jeudi 22 septembre 2022

Mariage dérangé

[Mes disques à moi (et rien qu'à moi) - N°121]
Dust - Screaming Trees (1996)

Mark Lanegan a tellement vomi (sur) son groupe dans ses mémoires qu'on en viendrait presque à manquer de mots pour le défendre. Dès lors que l'icône elle-même voue aux gémonies la musique qu'elle jouait à l'époque, qui serions-nous pour oser prétendre la contredire ? Voilà qui place en tout cas le chroniqueur (appelons-le Thomas), dans une position pour le moins inconfortable, si ce n'est paradoxale. L'exercice de la critique rock entraîne plutôt à défendre la carrière solo du chanteur, injustement restée dans l'ombre du groupe vedette. Le plaisir quasi masochiste avec lequel Dark Mark qualifie les albums des Screaming Trees de merdiques, inaudibles... tout juste potables dans le meilleur des cas, place tous ceux l'ayant découvert par ce biais face à leurs propres contradictions, et tous ceux ayant un jour eu la prétention d'écrire à ce sujet au pied du mur de lieux communs qu'ils s'infligèrent alors, croyant bien faire.

Recasons-en tout de même quelques uns, histoire de resituer brièvement le contexte (pardon, Mark). Premier groupe de la brève histoire du grunge par ordre d'apparition discographique (Other Worlds, septembre 85 – même Sub Pop n'existe pas à cette époque)1, les Trees furent aussi les premiers à signer sur un label digne de ce nom (le mythique SST du non moins mythique Greg Ginn, leader des encore plus mythiques Black Flag). Les premiers à tourner en dehors de leur pré-carré, les premiers à passer en radio et à laisser supposer qu'il se passait peut-être quelque chose du côté de Seattle (dont il ne sont pas originaires mais où il migrèrent très rapidement). On osera même ajouter qu'ils furent les premiers à incarner une certaine idée de ce courant tant ils étaient moches, sales et dépressifs – antistars parmi les antistars d'une scène locale qui ne recelait quasiment que cela. N'en déplaise au fantôme de Lanegan, ces faits sont établis. Il fut l'une des figures les plus fascinante de ce paysage, et le fut avant tout en tant que frontman de ce groupe-là2.

Cela ne signifie pas qu'aucune espèce de vérité ne puisse être dégagée des observations auto-complaisantes de Lanegan – cela n'en rend sa trajectoire que plus fascinante et son excellent livre, plus que recommandable. Les albums des Trees sont incontestablement inégaux, plutôt mal produits et transpirent le mariage de raison entre des mecs qui n'ont à peu près rien à se dire mais ne trouvent aucune autre occupation intéressante aux journées où il n'y a rien à boire ni fumer. Les trois ou quatre premiers sont des délires néo-psychés aussi souvent percutants que pénibles. On comprend aisément qu'ils aient pu susciter l'intérêt et parfois la fascination de toute une bande de futures rockstars alors à peine sorties de la puberté. Durant un instant aussi bref que magique tant ils se défient de toutes les modes de l'époque, les Screaming Trees sont de petites célébrités locales que tout le monde s’arrache, puis se retrouvent rapidement relégués au rang d'éternelle première partie de ceux qui constituaient encore l'essentiel de leur fan-base un an plus tôt.


