lundi 21 novembre 2016

[GOLBEUR EN SÉRIES '16-17] Semaine 10

Initialement, il ne devait pas y avoir de Golbeur en séries cette semaine. Et puis je ne sais pas ce qu'il s'est passé : j'ai involontairement glissé sur les ruines d'iTélé. Quand j'ai réalisé que j'étais en train de regarder une tranche d'INFORMATION présentée par PASCAL PRAUD, j'ai soudain ressenti le besoin viscéral de me réfugier dans l'écriture. Pour oublier. Vite.

👍 CHANNEL ZERO Je n’aime pas trop faire des bilans de fin de saison dans cette rubrique. Le côté Bon bah c’était bien il y a X semaines mais en fait maintenant, bof. Ou inversement. Il me serait cependant difficile, dans le cas de Channel Zero, d’en rester à mes dithyrambes post-pilote. Le nouveau hit de Syfy n’a que partiellement tenu ses promesses, ce qui ne signifie pas qu’il se soit avéré être un ratage. Il est revanche devenu un peu plus conventionnel au fil des semaines, avec une tension plus alternative, un peu handicapé sans doute par sa (bonne) idée de ne pas trop se reposer sur la creepypasta dont il s’inspire ; Candle Cove n’aura finalement été que très peu utilisée alors que son univers, sur le papier, offrait à la série toute une mythologie aussi baroque que prête à l’emploi. Le format non plus, n'a pas toujours convaincu : avec seulement six petits épisodes, certes denses, le tout laisse un arrière goût d’inachevé et pas mal de trous narratifs (on ne le dira jamais assez : mieux vaut ne rien expliquer que n’élucider que des bribes). Ces reproches posés, Channel Zero aura tout de même excellé dans ses atmosphères malsaines et ses images subliminales (forcément) creepy. Plus au moins inconnu au bataillon télé jusqu'alors (malgré une poignée d'épisodes de la dernière saison de Hannibal), Nick Antosca a réussi à nous offrir une histoire efficace, bien rythmée, addictive et parfois même réellement surprenante. C’est déjà beaucoup, et c’est amplement suffisant pour être au rendez-vous en 2017, pour une saison 2 qui adaptera la plus classique (mais bien glauque) NoEnd House.


The GOOD PLACE J’ai du mal. Je sais, ce n’est pas le genre de chose que l’on doit dire pour être crédible. J’ai bien fait attention, bien lu toutes les critiques, absorbé tous les commentaires : The Good Place est la comédie de la rentrée. Rien d’autre, rien moins. Ok. Si ça vous fait plaisir, pourquoi pas ? Je vous avoue qu’en ce qui me concerne, j’ai du mal à envisager une Comédie de la Rentrée toute pleine de majuscules devant laquelle je rirais aussi rarement. Oh, ce n’est pas que The Good Place soit mauvaise : c’est très bien fichu, plutôt bien écrit et, globalement, cela fourmille de chouettes idées. Le problème c’est que la plupart du temps, ce n’est pas si drôle que cela. C’est plus original, plus fantaisiste, plus fun que véritablement funny. C’est d’autant plus frappant qu’on trouve actuellement à l’antenne une autre comédie de Mike Schur, Brooklyn Nine Nine, devant laquelle on peut vraiment rire, parfois à gorge déployée, comme dernièrement devant l’excellent « Monster in the Closet » (4x06). C’est encore d’autant plus a fortiori frappant que la concurrence ne manque pas d’arguments et que si The Good Place est sans doute bien plus surprenante que d’autres, personne ne pourrait affirmer sans être d’une spectaculaire mauvaise foi qu’elle rivalise – en drôlerie pure, en efficacité dure – avec un Black-ish ou un Fresh off the Boat (dont la saison actuelle est pourtant elle-même assez loin du niveau des précédentes). Alors bien sûr, The Good Place a Ted Danson. Et désormais Adam Scott. Et Kristen Bell évidemment, même si je ne l’aime pas plus que cela. Elle a des idées farfelues et assez rigolotes, encore que pas tant que ça quand on prend le temps d'y réfléchir froidement. Si c’était à moi qu’on filait du pognon pour imaginer le Paradis, ce serait évidemment bien loin du niveau de The Good Place en terme de qualité, mais ce serait aussi autrement plus baroque que cette série à l’imaginaire somme toute assez conventionnel – très mikeshurien, en fait, avec ses personnages éminemment sympathiques même s’ils semblent au départ très niais, et ses situations à la folie joyeuse, chaleureuse, communicative... tout en restant fort mesurée et très politiquement correcte. The Good Place n’est pas une mauvaise série, non. Bien sûr que non. En fait, c’est même une série nécessaire, à l’échelle du Golb, surtout à l'approche des Drawas : il est toujours bon de rappeler que la dérive du post-sitcom high concept, ça n’existe pas que sur le câble. On en reparle le 1er janvier ?


