lecteur de 2009 (quoique ce dernier s'en foute probablement - en témoigne le peu de littérature que l'on trouve sur cet auteur sur le Net), mais en des temps passés voire désormais reculés Vincent Ravalec était le plus grand auteur de sa génération. C'était avant qu'il se pique de vaudou et autres choses de ce genre, respectables et intéressantes sans doute mais néanmoins totalement incompréhensibles sous sa plume. Rétrospectivement, on pourra en retrouver les prémices dans ses deux chefs-d'œuvre (Cantique de la racaille et Wendy) ; force est de constater cependant qu'à l'époque, le traitement narratif était tout autre. Entre nous, si le seul effet que le vaudou a sur vous est de vous faire écrire des textes partant dans tous les sens et globalement médiocres, ça ne valait pas la peine de se donner tant de mal.

lundi 28 décembre 2009

No comment

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dimanche 27 décembre 2009

Angel - Un beau gâchis

Bah oui, un gâchis. Quoi d'autre ? Angel n'a-t-elle pas été seulement et uniquement inventée pour illustrer ce mot ? Je suis méchant, peut-être. Pas sûr. Malgré toutes ses qualités, Angel est de loin la série la plus inégale que j'ai vue dans ma vie (et j'en ai vu des centaines), alternant le génie et la nullité parfois dans le même épisode. Incroyable. Du coup, à quoi pouvait bien ressembler la dernière saison ?... à un truc totalement inégal, bien entendu.

samedi 26 décembre 2009

Speed Trials (M4)

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Au programme de ces nouvelles chroniques express : Converge, Rammstein, Pearl Jam... et bien d'autres !

mercredi 23 décembre 2009

Nip/Tuck - Who by Very Slow Decay

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Nip/Tuck, l'éternel impossible souhaitable retour ?

En janvier la série de Ryan Murphy était tombée si bas qu'on s'inquiétait vraiment pour elle, beaucoup de ses fans les plus fervents s'étant secrètement félicités que la sixième saison ait officiellement été annoncée comme la dernière. Il s'agissait manifestement d'un piège grossier visant à nous faire regretter nos mauvaises pensées : de retour pour une fausse sixième saison (la cinq ayant été coupée en deux, c'est en fait presqu'une septième) les McNamara & Troy viennent - vous me passerez la métaphore sportive - de hausser nettement leur niveau de jeu. Mea culpa ?

mardi 22 décembre 2009

George Pelecanos - Point n'en faut trop attendre...

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Ultime tome de la série Derek Strange & Terry Quinn, Hard Revolution est cependant chronologiquement parlant le premier, qui retrace la jeunesse d'un Strange loin du héros que l'on connaît dans une Amérique de la fin des années cinquante où la ségrégation bat encore son plein. Une mise en bouche (l'essentiel de l'action se déroulera dix ans plus tard) qui demeure le sommet non seulement de ce roman, mais de la série dont il est extrait. 1959, ce sont les balbutiements des revendications raciales, Martin Luther King n'est actif sur la scène politique que depuis quelques années, What is Man? vient à peine de paraître et I Had a Dream est encore loin (*). C'est ici que l'on cueille le petit Derek et son frère Dennis, adolescents noirs aussi ordinaires qu'on peut l'être lorsque l'on grandit au sein d'une société aussi inégalitaire que les Etats-Unis de l'époque... aussi ordinaires que peuvent l'être des jeunes gens que l'on considère encore de manière presqu'unanime comme des sous-hommes.

lundi 21 décembre 2009

"Ne vas pas couper tes oreilles..."

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C'est l'histoire d'un choc qui se répète, encore, encore, encore. Inexorablement.

Après une année (déjà) à revisiter 1999, à réviser les points de vue, à corriger les erreurs de jeunesses, à relativiser les engagements... il est bon de retrouver des disques que le temps n'a pas usé, que la culture sans cesse grandissante n'a pas diminué.

dimanche 20 décembre 2009

Californication - Tu t'ennuies, mon loulou ?