En toute logique les albums suivants, plus consistants, les voient – pardon pour cette image dégueulasse – téter le sein de leur propre progéniture ; à savoir sauter dans le dernier wagon en partance de Seattle pour le pays des Majors en tentant de recoller (plutôt très bien) au son des copains, sans jamais parvenir à décrocher la queue du Mickey. Le pourquoi de ce dernier point demeure encore obscur. Est-ce que les Trees étaient trop cons pour faire les sacrifices inhérents à un vrai, gros succès mainstream ? Sans aucun doute. Est-ce qu'ils étaient juste invendables ? On hésite. Ne l'étaient-ils pas trop, en un sens ? Un "Bed of Roses", avec son petit côté R.E.M. pouilleux, témoigne d'une efficacité pop ne trouvant aucun équivalent chez leurs voisins, pas même Nirvana. "Nearly Lost You", leur plus grand – et seul véritable – succès populaire, est raccord avec tout ce qui cartonnait à l'époque. Les Screaming Trees étaient capables de fulgurances mélodiques presque antinomiques du grunge. Mettez "Cold Rain" à côté de n'importe quel titre du genre paru en 1987 : le son a beau être infâme, on est dix niveaux au-dessus de la concurrence immédiate en terme de songwriting. Problème : ces gens étaient aussi capables de bien d'autres choses, autrement moins enthousiasmantes. Et ce dont ils n'étaient clairement pas capables, c'était de tenir sur la durée d'un album entier (ils avaient déjà du mal à tenir jusqu'à la fin de leurs concerts...) Plus ou moins otages d'un guitariste démiurge (le mésestimé Gary Lee Conner) qui avait passé beaucoup de trop temps à décortiquer les Nuggets pour être honnête, les albums du groupe sonnaient souvent comme... ce qu'ils étaient, somme toute, à savoir des compromis intenables entre des tendances inconciliables, le plus souvent réalisés à coup de tatanes dans la gueule. Les mémoires de Lanegan manquent énormément de mise en perspective, mais elles disent bien en creux la nécessité vitale de la musique, comment elle devient la seule échappatoire (à sa condition/sa banlieue/sa cambrousse) et comment elle peut finir par devenir une forme de geôle. Si les Screaming Trees avaient eu deux sous de bon sens ou avaient su faire quoi que ce soit de leurs quatre paires de doigts, leur discographie aurait logiquement dû s'arrêter au fatras garage pisseux d'Invisible Lantern (soit en 1988). Mais les mecs voulaient se sortir de leur merde et pour une raison de plus en plus mystérieuse au fur et à mesure qu'ils se mettaient à fréquenter quelques uns des musiciens les plus talentueux de leur génération3, ils demeuraient tous persuadés qu'ils n'y arriveraient qu'ensemble. Qu'importe que la réalité leur démontre presque quotidiennement le contraire. Van Conner (frère de) n'était qu'une caricature de slacker. Lanegan était enlisé dans son putain de complexe d'infériorité. Gary Lee se prenait pour Hendrix alors qu'on l'aurait probablement recalé à une audition pour être second guitariste dans un groupe punk de seconde zone. Seul le talentueux Mark Pickerel, qui ne tarderait d'ailleurs pas à  s'extirper de cette galère pour aller faire de très jolis albums d'americana, avait, sur la ligne de départ, un tantinet de sens musical (et probablement des réalités, aussi). Les autres étaient nazes. Des bourrins dont les éclats de délicatesse se retrouvaient très vite noyés au milieu des effets craignos et des titres de remplissages. Pensez que Van Conner commence à jouer à peu près correctement aux alentours de 1989 (le groupe en est déjà à deux EPs et trois LPs). Au-delà de leurs relations exécrables, ces gens auraient dû se rendre à l'évidence. Et pourtant. Leurs inconscients et leurs managers successifs leur intimaient de continuer. Ils continuaient donc. Il y a quelque chose de bizarrement émouvant dans cette obstination absurde à continuer d'enregistrer des albums qu'aucun des gars n'aime vraiment et auquel le public lui-même ne répond jamais dans les proportions espérées. Le fait même qu'il y ait eu des espérances, sincères, pures, dans un contexte aussi délétère, invite en soi à la tendresse. Des groupes en guerre contre la terre entière, l'histoire du rock n'a que cela en stock. Les meilleurs se ressoudent et balancent des chefs-d’œuvre à la face d'un monde qui en ressort tout endolori. Les groupes en guerre contre eux-mêmes sont plus rares, plus difficiles à cerner, et n'accouchent de chefs-d’œuvre que par accident. C'est exactement ce qu'est Dust, ultime album des Trees et seul à être réussi et maîtrisé de bout : un chef-d’œuvre accidentel, signé par un groupe qui depuis longtemps déjà n'en a plus que le nom.


