lundi 17 décembre 2012

Eat the Rich

...
Ils en ont marre. Et ils le disent. Et ils ont raison. Ce n'est pas moi qui le dis, vous savez que je ne suis pas un râleur. C'est Le Point, un journal bien informé, selon nos informations. Ils en ont marre et ils en ont tellement marre que cela mérite bien une petite couverture. Qui sont-ils ? En vrac et dans le désordre, des chefs d'entreprises, des médecins, des restaurateurs, des expats... etc. Et aussi des profs, même si on ne comprend pas trop ce qu'ils viennent faire dans l'histoire, vu qu'ils sont les seuls du dossier à ne pas soit chercher à gagner de l'argent, soit en avoir déjà pas mal sur leur compte en banque. On suppose que les profs passaient juste comme ça, pour dire bonjour. Et pour que le lecteur tenté de se dire que cette couverture et ce dossier sont incroyables de parti pris et de mauvaise foi se disent qu'ah mais non, tout de même - ils parlent aussi des profs (= des gens de gauche).


Globalement, donc, ces gens qui ont marre, vraiment trop marre, ont réussi ou souhaitent réussir, dans ce monde qui est le nôtre où réussir, c'est avant tout gagner du fric. Comment leur en vouloir ? Il y a deux ans, je les aurais moi-même conduit au bûcher, mais depuis que je suis de droite, je suis plein d'empathie pour les gens qui ont de l'argent. Il faut bien le reconnaître : avoir de l'argent, en France, n'est pas forcément tous les jours facile. Si tous les Copé du monde font un peu rigoler, à ne croire qu'en l'argent et à rappeler qu'en France, on n'aime justement pas ça (l'Argent), on ne peut pas tout à fait leur donner tort sur ce dernier point - même si le fond ne justifie jamais la forme. Oui, la France a du mal avec la réussite telle qu'on la perçoit dans le monde libéral (c'est-à-dire le monde tout court, mais ça aussi, en France, on a du mal à s'y faire). Le Français sait faire preuve d'empathie à l'égard de tout le monde, sauf de celui qui a réussi. Celui-là, il ne le comprend pas et ne le comprendra jamais complètement. Il y a cette confusion diffuse entre réussite et privilèges. Il y a cette croyance inconsciente mais bien ancrée - et bien aveugle - en cette idée que le type qui a réussi est illégitime dans sa réussite, un peu comme s'il avait gagné à la loterie, un peu comme si c'était lui mais qu'à la place ce pourrait bien être un autre. Comme si le type qui a réussi ne pouvait en aucun avoir un talent particulier, n'avait pas sué sang et tripes pour y parvenir, n'avait pas fait des tas de sacrifices, n'avait pas souffert pour en arriver là. Bref, comme s'il n'avait pas mérité d'avoir cet argent. On dit souvent qu'en France, la réussite est toujours suspecte. Ce n'est pas vrai : en France, la réussite n'est surtout pas une valeur en soi. Elle n'inspire ni compassion, ni respect, parce qu'elle n'est pas reconnue comme quelque chose de respectable. Tous les Français aimeraient réussir. En vrai, personne ne rêve d'être pauvre. Mais personne ne respecte ceux qui ne le sont pas. Dans l'esprit tortueux du Français, il n'y a aucune différence fondamentale entre l'entrepreneur et l'héritier. Ce sont juste des gens qui ont plus de pognon que lui. Hypothèse de travail : peut-être que les gens qui ont réussi de cette manière un peu honteuse (en travaillant et en gagnant du fric, beurk) en auraient moins marre de casquer si on leur donnait le sentiment, en contre-partie, que leur participation à l'effort national était reconnue à sa juste valeur. Il est facile, donc stupide, donc dangereux de se contenter de balayer cette grogne généralisée des plus aisés sur le mode de qu'ils ferment leurs gueules, ils sont assez privilégiés comme ça, et puis quoi encore ? Un type qui gagne de l'argent n'est dépourvu ni de cœur, ni d'âme, ni de cerveau, même s'il s'agit là d'une des croyances les plus secrètement partagées par la quasi totalité des électeurs de Gauche. Se demander pourquoi cette catégorie de la population, au-delà des simples questions de prélèvements et de taxes, se sent stigmatisée, et par extension si elle a raison ou tort, ne coûte rien à personne. Mais non. On préfèrera toujours trouver les revenus injustes et déplacés, qu'ils le soient réellement ou pas, comme si le salaire d'un footballeur était comparable à celui d'un PDG qui serait lui-même comparable à celui d'un médecin qui serait lui-même comparable à celui d'un pharmacien. On pourrait se féliciter qu'Ibrahimovic paie dix millions d'impôts en France, une somme si dantesque que quasiment tous ceux qui la rappellent seraient bien incapable d'évaluer ce qu'elle représente, mais on préfèrera toujours se dire qu'il est trop payé à la base - c'est tellement plus facile à expliquer au journal de TF1. Sous prétexte de défense du faible, on sera sans pitié pour le fort, comme s'il fallait compenser une inégalité par une autre, comme si estimer qu'il faut aider le plus faible signifie qu'il ne faille pas être à l'écoute du plus fort - comme s'il fallait se protéger car respecter la réussite sociale des uns induirait fatalement (et curieusement) en creux de mépriser la non-réussite des autres. Le malaise profond qui s'est emparé des catégories les plus aisées (pas uniquement les riches, loin s'en faut) depuis plusieurs mois vient de là, bien plus qu'il ne vient des impôts en eux-mêmes. Ce n'est pas parce que l'on considère comme légitime que ceux qui le peuvent paient plus, voire encore plus, voire même pourquoi pas beaucoup plus... qu'il faille en plus leur pisser à la raie et les regarder comme des parvenus qui n'auraient même pas le droit de ne pas être d'accord. La triste ironie de cette histoire, c'est que les couvertures comme celles du Point, tous ces articles, ces montées au créneau dans les médias, obtiennent exactement l'inverse de l'effet escompté : au lieu de compatir, au lieu de se dire qu'effectivement, tous ces gens participent après tout à l'effort national, on ne les en déteste que plus. On a d'autant plus envie de les faire casquer. Limite de réquisitionner tous leurs biens. Parce qu'ils passent pour des pleureuses alors que nous, qui gagnons difficilement de quoi boucler nos fins de mois, on ne nous tend jamais le micro pour nous plaindre. Cela n'enlève cependant rien au constat de base, la preuve en images :