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Commençons tout d'abord par casser un mythe qui n'a que trop duré : oui, j'avais juré dans un article précédent que l'on ne m'y reprendrait plus. Et oui, je me suis renié. Parce que non, ce n'est pas moi qui commande à la maison. C'est ma femme. C'est elle qui décide quelle série nous regardons quand, et donc si elle dit "Youpi ! regardons la nouvelle saison de Californication", je n'ai plus qu'à m'exécuter - mais je ne me prive cependant pas de ronchonner.

samedi 19 décembre 2009

Current 93 - Dark Dusk of the Soul

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J'ai bonne mine, moi. Avec mon teint blafard à écouter Current à longueur de journées en essayant de déterminer si bordel de merde, je lui mets un cinq ou un six (?).

J'ai bonne mine et j'ai bonne réputation. Je passe le plus gros de l'année à me payer la tronche des Lyle, KMS et autres snobs du rock... pour au final me retrouver avec un classement des albums de l'année comprenant dans les premières places le très barré Set 'em Wild, Set 'em Free d'Akron/Family, le sinueux Goût du bonbon de Tue-Loup et donc, depuis quelques mois déjà, cet album au titre improbable (Aleph at Hallucinatory Mountain) et au contenu sans doute inaudible pour beaucoup de lecteurs de ce blog.

vendredi 18 décembre 2009

Michael Moorcock - Un plaisir. Tout court.

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"Count Brass, au vu de sa qualité moyenne, risque d'être mon dernier Moorcock avant un bon moment.", écrivais-je fort judicieusement en juin 2008. En effet. Ceci dit, si j'ai mis très longtemps à m'attaquer à la suite des aventures de Dorian Hawkmoon, c'est surtout en bonne partie parce que j'étais incapable de dénicher le tome suivant. Bah oui : déjà, trouver tous les livres de Moorcock en VF, c'est un sacerdoce (c'est un peu comme les vignettes Panini : vous tombez toujours sur ceux que vous avez déjà). Alors en VO... oh là là - ce n'est vraiment pas de tout repos. Et puis évidemment, une fois qu'on l'a trouvé, il faut trouver le courage de lire le bouquin. Ce qui vu les couvertures n'est pas toujours facile et demande, pour parler poliment, un léger temps d'adaption. Ce qui est d'ailleurs amusant c'est que bien souvent, les expositions des romans de Moorcock font la moitié du bouquin (c'est encore le cas ici), je me suis toujours demandé si c'était pour me laisser me remettre tranquillement dans le bain...

jeudi 17 décembre 2009

2 x Set (et match)

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Ambiance MTV Unplugged pour le premier concert parisien de VIOL (pardon... d'Ernesto Violin - ce qui revient cela dit au même), avec étudiants tout partout (on est à l'ENS) quoique pas assis par terre, atmosphère intimiste et graffitis sur les murs. L'artiste nous épargna heureusement l'affreux gilet en laine, mais notons toutefois qu'il ne joua pas debout - c'est excusable vu qu'il venait de partir pour deux sets d'une heure chacun. De quoi satisfaire les exigences en matière de répertoire de quasiment chaque spectateur, et même s'autoriser quelques incursions réjouissantes dans le prochain album (qui s'annonce sous les meilleurs auspices - mais qui en doutait vraiment ?).

mercredi 16 décembre 2009

Et pourquoi pas une femme candidate, pendant qu'on y est ?

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La politique-fiction est un exercice périlleux, qui demande tact, subtilité, finesse... toutes choses que le spectacle politique, à vrai dire, ne nous offre que rarement. Aussi n'est-il pas surprenant que les politique-fictions soient souvent décevantes (voire pire), et plus encore lorsque ce sont les politiques eux-mêmes qui s'en chargent (Monsieur Debré, si vous nous lisez...). Pourtant s'il est un auteur qui est toujours parvenu à contourner tous les écueils du (sous)genre, c'est assurément Thierry Tronchet. Ancien député (divers gauche) de Corse reconverti un écrivain depuis plus d'un quart de siècle, il a multiplié depuis les romans incisifs (Passation de pouvoir, Berlin Sud), discrètement engagés, et ménageant toujours un équilibre périlleux entre réflexion politique et art consommé du récit. Ce n'est pas peu dire qu'à l'idée de le voir s'attaquer (enfin) à la figure présidentielle, on a l'eau à la bouche. Et c'est peu dire que l'on déchante vite.

