mardi 30 juin 2009

Jean Teulé - Down & Up

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Jean Teulé ne le sait pas mais il est un ami du Golb. De longue date. Parce qu'on le suit depuis longtemps. Parce qu'il a toujours été. Parce que Darling. Parce Verlaine et parce que Villon. Parce qu'il a su arracher les deux plus grands poètes de tous les temps à l'étude universitaire rigide et, sans maniérisme et avec juste ce qu'il faut d'excès, leur redonner chair et sang. Oui, Teulé est un ami du Golb, et aux amis l'on pardonne tout - même leurs excès et la plupart de leurs travers.

lundi 29 juin 2009

Ceci n'est pas un album de Wilco

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Le nouveau Wilco a quelque chose d'à la fois triste et hilarant qui pourrait en gros être expliqué par son titre : Wilco (The Album), introduit par une (au demeurant excellente) "Wilco (The Song)" et illustré par une pochette qui fait froid dans le dos (ainsi donc, semble le clamer le visuel, Wilco aurait en fait l'élégance d'un chameau d'anniversaire ? Notez que le constat est lucide). Triste (disions-nous), car cette suraffirmation identitaire est évidemment l'apanage des groupes au fond du trou, de même que l'ultra-nationalisme et le protectionnisme sont plus souvent signes d'une société qui va mal que l'inverse. Et dans le genre fond du trou, le fade Sky Blue Sky (culminant à une tièdasse 56e place au CDB 2007) se posait là. Même pas la politesse de nous faire un disque nul qui se serait démarqué en finissant dernier dudit CDB, et qu'une poignée de snobs aurait immédiatement élevé au rang de chef-d'oeuvre incompris. Non : Jeff Tweedy s'était contenté de signer un album si insipide que deux ans plus tard c'est à peine si l'on se souvient l'avoir un jour écouté.

dimanche 28 juin 2009

Dollhouse - Joy of a Toy

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C'est l'histoire d'une beauté parfaite, utile, décorative, multifonctions... c'est l'histoire d'une jeune femme nommée Echo (à vos fantasmes, dirait sûrement la pub) composant un compromis parfait entre la poupée gonflable et le couteau suisse, le tout avec chaleur et bonne humeur. Au milieu des années soixante, dans son roman Simulacra, Philip K. Dick imaginait déjà une telle création-projection, incarnant en l'occurrence la leadeuse fictive d'un monde de moins en moins libre. Echo, c'est un peu la petite sœur de la Nicole de Dick, en version RW : elle est effaçable et réinscriptible à l'infini. Un genre de prostituée parfaite, puisqu'elle a réellement envie de vous (je parle bien entendu au sens figuré... quoique l'analogie soit évidente et difficilement contournable lorsque de riches clients viennent à la Dollhouse pour se "payer" une poupée comme Echo, Sierra ou une autre).

samedi 27 juin 2009

The Noisettes - Rétro de la semaine dernière

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Les Noisettes et moi, on s'est reniflé les fesses pendant quelques temps sans trop savoir si ç'allait le faire. Etait-ce cette pochette rappelant à notre souvenir les pires heures des années 90 et des Destiny's Child ? Le côté violemment mainstream (quelle jolie antiphrase) de certains titres ? Pourtant, les Noisettes sont précédées d'un following n'ayant pas grand-chose à voir avec la première bouse FM venue : réputation de bêtes de scène, apologie par Cissie Blues et un titre de leur précédent album, "Scratch Your Name", illustrant l'ultime épisode des Soprano... ce qui est loin d'être un détail quand on sait le soin maniaque que David Chase mettait à choisir les rares plages musicales présentes dans sa série... ouais bon, ok, c'est vrai aussi que le titre qu'on aura le plus entendu en six saisons est "Con te partiro", résumant à lui seul l'inculture crasse dans laquelle évoluent Tony et Carmella Soprano. Or justement : le titre des Noisettes utilisé pour l'occasion déchirait les enceintes de la voiture d'Anthony Jr. Mine de rien c'était un signe, AJ (pour les intimes et amateurs de V.O.) étant l'archétype du jeune de son temps.

vendredi 26 juin 2009

Une apothéose

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°27]  

The Chinese Maze Murders [Le Mystère du Labyrinthe] - Robert Van Gulik


Ici commença une histoire d'amour aujourd'hui vieille de quinze ans. Au coeur de Lan Fang, petit patelin chinois des plus anxiogènes, dans un yamen désert et une province ravagée par la violence et l'anarchie.

