lundi 10 avril 2017

Le 10 Years After des 10 Years After #9

Entre nous, qu'y a-t-il de plus horripilant que les classements des 100 meilleurs quoi que ce soit de n'importe quel registre sur n'importe quelle période ? Probablement rien. Il est donc tout à fait logique qu'à l'occasion des dix ans du Golb, celui-ci vous propose les 105 meilleurs albums des 105 meilleurs artistes sur la période 2006-2016. Parce que Le Golb, on l'oublie souvent à force qu'il soit génial, c'est aussi l'un des sites les plus horripilants et contradictoires du Web culturel. Pour le récap intégral et évolutif, c'est sur cette page.


25. Toutes directions – Bertrand Burgalat (clown triste, 2012)

S'il y avait bien un disque que je redoutais de ressortir à l'occasion de cette rétrospective, c'est celui-ci. D'une part parce qu'il me rappelle la plus sale période des dix dernières années (qui culminera avec la désormais célèbre "fausse fermeture du Golb") ; d'autre part parce que cet album faussement joyeux et profondément anxieux collait tristement bien avec ces moments douloureux. Même dans ses passages les plus bondissants (à commencer par l'excellente "Double peine"), Toutes directions transpire le malaise, la mélancolie et la frustration, tant et si bien qu'il finit par concourir pour le titre d'album discoïde le plus triste du monde. Pas de chance (pour moi, surtout, qui vient de me replonger dedans en tremblant littéralement de tout mon être), c'est aussi et très loin le meilleur album de son auteur, qui touché par la grâce se met à chanter plus et mieux que jamais, enquille les tubes pop parfaits (en tout cas dans ce monde parallèle où la bande FM n'est squattée que par des hit-singles à l'ancienne), les ballades crépusculaires et les textes piquants. Quand on se souvient de quoi était synonyme album de Bertrand Burgalat quelques années encore auparavant (de bonnes choses, hein. Mais certainement pas splendeurs comme "Voyage sans retour"), on mesure peut-être un peu mieux ce qui signifie cette expression tellement galvaudée – vous savez : chef-d’œuvre.

À écouter en priorité : "Dubaï My Love" & "Double peine"
Aussi conseillé sur cette période (mais un peu moins, forcément) : Chéri B.B. (2007)
Face B : l'album éponyme d'April March & Aquaserge (2013), autre œuvre faussement innocente, faussement pop et sacrément torturée (mais en plus psyché).

24. Indicud – Kid Cudi (indie scud, 2013)

Preuve sans doute que le hip hop ne fait pas partie intégrante de ma culture (encore que j'aurais peut-être dit le contraire il y a dix ans), on en trouve assez peu dans cette sélection recouvrant pourtant, ironie quand tu nous tiens, la période de ma vie où j'en ai écouté le plus. Un paradoxe qui culmine lorsque l'on constate que l'album rap que j'aurai le plus écouté – et de loin – ces dernières années ressemble beaucoup à... de l'electro-rock, et aurait tout aussi bien pu s'appeler Indie Kid (bon, en vrai il semble que ce titre signifie tout autre chose, mais avouez que ça se tentait). Ceci étant dit, notons que ne pas passer sa vie à scruter les sites spécialisés permet en contre-partie d'apprécier un tel album sans avoir cure du barnum promo digne d'un blockbuster Marvel, et de prendre de plein fouet sa prod dantesque et ses compos pour certaines assez extraordinaires (si vous avez vécu suffisamment loin du monde depuis trois ans pour échapper au single "Just What I Am", il est encore de vous rattraper – vous ne le regretterez pas). Bref, de même que durant la Golbodécade les deux meilleurs albums de grunge ont été publiés par des anglais... et le meilleur album de folk, par des français... le meilleur album d'indus-rock de la décennie aura – logiquement, finalement – été publié par un rappeur afro-américain. Années de golbitude ? Années de partouzes musicales, ouais !