Kurt Vile - De l'inconvénient des premières parties quand on se lève tôt.

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Je vous ai déjà raconté que je détestais les premières parties. Mais voyez-vous, même quand par hasard je les aime, il y a toujours quelque chose qui fait que je les déteste quand même. Prenez My Bee's Garden. Son shoegaze, sa chanteuse à frange ayant l'air de prodigieusement se faire chier (le comble du sexy en langage indie), sa reprise convaincante de My Bloody Valentine, ses relents des Bunnymen et son guitariste mâchant du chewing-gum. Honnêtement, c'était pas mal. Bonnes influences, bon goût. Morceaux pas dégueus. Relatif magnétisme chez la frontgirl. J'ai vu mille fois pire, dans le genre première partie. Bah oui mais voilà : comme ça devait bien faire trois quarts d'heure qu'on attendait quand ils ont commencé à jouer (et encore : on était en retard), j'ai moins apprécié. Parce que je me levais tôt le lendemain et que sans vouloir manquer de respect à My Bee's Garden, j'étais surtout venu voir Kurt Vile. Qui est monté sur scène vers 22 heures (le concert commençait théoriquement, rappelons-le, à 20 heures). Vous avez deviné la suite : je n'ai pas pu rester jusqu'au bout. Et ça m'a beaucoup, beaucoup énervé.

Top des blogueurs 2009 - Le Bon vieux temps de la propagande...

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Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :


Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, nous sommes heureux de vous présenter cet article collaboratif publié à l'identique sur tous nos blogs !

mardi 15 décembre 2009

Le Cas Dexter

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Dexter a-t-elle encore le moindre intérêt ? N'est-il pas temps que cela se termine ? Où est le danger ? A quand la mort de Rita ?... voilà qui constitue une liste non exhaustive des questions qu'on a pu lire et relire inlassablement durant la diffusion de cette quatrième saison de Dexter, en demi-teinte et dont on aurait pu croire, de prime abord, qu'elle scellait le destin d'une série victime de son succès. L'histoire est connue, et les feuilletons grandioses n'ayant plus rien à donner au bout de deux ou trois saisons mais continuant quand même à faire des audiences délirantes sont légions. Toute la question était de réussir à déterminer si cette règle s'appliquait vraiment au serial-killer toujours magistralement incarné par Michael C. Hall, ou s'il ne s'agissait pas d'une petite part d'injustice mêlée à une bonne louche de jalousie. Après tout Dexter est désormais un phénomène populaire, il est logique que les fans de la première heure se sentent dépossédés.

lundi 14 décembre 2009

Sweethead - Efficace !

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[Article précédemment publié sur Culturofil] Troy Van Leeuwen est vraiment un type sympathique. Comme il sait bien que son nom est pour le moins difficile à prononcer pour bon nombre de ses fans, il a préféré monter un nouveau groupe plutôt que de sortir un album solo. Mais de la part d'un gars restant depuis des années sagement dans l'ombre du génie Josh Homme, alors même qu'il est l'un des plus grands guitaristes de sa génération… cet accès de coolitude n'a rien de surprenant. Tout comme, tenez : cette idée de passer le micro à Serrina Sims, poupée plus ou moins connue (elle faisait les chœurs sur le dernier opus des QOTSA) et plus ou moins sexy chargée on l'imagine d'assurer vocaux et spectacle. Il comme est ça, Troy : il connaît trop bien l'histoire du rock'n'roll pour tomber dans l'écueil du guitar-hero qui voudrait prouver qu'il sait écrire, composer, chanter et tout faire comme le leader qu'il ne sera jamais. Non : Troy n'a pas ce genre d'ambitions. C'est ce qui rend Sweethead si sympathique.

samedi 12 décembre 2009

Who's Got the crack? : comme une odyssée des séries, mais en mieux !