Je me souviens encore aujourd'hui de ma lecture fascinée de ce roman, planqué sous la couette et la veilleuse crachant au pied de mon lit. Je n'étais pourtant plus vraiment un gosse, mais The Chinese Maze Murders, son mystérieux labyrinthe comme son climat étouffant, me terrifiaient au plus haut point. On n'a pas assez dit, durant ce Judge Dee Golden Challenge, à quel point les romans de Robert Van Gulik pouvaient parfois filer la frousse. Dans le genre, celui-ci est exceptionnel, saisissant de la première à la dernière page, avec cette révélation finale vertigineuse (et il faut bien le dire un brin prévisible - pour un peu que vous soyez pourvus d'yeux adultes).

jeudi 25 juin 2009

Oh La La!, des bretelles !

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Nous traînions donc ce soir-là à l'International ma femme et moi, curieux de voir ce qu'il était advenu de Natasha Le Jeune depuis son départ d'un A.S. Dragon alors en pleine ascension... façon de parler bien sûr, la jeune femme ayant depuis incompréhensiblement disparue de la plupart des radars à tel point qu'évidemment, si on y était, c'est qu'on l'avait retrouvée préalablement via un space qu'on vit évoluer au fil des mois jusqu'à devenir (donc) celui d'Oh La La! - nouvelle formation qu'on attendait avec impatience de voir sur scène (à défaut d'entendre un album avec un joli son et de plein de compos qu'on imaginait tuantes).

VIOL - Martyr for Love

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... et tandis que certains nous enjoignaient à farfouiller sur Jamendo histoire d'y dénicher quelque perle rare, un génie se promenait tranquillement sur Le Golb sans que quiconque s'en aperçoive ni ne s'en soucie outre mesure...

Salué dans ces pages pour la qualité remarquable de son précédent album, Ernesto Violin nous revient donc ce mois-ci avec un troisième opus au concept largement influencé par les Rita Mitsouko - il démontre en effet que les histoires d'amour finissent mal en général. Je blague ; les histoires d'amours finissent toujours mal. C'est bien pourquoi le nouveau VIOL évoque plus souvent Jeffrey Lee Pierce que l'insupportable Catherine Ringer (j'ai failli écrire "et c'est tant mieux" avant de reculer devant l'ampleur du pléonasme).

mercredi 24 juin 2009

Best of Me ? Best of You !

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Thomas aurait presque envie de se taire (aka : Un Rêve de lecteur).

Ce fut une saison exceptionnelle.

Pleine de saine indignation, de vannes foudroyantes et de Sarkozy.

C'est pas compliqué : pour un peu, ça donnerait envie qu'il soit Président pour l'Eternité. Je pensais à ça l'autre jour. J'essayais d'imaginer ce que serait devenu Le Golb si Ségolène Royal avait été élue il y a deux ans. On aurait rigolé, bien sûr - sans doute. Mais est-ce qu'on aurait eu autant d'occasions de s'indigner ? De se transcender ? Est-ce qu'Alf et moi aurions eu le bonheur de travailler ensemble chaque semaine ? Est-ce que vous nous auriez lu avec autant d'intérêt ? Est-ce qu'on aurait à ce point profité du bafouement de nos libertés individuelles, de notre constitution, de notre honneur et de la langue française (1) ?

mardi 23 juin 2009

Mérovée - Destruction massive du cliché

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Rose Bonbon.

Voilà, c'est dit. Non parce qu'en jetant un œil aux commentaires sur le dernier livre de Nicolas Jones-Gorlin, Mérovée, j'ai lu tellement fois le nom de son précédent que j'en ai déduis que contractuellement j'étais obligé de le glisser dans mon propre commentaire. Rose Bonbon dont je ne piperai mot, parce que par contre j'ai constaté de la même manière que l'essentiel était de rappeler que le livre avait fait un raffut pas possible en raison d'un sujet supposé sulfureux (c'était le récit fictif d'un pédophile avec pas mal de second degré dans le lot, en plus), mais qu'on n'était pas tenu de dire quoique ce soit à propos de son contenu (que j'avais personnellement trouvé plutôt sage - je m'arrête-là : j'ai déjà largement dépassé les bornes), juste qu'on l'a lu, même si c'est pas vrai (on ne peut pas avoir lu Rose Bonbon et l'avoir trouvé subversif ou dérangeant, encore mois choquant... c'est totalement impossible, il n'est même pas fait pour ça... merde, j'en reparle).

lundi 22 juin 2009

Le Commencement de la Suite...