À écouter en priorité : "Unfuckwittable" & "King Wizard"
Aussi conseillé sur cette période (mais un peu moins, forcément) : Man on the Moon II : The Legend of Mr. Rager (2010)
Face B : WZRD (2012), son brouillon, ou comment Kid Cudi a d'abord eu besoin de se cacher derrière un groupe pour confesser que, oui : il avait passé son adolescence à jouer des reprises de "Where Did You Sleep Last Night" affublé d'un t-shirt NIN.



23. The Calcination of Scout Niblett – Scout Niblett (auto-scarification sonore, 2010)

Cet album étant à ce jour l'un des seuls de la décennie à avoir été panthéonisé dans Mes disques à moi (et rien qu'à moi), il est inutile d'en rajouter des tonnes. D'autant que, comme je le confesse dans l'article auquel je vous renvoie, la douleur insupportable qui s'en dégage me le rend très difficilement écoutable la plupart du temps. Et comme vous voulez tous qu'on arrive au bout de ce classement, on va essayer de me l'éviter.

À écouter en priorité : "Strip Me Pluto" & "Just Do It"
Aussi conseillé sur cette période (mais un peu moins, forcément) : This Fool Can Die Now (2007)
Face B : Drums & Guns, de Low (2007), autre album ayant tendance à me plonger dans des états d'intense désertification lacrymale.


22. The Drift – Scott Walker (confessions baroques d'un Dieu vivant ordinaire – ou presque, 2006)

Si cette décennie de golbitude nous a pris Bowie juste avant le dixième anniversiare, l'honneur est sauf : elle nous a laissé Scott Walker. Son jumeau1 pendulaire et diabolique, une de ses idoles, également, qui publiait à soixante-trois ans l'un des albums les plus radicaux, dingue et sinueux du début du vingt-et-unième siècle. Théâtral, dissonant, hanté, résolument atmosphérique sans jamais délaisser la mélodie... dans un classement se voulant plus objectif, The Drift aurait sans problème pu briguer la première place tant la seule "Clara" contient plus d'idées que quasiment tous les albums de cette sélection. S'il y a bien une chose, une seule, qui est simple et évidente à son propos, c'est son excellence, sa profondeur, son intensité sans cesse redécouverte (parce qu'il en revanche fortement conseillé de le réécouter). Mon camarade GT l'a parfaitement résumé un jour en déclarant qu'il s'agissait "du genre de disques qui vous oblige à faire une chronique ridicule. Soit parce qu’on tente de retranscrire l’incroyable fascination qu’il provoque [...] ce qui entraîne une débauche de superlatifs pompeux et boursouflés. Soit parce qu’on essaie d’être modéré, de ne pas se laisser emporter, ce qui crée un décalage absurde entre le génie de l’œuvre et la platitude du commentaire."

À écouter en priorité : "Cossacks Are" & "Psioratic"
Aussi conseillé sur cette période (mais un peu moins, forcément) : Bish Bosch (2012)
Face B (même si rien, fondamentalement, ne ressemble à ce disque) : Hadès, de Mondkopf (2014), le seul truc qui me sois venu à l'esprit spontanément (ce qui ne veut pas dire qu'il puisse rivaliser trois secondes, même pour déconner).


21. Rock'n'Roll – Part 9 – Les Wampas (rock émusant, 2006)

Parfois, la vie est simple : durant la Golbodécade, les Wampas ont savouré un nouveau statut, signé chez Universal, embauché des producteurs digne de ce noms, pris plaisir à écrire des ballades naïves et publié deux de leurs meilleurs albums (sur trois au total). Sans rien renier, sans fondamentalement changer ni leur attitude, ni leur univers, probablement sans trop le comprendre non plus, ils sont devenus un vrai groupe connu – et Didier, une véritable star. Un parcours somme toute assez improbable pour un groupe ayant passé toute sa vie – ne parlons pas de carrière – à illustrer ce terme, et qui se paya le luxe rare de pondre son chef-d’œuvre absolu après plus de vingt ans de concerts. On n'ira pas pour autant en faire la preuve irréfutable que le succès n'est pas néfaste à tous les groupes indés ; dans le fond, seul un personnage aussi intègre, lucide et brillant que Didier Wampas pouvait survivre à la tornade "Manu Chao", à une notoriété aussi soudaine et à une rencontre avec Pascal Nègre en sortant indemne. Visiblement stimulé par ce nouveau challenge, il se permet même de faire mentir une autre loi fondamentalement fondamentale régissant la pop depuis la nuit des temps – celle affirmant que tout album de rock'n'roll affichant le mot "rock'n'roll" dans son titre se doit d'être une daube. Porté par un titre adorable qui provoquera la polémique la plus invraisemblable de la décennie ("Chirac en prison", dont le clip improvisé peut-être vu comme le derniers grands coup de Guignols qui n'auront de cesse de sombrer par la suite), ce neuvième album amuse et émeut, bouleverse et retourne, et se paie même luxe de donner envie de danser sur U2.