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Who's Got the Crack?, c'est le nouveau jeu qui va faire fureur sur Le Golb. Je préfère dire jeu plutôt que classement, vous allez comprendre pourquoi.

Who's Got the Crack?, c'est un peu les Gérards des personnages de série. Une idée suggérée il y a de nombreux mois par G.T., qui a un peu traînée pour se mettre en place à cause de L'Odyssée des séries, et qui va faire une entrée fracassante en 2010.

Le principe est simplissime : à intervalles plus ou moins réguliers, je nomine cinq (ou six ou quatre selon les cas) personnages de série dans une catégorie à eux et rien qu'à eux. Une catégorie décalée, bien sûr. Et vous, lecteurs du Golb, vous votez en commentaires. Les votes ne sont pas limités dans le temps, chaque épreuve se terminant uniquement au moment où commencera la suivante.

Avant de passer au premier vote, quelques titres de catégories histoires de vous mettre l'eau à la bouche : Prix du psychopathe qui s'est gourré de carrière, Prix du personnage le plus horripilant, Prix du sex-symbol masculin, Prix de la grosse larve... etc.

vendredi 11 décembre 2009

Cinégolb

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Un tag presque sympa (merci Fashion), qui reprend en fait l'interview-quizz de Libé publiée chaque mercredi sur, vous ne devinerez jamais... : le ciném... quoi ? Vous aviez deviné ? Ok, alors c'est parti !

jeudi 10 décembre 2009

Vic Chesnutt - Terrorisme émotionnel

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Alors donc : il remet ça. Même pas le temps de se remettre du splendide, du traumatisant At the Cut... même pas le temps de sécher ses larmes et de remplir son verre de whisky que déjà, l'énigmatique folkeux se fend d'un nouvel album - avec Jonathan Richman s'il vous plaît. On craint le pire. Pas trop rassuré, on glisse la galette sur la platine, qui part toute seule en mode shuffle - sans doute traumatisée à l'idée devoir encore passer du Chesnutt. Et le pire se produit : dès le premier titre, l'auditeur est à deux doigts de tomber de sa chaise. Aussi renversant que désolé, "Sewing Machine" est un de ces morceaux simples et bouleversants dont seuls les plus grands ont le secret - et ce n'est pas peu dire que ces deux là le sont.

Siouxsie & The Banshees - Best of the 80's

Ce sera sans doute la dernière chronique de réédition de 2009... et nous terminerons donc sur la meilleure. Réédition, pas chronique. Et d'ailleurs ce n'est pas tant la réédition, qui est exceptionnelle, que l'album réédité - sans le moindre doute l'un des tous meilleurs des années quatre-vingt. A Kiss in the Dreamhouse, ou l'apogée (le dernier chef-d'oeuvre, aussi, d'ailleurs). De Siouxsie. Du groupe sous son line-up mythique Siouxsie/Severin/Budgie/McGeogh. Du post-punk, aussi, si tant est qu'un album aussi riche et complexe puisse encore être rapproché du punk - fût-il post.

mercredi 9 décembre 2009

Supernatural - What a Way to Go

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Ils sont deux frères qui se ressemblent plus qu'ils veulent le croire et qui, élevés par un père rendu fou de vengeance par l'assassinat de sa femme par un démon, n'ont connu de la vie que sa part la plus torturée et ténébreuse. L'aîné a toujours marché dans les traces de celui qui fut un mentor plus encore qu'un papa ; le second est parti il y a longtemps pour vivre une vie sensément normale et briller dans des études de droit. La disparition du père aimé et honni à la fois tombe à point nommé pour les réunir et là, première (très) bonne surprise de la série, elle évite le trip ils sont frères, tout les oppose totalement éculé et les figures imposées qui vont avec. Loin de se haïr, les deux frangins s'avèrent rapidement plutôt heureux de s'être retrouvés, et s'ils évoluent dans un univers pour le moins fantastique leurs rapports sont d'une finesse et d'un réalisme assez bluffant.