J'ai commencé à écrire cet article quelques jours avant que n'éclate "l'affaire Depardieu", et bien entendu, Alf s'est rué sur l'occasion pour en faire son dessin de la semaine sur Le Golb. Problème : je suis absolument écœuré par cette "affaire Depardieu", que je trouve grotesque à tout point de vue 1. Entendons-nous bien : d'une part, les revenus de Depardieu ne sont pas les mêmes que ceux de mon médecin ; d'autre part, mon médecin ne part pas vivre en Belgique (encore heureux pour moi). Je suis donc plus prompt à l'empathie pour mon médecin que pour notre Gégé (ex)national. Et pourtant, dans le fond, cette campagne de dénigrement lancée depuis une semaine s'inscrit dans la droite ligne des remarques susmentionnées. Depardieu, après tout, est un homme libre. Ce n'est sans doute pas bien, moralement parlant, de refuser de participer à l'effort national. Mais c'est son droit et cela ne mérite assurément pas de faire la couverture de Libération et l'ouverture de tous les journaux, peu importe qu'il soit un symbole - c'est avant tout un homme, de surcroît un dont on connaît tout des excès, du caractère et de la mégalomanie. Depardieu n'a jamais été un homme exemplaire, il n'a jamais prétendu l'être et on ne le lui a jamais demandé. Cela n'empêche pas - c'est quasiment devenu un sport national - les médias de se camper sur une posture morale totalement décalée par rapport au sujet, en soutien d'un gouvernement qui, depuis une semaine, aura brillé par la classe et la finesse de son argumentation. Passons sur le fait que si un ministre de Sarkozy avait utilisé le terme minable dans des circonstances similaires, nous serions tous vent debout (oui oui, toi aussi). C'est presque devenu un running gag hebdomadaire 2. Au-delà de cela, on admettra que si le seul argument de tous - tous ! - les ministres dans cette affaire c'est que ce que fait Depardieu "c'est pas bien, limite mal", cela ne procure pas une confiance aveugle dans la politique en question (c'est en revanche bien pratique que pour personne n'ait l'idée saugrenue d'en débattre sur le fond). Fin de la parenthèse depardiesque improvisée, qu'il était difficile de contourner bien qu'elle ne soit pas exactement le propos, l'acteur étant tout de même un peu plus qu'aisé et l'évasion fiscale étant un tout autre sujet que le malaise de certaines classes sociales. Qui, n'en déplaise, ont sans doute leurs raisons. Ce qui ne signifie pas, contrairement à ce que suggère Le Point, qu'elles aient raison.