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Le début de la fin des Red Hot, ce serait donc ici. C'est marrant comme certains disques peuvent être clivants, quand même... en 1999, la moitié de la planète a acquis Californication. En 2009, c'est devenu particulièrement difficile de trouver quelqu'un qui l'aime bien. Entre ceux qui n'ont jamais aimé le groupe et l'ont encore plus détesté à partir d'un succès tellement intergalactique qu'il finit par intituler un de ses albums Stadium Arcadium, et ceux qui l'ont planté parce que la direction musicale ne leur convenait plus... finalement qui aime bien, encore, Californication ? A part ma mère je veux dire ?

dimanche 21 juin 2009

Seinfeld - Métaphysique des tubes (de dentrifice)

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C'était en 1989, autant dire il y a un siècle. Les vêtements étaient à vômir, mais moins que les coiffures. L'Amérique était toujours triomphante, le libéralisme était censé sauver le monde, Kurt Cobain était encore un jeune inconnu et de manière plus générale la plupart des choses que les gens de ma génération connaissent aujourd'hui n'existaient pas. Surtout, la télé ne ressemblait à rien de ce qu'elle est en 2009 (ce qui est somme toute assez logique). D'une certaine manière, tout était encore possible. Par exemple il était imaginable que deux potes, à partir d'un décor en carton et de trois bouts de ficelle, réussissent à créer la série la plus populaire de son temps. Car c'est bien ainsi qu'est née Seinfeld : de l'envie de deux copains de s'amuser en faisant, littéralement, n'importe quoi avec rien.

vendredi 19 juin 2009

Jarvis Cocker - Retour du bouffon glam

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On avait laissé Jarvis Cocker en lévitation pop, surfant avec majesté sur la sophistication des arrangements de son magistral Jarvis. Trois ans et un relatif succès d’estime (aux airs de véritable déshonneur pour une telle icône des nineties) plus tard, voilà que le dandy loufoque repointe le bout de son nez en nous annonçant quelques unes de ces surprises dont lui seul a le secret…

mercredi 17 juin 2009

The Wire - Corner Boys Strike Again

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Est-ce la présence d'enfants au générique ?... Toujours est-il qu'en quatrième saison, The Wire retrouve un sourire qu'on croyait effacé de sa sinistre face depuis un moment. Un sourire et une atmosphère, aussi. C'était peut-être la saison trois qui se devait d'orchestrer le retour aux sources (aux rues), mais c'est la saison quatre qui apparait comme la plus proche de la première, dans l'intrigue comme dans la coolitude générale qui s'en dégage. Et pour cause : c'est dans cette (déjà) avant dernière séquence que The Wire cesse (définitivement ?) d'être une série policière. Après le pic de dynamisme lié à la chute de B & B nos antihéros reviennent à des choses plus tranquilles, retrouvent de leur nonchalance, regrettent même le bon vieux temps des écoutes interminables et des poussées d'adrénaline (Freamon : "Autant j'étais fier de traquer un type comme Barksdale, autant Marlo, c'est presque trop facile...")...

mardi 16 juin 2009

Philippe Jaenada - La Vie & La Mort (et tout ce qui va avec)

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Devinette : quel est le point commun entre Philippe Jaenada et Jack Bauer ?

Euh... non madame, Philippe Jaenada n'a jamais étranglé un terroriste avec les pieds (du moins je ne crois pas).

Hein ? Non non, monsieur... Jack Bauer ne pourrit pas ses rapports de parenthèses (sait-il même écrire ?).

Ils sont gravement en danger dans leur dernière aventure ? Ah... ça, c'est pas mal vu. Mais il y a un point commun plus évident - je vous assure.

lundi 15 juin 2009

Rancid - 6 Years Down... 1 Year Up !