mardi 8 décembre 2009

Nathan Singer - Windows

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Ce jour est à marquer d'une pierre blanche. Et noire aussi. Et bleue. Plein de pierres, de toutes les couleurs. Imaginez-vous que sans prévenir, dans le silence intimiste de ma chambre et alors que plus personne n'y croyait... j'ai aimé un livre conseillé, recommandé et même - incroyable mais vrai - prêté par Lhisbei ! Il aura fallu quatre ans, vous vous rendez compte ? Quatre ans qu'on se connaît, qu'on se lit, qu'on se respecte, s'admire et même s'aime un peu... et nous n'avions jamais été d'accord sur un bouquin - pour mémoire la dernière fois que j'ai suivi un de ses conseils ç'a donné ceci.

lundi 7 décembre 2009

Echo & The Bunnymen - Sur la pointe des pieds...

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Est-ce ironique ou bien est-ce navrant ? On ne sait pas trop. C'est en tout cas une curiosité méritant que l'on s'y arrête : depuis des années que la presse nous gave les portugaises avec des Coldplay, des Editors et on en passe... on aurait pu s'attendre à ce que le nouvel album d'Echo & The Bunnymen (groupe auquel les uns et les autres doivent tant sinon tout) suscite un minimum d'intérêt. D'autant que contrairement à tant de gloire décrépies, les Bunnymen n'ont jamais vraiment sombré, assez loin désormais du niveau comme du style de leur somptueux âge d'or (la paire Porcupine/Ocean Rain, simplement incontournable), mais tenant toujours la barre d'une poigne d'acier et continuant de délivrer au compte goutte des albums tout à fait réussis (Flowers en 2001 ou Siberia en 2005). Mais non. Echo & The Bunnymen, tout le monde s'en branle. Dix ans qu'on réhabilite tout ce que la musique des années quatre-vingt nous aura offert comme ringards et autres combos de seconde zone, et personne pour l'heure ne semble avoir envie de réhabiliter l'un des plus grands collectifs de cette époque.

dimanche 6 décembre 2009

Mad Men - This Is the Way the World Ends

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"C'est ainsi que s'achève le monde. Non dans une détonation, mais dans un piallement".

Toute la saison trois de Mad Men tient dans cette citation de T.S. Eliot (*) reprise par un Paul Kinsey totalement stone au milieu du troisième épisode. Comme dans l'oeuvre du poète décadent le monde change et donc, pour ceux qui le connaissaient encore il y a peu, s'écroule. Lentement. Sûrement. Inexorablement.

samedi 5 décembre 2009

Tue-Loup - Jeune rédacteur, bien sous tous rapports, partage excellent groupe avec qui voudra (pas sérieux et fans de variété s’abstenir)

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À ce stade, l’injustice confine à la poésie. Pour une fois que Tue-Loup passait près de chez nous… pour une fois qu’on le savait suffisamment à l’avance pour en faire la promo… il fallait que les choses ne se passent pas comme espéré, et que le plus grand groupe français en activité1 se retrouve à jouer devant une assemblée disons… « clairsemée »2. Lecteurs, j’ai beau avoir une certaine sympathie pour vous, et même un semblant de respect pour certains… je ne vous félicite pas. Je comprends parfaitement le pourquoi du comment de votre absence : vous vous dites que comme tout bon fana de musique, j’aime avoir mon petit groupe à moi tout seul, que je ne partage guère qu’avec quelques copains à qui je refile ses disques tels quelques coupes du Saint Graal, et que je fusillerai sans état d’âme le jour où il sera connu. Certes, ce n’est pas forcément déplaisant. Mais en fait je l’avais déjà, et il encore bien moins connu que Tue-Loup : il s’agit de VIOL, artiste remarquable que je vous invite à découvrir au passage – mais je ne suis plus sûr que ce soit une bonne idée.