Dust n'a pas été pensé pour être un chef-d’œuvre. Il est juste l'album parfait d'un groupe viscéralement imparfait. C'est ce qui le rend si spécial, si attachant. Il n'a pas de contexte particulier, et ne paraît guidé par aucune autre démarche que faire un disque (parce que c'est dans le contrat) pour pouvoir se payer sa drogue (parce que c'est comme ça) et partir en tournée (parce qu'il y a quoi d'autre, dans la vie ?) Lanegan n'en parle que très peu dans son bouquin4, si ce n'est pour dire qu'il le trouve plus réussi que les autres, ce qui doit être le truc le plus positif qu'il ait écrit sur les Trees en pas loin de cinq cents pages. Il fait suite à deux très bons albums qui, s'ils ne sont pas exempts de temps faibles, ont clairement hissé le groupe à un autre niveau, probablement parce que Gary Lee a fini accepter de lâcher du lest quant à ses obsessions garage (sous peine d'être viré et/ou battu à mort). Ironie mordante, c'est probablement l'album où lesdites obsessions sont les plus marquées. Les Screaming Trees ne prennent même plus la peine d'y cacher leur appétence pour la pop la plus psychédélique. En fait, il n'est pas impossible que Dust soit le meilleur album des sixties à être paru dans les nineties. Tout y est, à commencer par la production luxuriante de George Drakoulias, talent méconnu qui sort à l'époque d'un autre grand chef-d’œuvre (Tomorrow the Green Grass des Jayhawks) et s'illustrera tout au long de sa carrière chez, en vrac et dans le désordre : Primal Scream, les Zuttons, les Black Crowes, Madrugada – bref, un mec qui s'y entend en matière de fumette et de patchouli. Les compositions, enfin réellement signées par l'ensemble du groupe, y sont exceptionnelles. La féérie pop qu'il ne dégainait que par intermittence sur ses précédents disques, en prenant bien soin de la planquer entre des gros riffs histoire de ne pas être pris pour une bande de gonzesses, dégouline de toute part. A part vite fait sur le single "All I Know", histoire sans doute de dire au revoir, le grunge est loin et Seattle encore plus – à un million de kilomètres dans l'espace-temps. La ligne de mire est à Londres, à Liverpool. Circa '66 ou '67. Osons les gros mots et les sujets qui fâchent : il y a de l'harmonium sur ce disque. Et même du violoncelle. S'il avait été un tant soit peu cohérent avec lui-même, Lanegan aurait dû le conchier encore plus que les précédents. Il est l'exact définition de tout ce qu'il a toujours haï dans son ancien groupe. Les paroles y sont par instants d'une niaiserie si absolue qu'on se demande pourquoi il s'est battu pendant des années avec Gary Lee, et au sens littéral du terme encore, pour avoir droit de les écrire. Les trois quarts des chansons sont des ballades à peine déguisées et même quand les tempos s'emballent, le Cœur y est tellement qu'il s'écrit avec une belle majuscule. Quand le versant le plus psychédélique de Seattle, celui d'Alice In Chains et Mad Season (dont Langean fut membre un tout petit peu plus qu'honoraire), ne jurait que par des ténèbres impossibles à conjurer, celui de Dust lorgne en direction du Floyd, voire du Dead. Il est tellement extatique que parfois, la voix hantée semble presque trop désolée pour ce qu'elle chante. Et c'est là qu'on comprend la haine viscérale de Lanegan pour les Screaming Trees.

Oh oui, sans doute les frères Conner étaient-ils de sacrées têtes de cul, chacun dans son registre. Probablement aussi que les producteurs, contrairement à Drakoulias, ne comprenaient pas le groupe, et que les pontes de chez SST puis Epic ne savaient pas quoi en foutre (ces derniers refuseront même de sortir le vrai dernier album des Trees, virés à coup de pied au cul après Dust). Mais le problème du groupe était bien plus fondamental : ce n'était pas tant d'être un mariage de raison que d'être un mariage mal assorti. Lanegan avait une voix et un charisme exceptionnel mais il n'était sans doute tout simplement et techniquement pas le chanteur qu'il fallait à ce groupe – et réciproquement. Sept albums durant, il s'est fait violence, non seulement en interprétant des chansons qui ne lui correspondaient pas, mais en le faisant un voire deux tons au-dessus de sa voix naturelle. C'est particulièrement frappant sur Dust, qui contient les rares exemples où il s'autorise à chanter comme le Lanegan de ses albums solo (et encore, avec beaucoup de pincettes et de modération). Est-il possible que les Conner aient été trop défoncés pour s'en apercevoir ? Le plus probable est qu'ils en aient vaguement eu conscience mais se soient rendus à l'évidence que la quasi totalité de leur succès venait de l'aura mystérieuse et dangereuse de leur acolyte. Lanegan, quant à lui, le savait. Il ne dit quasiment que cela dans son livre, sans jamais parvenir à le formuler. Réaliser cela, c'est prendre conscience du petit miracle que constitue Dust, avec ses bal(l)ades à dos de chameau cosmique ("Look at You", "Sworn & Broken"), ses refrains irrésistibles ("Make My Mind") et ses folles embardés ("Gospel Plow"). En un sens, Dust n'est pas le septième album des Screaming Trees ; plutôt le premier d'un nouveau groupe, malheureusement classé sans suite (on ne comptera pas le suivant, édité très tardivement : Lanegan était entre temps devenu une demi-star et le mix de Jack Endino en fait clairement un peu trop pour lui servir la soupe). Sans doute, s'ils n'avaient pas été aussi occupés à se mettre sur (et dans) la tronche, les Trees n'auraient-ils pas mis plus d'une décennie à réellement comprendre ce dont ils étaient capables quand ils essayaient d'aligner leurs talents. Il y a comme un goût de gâchis là-dedans, quand on constate que le plus mauvais morceau de cet album est probablement meilleur que tout le répertoire du groupe mis bout à bout. Mais bon, le gâchis, c'était la marque de fabrique du grunge.