Car il y a évidemment le revers de la médaille. Comprendre n'est pas plus excuser qu'il n'est tomber d'accord, et ce n'est pas parce qu'on peut comprendre que les médecins (par exemple) aient des revendications que cela signifie que celles-ci soient justes et ne doivent pas être discutées. Je vais vous raconter une histoire. Certains d'entre vous la connaissent sans doute déjà, pour l'avoir vécue eux aussi. Cet été, j'ai été malade. Gravement. Il a donc fallu que je voie un médecin - c'est souvent ce que l'on fait lorsque l'on est malade (a fortiori gravement). N'ayant pas de médecin de traitant, j'ai donc contacté le premier cabinet que j'aie trouvé sur Internet. Mais il était fermé. Je ne me suis pas découragé : j'habite dans le XVIIIe arrondissement de Paris, ce ne sont pas les cabinets médicaux qui manquent. J'en appelle donc un deuxième, fermé également. Puis un troisième. Fermé. Puis un quatrième. Fermé. J'en appelle une douzaine : tous fermés. En désespoir de cause, je contacte le Centre Médical, qui lui doit bien être ouvert. Il l'est, mais lorsque j'arrive, le médecin a eu un empêchement et ainsi, je dois revenir deux jours plus tard. Je suis gravement malade, hein. C'est un peu important. Mais non, il faut que je revienne deux jours plus tard, c'est un des grands trucs des centres médicaux, ça : ils sont censés être ouverts tout le temps, sans rendez-vous, mais dans les faits lorsqu'on y va on se casse le nez une fois sur deux.

Alors je rentre chez moi, et je reprend la liste des médecins du coin. Il doit quand même bien y en avoir un d'ouvert ; les gens doivent bien se soigner, l'été. Ce n'est pas possible autrement. Moi, je viens de la campagne. Là d'où je viens, il y a toujours un médecin qui consulte, souvent tard, souvent même le samedi (truc absolument inimaginable en région parisienne, soit dit en passant). Grâce soit rendu au Seigneur, je finis par en trouver un, qui plus est à deux pas de chez moi. Ne me demandez pas pourquoi je ne l'ai pas vu avant. Je m'y rends tranquillement, enfin aussi tranquillement que l'on puisse se rendre quelque part lorsque l'on est gravement malade. A l'intérieur, c'est carrément l'usine. Je n'ai jamais vu autant de monde dans une salle d'attente de médecin et le pauvre docteur, un beau jeune homme que l'on jurerait évadé de Grey's Anatomy, a les traits tellement tirés qu'il m'en arracherait presque des larmes de compassion. L'attente durera une heure trente durant laquelle j'aurai tout loisir de lire les écriteaux placardés un peu partout. Notamment les trois petites affiches annonçant les congés des trois médecins titulaires des postes (car le beau et jeune docteur est évidemment un remplaçant, on l'aura compris). Les trois, sans exception, sont tous en vacances. Et pas pour trois semaines, non : ils sont tous en vacances depuis début juillet et jusqu'à la mi-septembre. Même la secrétaire est en vacances (donc le jeune docteur Shepherd, en plus du reste, répond au téléphone et fixe lui-même les rendez-vous, entre ses trois cents consultations du jour). Je suis à ce point stupéfait que lorsqu'arrive mon tour, aussi gravement malade que je sois, je ne peux m'empêcher d'exprimer ma sympathie à l'encontre de mon jeune médecin, qui m'avoue en souriant mollement qu'il consulte quasiment non-stop de huit heures à vingt-et-une heures jusqu'à la mi septembre (ce qui ne l'empêchera pas de me garder cinquante minutes, parce que mon état le justifie, parce qu'il fait son travail et même, on peut le lire dans ses yeux : son devoir). Il me raconte même en souriant qu'il est "le seul médecin du quartier qui travaille en ce moment. Pour vous dire, je me suis aperçu en passant devant chez un confrère qu'ils avaient mis une affichette en indiquant mon numéro de téléphone, bien entendu sans me prévenir".

J'aime beaucoup cette anecdote car dans la même histoire, tout est là. A la fois les raisons pour lesquelles les médecins ont on ne peut plus le droit de ne pas être contents en ce moment, et à la fois la raison pour laquelle leur mécontentement mérite d'être largement nuancé. Sans doute pour se remonter le moral, le soir, mon médecin GI Joe rêvait-il avec son épouse mannequin à La Redoute à l'Avenir, cet avenir radieux où, enfin installé, il pourra compenser. D'ici quelques années, il fera partie d'une des seules corporations du pays où l'on peut se permettre de partir en vacances deux ou trois mois chaque année en faisant un bras d'honneur à tout le monde, sans oublier bien sûr qu'on ne manquera pas aussi de partir à toutes les petites vacances dès qu'on aura un gamin en route. Une corporation dont le salaire moyen est de plus 6000 euros nets par mois, dans ce pays, soit donc 30 % de plus que la moyenne nationale. Il n'est pas question de dire que ce n'est pas mérité. A vrai dire, je n'ai aucune idée de si c'est mérité ou non pour la simple et bonne raison qu'à l'instar d'une écrasante majorité de Français je n'ai pas la moindre idée de ce que cela peut bien signifier d'avoir six mille euros qui arrivent chaque mois sur mon compte en banque. Autour de moi, des gens qui ne gagnent guère plus de 1500 euros de plus que moi me paraissent déjà avoir un train de vie infiniment supérieur au mien. Alors des gens qui gagnent 6000 EUROS ? Je crois que si j'avais une telle somme, je ne saurais même pas quoi en faire. Je peux comprendre, je viens de le démontrer par A+B, qu'il soit légitime de la gagner. Mon médecin (qui en a marre) peut-il comprendre pour sa part que la plupart des habitants de ce pays n'en ont pas besoin pour vivre, et parviennent à s'en sortir avec trois fois moins ? Pas sûr, et c'est bien là tout le problème. Il y a des choses que l'on l'oublie, même lorsqu'on les sait pourtant.

