mardi 18 avril 2017

Who's Better, Who's... Worst.


L'élection de 2012 était tellement plus facile. Pour vous, pour moi, pour écrire des éditos sur Le Golb. On savait où on allait. Les choses étaient claires et l'ennemi objectif. On n'était certes pas trop sûr de savoir ce qu'on voulait (on en a subi les conséquences), mais on était assurément convaincu de ce que l'on ne voulait plus. Tout sauf Sarkozy : le slogan était bête et méchant, mais l'objectif était clair. Rien à voir avec l’Élection la Plus Ouverte de l’Histoire de la Ve République (comme disent les journalistes, qui admettent donc à demi-mot que les précédentes ne l'étaient pas), l’Élection la Plus Incertaine (ce qui est déjà beaucoup moins rassurant), si ce n'est l’Élection de Tous les Dangers (même si le danger principal, qui se trouve aussi être le résultat le plus probable, est surtout qu'absolument rien ne change dans les cinq prochaines années). Qu'est-ce que c'était bien, d'être contre. Qu'est-ce que c'était facile, confortable... agréable à tout point de vue. On ne pouvait pas se tromper, du moins le croyait-on. C'était tout de même assez sympathique. En 2017, comme paraît-il un très grand nombre de Français, je n'ai strictement aucune idée de pour qui je vais voter. A une semaine de l'élection. Autant vous dire que cela ne m'est jamais arrivé, même pour des élections locales. A peine si je sais moi-même pour qui je ne vais pas voter. Alors je réfléchis. Je lis. J'envisage et j'élimine. Je sonde – mon entourage, des inconnus, la presse, n'importe quoi. Je me suis même senti l'autre jour en harmonie avec Laurent Sagalovitsch, ce qui dit tout de mon actuel niveau d'effondrement intellectuel1.

Ce ne sont pourtant pas les outils qui manquent pour me venir en aide. Ah ça, du comparateur de candidats, il y en a. Je ne sais pas trop pour qui voter mais en revanche, si on me demandait d'élire le Président des Comparateurs de Candidats, je n'aurais aucun problème. Le hic, c'est que ce que ces amusants outils ne disent pas, c'est que j'ai aussi d'excellentes raisons ne pas voter pour... chacun des candidat, sans exception. Ce qui ne m'aide pas à y voir plus clair. J'ai donc essayé de coucher tout ça sur le papier, vous avez bien sûr le droit de jouer si vous voulez, encore que je ne vous promette pas de rester sérieux et premier degré jusqu'au bout (mais je vais essayer, c'est mon défi de la Présidentielle 2017. Enfin, ça et réussir à choisir un putain de candidat).

Tu nous manques, mon salaud.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour François Asselineau Parce qu'il me fout les jetons ! Heureusement qu'il n'est pas pris au sérieux, ce type a l'air sacrément perché. Les trucs aberrants qu'il arrive à sortir sous ses airs d'énarque bien sous tout rapport et au clair sur ses dossiers... pfffiou, il me fait froid dans le dos, et ce n'est pas son programme qui va me rassurer puisque, peu ou prou, c'est du FN light, avec une obsession identitaire toute aussi glauque même si elle se traduit un peu différemment puisqu'elle n'est pas assortie de l'habituelle obsession migratoire (du moins en apparence, parce que bon... c'est quoi la suite logique de l'obsession identitaire sinon la xénophobie ? Mais allons, pas de procès d'intention).

Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour Jacques Cheminade Parce que... je ne sais pas du tout, en fait, comme beaucoup de gens j'imagine, je le prends tellement peu au sérieux que je n'ai pas (encore) pris la peine de lire son programme. Ceci étant dit, je ne sais pas non plus pourquoi tout le monde le trouve à ce point ridicule car très sincèrement, quand je ne l'entend parler, je ne le trouve pas plus risible qu'un Macron en pleine envolée lyrique. Je ne serais pas surpris qu'on lui fasse un mauvais procès à cause de ses histoires de planète Mars et tout et tout. Pourtant, on aurait bien besoin de relancer la conquête spatiale (encore qu'elle ait un petit peu redressé la tête depuis quelques temps, par rapport aux années 90/2000 où l'on avait l'impression que plus personne n'en avait quoi que ce soit à carrer). Ne serait-ce que pour rêver un peu, quoi. Ce qui ne risque pas de nous arriver avec les programmes des autres.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour Nicolas Dupont-Aignan Parce qu'il me rappelle tellement mon père que j'en ai parfois des frissons quand je l'écoute. Néanmoins, il y a plein de trucs qui m'inspirent de la sympathie chez Nicolas Dupont-Aignan (les lecteurs du Golb le savent, il y a un homme de droite qui sommeille en moi. Et qui, lui, vote Dupont-Aignan, clairement, après avoir été dégoûté par Fillon, qu'il adorait. Anyway). Il y a même dans son programme quelques idées ou aspirations avec lesquelles je me sens plutôt en phase (le gars défend la licence globale, figurez-vous... bon, ok, Le Pen aussi) et j'ai été assez surpris de constater qu'à sa manière de droite, NDA était probablement plus féministe que ManMac. Mais bon, ça reste Nicolas Dupont-Aignan tout de même – en plus, je déteste les gens dont le surnom se compose d'initiales. Next.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour François Fillon Parce que je pense qu'à ce stade, la question est surtout Comment quiconque peut-il décemment envisager de voter pour François Fillon ? Le plus fou étant que beaucoup de gens semblent malgré tout prêts à le faire et que, je vous en prends le pari, ils seront encore plus nombreux le jour J. Bref, Fillon n'est pas vraiment une hypothèse envisageable par-ici, cela n'étonnera à peu près personne.



Allez comprendre pourquoi, depuis le début de la campagne, Fillon me fait toujours penser à cette chanson.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour Benoît Hamon Dans l'absolu, je devrais pouvoir – je l'ai déjà fait à deux reprises. Une part de moi ressent même une certain remord à ne pas forcément me sentir capable de le refaire : je fais partie de ceux qui ont poussé cette candidature, ça me ferait un peu chier de l'abandonner à présent en rase-campagne... oui, je sais, c'est un comble tout de même que ce soit moi, simple citoyen, qui aie des scrupules quand on voit la manière dont le PS a flingué la campagne de son propre candidat, chiant allégrement et sans remord sur... mon vote de simple citoyen. Bref. Le fait est que dans l'absolu, Hamon est sans aucun doute le candidat le plus proche de mes convictions. Il est même possible que depuis que j'ai le droit de vote, je n'aie jamais eu l'occasion de voter pour un candidat si proche de mes convictions... et pourtant, paradoxalement, il n'est pas du tout garanti que je le fasse. Non pas pour des raisons de vote utile (les lecteurs du Golb savent ce que je pense d'un sujet abondamment traité au cours de ces presque onze années de blog), mais parce que pour lutter contre celui-ci, Hamon a abdiqué beaucoup de choses, notamment sur "son" revenu universel, qu'il a tellement ripoliné qu'on se demande ce qu'il en restera une fois qu'il sera (enfin serait) amené à passer sous la double lame des assemblées. Déjà qu'au départ, la base de calcul me paraissait bien trop modeste (c'est Beau de vouloir changer de paradigme, mais une telle ambition ne saurait être atteinte en proposant un revenu d'existence inférieur au seuil de pauvreté). J'entends bien qu'il fallait lâcher du lest mais le pire, c'est qu'il en a lâché pour de mauvaises raisons et sans le moindre effet, puisque tous les gens qu'il espérait contenter sont malgré tout partis chez Macron, poussés par l'urgence de la situation de ces nantis que l'ISF pousse au suicide (un sujet de société gravissime dont, étrangement, on parle peu). Bref, foutu pour foutu, on était en droit d'attendre une campagne plus radicale qui n'est jamais venue, et ce n'est pas que la faute des caciques du PS si Hamon, personnage brillant qui s'est progressivement vidé de sa substance, n'a pas réussi à franchir un cap, comme un joueur de foot prometteur qui, tétanisé par l'enjeu (nous sommes en demi de Ligue des Champions), n'arrive pas à jouer son jeu et se tasse dans sa moitié de terrain.


Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour Jean Lassalle Sincèrement, dans un moment d'égarement et avec un taux d'alcoolémie suffisant, je pense que je serais tout à fait capable de voter Jean Lassalle. Malheureusement, je ne bois quasiment plus, et certainement pas un dimanche matin, ce qui a considérablement limité mes moments d'égarements.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter Marine Le Pen Parce qu'on me répète depuis des années que je dois voter utile, or on sait bien que voter Marine Le Pen c'est presque pareil que voter Jean Lassalle, ça fait juste chier plus de monde. Blague à part, le programme est si fantaisiste, voire fumiste, que même si le FN n'était pas le FN, que Marine Le Pen s'appelait Germaine Jaurès et que je m'étais subitement mis à tout un tas d'activités se terminant par le suffixe -phobie, je serais incapable de voter pour cette dame, en tout cas pas sans exploser de rire dans l’isoloir. A moins bien sûr qu'il s'agisse juste de faire chier le monde.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour Emmanuel Macron Parce que, je l'ai écrit précédemment, ce type est une outre vide – la blague, vous savez quoi ? C'est qu'il n'y a pas de blague, pas plus que de programme. Je dis une outre – je veux bien sûr dire : une gourde, perdue au milieu du désert, dans laquelle il ne reste plus que quelques gouttes croupies, mais enfin... c'est le désert, c'est toujours mieux que de boire du sable. Macron le révolutionnaire en chaussures bateau est la gourde d'eau croupie d'un vieux monde tellement assoiffé qu'il se laisse avoir par le premier mirage venu. Qu'on m'explique, si Macron est si moderne, pourquoi la dialectique de ses partisans paraît si familière. Inutile de se tordre longuement l'esprit pour le comprendre : Macron n'est pas que l'héritier de Hollande (même s'il l'est aussi, que ça lui plaise ou non, et encore sa créature, si ce n'est sa réincarnation), il est leur héritier à tous, le fils préféré des élites, auquel elles se raccrochent comme si elles risquaient vraiment de disparaître (ce dont on peut légitimement douter). Il suffit de voir la vitesse phénoménale des ralliements des uns et des reniements des autres – particulièrement à gauche, enfin sur la gauche du milieu du Centre. On ne nourrissait guère d'espoir de Progrès de la part des Valls, Le Drian et compagnie, mais ça n'en rend pas moins effarante la facilité avec lesquels ces gens se prétendant de gauche ont admis des propositions hautement symboliques comme la suppression de l'ISF (pardon, on dit réforme, lolilol), la réécriture (encore) du Code du Travail ou le plafonnement des indemnités prud’homales. On pensait que la limite entre eux et la Droite était ténue ; on découvre avec stupeur que ce n'était qu'une barrière psychologique de rien de tout, un peu comme les gens qui ont peur de l'avion et qui après un simple stage prennent une carte de fidélité chez Ryanair. Flippant, mais moins que la réalité qui se dessine après étude de ce qui fait office de programme : du réchauffé, du surgelé, quelques idées de bon sens... vote utile je ne sais pas – vote de vacuité, assurément : Emmanuel Macron, c'est une Lysopaïne pour traiter un cancer de la gorge.