À écouter en priorité : "Danser sur U2" & "St RéMI"
Aussi conseillé sur cette période (mais un peu moins, forcément) : Les Wampas sont la preuve que Dieu existe (2009)
Face B : Comme dans un garage, de Didier Wampas & Bikini Machine (2013), tentative garage-pop impeccable.



20. How to Live on Nothing – Troy von Balthazar (bruine d'été, 2010)

La Golbodécade a vu s'éteindre l'un des plus grands songwriters de tous les temps. Mark "Sparklehorse" Linkous nous a quittés le 6 mars 2010 et pourtant, le temps d'un été caniculaire, puis d'un automne pluvieux, on a presque réussi à croire qu'il était toujours parmi nous. Tout cela grâce à l'ex-puis-re-leader de Chokebore, un Troy von Balthazar déjà auteur d'un premier albums solo touchant, que l'on n'attendait tout de même pas à ce niveau. Tout à fois mélancolique et joyeux, sombre et lumineux, How to Live on Nothing n'explique absolument pas comment faire pour vivre avec rien, mais il rend cette idée bien plus supportable. Le genre d'album absolument insignifiant pour les uns, totalement désarmant pour les autres, qui dans le cadre d'une sélection comme celle-ci ne laisse que deux possibilité : soit l'ignorer sans même s'en apercevoir, soit le hisser dans le top 20. Parce que s'il est imparfait, c'est dans le meilleur sens du terme : il l'est comme nous le sommes nous-mêmes, parce qu'être plus abouti, plus sophistiqué, ce serait déjà être un peu moins humain. Sur Le Golb, où l'on n'aime rien tant que les artistes aux parcours abîmés et où une seule chanson parfaite peut rendre n'importe quel album défendable, le choix n'en a même pas été un. Déjà bien aimé en ces pages, Troy est devenu depuis l'un de nos compagnons de routes les plus chers, de ceux dont on écouterait encore les opus avec la même tendresse s'il enchaînait douze bouzes consécutives.

À écouter en priorité : "Very Famous" & "Happiness & Joy"
Aussi conseillé sur cette période (mais un peu moins, forcément) : Knights of Something (2016)
Face B : Dreamt for Light Years in the Belly of Mountain, de Sparklehorse (2006)


19. Endless Now – Male Bonding (pop supersonique, 2011)

Les rythmiques chaloupées de Nirvana, la classe des Jesus, l'énergie des Germs, une prod chiadée à la Afghan Whighs... si le name-dropping fait rarement office de bonne entame de chronique, il reste encore le meilleur moyen d'évoquer les douze formidables chansons de cet album qui évoque beaucoup de monde mais ne sonne in fine que comme lui-même. Adaptant à la sauce garage/shoegaze la bonne facette du rock de Seattle, celui qui se conjuguait inévitablement avec la pop et ne traînait pas son gros cul sur trois cents mètres de riffs, Male Bonding, fondé sur les cendres encore stridentes de Pre, n'a pas mis longtemps à convaincre que le meilleur grunge des années 2010 se jouait à... Londres. On les remercie pour la délicate attention, les guitares qui fusent, les concerts sismiques et aussi, accessoirement, pour avoir permis à Sub Pop de (re)porter son nom correctement.

À écouter en priorité : "Tame the Sun" & "What's that Scene"
Aussi conseillé sur cette période (mais un peu moins, forcément) : Headache (2016)
Face B : Twins, de Ty Segall (2012), enregistré 25 minutes après qu'il a entendu pour la première fois Mudhoney.