Un truc que personne n'a oublié, c'est la fameuse phrase de François Hollande sur les 4000 euros. Cette phrase dont on a minimisé la portée durant la campagne de 2007, et dont il ne fait pas de doute pour autant qu'en cette époque de pré-crise, elle fut destructrice pour la Gauche. Était-elle complètement fausse pour autant ? Dans quel monde parallèle quelqu'un gagnant 2,5 fois le salaire médian de son pays n'est-il pas considéré comme appartenant à une couche sociale aisée ? Dans le fond, il n'y a que ceux qui gagnent une somme supérieure ou égale à celle-ci qui se posent sincèrement la question. Ceux qui gagnent le SMIC, eux, ont déjà la réponse, et s'ils l'oublient parfois, elle leur revient en boomerang à chaque fin de mois. Mon beau médecin, avec son regard qui me colle des frissons dans la culotte et sa femme dont je ne doute pas une seconde qu'elle travaille au minimum dans la mode, il en chie et va continuer à en chier pendant quelques temps, tout en rêvant à l'Avenir, tous ces Jours meilleurs où il sera enfin arrivé. Il peut se le permettre, lui. Il en a un, d'avenir. Il mettra longtemps à arriver, mais il sait qu'un jour ou l'autre, il sera arrivé. Plus encore que son salaire, c'est cette confortable et enviable, tellement enviable certitude qui fait de lui quelqu'un d'aisé. Et lui donne donc certains devoirs n'étant pas intrinsèquement liés à sa charge.

Y-a-t-il besoin de le traiter de connard de privilégié pour expliquer cela ?


(1) Ce qui ne m'empêche pas de publier le dessin, notez. Si avec tout ça vous n'avez pas compris que Le Golb est le temple de la liberté d'expression ;-)
(2) De là à dire que je vous prépare un Do You Speak... le Gauche Décomplexed?... 

64 commentaires:

  1. Thomas Sinaeve, sauveur de la droite.

    Je ne l'avais pas vue venir, celle-ci !

    Ils devraient vous engager, à l'UMP.

    BBB.

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    1. Je suis un garçon plein de surprises. Vous l'ignoriez ?

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    2. (oh et merci pour l'UMP, ça ira, je ne suis pas sûr de m'y plaire ^^)

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  2. (Attention. Le commentaire qui va suivre est susceptible de choquer par son langage outrancier)

    Bon, Le Point est un journal de merde, ça n'est pas nouveau. En plus tu as choisi la moins pire des dernières couvertures de merde qu'il nous ait proposés. Bref. Le problème n'est pas tant le salaire des médecins en soi qu'un système de merde qui accentue de manière nauséabonde et extrêmement lourde les "fractures sociales" (pour reprendre des termes politico-syntaxiques) entre les classes sociales. On peut parler de médecins, on peut parler de la SNCF, on peut parler des enseignants tiens qui sont ajoutés dans ce dossier (que je n'ai même pas envie de lire) et qui sont des fonctionnaires trop payés à rien fiche.

    Moi ce qui me donne singulièrement la gerbe, mais alors de manière extrêmement bileuse, ça n'est pas tant Depardieu qui part de France parce qu'il trouve que ses impôts ne sont pas utilisés à bon escient (et qu'il se sert de cette excuse pour ne pas en payer). Ça je m'en fous complètement. Même de cette attitude hypocrite et médiatique des médias vis-à-vis de lui. Non moi ce qui m'énerve et me donne la gerbe, c'est que notre bon vieux système capitaliste a tellement bien joué son jeu que maintenant les gens ne s'intéressent plus au pourquoi du comment. Pourquoi les médecins (les internes également hein, pas ceux de ton arrondissement) font grève parce qu'ils font largement 70 heures /semaine, pourquoi il y a des retards quasiment tous les jours à la SNCF (trains supprimés, trains en non état de circulation mais qui circulent quand même), pourquoi les hôpitaux sont surchargés, pourquoi on supprime des classes etc etc.