Militant d'En Marche fier de son produit.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour Jean-Luc Mélenchon Principalement à cause de l'Europe, ce qui peut sembler un peu surprenant compte tenu de mon euro-scepticisme habituel. Mais euro-sceptique, ce n'est pas forcément être eurocide. Si j'ai bien voté NON au référendum de 2005 et si, sans doute, je voterais de même à un référendum similaire aujourd'hui, j'ai tendance à penser que ce qui est fait est fait – d'autant que l'on pouvait alors nourrir certains espoirs (d'aucuns parleraient, peut-être à juste-titre, de naïveté) qui ne me paraissent plus permis en 2017. J'aimerais bien, hein. Mais j'peux point. Et dans le fond, ce ne serait pas nécessairement un problème si une part non-négligeable du programme de Mélenchon ne reposait pas sur le présupposé qu'il parviendrait à faire plier l'Europe – d'ailleurs, je n'aime pas trop ce terme, faire plier, s'agissant de peuples amis, et c'est aussi une chose qui me chiffonne un brin. Il n'en reste pas moins que je partage par ailleurs bien des vues communes avec le programme de la France Insoumise (notamment du côté des questions de société, d'éducation ou de culture), et qu'il n'est pas exclu que ce soit ici que je finisse, en dépit de ces réticences.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour Philippe Poutou Parce que la LCR, j'ai donné dans ma folle jeunesse, merci bien. Bon ok, c'est le NPA désormais, mais je continue de faire un blocage psychologique.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter pour Nathalie Arthaud Parce que déjà que la LCR- dans-ma-folle-jeunesse, je les avais trouvé horriblement sectaires, je préfère ne même pas envisager à quoi peut bien ressembler l'âme torturée des militants LO, qui revendiquent presque leur sectarisme. Il n'en demeure pas moins que Nathalie Arthaud en elle-même m'a très agréablement surpris à chaque fois que je suis tombé sur une de ses interviews2. Intelligente, claire, pédagogue, je vous avoue qu'elle m'a un peu bluffé – intellectuellement et philosophiquement, c'est quand même autre chose que la sympathique Arlette Laguiller. Mais bon. LO, quoi.

Pourquoi je ne peux décemment pas voter Blanc Parce que franchement, je n'ai jamais compris les gens qui pensaient que c'était un bon entraîneur. Je n'en sais rien, je n'ai jamais essayé. Si c'était comptabilisé, ce serait une hypothèse envisageable. Oui. Mais ce n'est pas le cas, dès lors, autant rester à la maison, non ? Je ne crois pas au vote utile, en revanche je sais tout de même ce qu'est un acte inutile.

Pourquoi je ne peux décemment pas rédiger une chute à cet article Parce que désormais que j'ai bien craché ma bile (si si, n'essayez pas de m'apaiser, je suis un connard de français râleur), je ne suis guère plus avancé – et qu'en plus, je ne peux même pas boire pour oublier, de peur de voter Jean Lassalle. Il faut choisir, mais choisir quoi ? J'en suis au point où l'article qui m'a le plus intéressé cette semaine, parmi les 47 981 parus au sujet des Présidentielles, était consacré aux... méthodes de vote dites alternatives (à la nôtre, s'entend). Bien entendu, l'habitus étant ce qu'il est, j'ai d'abord un peu ricané à l'idée de voter en mettant des notes aux candidats. Et puis j'ai envisagé une technique qui n'est pas évoquée dans l'article, qui consisterait à noter en négatif. On leur file un capital de 100 points, et l'électeur est libre de leur en enlever jusqu'à 99. Je tiens un truc, vous ne croyez pas ? Si si, je tiens un truc. Je suis sûr qu'en ajoutant que tous ceux qui finiront en-dessous d'un certain nombre de points seront pendus (ou juste, soyons humains, privés d'indemnités parlementaires à vie), le problème de l'abstention sera immédiatement réglé. Sans même parler de celui du renouvellement du personnel politique.


1. Vous n'êtes pas obligés de me croire, vous pouvez penser que c'est la honte qui s'exprime à travers mon inconscient, mais je n'ai pas réussi à retrouver ce billet à marquer d'une pierre blanche (il faut dire que personne n'y était traité de connard ni d'inculte ni de nazi).
2. Sa dernière position dans ce texte ne doit qu'au nécessaire enchaînement avec le commentaire précédent.