👎 SHOOTER On s'en plaint assez souvent ici : depuis la fin de 24 (et désormais de Person of Interest), les bons thrillers d’action manquent. Beaucoup. On peut occasionnellement tomber sur d’excellentes bastons (celles de Daredevil sont un must pour tout amateur du genre, et si Into the Badlands semble avoir une noisette à la place du cerveau scénario, elle était une très bonne surprise de ce côté), mais sur de bons vieux badass thrillers dignes de notre jeunesse… moins. Conséquence de quoi, on a envie de se montrer encourageant avec toute tentative d'insuffler un peu de vie au genre, comme ici celle de USA Network (une chaîne qui a décidément bien changé depuis l’époque où elle diffusait des choses funs et sans prétention comme Burn Notice et White Collar). De là à se taper le remake d’un film de seconde zone avec Mark Wahlberg, a fortiori si c’est pour le remplacer par Ryan Fuckin’ Philippe... faut peut-être pas exagérer. A for-fortiori si déjà, à la base, le scénario du film d’origine épatait par son originalité (« Un ancien tireur d'élite au sein des Marines reprend du service pour déjouer une tentative d'assassinat à l'encontre du président des États-Unis ; lorsqu'il se retrouve accusé du crime, il va devoir se servir de tout ce qu'il a appris au cours de sa carrière pour retrouver les vrais coupables et faire payer ceux qui l'ont piégé. »). On me dira que cela ne veut rien dire ; qu’après tout, pour redonner la foi aux amateurs de séries d’action, il faudra sans doute en passer par quelques vieux pots. J’entends bien mais pour ce coup, on s’épargnera l’effort, tout comme d’ailleurs l’adage de grand-mère : ce n’est pas du tout pour la complimenter qu’on vous dira que Shooter, c’est de la soupe.