    Non, la mode c'est de râler, de pester contre ceux qui, en plus gagnent mieux leurs vies que le reste de la France. Ça c'est de bon ton. Ça c'est français : casser du sucre sur des choses que l'on ne maîtrise même pas. Alors bien sûr, on pourra minimiser le truc. Se dire que des fois, au lieu de faire des grèves saute-mouton qui débouchent sur rien (ou quasiment rien), ils feraient mieux de revoir leurs copies avec les syndicats. Mais ça, c'est encore une autre chose. Un autre débat, une autre perspective. Pour en revenir au médecin, sûr que éthiquement, ce qui t'est arrivé n'est pas correct en plus d'être foncièrement grave. Après, j'ai aussi envie de dire que tous les médecins ne gagnent pas 6000 euros par mois. Le tiens en l'occurrence gagne peut-être 6000 euros /mois mais c'est le seul à bosser, alors il le mérite peut-être... Peu importe, la question n'est (presque) pas là.

    L'important dans tout cela, encore une fois, c'est la logique de notre système. Car c'est bien lui qui accentue encore plus maintenant ces inégalités salariales et sociales (même si je ne saurais que faire également de 6 000 euros)jusqu'à en devenir dangereux.

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    1. Sauf erreur je crois bien que les profs français sont les moins payés d'Europe et que leur salaire a pas été revalorisé depuis l'époque du vrai Dallas donc bon...

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    2. Ah mais complètement. Mais ça les quidams qui pestent ne le savent pas mais en plus en ont rien à fiche...

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    3. Autant pour moi j'avais pas compris la part d'ironie dans ton message:)

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    4. Oui c'est de l'ironie noire, acerbe et bileuse ;)
      Malheureusement, j'entends ce type de propos quasiment tous les jours. Je ne dois pas être le seul d'ailleurs...

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    5. D'ailleurs les enseignants entrent pas mal dans la catégorie des grèves saute-moutons qui ne servent à rien ^^

      C'est quand même la seule corporation que je connaisse qui fait aussi souvent grève mais aussi peu souvent "pour sa gueule". C'en devient presque fascinant, à force. Les mecs n'ont pas été augmentés depuis la nuit des temps, mais JAMAIS il ne font grève pour leur fiche de paie (ou leur retraite), ils font toujours grève pour des choses qui ne leur bénéficient pas directement. Si ça, ce n'est pas la preuve par l'absurde que la bonne conscience de gauche ne sert à rien ;-)

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    6. Tout à fait d'accord sur les grèves des profs : c'est le côté mère Thérésa du métier sans doute, on fait grève pour que les élèves aient de meilleurs conditions de travail. Jamais vu les mecs à la SNCF / à la RATP faire grève pour que les trains arrivent à l'heure et que les usagers ne se tapent par 5h de TGV / 3/4 d'h de RER sur un strapontin / debout à un endroit surchauffé / glacé...

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    7. Cet altruisme mériterait presque une prime. Mais bon, comme ça aussi, vous êtes trop cons pour le réclamer... ;-)

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  3. C'est moi où il t'énerve un peu, ce gouvernement ? ;)

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    1. Tout de suite les grands mots. Il m'agace, simplement.

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  4. Article très intéressant, très juste quand il parle de la "confusion diffuse entre réussite et privilèges". Moi, qui gagne très bien ma vie, je suis souvent étonnée de devoir me "justifier" devant certains amis, pourtant des gens intelligents, cultivés, et qui le savent, que j'ai fait 10 ans d'études, à manger des nouilles tous les jours, que je n'y suis pas arrivée par hasard. Il y a une manière désagréable, de monter les gens les uns contre les autres, depuis longtemps. Je sais bien, qu'il y a d'autres gens, qui font 10 ans d'études, qui ne travaillent pas moins que moi, mais qui gagnent moins, mais c'est cela, que je trouve scandaleux, pas le contraire. Or, parfois, quand je parle de politique avec des amis, je suis presque à excuser, moi, les injustices du "système", comme si j'en étais la preuve vivante. Je ne suis pas du tout de droite, mais ce n'est vraiment pas agréable, et, comme tu l'écris, ceci n'a pas de rapport avec mes impôts.

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    1. C'est peut-être parce que tu passes ta vie sur Le Golb ;)

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    2. Je n'y avais pas pensé :)

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    3. Bien envoyé, Serious :-)

      Sinon eh bien... oui, nous sommes globalement d'accord. Même les revendications, quelque part, ont fini par subir un nivellement par le bas. De plus en plus, on glisse de "je mérite de gagner plus" à "le voisin ne mérite pas de gagner autant", ce que Jeoffroy souligne également dans sa diatribe. Cependant, ce n'est pas uniquement une question de mentalité française, pour le coup. C'est aussi un phénomène logique en période de crise.

