mardi 12 février 2013

Nick Cave & The Bad Seeds - "Some People Say It's Just Rock'n'Roll"

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Vu le temps que la presse passa à vendre le retour de Nick Cave au rock-dur-qui-tache des années avant que celui-ci ait réellement lieu (sur le premier Grinderman), on imagine comme la tentation doit être forte aujourd'hui d'annoncer Push the Sky Away comme la grande réconciliation de Nick Cave avec les chansons d'amour-que-même-pourtant-il-avait-juré-craché-que-c'était-fini (ç'avait même fait la couv' de Rock & Folk - c'est vous dire si l'info était sérieuse). Il faudra évidemment s'en préserver. Personne ne s'en préservera. Peu importe que la réalité soit bien différente - et bien plus passionnante.

Si l'on voulait faire court, on pourrait résumer Push the Sky Away en disant qu'il est à peu près tout ce que 99 % des albums de vieux rockers ne sont jamais. A lui seul et en neuf titres seulement, il lave un certain nombre d'affronts qui tous ont le visage de vieilles gloires devenues des parodies d'elles-mêmes. Nick Cave ne mange pas de pain-là. Nick Cave ne sera jamais de cette sorte-là. C'est bien pourquoi quoiqu'il fasse et même lorsqu'il commet des albums discutables ou mineurs (son Grinderman 2 il y a un peu plus de deux ans, par exemple), il reste le Héros majuscule de ce blog. Combien sont-ils, les songwriters de plus de cinquante ans (voire juste de plus de quarante) à pouvoir se targuer de continuer à se remettre sans cesse en question, et leur travail en perspective ? Combien sont-ils, les artistes ayant franchi le cap des trente ans de carrière à toujours avoir les cojones, l'envie et tout simplement le talent de tenter des choses ne ressemblant à rien de ce qu'ils ont fait auparavant ? Dylan fut de ceux-là, il y a longtemps. Aujourd'hui, à vue de pif et à moins qu'un immense génie nous ait échappé ces dernières années, la réponse est simple : aucun. Les autres ont d'une manière ou d'une autre fini par ployer le genou, sombrer dans un anonymat un peu tristounet ou se couvrir de honte. Nick Cave, lui, est toujours là. Même où on ne l'attend pas. Même quand on ne l'attend plus.


Car ce Push the Sky Away tendu, aux lyrics désolés et à la production soyeuse, a quelque chose de miraculeux. Même en étant généreux comme peuvent l'être tous les amoureux, il était difficile de considérer le récent virage rétro-seventies du Caveman comme le sommet de sa carrière. Une parenthèse intéressante, sans doute. Une volonté louable de ne pas s'enfermer dans un registre, bien entendu. Une réflexion à peine déguisée sur ce qui reste du roll dans le rock d'aujourd'hui, certainement. Et encore une volonté d'en remontrer en matière de sauvagerie, en jouant ce rock groovy sous perfusion Presley-Stooges vers lequel évitent sagement de s'aventurer la plupart des dinosaures du rock une fois franchie la quarantaine. Sans parler d'une omniprésence inhabituelle, à coup de roman, à coup de long-métrage, à coup de featurings. Il y avait matière à s'emballer - il y a toujours matière à s'emballer avec Cave - mais au final, cette période laisse relativement peu de grands souvenirs. Un premier Grinderman puant le sang et le sexe en guise de claque inaugurale. Un Dig!!! Lazarus Dig!!! en forme d'exercice de style passéiste. Un second Grinderman sonnant souvent comme une parodie assumée et outrancière. Si Push the Sky Away ne reprend pas musicalement les choses là où Abattoir Blues les avait laissées il y a presque dix ans, il le fait en terme de qualité, d'écriture et d'ambitions. Parce qu'il s'impose comme le meilleur opus de son auteur depuis lors... et surtout parce qu'il renoue avec un univers, une esthétique et un ton qui, plus que n'importe quelle couleur musicale, ont fait de Nick Cave ce qu'il est aujourd'hui pour toute une génération de fans de rock. Un storyteller autant sinon plus qu'un musicien. Une voix - au sens propre comme au sens figuré - dont on avait parfois le sentiment qu'il avait délibérément choisi de la sacrifier sur ses dernières productions, trop souvent empreintes de second degré pour que l'on puisse totalement se laisser emporter.