36 commentaires:

  1. Très bon texte(s). Tu résumes bien la situation...

    Le vote en négatif, moi je signe tout de suite. Tu devrais écrire au conseil constitutionnel ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai bien peur que ce ne soit pas lui qui décide ^^

      Par contre il n'est peut-être pas trop tard pour demander aux candidats de s'engager sur La Charte du Vote en Négatif ;-)

      Supprimer
  2. Un jour j'aimerais passer une heure dans ta tête, juste pour savoir comment on trouve des phrases aussi hilarantes que "Emmanuel Macron, c'est une Lysopaïne pour traiter un cancer de la gorge." :))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Hilarante, tout de suite. C'est juste très très drôle ;)

      Supprimer
    2. Moi je marche pour "hilarante" :-)

      Supprimer
    3. C'est très simple : il suffit d'être hypocondriaque. Comme je pense tous les 2/3 mois que j'ai un cancer de la gorge et/ou des glandes salivaires, et qu'il m'arrive de prendre, pour le soulager, des Lysopaïnes... ce qui est évidemment complètement con... le lien s'est fait presque naturellement ;-)

      Supprimer
  3. Je crois que j'aurais pu écrire mot pour mot le passage sur Hamon :(

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je crois qu'on est un certain nombre dans ce cas :-(

      Supprimer
  4. Tellement d'accord avec toi...

    Et cette incertitude me semble insupportable (la mienne, et celle des autres aussi).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Au moins ça occupe les pensées vagabondes.

      Supprimer
  5. Tu devrais faire attention, quand tu as de drôles d'idées, comme le vote "négatif".
    Il y en a, encore, qui vont faire circuler des pétitions ;)

    RépondreSupprimer
  6. Bonne initiative de ta part d'avoir arrêté de boire : https://www.slate.fr/story/143687/jean-lassalle-liberal-conservateur-gauche-ecologiste

    ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En gros l'article révèle (et lui reproche) d'être... un homme de droite. Passionnant.

      Supprimer
    2. Tu rigoles mais moi, qui ne suis pas très calée en politique, je pensais qu'il était de centre-gauche et l'article de Thomas me confortait dans cette erreur :o

      Supprimer
    3. Faut pas se fâcher ;)

      C'était à Thomas que je m'adressais, voyant que Lassalle avait des opinions assez éloignées des siennes.

      Supprimer
    4. (je m'adressais bien sûr à "Mister Tonz")

      Supprimer
    5. Pas fâché contre toi, je trouve juste l'article partial. Lassalle s'est fait connaître en faisant une grève de la faim "héroïque" et l'article en parle comme si c'était du buzz (alors qu'il a failli y rester). Je trouve ça minable c'est tout.

      Supprimer
    6. LUCAS >>> oui ou, je sais bien que Lassalle, en vrai, ce n'est pas trop ma came. C'était pour de rire ho ho ho. Cela dit, je suis assez d'accord avec TONZ sur ce coup, je trouve l'article un peu... dur, ou un peu salaud, enfin pas très fairplay. En fait je suis doublement d'accord avec TONZ car certes, Lassalle est un peu macho, un peu homophobe, beaucoup de droite... comme pas mal d'autres candidats. En revanche il est effectivement le seul d'entre à avoir joint le geste à la parole en faisant une grève de la faim, on aura le prendre de la manière la plus cynique qui soit, les faits sont les faits.

      TONZ >>> est-ce qu'on aurait trouvé un vrai spécimen d'électeur de Jean Lassalle ? ;-)

      MARION >>> pourtant ça me paraissait assez limpide, niveau ironie...

      Supprimer
    7. Possible ^^

      Faut comprendre le désarroi des gens de droite pour qui la probité, ça compte. Des gens très peu nombreux apparemment ce qui double mon désarroi ://

      Supprimer
  7. Râleurs, c'est clair. On réclame du renouvellement depuis des années et pour une fois qu'il y en a on ne sait pas qui choisir ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Facile à dire quand on roule pour Hamon ;-)

      Supprimer
    2. Le mec qui a des doss sur tous ses lecteurs :D

      Supprimer
    3. Sur tous, non, mais sur les habitués de la rubrique commentaires... forcément un peu ;-)

      C'est normal, après toutes ces années, tous ces échanges, tu finis par avoir une idée à peu près précise de leurs opinions, à partir de là ce n'est pas très compliqués de leur attribuer un candidat sans se planter. Par exemple toi, je sais que tu es abstentionniste tendance mélenchonniste, par exemple :-D