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    4. "on glisse de "je mérite de gagner plus" à "le voisin ne mérite pas de gagner autant"," : mes grand parents étaient déjà comme ça il y a 30 ans, donc elle a bon dos la crise... :-)

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    5. Oui mais tes grands parents n'avaient pas Internet et ne pouvaient pas savoir en quatre seconde ce que gagne n'importe qui dans n'importe quel job ^^

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    6. Ils imaginaient très bien que c'était trop. :-)
      Et comme mon grand-père était dans un cabinet-comptable, il voyait toutes les magouilles de ces riches...

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    7. Ma déclaration, ma bataille.

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    8. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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    9. (putain, c'est quand même con de ne trouver le bon titre pour cet article que maintenant !)

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  5. Je ne comprends rien à cet article. Je croyais que tu DÉTESTAIS les gens qui ont de l'argent ?

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    1. Du tout. Je ne déteste que les riches qui ne veulent pas me prêter d'argent. Donc la plupart des riches, mais pas tous :-))

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  6. Ouais. Je crois que tu inverses un peu la problématique. Je veux bien être d'accord pour dire qu'on aime pas vraiment la réussite sociale en France mais faut pas déconner, combien de parvenus pensent au fond d'eux (ou pas au fond du tout) que les chomeurs sont des profiteurs du système et ce genre de conneries? C'est pas un hasard si ce discours a eu autant de succès à une époque.

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    1. J'ai plutôt l'impression que, si, au contraire, la France aime la réussite sociale. Ce qui, en soit, n'est pas forcément négatif puisque cela ne veut pas obligatoirement dire gagner un maximum d'argent. On peut l'entendre également comme être allé au bout de ses études pour faire le travail que l'on visait.

      Que la réussite sociale signifie tacitement une part d'envie,du type "Regarde, grâce à son méga salaire, il s'est payé une Rolex alors que moi j'ai toujours ma Flik Flak", c'est encore un autre truc.

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    2. Non je crois pas. On l'aime sous certaines conditions genre: on va aimer l'histoire du chanteur au début trop difficiles qui finit par vendre des milliers d'albums. Les success story comme ça oui. Par contre si le gars réussit en étant sportif ou chef d'entreprise non, on aime pas ou on s'en fout. toutes les réussites ne sont pas également estimables je crois.

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    3. Viens rencontrer mes collègues ;)

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    4. Ouais c'est la limite de ce genre de discussion de comptoir. C'est pas parce que tu connais 10 gars qui pensent ça que ça en fait une vérité nationale ni moi dans le sens inverse :)

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    5. "combien de parvenus pensent au fond d'eux (ou pas au fond du tout) que les chomeurs sont des profiteurs du système"

      Et combien de chômeurs pensent au fond d'eux que tous ceux qui gagnent bien leur vie sont des "parvenus" ? Ce n'est pas comme ça qu'on fait avancer le débat. Ce n'est pas en montant systématiquement les gens les uns contre les autres que l'on apporte des solutions.

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    6. Je précise que je ne suis pas chômeur. Et que je gagne très bien ma vie :-)

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  7. Un édito qui tombe à point nommé.

    Dans mon cas, je sais que je suis loin d'être à plaindre par rapport à mes amis, et c'est toujours un peu (beaucoup) (totalement) gênant quand je me plains du fait d'être sous-payé eu égard à mon boulot et mon expérience (ce qui est vrai: a expérience et boulot similaire, à peu près tous mes potes et/ou anciens collègues sont mieux lotis que moi, en partie pour la simple raison que je renacle à aborder le sujet financier que ce soit avec mon chef ou en entretien, j'ai toujours l'impression d'être scandaleusement cupide alors que je voudrais juste être payé à ma juste valeur)

    Et en ces temps de "crise", c'est pire: Il y a vraiment une ambiance de "Ce qu'on te donne c'est déjà mieux que rien, alors fait pas chier", qui a atteint son apogée lorsque, suite à ma dernière proposition d'embauche, alors que je discutais un peu sur le salaire, on m'a sorti "j'en ai discuté avec d'autres employés de notre compagnie, qui ont trouvé que l'offre que je vous faisait était presque trop élevée". (Comment maintenir une discussion derrière ça?). Cependant, nous avons recruté quelqu'un avec 12 ans d'expérience, on lui a proposé (insert somme indécente here), et on m'a bien confirmé que moins aurait été incorrect.

    Là c'est le coup de l'Avenir comme tu le dis. Subis maintenant, tu seras récompensé plus tard, c'est fou comme le capitalisme garde un fond de morale judéo-chrétienne, tout de même ;-)

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    1. Quoi... tu sous-entends que tu as un avenir professionnel ? Enfoiré de privilégié de merde, va !

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    2. Je sous-entends qu'on essaye de me faire croire que j'en ai un, pour que je continue à courir ;-)
      Mais si d'aventure c'était vrai, j'aurais rien contre, c'est sur...