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Cinq ans et demi. Presque six. Un mandat de Bush un quart C'est le temps, proprement délirant eu égard à son habituelle productivité, qu'il a fallu au plus grand groupe punk en activité pour accoucher de son septième album. Et si le précédent s'intitulait Indestructible, on a bel et bien failli perdre Rancid entre temps. Entre la dépression de son chanteur, le vrai-faux cancer de son bassiste et le départ de son batteur... le groupe passa principalement les six dernières années à décaler son nouvel opus et à démentir les rumeurs de split (toujours nombreuses à l'heure actuelle), et ses rares parutions (une compile de B Sides & C Sides et l'opus solo de Tim Armstrong en 2007) eurent plus l'heur d'inquiéter que de rassurer. Carbonisé, Rancid ? C'est ce qui se murmurait en off. Que le groupe était au bout du roulot. Que les problèmes personnels de ses membres allaient avoir sa peau. Que les jours de Matt Freeman étaient comptés, et que quand sans son génial bassiste le groupe était fini.

dimanche 14 juin 2009

True Blood - The Pretty Things Are Going to Hell

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C'est bien connu : les vampires sont parmi de nous depuis des siècles et on nous cache la vérité, nous faisant croire qu'il s'agit d'un mythe alors que nombre de morts suspectes peuvent leur être imputés. A leur décharge que leur ferions-nous subir s'ils révélaient leur existence et tentaient de s'intégrer parmi nous ? C'est la question à laquelle tente de répondre True Blood, nouvelle série phare de HBO adaptée des romans (très moyens) de Charmaine Lewis (Sookie Stackhouse & The Vampire Mysteries). L'invention du Tru Blood, boisson à base de sang synthétique disponible dans tous les bons supermarchés, vient changer la donne pour nos amis vampires comme pour leurs voisins les mortels. Un amendement est voté pour leur reconnaître les mêmes droits qu'à tous les américains. Et voici que deux peuples dont l'un est terrifié par l'autre se retrouvent à cohabiter.

vendredi 12 juin 2009

Siouxsie & The Banshees - Inabouti mais fascinant

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C'est l'histoire d'un album bizarre, souvent incompris, inabouti mais tout à fait fascinant.

Butch McKoy - Slowly Goes the Night

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Certains albums ne peuvent s'appréhender en se satisfaisant de l'histoire officielle, souvent mensongère en matière de rock'n'roll (voir par ailleurs). On pourrait bien sûr piocher dans les bios, dossiers de presse et autres articles pour tenter de cerner Butch McKoy, mais la vérité est toute autre : ce jeune français est né au cours d'une soirée extrêmement chaude et, selon les témoins, un brin sordide à laquelle participèrent, au début des années quatre-vingt, un Michael Stipe particulièrement éméché et un Nick Cave qu'on qualifiera pudiquement de complètement déchiré. Cela semblera sans doute un peu difficile à croire aux jeunes qui nous liront, tout abreuvés qu'ils sont de l'intoxication rockandfuckienne ; ça n'en est pas moins vrai. Il faut dire aussi que Michael Stipe en 1982, ce n'était pas tout à fait celui qu'on connaît aujourd'hui. Et que Nick Cave, ce n'était quand même pas pour rien qu'il organisait chaque soir une nouvelle fête d'anniversaire.

jeudi 11 juin 2009

Carly Sings - Only in Dreams

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Parmi les dizaines de catégories d’albums existantes, il en est une qui restera sans doute éternellement méprisée et qui principalement pour cette raison aura toujours notre préférence : l’album de l’été. Je ne parle pas, évidemment, de la compilation de tubes vulgaires promue chaque année par les télévisions (dont on ne dira jamais assez le mal qu’elles ont fait à la musique). Je parle de ces albums qui sortent avant l’été et qui, par leur légèreté, leur décontraction et leur spontanéité s’invitent presque malgré nous dans nos lecteurs, pour nous accompagner deux mois souvent – un peu plus, parfois. [...]

mercredi 10 juin 2009

Le Charme désuet des soirées électorales de France 3

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Evidemment, il serait stupide de nier qu'il s'agit d'une victoire. D'autant que depuis plusieurs semaines déjà, on s'y attendait tous plus ou moins. Il n'empêche que je ne chasserai pas de sitôt hors de ma bouche le goût amer de l'abstention. Quant aux gagnants, plutôt que de se vautrer dans l'autosatisfaction vulgaire, ils feraient mieux de rester humbles : à vaincre sans péril...