18. Gun Street – VIOL (folk en friche, 2011)

Il y a quelques temps, moitié sérieux moitié taquin, je demandais à Ernesto Violin quel était le meilleur moyen pour titiller son égo et lui donner envie de refaire un album : en le plaçant N°1 de ce classement, ou en faisant exprès de ne pas l'y mettre. Du tout. Constatant son embarras, conscient également que l'une et l'autre des deux hypothèses m'imposerait des semaines de justifications, j'ai fini par renoncer à mon plan machiavélique en me contentant de prier pour qu'un jour, le Fils Prodigue nous revienne. En attendant, je me repasse Gun Street, mais j'aurais pu tout aussi bien sélectionner un autre de ses albums (à l'exception notable d'Olympus in Reverse, qui me tape sévèrement sur le système avec les années). J'aime son âpreté, sa noirceur, son titre également (même si j'ignore s'il renvoie à la chanson de Tom Waits ou à ce vieux western que personne n'a vu). J'aime aussi surtout le fait qu'il soit un album véritable, que l'on ne peut découper en rondelle, globalement exempt de tout single potentiel. Même si Violin a par la suite renoué avec une forme de concision pop, ces complaintes folk traînantes demeurent un joli pied de nez de la part d'un artiste qu'on aimait jusqu'alors en premier lieu pour l'efficacité de ses mélodies. Il s'agit d'ailleurs du seul album de VIOL que j'écoute en tant que tel, du premier au dernier morceau, plutôt qu'en m'enfilant goulûment un digest de sa copieuse discographie. Celui-ci, j'aime me perdre dedans, l'arpenter, ne penser qu'à lui quand je l'écoute.

À écouter en priorité : "Moskstraumen" & "Ballad of Ian Brady"
Aussi conseillé sur cette période (mais un peu moins, forcément) : Love Boat (2009)
Face B : J'avais envie de mettre un Woven Hand pour le plaisir de la blague, mais non. Restons sérieux.


17. Set 'em Wild, Set 'em Free – Akron/Family (A Quest Called Tribe, 2009)

Encore balbutiante en début de mandat golbien, l’œuvre d'Akron/Family est certainement l'une de celles qui auront eu le plus souvent les faveurs de ce site depuis 2006, la plupart du temps pour en louer la folle originalité et le refus de toute concession aux formules faciles qui font les musiques populaires d'aujourd'hui. Apothéose d'une première partie de carrière autant que rupture violente avec tout ce qui le précède, Set 'em Wild, Set 'em Free montre les gentils hippies qui faisaient de jolis chœurs s'y libérer de l'influence de leur mentor Michael Gira, pour se métamorphoser progressivement en prophètes bruitistes d'un genre tribal qu'ils appelleront, faute de mieux, "world psychedelia". Une invitation au rêve (sur disque) et à la communion (en live) qui s'ouvre sur un des morceaux les plus tarés de la décennie pour se refermer sur un gospel nostalgique, comme pour dire au revoir aux années de formation. Depuis, le groupe n'a pas toujours été aussi bon ni aussi accessible, mais il n'a jamais cessé de passionner – en particulier sur Le Golb.

À écouter en priorité : "Everyone Is Guilty" & "Gravelly Mountains of the Moon"
Aussi conseillé sur cette période (presque autant) : Love Is Simple (2007)
Face B : We Are Him, des Angels Of Light (2007)



16. Épaisseur du vide – Marcel Kanche (jazz-rock dépouillé, 2015)