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    3. Mais ça, c'est un peu la définition même du travail, non ? ^^

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  8. Oui, bon, le problème c'est que *** attention, caricature inside *** les pauvres pensent que les riches sont rien que des gros porcs qui font tout pour pas payer l'impôt (et là je repense à ce reportage sur ce type qui essayait de faire pleurer car on allait lui retirer son crédit d'impôt car il n'arrivait pas à louer l'appart acheté à Bergerac (ah ah ah, le con !!!)) et que les riches pensent que les pauvres sont rien que des feignasses vivant sur les deniers de l'état (et là je repense à ce reportage (et là je pense qu'il faut que j'arrête avec les reportages) sur cette dame qui essayait de faire pleurer car on allait l'expulser avec ses deux enfants d'un appart qu'elle ne payait plus depuis 18 mois alors qu'elle affirmait recevoir plus de 2 300 € d'aides publiques par mois).

    Moi, même en étant assez loin des 4 000 € de Francois, je me considère comme un privilégié, qui peut rembourser tranquillement mon appart, partir en vacances, faire mes cadeaux de Noël sans problème et m'offrir régulièrement ce que je veux. Je me dis qu'un jeune qui débute à 1 200 n'a quasiment aucune chance de pouvoir s'installer. Qu'une famille avec deux enfants et les parents au SMIC (ou même à 1 500 d'ailleurs) risque d'avoir du mal à finir chaque mois. Que chacun à sa façon, en particulier les riches, doit participer au redressement (encore faudrait-il ne pas dépenser l'argent publique à des conneries, comme embaucher de nouveaux profs et vérifier qu'il n'est pas distribué aux mauvaises personnes). Que s'il ne méritait pas encore le qualificatif employé, M. Depardieu après sa lettre ouverte de ce dimanche le mérite maintenant vraiment...

    Et en parlant de médecin, va trouver un pédiatre le mercredi ou le samedi, jours où les enfants ne sont pas à l'école...

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    1. Je n'ai pas lu la lettre ouverte de Gégé. Je m'en fous, en fait. Je veux dire : c'est Gégé, quoi. Ce personnage rabelaisien qu'on connaît tous. Il en fait des caisses, il est dans l'hyperbole, c'est aussi en grande partie ce qui en a fait une icône... même pas besoin de lire sa lettre ouverte pour le savoir (ni pour savoir qu'il y débite sans doute des tombereaux de conneries).

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    2. C'est justement le fait que ce soit ce personnage et la façon dont il l'a fait, qui rend autant insupportable son doigt d'honneur à l'état français, non ?

      Après tout nos tennismen vivent pour la plupart plus en Suisse que Federer et on les emmerde pas à ce point...

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    3. Oui, tu as sans doute raison. Après, Tsonga n'est pas Depardieu (personne n'est Depardieu). Et critiquer les sportifs pour leurs revenus, qu'ils paient leurs impôts en France ou non, demeure un sport national.

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    4. Mais non, juste les footballeurs:-)

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    5. On ne compare pas un Gars et un Dieu...

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    6. EL-JAM >>> non, tous. Les footballeurs plus que les autres parce qu'ils sont plus payés que les autres, c'est tout.

      (ce qui n'est pas forcément vrai au demeurant)

      Lyle >>> bien vu :-)

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  9. Mon piti Thomas, j'ai toujours dit que tu devrais faire de la politique :)

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    1. On le sait peu, mais j'ai fait de la politique, en fait. A mon niveau ^^

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  10. Non, Thom n'aurait aucune chance en politique, il n'est pas assez manichéen...

    Pour en revenir à l'article, le problème de certaines personnes qui gueulent contre les impots doivent tout ou partie de leur réussite à l'Etat. On a avancé l'argument pour Depardieu et le cinéma subventionné, mais on pourrait parler des banquiers ou de certains cadres hospitaliers...

    mais le plus important dans tout ca, c'est que tu ailles mieux Thom. Enfin je l'espère.

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    1. Oui, enfin le raisonnement sur "tout le monde doit quelque chose à l'état" a aussi ses limites. Ce n'est pas l'état qui a conféré son talent à Depardieu, ce n'est pas non plus l'état qui travaille quand il tourne... etc (et je ne te parle même pas du débat sur les subventions, parce que quand on sait à quel point certaines subventions de l'état à des "créations" sont discutables, mieux vaut ne pas ouvrir la boite de Pandore ^^).

      Je prends Depardieu parce que c'est l'exemple le plus simple, mais ça vaut pour la plupart. Je ne suis fondamentalement pas fan de ce raisonnement parce que quelque part, il trahit l'idée de l'impôt et déresponsabilise totalement le contribuable puisqu'il donne l'image d'un impôt-sanction ("tu dois quelque chose à l'état, donc tu paies en retour"), plutôt que d'un impôt-devoir-civique. Et à ce moment là, si on pousse ce raisonnement jusqu'à l'absurde, on peut aussi demander à chacun de payer un pourcentage d'impôt proportionnel à ce que l'état investi dans sa corporation ? Enfin, ça n'a pas grand sens.