mardi 9 juin 2009

Pullman, ce pervers

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L'héroïne est à baffer. Si d'aventure vous deviez lui conseiller de faire un truc vous pourriez être sûrs que dans la seconde elle irait faire le contraire. Elle n'en fait qu'à sa tête, ne respecte rien (surtout pas les adultes), et dans ses meilleurs moments, c'est juste une chipie. Ok, elle a des circonstances atténuantes : sa mère est une méchante, son père n'est très clair non plus, et elle s'est retrouvée embarquée dans un conflit qui la dépasse. Il n'empêche : c'est pas une excuse pour être aussi infecte. Non mais.

lundi 8 juin 2009

Marilyn Manson - Re-constrictor

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Il est des promesses dont on ne se lasse jamais : Nick Cave revient au rock (entendu dix-huit mille fois avant que ledit retour soit effectif), Radiohead va refaire un album pop (entendu soixante-dix-mille fois avant In Rainbows), les Stones vont publier un bon disque (entendu quatre-cent-soixante-dix-neuf millions de fois à ce jour)... le genre d'annonces toutes faites qui ne mange de pain mais que voulez-vous ? Manager est un métier difficile en ces temps de crise du disque.

dimanche 7 juin 2009

24 - Retour en Grâce

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[ALERTE : comme d'habitude, cet article ne donnera quasiment aucun élément sur l'intrigue de cette saison. Néanmoins, impossible de ne rien dire quant à l'évolution des personnages ou aux thématiques générales, sauf à se contenter de mettre la note.] Commençons par disposer stratégiquement les formules toutes faites nécessaires à une chronique de cette nouvelle saison de 24 : Grêve des scénaristes, Deux ans d'attente, On n'a pas le temps, Renouveau, Débat sur la torture, Retour à l'excellence.

Jarvis Cocker, entre Oscar Wilde et Mister Bean.

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... et soudain, ça m'a frappé : Jarvis Cocker a quelque chose de Kyle MacLachlan. Voilà pourquoi depuis toujours il me semble sympathique !

Mais soyons sérieux une seconde : y-a-t-il une seule personne présente l'autre soir au Bataclan qui n'ait pas passé un des plus agréables moments de cette saison ? Sans doute même les petites amies des vieux fans de Pulp, traînées sur place à contre-cœur sont-elles rentrées ravies. Probablement même que le plus farouche détracteur de Cocker, s'il avait fait le déplacement, serait reparti enchanté par sa soirée...

samedi 6 juin 2009

Kill The Vultures - Burn Under a Bad Sun

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Le moins qu'on puisse dire est que cette première moitié de 2009 ne nous aura pas vraiment gâté en matière de hip hop, passé un mois de janvier des plus excitants (la noirceur envoûtante de Dälek, l'efficacité de DJ Signify...). Hormis le retour d'Eminem, qui fait plus le buzz dans le monde du pipole que dans celui du hip hop (et c'est bien dommage, Relapse étant excellent), pas grand-chose à se mettre sur le dent... jusqu'à ce qu'on tombe sur cet Ecce Beast, nouvel album d'un groupe dont le nom évoque plus spontanément le punk que le rap... un patronyme trompeur s'il en est tant la musique de Kill The Vultures s'avère lente, jazzy - voire même planante par moment.

vendredi 5 juin 2009

Isabelle Jarry - Certains Micro-organismes Sont des Ennemis

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Dans les années quatre-vint-dix, un genre eut un succès considérable au point d'infester tous les types d'œuvres bien au-delà du ghetto dans lequel tout genre est habituellement circonscrit : la hard-science (ou hard S-F), consistant littéralement à limiter la SF ou l'anticipation à des évolutions scientifiques plausibles, basées sur des découvertes réelles. Point de voitures volantes (cliché le plus répandu à propos de la SF... alors même qu'on trouve très peu d'ouvrages y faisant références) ni de sabres lasers, mais des mutations génétiques, des variations sur la théorie M ou des réflexions très poussées sur le climat (car les années 90 sont aussi, bien sûr, l'époque de la prise de conscience écologique à grande échelle). Aux Martiens, les auteurs de séries télévisées, de films ou de romans préféraient les univers parallèles (c'est l'explosion de la série Sliders et de ses nombreux ersatz), et lorsque les martiens revenaient, c'était dans un univers particulièrement crédible et marqué par le quotidien (je pense bien entendu à The X-Files, qui ne fut pas pour rien la série la plus populaire des années quatre-vingt-dix, et qui contrairement à une idée reçue stupide relève bien plus souvent de la hard SF que du paranormal traditionnel). Vraiment, le (sous) genre ébauché des les années cinquante (Arthur C. Clarke en fut l'un des précurseurs, c'est vous dire si ça ne nous rajeunit pas) a littéralement proliféré dans les années quatre-vingt-dix, jusqu'à toucher bien au-delà des frontières de la SF : pour prendre des exemples qui parleront à la plupart, L'Île du Jour d'Avant d'Umberto Eco ou Les Particules élementaires de Michel Houellebecq sont, par bien des aspects, rattachables à la hard-science.