Trois autres disques pour découvrir les Screaming Trees : 

Even If & Especially When (1987)
Uncle Anesthesia (1991)
Sweet Oblivion (1992)


1. Histoire de ne pas se fâcher avec les plus tatillons de nos lecteurs, et Dieu sait qu'ils le sont sur ce sujet en particulier : Green River a été fondé avant, mais a publié son premier EP quelques mois après. Les autres précurseurs du genre, outre qu'il serait pour certains extrêmement réducteur de leur accoler cette étiquette, relèvent plus, pour des raisons soit musicales soit discographiques, d'un genre de proto-grunge comme il y eut un proto-punk. Les Trees furent les vrais premiers, point.
2. Il y aura bien entendu toujours un plaisantin qui essaiera de vous faire croire qu'il a entendu The Winding Sheet, son premier opus solo, à l'époque de sa sortie en 1990. Surtout, restez calme. Ne montrez aucun signe d'agacement. Ne lui rappelez pas que l'album n'est jamais paru en dehors des USA, n'argumentez surtout pas en soulignant que plus de trente ans après il n'a toujours pas atteint le top 50 des disques les plus vendus de l'histoire de Sub Pop. Si vous ne dites rien et opinez sagement du chef, il partira probablement de lui-même raconter à un voisin de table ses souvenirs du Festival de Mont de Marsan.
3. Rappelons que dès la fin des années 80, Lanegan collabore avec, excusez-le peu, des mecs de Nirvana, de Dinosaur Jr. ou des Walkabouts. Que ses meilleurs potes étaient Kurt Cobain et – j'ose à peine l'écrire – Jeffrey Lee Pierce. Et qu'à l'aube de 1992 le moindre toxico vaguement artiste de Seattle était en passe de signer un contrat avec Epic ou Columbia sur la foi d'une démo enregistrée dans le sous-sol de sa mère. Ce n'est pas comme si les Trees avaient été originaires de Frocville dans l'Eure, endroit où, effectivement, vous pouviez faire un certain nombre de kilomètres avant de tomber sur des gens jouant une musique vous donnant envie de faire un bout de chemin avec eux.
4. Vu la période de sa vie qu'il recoupe, le plus probable est qu'il ait été à ce point défoncé en permanence qu'il ne s'en rappelle pas. 

8 commentaires:

  1. Merci pour cet article et plus généralement ce come-back inattendu, je n'ai commenté que très occasionnellement ici, mais je dois dire que le Golb avait manqué tout ce temps, et je suis ravi de vous relire !

    Concernant le groupe en lui-même, je connais assez mal et n'aurais pas grand chose de pertinent à ajouter. Pour avoir jeté une oreille aux albums précoces par curiosité historique, j'avais effectivement trouvé cela assez inégal et en étais resté au Greatest Hits de 2005 (Ocean Of Confusion). Cela vaudrait le coup de s'y repencher, de fait.