      Sinon je n'ai absolument pas compris ce que tu me disais sur le fait que j'aille mieux, mais j'espère que tu vas bien également.

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    2. c'est que j'avais cru lire dans ton article que tu avais été gravement malade....

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    3. Oui enfin c'est quand même un peu ce bon Gégé qui a parlé d'impôt / sanction justement et de nombreux très riches seront prêt à te dire qu'ils sont partants pour ne plus payer de charges et d'impôts pour en contrepartie payer eux même leur soin de santé, leur sécurité ou l'éducation de leurs enfants.

      C'est sans doute à tout un pays qu'il faut faire comprendre le sens de l'impôt mais encore faut-il qu'il n'ait pas l'impression que l'argent est dépensé n'importe comment (c'est à dire pour les autres, doivent penser 90% des français :-))

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    4. Xavier >>> tu as le droit de dire que je suis trop con ^^

      Lyle >>> exact. Mais encore faudrait-il pour le lui faire comprendre qu'il ne se sente pas asphyxié par les taxes. Car s'il y a bien un truc qui uni tous les Français quel que soit leur milieu social, c'est bien le sentiment de payer trop d'impôts. En fait, c'est même la meilleure manière d'engager la discussion avec n'importe quel inconnu, à n'importe quel moment et dans n'importe quel endroit ^^

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    5. Mais à quoi est due cette sensation d'asphyxie (à part aux reportages de TF1 pour montrer à quel point l'argent est mal dépensé) ? On n'est pas forcément nettement pire que certains de nos voisins et on a des systèmes de retraite / chomage / santé / éducation qui sont, sur le papier du moins, de qualité.

      Quand on pense aux nombres de riches (et encore pire de sociétés) qui font tout pour ne pas payer l'impôt, on se dit que chez certains, c'est vraiment une posture pour cacher sa profonde incivilité.

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    6. oh! me serais-je, une fois de plus, ridiculisé? bon, ca vaut mieux comme ca...

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    7. Xavier >>> Non non, c'est plutôt moi en l'occurrence :-)

      Lyle >>> chez certains (gros), sans doute. Chez les plus petits, j'en doute. Je connais des "entrepreneurs" (plusieurs) qui, à la fin du mois, ont juste pile de quoi payer les 50 000 taxes et impôts auxquels ils sont soumis. Et ça, c'est une réalité que la Gauche refuse de voir pour des raisons principalement idéologiques.


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    8. Oui, certains entrepreneurs sont asphyxiés. Et je suis sûr qu'ils connaissent aussi des tas d'autres "entrepreneurs" (restaurateurs, professions libérales) qui magouillent à mort...

      Tiens, dans les nombreux médecins de ton quartier, n'y-en-a-t-il pas qui se font payer en liquide des ordonances de complaisance...

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    9. Je n'ai pas dit le contraire...

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  11. dites, venez en Belgique, on a des médecins à tous les coins de rue ici!

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    1. Ah mais, dans mon cas (et celui évoqué par Lyle), ce n'était pas un manque de médecins en soi. Au contraire tu n'imagines pas le nombre délirant de médecins qui exercent dans un périmètre de 3km autour de chez moi. C'est d'ailleurs pour ça que j'étais d'autant plus stupéfait de constater que TOUS SAUF UN SEUL étaient en vacances en même temps ^^

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    2. je suis heureux en tout cas de constater la vitalité de cet édito et le nombre de coms qu'il a produit

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    3. Il faudra penser à remercier Gégé.

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  12. bof l'argent m'ennuie (autant te dire que les infos aussi ces temps-ci) mais je veux bien plus de prof (je n'en suis pas) et plus de toubib (non plus), je suis hors sujet ou pas ? J'ai assez pour vivre en travaillant le moins possible (mais bien, j'aime que ce soit bien fait) et je ne veux rien de plus (je sais c'est bizarre - voire douteux - voire subversif, du moins on me l'a souvent dit)...

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    1. Ce n'est pas forcément subversif. Je ne doute pas qu'être satisfait de ce qu'on a soit possible. Enfin. Je crois :)

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  13. des vertus du camouflage sémantique...

    pendant la révolution française, on a aboli les privilèges mais ces petits malins sont revenus sous la forme d'un néologisme: ils s'appellent maintenant des droits.
    j'attend avec grande impatience de voir un défilé où les banderoles vanteront le maintien des privilèges acquis ou un truc du genre " nous voulons de nouveaux privilèges" ^^

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    1. Je ne suis pas tout à fait d'accord, mais il vrai que le glissement sémantique est bien vu pour certains cas...

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