Dans le fond, ces cinq ou six dernières années, Nick Cave a fait beaucoup d'efforts pour ne plus être Nick Cave. Peut-être lui fallait-il en passer par là pour publier aujourd'hui un disque aussi gracieux, élégant et singulier que celui-ci. Peut-être lui fallait-il tordre le coup à Nick Cave - à son image, à sa légende - pour redevenir le plus grand rocker de sa génération. Balancer son piano par la fenêtre, conchier le romantisme et les ballades, tirer la chasse sur le mysticisme. On a suffisamment insisté ici sur la capacité de Nick Cave à se réinventer tout en maintenant un univers cohérent pour oser avancer l'idée qu'il était, peut-être, arrivé à la croisée des chemins (de croix). Que cette fois-ci, sa réincarnation demandait un investissement plus long, plus profond. On extrapolera à peine en notant qu'entre autres, elle lui aura coûté cette fois-ci quelques vieux camarades de route. Moins de dix ans après Blixa Bargeld, c'est Mick Harvey, le fidèle d'entre les fidèles, qui a fini par aller voir ailleurs si le blues y était. Pas de chance : il est là, le blues. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas été si présent, si proche, si splendide que sur cet album de Bad Seeds réduites à leur trognon : une voix toute en retenue, un violon majestueux, des guitares funambules. L'emballage minimal à des mélodies osseuses, volontiers langoureuses et répétitives. En quelque sorte, Push the Sky Away constitue un genre d'improbable compromis entre le rock diluvien des dernières années et ces ballades meurtrières qui firent le succès des Bad Seeds à la fin des années quatre-vingt-dix. De la mélancolie bien sûr, mais aussi une incroyable tension, une violence contenue faisant des "We No Who U R" et autres "We Real Cool" les lointains cousins de "Red Right Hand" ou de "Stagger Lee". Ces merveilles de noirceur qui n'avaient jamais besoin d'élever le feulement pour plonger l'auditeur dans le malaise. Ces blues traînants où Leonard Cohen venait s'enliser ("Water's Edge" pourrait presque figurer sur Your Funeral... My Trial). Ces ballades infernales aux milieux des fantômes d'idoles déchues (Morrison, le King...), où malgré tout parvenait parfois à percer la lumière ("Jubilee Street", déjà la plus belle chanson de l'année). Ces blues en apesanteur, au chant hoquetant finissant toujours, l'adrénaline montant, par lâcher prise. Il y a une dizaine d'années, Bowie plaisantait au sujet des critiques qui, à chacune de ses sorties, célébraient son meilleur album depuis Scary Monsters. Une bonne blague qui ne fait plus rire personne à l'écoute de son dernier single, dont on doute fort qu'il annonce un LP moitié aussi bon que son classique du début des eighties. Nick Cave, lui, peut dormir tranquille : à son niveau, il vient seulement de publier son meilleur disque depuis No More Shall We Part. Une paille.



👑 Push the Sky Away 
Nick Cave & The Bad Seeds | Mute, 18/02/13

38 commentaires:

  1. Belle analyse. C'est un album curieux, je trouve. Très lent, répétitif, mais en même temps magnifique, par instants. "Jubilee Street", "Higgs Boson Blues", grandes chansons

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  2. "il vient seulement de publier son meilleur disque depuis No More Shall We Part"
    Rah zut, je le trouve à moitié réussi celui-là, ennuyeux et trop long sur la durée en fait...
    Bon bah j'attendrai encore un peu alors ;-P

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    1. "Trop long" ? Mince, je le trouve un peu court, moi :-)

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  3. A part que je trouve que tu évacues un peu vite Abattoir Blues... 6, sérieux ? Tu es sûr que ce n'est pas le bonheur de retrouver "le vrai Nick Cave" qui t'aveugle ? :)

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    1. Je n'évacue pas Abattoir Blues, j'adore cet album.

      Après tu n'as pas forcément tort. D'un autre côté les lecteurs ont déjà pu constater que je mettais 6/6 à la plupart des albums de Nick Cave, par conséquent je ne vois pas où est le problème ;-)

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  4. "Combien sont-ils, les artistes ayant franchi le cap des trente ans de carrière à toujours avoir les cojones, l'envie et tout simplement le talent de tenter des choses ne ressemblant à rien de ce qu'ils ont fait auparavant ?"