Peu de gens le savent, mais Marcel Kanche n'est pas pour rien dans la création de ce blog. Ou, du moins, dans le choix d'y chroniquer des albums. C'est en effet après avoir mis le point final à un texte sur son splendide Vertige des lenteurs, au début de l'année 2006, texte qui ne récolta qu'une saine indifférence et en même temps quelques messages enthousiastes me remerciant pour la découverte, que je me suis dit que je ne pouvais pas me contenter de faire tourner mes disques inconnus à la maison, pour une poignée de personnes. Qu'Internet existait pour qu'un tel chef-d’œuvre suscite autre chose qu'une indifférence polie, et qu'il suffisait juste que j'y mette du mien. Ironiquement, je n'ai toujours pas écrit mon Mes Disques à moi (et rien qu'à moi) consacré à Vertige des lenteurs, et n'ait d'ailleurs toujours pas décidé si mon choix se porterait sur cet album. Il faut dire que Kanche sut se montrer, durant cette décennie comme les précédentes, d'une créativité et d'une ambition rarissimes pour un artiste de sa génération – de surcroît français. Érigé à la troisième place du CDG 2015, qu'il n'a eu aucun mal à dépasser avec le temps, son dernier ouvrage en date en est un nouveau témoignage. Jazzy, onirique, abrupte y compris pour le vieux fan que je suis, Épaisseur de vide est un album bien rempli qui ne se livre pas facilement et demande... pardon : exige que l'on s'y abandonne totalement. Que l'on se perde en lui, comme l'on pouvait se perdre autrefois dans L'Imprudence de Bashung, modèle évident qui démontra, avec peut-être un poil plus de maîtrise mais bien moins de sensualité, que l'accouplement de Ferré avec le rock industriel donnait de très jolis marmots. Complètement dépressifs, mais vraiment ravissants.

À écouter en priorité : "Un dîner avec vous" & "Guerriers de poussière"
Aussi conseillé sur cette période (ex æquo) : Vertige des lenteurs (2006) ; Vigiles de l'Aube (2011)
Face B : Aimer ce que nous sommes, de Christophe (2008)




1. C'est à peine une façon de parler puisque Walker est né un 9 janvier, et Bowie un 8. Sans oublier que son chef-d’œuvre absolu, Scott 4, est sorti la même semaine que Space Oddity.

14 commentaires:

  1. Je pensais que plus on avancerait, plus les résultats seraient prévisibles, mais je me suis trompé ! Je n'avais pas vu venir Kid Cudi, Burgalat, Walker... Oh, j'avais aussi oublié Akron/Family, dont tu parles moins dernièrement.

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    1. Ben j'ai chroniqué tous les albums d'Akron/Family depuis Love Is Simple. C'est juste qu'ils ne sortent plus d'albums depuis un moment ;-(

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  2. Quoi quoi quoi ? "aussi conseillé : Headache (2016)" !!!

    Il y a eu un nouveau Male Bonding l'an dernier ?! On ne me dit jamais RIEN !!!

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    1. Il était pourtant le (pas)Classement du Golb 2016 ^^

      Mais si ça peut te rassurer, personne n'en a entendu parler. Ils l'ont balancé du jour au lendemain sur Soundcloud (ce truc que plus personne n'utilise de nos jours), sans communiqué ni promo ni tour ni rien, du coup c'est complètement passé inaperçu.

      https://soundcloud.com/male-bonding-promo/sets/headache

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    2. De rien, j'espère qu'il te plaira (il est un peu plus rough que le précédent).

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  3. Résultat, Ernesto n'est ni premier, ni absent, ni dans le Top 10, ni sur le podium, ni dernier. Aucune place symbolique. Rien. Moi, ça titillerait mon orgueil :)

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    1. Mais laissez le tranquille, voyons! Il doit être très pris par sa carrière d'écrivain et TANT MIEUX :)

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    2. Les grands savent tout faire simultanément, voyons. On ne dit pas ça pour l'embêter mais tout simplement par admiration :-)

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  4. Mes OUI :

    - Burgalat
    - Kid Cudi
    - Scout Niblett
    - Male Bonding

    Je connais pas ou peu les autres, mais ça donne des idées d'écoute -- merci!

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  5. Pas grand-chose pour moi cette fois, à part Kid Cudi et à la rigueur Male Bonding. Scott Walker, Akron/Family, j'ai toujours trouvé ces artistes ultra-chiants....

    C'est assez déceptif en fait, ton truc !!

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    1. Sans doute. C'est un peu le concept : le classement d'une période à la con dont le résultat ne parle qu'à son auteur... oh wait, en fait c'est le concept de tous les classements de ce genre, c'est juste qu'ici c'est assumé à 200 % :-)

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