Mieux vaut tard que jamais

👍 BETTER CALL SAUL (saison 2) Better Call Saul est une série difficile à évaluer. Il n’est sans doute plus utile à ce stade de rappeler pourquoi : spin-off d’une-des-sinon-la plus grande(s) série(s) de son temps, conçue comme une blague, développée avant même que les types qui en étaient chargés aient la moindre idée de ce qu’elle allait raconter… elle paie encore, par bien des aspects, le prix de son ubuesque et fort peu altruiste genèse. Quelle le paie dans les faits ou bien uniquement aux yeux du spectateur, voilà une autre question qu’il est bien délicat de trancher. Car Better Call Saul est une série attachante, portée par d’excellents comédiens (Bob Odenkirk en tête, qu'on n'imaginait pas forcément si brillant et nuancé), laquelle livrait au printemps dernier une seconde saison renfermant d’excellents moments (souvent comiques, mais pas que). Pourtant, piégée dans son rôle de préquelle, assommée par un cahier des charges épais comme le culte entourant sa prédécesseuse, elle ne parvient que rarement à s’émanciper de cette image de « Breaking Bad Light » qui lui colle au popotin depuis son pilote – au contraire : c’est dans ce rôle qu’elle se montre la plus efficace, la plus réussie, la plus acide. Better Call Saul est une excellente préquelle, donc une très mauvaise. Elle joue brillamment du fait que le spectateur connaisse déjà tout de la chute de ses deux protagonistes, multiplie les prolepses décalées avec un talent – et un bonheur ! - évidents. Le revers de la médaille, c’est qu’elle ne fonctionne bien souvent qu’en tant que telle, peinant à exister par elle-même – et n’essayant d’ailleurs que de manière trop occasionnelle. Elle n’est pas et ne semble pas vouloir être une série que quelqu’un ne connaissant rien de Breaking Bad pourrait appréhender dans sa globalité, alors même qu’elle n’a dans le fond pas tant que cela à voir avec son illustre sœurette. En soi, Better Call Saul est une bonne série. Qui gagne à être découverte et qui se retrouve à chaque épisode avec un vrai plaisir. Ses personnages sont forts, sympathiques, bigrement touchants. Mais ce constat nous ramène invariablement à la manière dont elle fut conçue : comment faire abstraction de la pré-existence d’une série sœur cent fois supérieure quand, sans elle, cette histoire n’aurait jamais été imaginée – encore moins signée ? Cette saison 2, qui louvoie énormément autour de ce qu’il va être nécessaire ou pas de dévoiler de l’intrigue de Breaking Bad, refuse assez effrontément de répondre à la question. La seule chose acquise désormais, c’est que l’émancipation espérée n’aura probablement jamais lieu, si ce n’est par éclats et/ou en trompe-l’œil. Dommage.


27 commentaires:

  1. Pour une fois, je partage tous tes avis (sauf sur Shooter, que je ne compte pas regarder).
    Pour ce qui est de CHANNEL ZERO, j'ajouterais aux défauts le casting, inégal. Paul Schneider n'a jamais semblé à la hauteur de ce rôle, qui appelait, à mon avis, un acteur plus "intense".
    Ce que tu dis de THE GOOD PLACE s'applique, selon moi, à tout Mike Schur. De la comédie gentille, neutre, en totale déconnexion avec la réalité. C'est assumé : qu'il écrive, aujourd'hui, une série se déroulant dans un "au-delà" en carton pâte, ce n'est que logique. Contrairement à toi, je trouve que les personnages de Schur n'ont pas "que" l'air niais: tout ce que Schur écrit est très "cul cul la praline". Brooklyn s'en sort mieux, car les comédiens sont brillants, ce qui n'est pas le cas dans The Good Place: où Danson fait Danson, Kristen Bell est juste correcte, les autres n'ont aucun charisme. La preuve, quand Adam Scott passe, pour faire quatre scènes, il mange tout le monde.
    En ce qui concerne BETTER CALL SAUL, tu as tout dit.

    Bonne semaine,

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    1. e rôle, qui appelait, à mon avis, un acteur plus "intense". --> un Hugh Dancy et c'était une toute autre série, c'est clair !

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    2. Je ne pensais à personne en particulier. Mais, plutôt, à des acteurs au physique plus "banal" (je ne sais pas, Christopher Eccleston (un peu âgé, peut-être), ou Adam Scott, par exemple, puisque nous en parlons aujourd'hui...)
      Hugh Dancy est un très bon acteur, mais il me paraît trop "beau gosse".

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    3. Je vous trouve un peu durs avec Shneider. C'est vrai qu'il manque parfois un peu d'ambiguïté, mais c'est aussi parce que passé deux ou trois épisodes le scénario n'essaie pas (à mon grand regret) de ménager l'ambiguïté quant au fait qu'il hallucine ou non, de même qu'il n'exploite que très peu le fait que Mike Painter soit un médecin (pédopsychiatre, en l'occurrence). Shneider en lui-même me paraît faire le taf, son côté un peu fade correspond assez bien à un personnage dont l'absence de charisme est un élément de scénario à part entière. Un Mike Painter plus charismatique n'aurait pas été si passif dans les flashbacks le montrant enfant, et aurait sans doute inspiré un peu plus confiance dans sa version adulte. Il fallait donc quelqu'un capable de passer pour un pauvre type paumé et sans relief...