    Que penses-tu de Neil Young ou même de Robert Plant ? Et sinon, je suis d'accord sur le reste, notamment au sujet de Jubilee Street qui m'a, littéralement, envoûté.

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    1. C'est une vraie question ?

      Je suis fan absolu de Neil Young, dont je collectionne tout frénétiquement, mêmes les bootlegs. De là à dire que Neil Young tente des choses ne ressemblant à rien de ce qu'il a fait auparavant, il y a une marge que même mon amour pour lui ne me fera jamais franchir. S'il y a bien un artiste qui a une touche immédiatement reconnaissable depuis le premier album (et même depuis BS) et qui la décline, c'est Neil Young. Il a certes pris des risques à certains moments, mais cela fait bien longtemps que cette époque est révolue et que le Neil Young aventureux des années 80/début 90 (dont les risques ne débouchaient d'ailleurs pas toujours sur de bons disques, Trans est médiocre, Everybody's Rockin' est plus qu'une curiosité qu'un album mémorable, et les albums heavy-metal avec Crazy Horse ne sont pas vraiment des références absolues) est rangé au rayon des souvenirs. D'ailleurs, il suffit de pousser la comparaison jusqu'au bout : à l'âge qu'a Nick Cave aujourd'hui (c'est-à-dire 55 ans), Neil Young publie Silver & Gold, album d'autant plus typiquement youngien qu'il se compose de vieux morceaux des années 70/80 qu'il n'avait jamais enregistrés ; son album juste avant est Broken Arrow (son plus mauvais des années 90), celui juste après est Are You Passionnate?, album un peu plus soul (mais tout de même très typique du Loner et pas franchement aventureux). Dans les années suivantes, ses meilleurs disques seront Living with War (un quasi remake de Ragged Glory), Chrome Dreams II (dont le titre est éloquent), et à la rigueur Le Noise (dont on ne peut pas dire qu'il soit incroyablement risqué, demander à Daniel Lanois de faire sur son disque ce qu'il fait depuis 20 ans chez Dylan et quelques autres n'étant tout de même pas de la plus grande originalité, d'autant que le résultat n'est finalement pas très éloigné de ce que Neil Young a toujours fait dans son incarnation électrique). Bref non, Neil Young, malgré toute l'admiration que j'ai pour lui, n'entre pas du tout dans ce descriptif.

      Quant à Robert Plant, autant je suis le premier à dire que sa discographie post-Led Zeppelin mérite mieux que ce qu'on en a dit à l'époque, autant il ne joue pas dans la même catégorie que les deux génies susnommés. Faut-il le rappeler, depuis 1995, sa discographie se résume à un disque relativement réussi (Mighty Rearranger, qui ne casse tout de même pas trois pattes à un canard) et deux albums de reprises, ce qui n'illustre pas exactement ma définition de "cojones", "goût du risque" et "ambition"...

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    2. Bonjour, c'est bien ici que les albums de reprises de Plant à la sauce world-bobo-Télérama sont considérées comme des références? Je demande car mon oncle Jojo est complètement d'accord et ne trouve pas d'endroit pour exprimer son amour pour les mauvaises cover de Low (groupe qu'il a d'ailleurs jamais entendu) :D

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    3. (et un peu sévère, aussi. World pour bobos, mouais. Il y a des choses qui me viennent plus spontanément à l'esprit quand on me parle de world pour bobos, même si je suis d'accord qu'il y a un peu de ça par instants...)

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    4. Déjà, on peut se référer à Nick Cave en citant des albums qu'il a publiés à 40/45 ans. Ils ne sont pas nombreux dans ce cas, je pense parce que, les artistes des années 60/70, à 40 ans, ils étaient engourdis dans les années 80. Rien que cela, ce n'est pas comparable. On sait le mal que cette décennie a fait aux artistes de "la vieille époque".

      Moi, je trouve que les artistes de la génération de Nick Cave vieillissent au contraire plutôt bien, par rapport à ceux de la génération d'avant. David Tibet, Michael Gira, Lydia Lunch... On peut ne pas les aimer mais ils tiennent plutôt bien la distance...