Communiqué de la rédaction

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Ca y est ! La redirection est terminée ; http://legolb2.blogspot.com devient officiellement www.legolb.com ; vous pouvez changer vos blogrolls et liens si vous le voulez, ce n'est pas obligatoire (comme son nom l'indique il s'agit d'une redirection... vous tomberez toujours et de toute façon sur legolb.com), mais c'est mieux (pour mon référencement... eh oui, grâce à Jean-Pierre Morignard je suis devenu féru de blog-marketing ^^).

En ce qui concerne les commentaires effacés, ils ne sont pas revenus, puisqu'il s'agit d'un bug de blogger n'ayant rien à voir avec la redirection ; ça devrait s'arranger (il y a enfin une personne de chez blogger qui est sur le coup), attendez-vous donc à quelques perturbations sur le site dans les jours qui viennent, ça bidouille en arrière-plan. Bonne journée !

EDIT : ah et quant au moteur de recherche... en fait il marche très bien, c'est juste qu'il lui faut quelques jours pour retrouver les articles, vu qu'ils ont tous changé d'adresse.

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Uglies - Des Faibles justifiant des Forts

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Comment ça ? Un monde où l'extrême beauté règnerait en maître ? Où la perfection plastique serait non seulement possible, mais en plus la norme ? Où elle s'accompagnerait d'une perfection morale supposée ? Où guerres, insécurité et violence auraient été éradiquées ? N'importe quoi. Impossible. Un truc pareil ne peut pas exister. Si ?

mercredi 2 décembre 2009

Mes fesses me piquent (mais moins que mes yeux)

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L'autre jour je me promenais dans la rue, du côté de la rue de Solférino... bah j'ai bien failli y passer. Non non : n'ayez crainte, je n'ai pas été pris à partie par une bande de socialistes. En revanche leurs balles ont bel et bien rasé ma tête. Décapité, que j'ai failli mourir. Éborgné par un éclat de polémique !

mardi 1 décembre 2009

CDG - L'Avant der des ders

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Rappel des règles :

- par convention et afin que les albums puissent avoir une exposition équitable, je n'intègre que les disques déjà sortis officiellement.

- certains disques de toute fin de mois sont, fautes d'écoutes suffisantes, reversés sur le mois suivant.

- ce classement évolutif étant évolutif, il induit une progression. D'où, entre parenthèses derrière chaque titre, sa progression/régression dans le classement (les "--" indiquant qu'il n'a pas bougé).


CLASSEMENT DU GOLB, Novembre 2009




1. At the Cut - Vic Chesnutt (--)

2. Set 'em Wild, Set 'em Free - Akron/Family (--)
3. Le Goût du bonbon - Tue-Loup (--)
4. Elvis Perkins In Dearland - Elvis Perkins In Dearland (--)
5. Veckatimest - Grizzly Bear (--)


6. Love Boat - VIOL (+1)
7. La Superbe - Benjamin Biolay (+3)
8. Bird Head Son - Anthony Joseph & The Spasm Band (-2)
9. Humbug - Arctic Monkeys (-1)
10. Aleph at Hallucinatory Mountain - Current 93 (-1)


11. La Gueule du Cougouar - Xavier Plumas (--)
12. Dark Night of the Soul - Dark Night Of The Soul (--)
13. Big Sexy Noise - Lydia Lunch (--)
14. Ecce Beast - Kill The Vultures (--)
15. The Pains Of Being Pure At Heart - The Pains Of Being Pure At Heart (+1)
16. Further Complications - Jarvis Cocker (+1)
17. Exploding Head - A Place To Bury Strangers (E)

18. The Babel Inside Was Terrible - We Insist! (--)
19. Gütter Tactics - Dälek (+1)
20. Six - The Black Heart Procession (+1)



A deux pas du podium (et qui pourraient donc (re)rentrer dans le top, au gré des chutes des autres...) : Will Anyone Else Leave Me? (The Delano Orchestra), Axe to the Fall (Converge), Of Fungi & Foe (Les Claypool), Skitter-on, Take off (Vic Chesnutt), Lhasa (Lhasa de Sela)



Voir aussi les classements de G.T., Nyko & Thierry.

Et bien évidemment : le classement des blogueurs
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