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  2. Guic' the old21 novembre 2016 à 10:57

    Je dois bien l'avouer, et ca me fait mal, hein, mais... Adam Scott, dans le role qu'il a, est une tres mauvaise idée. C'est le genre de role qu'il a reussi a gerer une seule fois, dans Step Brothers, et a raté a chaque fois depuis (Walter Mitty en tete)
    The Good Place est agreable a regarder, mais ne sais pas ou aller. C'est du coup assez genant en fait...

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    1. Adam Scott est cool, tout le monde l'aime mais, c'est un acteur qui joue toujours pareil des rôles très différents.

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    2. Vous êtes fous, Scott est très bien. Le seul à avoir mis un peu de vie, et de "piquant" en 10 épisodes !

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    3. Je n'ai pas trouvé qu'Adam Scott sonnait faux dans ce rôle, en revanche les deux épisodes où il apparaît sont certainement ceux devant lesquels j'ai le plus comaté...

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    4. (mais sinon BLOOM a raison (dans son premier commentaire), l'un des problèmes de la série est la grande fadeur de son casting. C'est pas mal pensé au départ - tous ces personnages sont supposés être des super-gentils-parfaits - mais cela rend tout ce beau monde un peu agaçant sur la durée, à partir du moment où on comprend qu'il ne va pas s'agir de mettre en relief l'horreur de ce monde tout-beau-tout-gentil - le concept du Bon endroit est effroyable, limite fasciste - mais bien d'écrire la série de manière à ce que ce soit l'héroïne-humaine-trop-humaine qui aspire à devenir elle aussi toute-belle-toute-gentille, avec tout ce qu'il faut de moralisme bon teint...)

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    5. Bloom n'a-t-il pas toujours raison ?

      ;-)

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    6. Lorsqu'il est d'accord avec Le Golb, oui ;-)

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  3. Je trouve dur avec Channel Zero. Juste, mais dur : j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette série. C'est vrai que l'effet de surprise est vite retombé, mais j'ai trouvé ça très bien.

    The Good Place était la série que j'attendais le plus cette année, et finalement c'est assez insignifiant :-(

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    1. Tu as raison, je me rends compte que je suis un peu dur, peut-être parce que le final m'a pas mal déçu. C'était une vraie bonne série, d'ailleurs j'ai opté pour une vraie bonne note côté CDB.

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  4. Channel Zero a surtout un gros problème dans son final. Pas d'explications, mais un manque de liant entre les différents mystères (à quoi servaient les enfants, par exemple ? à part faire peur au spectateur ? pourquoi le skin-taker apparaît-il sous différents aspects ? c'est quoi le délire avec les dents ? beaucoup d'images choc pour pas grand-chose ?

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    1. Tu n'as pas tort, en effet. Je ne saurais pas répondre à tes questions, à part pour le skin-taker (il apparaît tout simplement de différente manière selon la personne qui le voit : le pirate squelette pour ceux qui ont vu Candle Cove, la genre de fée des dents glauque pour les autres). Cela dit on ne sait pas du tout ce qu'il est, et encore moins... pourquoi il s'appelle "skin-taker" et pas "teeth-taker" :-D

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  5. Assez d'accord sur Channel Zero. Avec une pointe de regret, parce que cela commençait vraiment super bien.

    Par contre, No End House... Je ne savais pas qu'ils adaptaient ça, c'est pas terrible du tout comme histoire...

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    1. Lue à une heure avancée de la nuit, NoEnd House passe plutôt bien ;-)

      Cela dit ça vaut surtout pour le premier volet (je suppose que tu sais que c'est une trilogie), que j'ai trouvé pas mal écrit et assez bien fichu, prévisible mais au sens du vieux pot et de la bonne soupe. Je n'ai pas tellement aimé ses suites (encore moins la troisième nouvelle, assez paresseuse). Néanmoins d'après les premiers synopsis, ce ne sera pas un problème puisqu'il semble que tout comme pour Candle Cove, Channel Zero n'en reprendra que la mythologie de base au sein d'une histoire originale.