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    5. On ne peut comparer Nick Cave avec Tibet, Gira ou Lunch. Même génération, parenté musicale, mais Nick Cave ajoute à ceci une notoriété, un côté "iconique". Il aurait pu devenir un artiste mainstream, au milieu des années 90. Il l'est, en un sens, par sa popularité.

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    6. Bien vu BBB., c'est d'ailleurs ce que je sous-entend plus ou moins lorsqu'on prend la peine de lire le paragraphe jusqu'au bout ;-)

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  5. Ce disque c'est surtout quatre chansons ENORMES (Water's edge, Jubilee street, Higg Boson et Push the sky away). Mais ça fait déjà plus et mieux que la plupart des albums de Nick Cave depuis 10 ans c'est clair. Même le premier Grinderman en fait, je trouve ça un peu surfait (il est toujours mieux que le deuxième qui est sans intérêt c'est clair).

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    1. Oh, non ! Il est excellent, le premier Grinderman ! "No Pussy Blues", putain !!!

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  6. Très bon article et très bon album. Je ne me pose pas la question du 6 mais il ne me choque pas (je pense en fait que si les gens te taquinent sur le 6 c'est surtout parce que tu en mets très rarement du coup ça se voit beaucoup :)

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  7. Texte remarquable. Le premier que je lis sur l'album. Et je le trouve déjà assez "définitif" dans la manière dont il met le disque en perspective. J'aime aussi qu'il rompe un peu la parenthèse (si c'en était une) rock de Grinderman et Dig Lazarus Dig. Le nouvel album, je ne l'ai écouté qu'une fois en streaming, donc je n'ai pas encore d'avis tranché si ce n'est que je le trouve très beau. Quant au concert d'hier soir, c'était - mais tu ne seras pas surpris - superbe.

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    1. Je me doute, oui.

      Merci pour le compliment !

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  8. Un peu comme Ska...

    Comme toujours, vous êtes très incisif, pertinent, lorsqu'il s'agit d'évoquer Nick Cave. Je me rappelle encore votre "not meeting", un de plus beaux articles que je connaisse sur le rock. Celui-ci est plus conventionnel, mais votre mise en perspective me paraît appropriée, très juste.

    BBB.

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    1. ........ merci pour l'autre compliment ;-)

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  9. celle-ci reste quand même (et de loin) ma préférée:

    http://youtu.be/oSl4KX7zBTQ

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    1. Je t'envie de n'avoir qu'une seule et incontestable préférée de Nick Cave !

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  10. Bon, maintenant j'ai le droit de lire....
    Bon ben je suis totalement d'accord... J'ai juste peur que, ayant découvert le disque sur scene, je le trouve finalement un peu mou... on verra comment il tient.

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    1. En même temps tu as délibérément choisi ça, non ? Tout le monde pouvait écouter l'album depuis au moins 10 jours, donc si ça te l'a tué, ma fois, tu t'es fait ça à toi-même ^^

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    2. Oui, je sais. Mais:
      http://www.youtube.com/watch?v=R3-7146wAWw

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    3. On t'a déjà dit que tu étais légèrement obsessionnel ? ^^

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  11. ho, il y en a beaucoup d'autres de lui que j'aime mais celle-ci reste toujours scotché au firmament de mes préférences, peut-être à cause de la rencontre initiale, je ne sais pas pourquoi en fait

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    1. Oui, ce genre de chose est toujours irrationnel. On reste parfois attaché à la première rencontre, d'autrefois pas du tout (le premier morceau de Nick Cave que j'aie entendu - ou qui m'ait marqué - était "Jack the Ripper", qui n'a absolument jamais été parmi ne serait-ce que mes dix préférées), c'est toujours difficile de savoir...

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    2. les premiers trucs de lui que j'ai entendus étaient des morceaux de birthday party mais je n'ai jamais vraiment accroché; celui-là est venu plus tard, à partir de firstborn is dead, ça m'a beaucoup plus plu que ce qu'il faisait auparavant. mais tupelo, waow, quelle baffe^^ (les sui vants dans la liste seraient plutôt the loom of the land et cristina the astonishing, pas vraiment le même style^^)

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    3. J'ai mis très longtemps à aimer Birthday Party, voire même à aimer les premiers albums des Bad Seeds. A ma décharge j'étais très jeune lorsque j'ai découvert Nick Cave, je n'étais vraiment pas prêt pour ce genre de chose.

