jeudi 18 décembre 2008

Tahiti 80 - Sans prétention (mais avec talent)

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Tradition oblige lorsqu’arrive décembre le rédacteur (c’est moi) commence à tirer les conclusions, gribouiller les bilans, compter les points… bref : à rédiger son article-somme de la semaine prochaine. Et c’est généralement à ce moment que ce rédacteur-également-appelé-moi se rend compte qu’un disque est passé à la trappe malgré un planning millimétré. Ecarté faute de temps. Probablement que le rédacteur-qui-parle-à-la-troisième personne-pour-faire-sérieux l’a glissé sous la pile en comptant y revenir – « Ce n’est pas une priorité » a-t-il fait de sa grosse voix d’EPE.

dimanche 14 décembre 2008

Deep in Heaven

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°23]  
The Waste Land - Thomas Stearn Eliot (1922)

Certains textes défient l'entendement au point qu'on n'en ressorte jamais complètement, que leur exploration n'ait jamais de fin véritable... qu'on y revienne éternellement, en quête d'un indice, d'une explication, d'un signe... qu'on ne parviendra jamais à trouver parce que chaque fois ce sera la même chose, chaque fois on se laissera prendre et emporter et retourner comme la proverbiale crêpe.

vendredi 12 décembre 2008

Tom Verlaine - Joyau perdu (mais retrouvé)

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Une fois n'est pas coutume, les choses sont assez simples. Il y a en deux, en une :

- soit vous ne connaissez pas cet album et vous l'achetez séance tenante - tenez : on va même vous y aider un peu... cliquez ICI.

- soit vous connaissez cet album... et vous l'achetez séance tenante, car il n'était plus disponible depuis quatorze ans et qu'en plus la réédition de l'époque était franchement moyenne.

mardi 9 décembre 2008

Author, Author - La Coupe d'Or est pleine !

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Vous êtes donc écrivain. Vous suez sang et tripes sur un texte pendant un, deux ans. Vous pleurez votre race pour qu'il soit édité. Et lorsqu'enfin la consécration arrive, inutile d'adopter ce sourire béat : vous n'en vendrez pas une rame et votre génie ne récoltera qu'indifférence. Seul truc susceptible de vous remonter le moral : c'est pour tout le monde pareil. Même Henry James ! C'est vous dire.

jeudi 4 décembre 2008

Matt Elliott - Apothéose

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Comment dire ?…

Nous sommes en 2008 et déjà certains font les bilans d’une décennie étrange, aussi avare en révolutions musicales qu’en icônes populaires. Le mélomane étant par définition champion toute catégorie de la liste et du classement, chaque blogueur sans doute ira d’ici quelques mois de son top personnel des meilleurs albums des années 2000, jettera un coup d’œil dans le rétroviseur et que verra-t-il ? Pas grand-chose. Le rockeur le plus populaire de sa génération (un certain Pete D.) vit déjà en bonne partie de son glorieux passé, accélérant un processus qu’on a relevé autrefois chez toutes les rockstars passées la quarantaine (Doherty, lui, n’a pas 30 ans). Quelques albums sont sortis du lot mais a priori et à moins qu’on ait loupé quelque chose de considérable la décennie 2000 restera dans l’histoire de la pop, du rock ou de la folk comme celle qui nous offrit le moins d’artistes incontournables et le moins de disques majeurs (une douzaine tout au plus, dont trois des mêmes Radiohead). Ça fait léger, très léger. Quant à l’avenir de la musique… ma foi : il semble que le sens commun ait renoncé à chercher cette « nouvelle musique », cette « musique de demain » avec laquelle il nous bassina durant toutes les années quatre-vingt-dix – il faut dire qu’à l’époque il croyait dur comme fer en l’électro… on a vu ce qu’il en a été durant la décennie suivante. Des artistes valeureux sont apparus, d’autres ont confirmé tout le bien qu’on pensait d’eux… mais fondamentalement personne n’a jamais détrôné Tricky ni Amon Tobin, on attend toujours chaque production de Massive Attack comme un discours du Messie et pire encore : chaque nouvel album des Chemical Brothers demeure un événement considérable, ce qui vu la médiocrité de leur répertoire depuis dix ans en dit long sur les espérances déçues de millions de gens qui, à l’image de votre malheureux serviteur, ont eu la folie de croire un temps que l’électro était la fameuse « musique de demain ».

mercredi 3 décembre 2008

Quantum of Common Places

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Ce qu'il y a de bien avec le dernier James Bond c'est que comme personne ne sait ce que veut dire son titre ni n'a pigé quoi que ce soit au scénario on peut se permettre à peu près tous les jeux de mots qu'on veut avec Quantum of – reconnaissons d'ailleurs que Fashion a d'emblée placé la barre très haut avec son redoutable Quantum of Sexytude (on ne devient pas une Leadeuse de la Blogosphère par hasard – non mais)