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    2. Je ne savais pas. Tant mieux :)

      Sinon je suis un peu surprise, après le dernier épisode je m'attendais à un petit "merci à Arrow de nous rappeler que ce sont toutes des salopes sauf nos mères et nos sœurs" ;)

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    3. Oh, tu sais, il me faudrait quasiment une rubrique récurrente, à force. Et puis j'aime bien cette saison d'Arrow pour le moment, je n'ai pas envie de le charger. On le sait que la série est ultra-misogyne, depuis le temps, ça ne sert plus à rien de le répéter inlassablement...

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  6. C'est moi ou bien tu as du mal avec la présentation de l'onglet des derniers articles ? Tu veux un coup de main ?

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    1. Il faudrait surtout que je trouve le temps et la motivation pour refondre complètement le design du Golb. J'aurais besoin de légèrement élargir la colonne de droite, mais évidemment cela signifie modifier la taille de tout le reste, changer de bannière, etc. Je n'ai pas tellement le temps de faire ça à l'heure actuelle...

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    2. (comme tu le verras je viens seulement de trouver le temps pour réparer le module des "derniers commentaires" alors que cela faisait des mois qu'il était pété :-( )

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    3. Du coup tu te lances dans les travaux :)

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    4. Voilà, ton commentaire m'a un peu réveillé :-)

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  7. Pas d'accord en ce qui concerne Better Call Saul ! Je trouve notamment qu'elle est réalisée et mise en scène avec une maîtrise et une intelligence assez dingues. Elle donne une sacrée leçon en la matière à de très nombreux autres films et séries, en particulier dans cette façon hallucinante qu'elle a de faire passer énormément de choses par l'image, en se passant des dialogues. Si l'intrigue n'est certes pas époustouflante, cette qualité de la réal (couplée, comme vous le faites très justement remarquer, aux performances des acteurs qui sont invariablement excellents) permet en revanche une finesse dans le traitement des personnages que je peine à retrouver ailleurs et me rend cette série passionnante. (Et puis, et puis, pour ne rien gâcher, il y a ces moments de bravoure extraordinaires, notamment ce fameux plan d'intro de l'épisode 8 qui m'a laissé sur le c*l.) 'oilà, il me semblait important de le préciser. :)

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    1. Je n'ai pas remis en cause la qualité de la réalisation. Elle est d'excellente facture, comme autrefois celle de Breaking Bad, dont elle reprend d'ailleurs la plupart des gimmicks... car toutes les qualités que tu énumères en les attribuant à Better Call Saul, ce sont en réalité des qualités dérivées de Breaking Bad - ce qui va plutôt dans le sens de ce que je relève dans l'article ;-)

      Mais la réalisation est d'excellente facture, bien évidemment, très peu de séries actuelles témoignent d'un tel souci du détail dans le moindre arrière-plan (en fait à part Mr. Robot, je n'en vois aucune autre...)

      Ceci étant dit, j'ai du mal à considérer que la réalisation compense tout : dans une fiction découpée en épisodes, la construction de l'intrigue me paraît primer sur presque tout le reste, or il y a tout de même quelques vrais problèmes de ce côté, à commencer par la répartition du temps d'antenne entre Jimmy et Mike, qu'il s'agit de rythme, de ton, etc. Je ne suis pas certain qu'on perdrait grand-chose à complètement amputer la série des intrigues de Mike, ce qui lui ferait d'ailleurs beaucoup de bien puisque c'est surtout de ce que le rappel de Breaking Bad est constant. En tout cas ce n'est vraiment pas ce qui me fait revenir...

      (je suis désolé je ne me rappelle pas de l'intro de l'épisode 8. Pourtant je me rappelle de son intrigue, mais pas du plan ^^)

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    2. "qu'il s'agisse de rythme", bien sûr...

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