      Je crois que je suis vraiment devenu fan le jour où j'ai entendu "The Mercy Seat" en ouverture du Live Seeds. Ce n'est pas forcément la chanson en elle-même, mais la tension incroyable qui se dégage de ce live. J'écoutais pourtant des trucs "bourrins" depuis toujours mais je n'avais jamais ressenti tant de violence à l'écoute d'un morceau, ç'a vraiment complètement rédéfini mon approche du rock "dur".

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  12. Excellent album même si comme beaucoup je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi épuré. Je pense que ça mérite d'être réécouté en boucle sur une courte période pour bien l'apprécier parce que mélodiquement il n'y a pas grand chose qui reste, mais les chansons sont toutes magnifiques. Par contre je ne saurais pas le replacer dans sa discographie, que je ne connais pas encore assez, mais je préfère ça à Grinderman.

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    1. En effet, les mélodies ne tiennent qu'à un fil, ce n'est vraiment pas un album très pop, ni dans les harmonies, ni dans la structure des morceaux qui sont tous soit longs, soit lents, soit répétitifs, soit tout ça à la fois. Et c'est bien en cela que Push the Sky Away constitue une vraie surprise.

      Si tu ne sais pas t'orienter dans la disco de Nick Cave, il y a plusieurs énormes cartes et boussoles qui traînent dans les archives de ce blog :-)

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  13. Je sais, je m'y réfère régulièrement ! J'ai dû écouter presque tous les albums "6 diodes", mais j'ai encore pas mal de chemin à faire (pour info, mon préféré est - pour l'instant - Murder Ballads, et plus globalement toute la période 88-01, qui est la moins rock parait-il).

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    1. Je suis bien content que ça puisse t'être utile.

      La moins rock ? Qui t'a dit ça ? 1988-2001, déjà, ce n'est pas une période mais au moins deux, dont une (en gros de Tender Prey à Live Seeds ou Let Love in) est sûrement une des plus rock... En fait il n'y a pas vraiment de période "moins rock", si on prend la peine de regarder les choses globalement, juste des périodes où l'approche du rock est différente, moins "pan dans la gueule" et plus vicieuse (mais pour autant est-ce que Muder Ballads c'est plus ou moins rock que Tender Prey ? Je ne saurais le dire...). Il y a seulement deux ou trois albums consécutifs laissant la part belle au piano (The Boatman's Call, No More Shall We Part, Nocturama... et encore, dans Nocturama il y a une moitié de titres électriques et nettement rock, de même d'ailleurs que No More Shall We Part contrairement à ce qu'on raconte souvent est un disque qui contient des passages plutôt rock et tempétueux).

      Et puis entre nous si on fait une seule période 88/2001 qui serait la moins rock, ça ne laisse pas beaucoup de temps à Nick Cave pour faire des choses plus rock ;-)

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  14. Je viens de l'acquérir et je l'ai écouté 2 fois. J'aime. Vu ce que j'avais lu ds la presse, j'avais peur que cela sonne comme "Boatman's Call" ou "No more...", les deux albums que j'aime le moins pr ma part. A première écoute, ce qui m'a frappé c'est, dans le registre lent et calme des chansons, des sons... différents, peu entendus chez lui. Bref, du renouvelement sonore. Pr le reste faut que je remette la galette pr en dire plus. Par contre, j'ai du mal à croire un suel instant ce que Cave raconte à propos de la pochette: sa femme faisait un shooting photo et il est passé par hasard et la photo aurai été prise par hasard, sans pose ni rien... Ah ah !-)

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    1. J'y crois pas trop non plus. Peut-être que l'idée a germé comme ça mais je doute que cette photo-là soit la photo "sur le vif" en question.

      Sinon l'album ne ressemble évidemment pas aux deux albums "du divorce" susmentionnés. C'est ce que je disais dans l'intro en ironisant sur toutes ces années où on a vendu "le retour au rock" et en supposant (à raison, donc) qu'on allait maintenant vendre son "retour aux love-songs"...

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