jeudi 4 juin 2009

Faith No More - Un menu maxi best of difficile à avaler

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En ces temps de crise du disque rabâchée jusqu’à l’écœurement, de lois anti-téléchargement et de révolte historique d’une poignée de passionnés de musique à l’encontre de l’industrie qui la régit, il est possible que d’aucuns s’interrogent sur la défiance des esthètes vis-à-vis de major companies se voulant garantes d’un système de plus en plus décrié. Pourquoi tellement détester le music-business, alors que, précisément, le rock n’a jamais été qu’une musique commerciale et assumée comme telle (mieux encore : à l’origine, le rock’n'roll est né de l’envie de vendre plein de disques à plein de gens) ? À cette question légitime, et si toutefois les nombreux articles parus ces derniers mois n’ont pas suffi, Faith No More vient de fournir une réponse aussi involontaire qu’éclatante… Faith No More ?

Patrick Watson - Les joyaux, en attendant la couronne ?

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[Article publié sur Culturofil début mai] Une fois n’est pas coutume, commençons par les reproches : quelle curieuse idée de publier un album comme le dernier Patrick Watson au mois de mai. On aurait adoré pouvoir le savourer durant les longues soirées d’hiver, pas nécessairement au coin du feu mais au moins dans une atmosphère humide et feutrée permettant de se délecter parfaitement de sa délicatesse et de son élégante sophistication.

mercredi 3 juin 2009

Beastie Boys - Grande équipe

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Les grands groupes sont un peu comme les grandes équipes de foot : on les reconnaît à ce qu'ils (ou elles) ne subissent jamais deux humiliations consécutives. Il n'est donc pas interdit de penser que les Beastie Boys sont précisément passés du statut de combo culte à celui de grand groupe ce jour du début des années quatre-vingt-dix où, après avoir essuyé le bide intersidéral de Paul's Boutique, ils décidèrent de se reprendre en main, de déménager à L.A. et de créer leur propre label. Comme quoi parfois, les dates fondatrices de l'histoire de la musique tiennent à pas grand-chose : un peu d'huile de coude et de motivation.

Profit - Dexter est un humaniste !

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Dexter, la série dont le méchant est le gentil. On rigole. Un bien joli slogan pour une série parmi les meilleures du moment, aucun doute là-dessus. Mais un slogan un peu mensonger, dont la formulation exacte aurait dû être : Dexter, la série dont le méchant est gentil. Normal : Dexter, c'est quand même une crème d'homme. Certes un peu monolithique dans la première saison, mais de plus en plus humain, aimable et sympathique sur le long terme. Un vrai brave gars qui veille sur sa famille, fait mumuse avec ses gosses et roulera probablement en Picasso dans la prochaine saison. Pas de quoi effrayer un Jim Profit.

lundi 1 juin 2009

CDG - Le classement que toute la presse nous envie

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Le Classement d'avril avait été plutôt calme, celui de mai ressemble à une hécatombe. Difficile, de plus en plus, de résumer la liste à vingt titres. Comme tous les ans, le printemps aura été riche en sorties (ça ne s'arrangera pas en juin avec des pointures en pagaille : eels, Rancid, Wilco, Jarvis Cocker, Sonic Youth... sans parler d'outsiders comme les excellents Future of the Left), et les places dans le Top 20 commencent à se vendre très cher (bientôt, ceux qui ne dépasseront pas les 5/6 ne seront même plus admis (à titre purement informatif le premier 5,25 de la liste est l'album - vraiment très bon - d'A Wake, A Week).