      Supprimer
  8. Je ne m'intéresse absolument pas à vos élections, ça me gave même (j'ai trop de collègues français) mais même juste en survolant ce billet, je compatis pour vous. (C'est pas mieux ici mais au moins avec une coalition, personne ne prend le dessus et tout le monde devient le roi du compromis.)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est gentil de compatir ^^

      C'est vrai que vous semblez très exposés à la vie politique française. Est-ce qu'il y a tant de Français que cela en Belgique ? Est-ce que ce sont vos médias francophones ? A l'époque où AL faisait les crobs pour les éditos, je me foutais souvent de sa gueule parce que spontanément, il dessinait plus souvent Sarkozy ou Hollande qu'Elio Di Rupo...

      Supprimer
    2. oui, les Français ont envahi Bruxelles ! Paris n'est finalement qu'à 1h20 de train et beaucoup font l'aller-retour. Et plein d'autres ont trouvé du travail ici.
      Le midi à la cantine, sur une dizaine de personnes, deux sont françaises, et une autre à moitié. Parmi mes amis en dehors du boulot, plusieurs sont des femmes françaises qui ont piqué des hommes belges ;-)
      Quant aux médias francophones, je ne pourrais pas donner d'avis, je ne les suis pas. Les médias flamands en parlent mais avec parcimonie.

      Supprimer
    3. Piqué le boulot, passe encore, mais piquer les hommes, franchement c'est abusé. Je m'excuse au nom de tous ces compatriotes qui ne respectent rien :-)

      Supprimer
  9. Bon, si même le golb est perdu, on est pas dans la mouise... Macron me fait de plus en plus penser a Sarkozy ces derniers temps... Donc finalement mon choix se fait par élimination. Je suis d accord avec l ensemble de ton article, sauf pour melenchon: moi je ne voterai jamais pour lui parce que j ai le sentiment que c est une graine de dictateur. Combien de temps lui faudra il pour faire taire les voix dissonantes en politique, puis dans les médias, puis....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis le premier à ne pas adorer (litote) le culte de la personnalité que Mélenchon à bâti autour de lui (voir l'édito précédent)... mais de là à en faire une "graine de dictateur", ça me paraît très, très exagéré (d'autant que ce que tu décris... ce n'est pas "une graine", c'est un dictateur pur et dur, ce qui me semble relever de la plus parfaite science-fiction - a fortiori dans le cas du candidat dont le programme propose d'instaurer un nouveau régime renforçant les contre-pouvoirs à quasiment tous les points de vue...)

      Supprimer
  10. C'est le concept de la graine, "petit" culte de la personnalité qui pousse, pousse pour devenir on ne sait quoi.. Bon tu n es pas le premier à me dire que cette crainte est ridicule, mais zn même temps si c'est basé juste sur le programme, on sait ce qu'il en est... Un programme, c'est surtout fait pour être élu. Bref, tu as sans doute raison mais moi c est une question d instinct, je voterai pas jean luc...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Enfin, niveau "culte de la personnalité", si on va par-là, aucun candidat ne fait mieux que Macron, aka L'Homme Qui Est Candidat Parce Qu'Il Faut Soit Élu ;-)

      Supprimer
    2. oui mais Macron il fait pas dictateur du tout, il est encore plus ridicule que Sarkozy alors qu'il a même pas de talonnettes...

      Supprimer
  11. "je n'aime pas trop ce terme, faire plier, s'agissant de peuples amis" AMIS ?! EUX ?!

    http://www.om4ever.com/Siecle/82BattistonSchumacher.jpg
    http://photos1.blogger.com/blogger2/72/492513622001112/1600/MarcoMaterazzi_45501.jpg
    http://www.squawka.com/news/wp-content/uploads/2016/07/Eder-Portugal.jpg

    Tu vas beaucoup trop loin !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Surtout dans le cas d'Eder qui est venu, littéralement, manger le pain des Français chez eux.

      Tu as raison, FREXIT, VITE !

      Supprimer

Si vous n'avez pas de compte blogger, choisir l'option NOM/URL et remplir les champs adéquats (ce n'est pas très clair, il faut le reconnaître).