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    1. Eh bien merci pour ce commentaire, c'est toujours un plaisir d'avoir un petit mot des gens plus discrets. Surtout après un "comeback". Enfin, je ne veux me fâcher avec personne, mais les vieux de la vieille, qui pour certains sont devenus au fil du temps des amis, on sait bien qu'ils seront fidèles au poste. C'est moins évident concernant les autres.

      Pour ce qui est des Screaming Trees, je ne vous contredirai pas si vous me dites qu'ils ont un petit côté "groupe à best of". Le disque que j'écoute le plus souvent d'eux étant... une compile personnelle que je me suis faite il y a quelques années (où Dust se taille la part du lion, cela dit). Je n'irai pas vous vendre leurs albums des années 80 comme des chefs-d’œuvre intemporels indispensable à toute discographie. Disons qu'il y a sur chacun deux, parfois trois morceaux qui sortent vraiment du lot (voire par moment de nulle part tant le reste est bassinant).

      Par contre Ocean of Confusion me semble un peu short, même en tenant compte du fait que ça ne compile que leurs années Epic. C'est leur meilleur période, mais je n'aurais vraiment pas choisi ces morceaux et je ne comprends pas trop le principe de "Greatest Hits d'un groupe qui n'a eu que trois hits dont deux ne figurent pas sur le disque" (si même Wikipedia le dit, c'est que c'est vrai : les absences de "Bed of Roses" et "All I Know" sont incompréhensibles).

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  2. Super article (même si tu te contredis un peu par rapport à des trucs précédents mais bon avec 10 ans de recul on passe).

    Moi aussi c'est mon préféré du groupe sans aucun doute.

    Par contre ça me fait toujours marrer quand on parle du charisme de Lanegan. Je l'ai vu pas mal de de fois (dont une avec les Trees ouais je sais, je suis vieux et privilégié) le mec était vraiment à chier et n'avait aucune présence scénique, il était juste raide comme piquet et paraissait plus timide que mystérieux...

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    1. Pour les contradictions, j'ai déjà évoqué le sujet il y a quelques semaines (avec toi, en plus, je crois)... je ne vais pas y revenir. Heureusement que mes avis ne sont pas gravés dans le marbre, le contraire serait d'une grande tristesse. Je suis déjà devenu un vieux qui n'écrit que sur des vieux groupes, je m'autorise à garder cette forme de fraîcheur-là ;)

      Je n'ai vu Lanegan sur scène qu'une seule fois, avec Isobel Campbell (j'ai la flemme de chercher mais il doit y avoir la chronique quelque part dans les archives). Ce n'était effectivement pas terrible, à vrai dire j'en garde peu de souvenirs et ils collent avec ce que tu décris. Mais tu confonds présence scénique et charisme. A la fin du concert en question, Lanegan traînait au merch, je crois que ma compagne de l'époque avait même échangé quelques mots avec lui (enfin de mémoire, hein, c'était il y a plus de dix ans : elle avait parlé, il avait lâché un borborygme)... et si, quand même, il avait un putain de charisme.

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    2. Ah le mec il a tellement rencontré tout le monde qu'il a même rencontré Lanegan lol

      D'ailleurs un jour faudra que tu nous dises qui est la rockstar la plus sympa que tu as rencontré dans ta longue carrière (tu peux balancer y a prescription). Vraiment je suis curieux parce que je te crois bien capable d'avoir rendu sympa des gens détestables.

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    3. (Et la plus désagréable aussi hein sinon c'est pas drôle)

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  3. Sympa la petite parenthèse sur Mark Pickerel, c'est vrai que ses albums sont très sympas (pas si éloignés de Lanegan parfois, je crois qu'ils étaient restés proches).

    Par contre je n'ai jamais rien entendu des Conner après les Screaming Trees (et je ne sais pas si j'ai envie...)

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    1. Pickerel est effectivement le seul membre des Trees à avoir continué à jouer avec Lanegan par la suite, encore que très occasionnellement il me semble (de mémoire, il tient les fûts sur Scraps at Midnight et I'll Take of You). Sans compter Josh Homme, bien sûr, qui n'a jamais été officiellement été membre du groupe.

      J'avoue n'avoir pas entendu grand-chose non plus des Conner. Van, un peu, dans différents projets souvent peu intéressants. Mais Gary Lee, je ne crois pas, ou bien ne m'en rappelle pas (alors qu'il semble avoir publié un paquet d'albums en solo).

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