mercredi 26 mai 2010

Lost - Fin d'une époque

Comme le veut la tradition sur ce blog, cet article ne contient pas de spoilers. Néanmoins, il serait très illusoire de croire qu'il pourrait en aller de même pour les commentaires. Aussi, je ne saurais trop vous recommander de vous arrêter à la dernière ligne de ce billet si vous n'avez pas encore vu la saison 6.


La fin d'une époque, c'est l'expression consacrée.

Après six saisons de mystère, d'obsession pour les uns et d'incompréhension totale pour les autres, Lost est belle et bien terminée. Il faudra sans doute encore quelques mois avant que l'on réalise réellement ce qui s'est déroulé sous nos yeux depuis 2004. Un peu comme avec les histoires d'amours : des hauts, des bas, mais finalement, une fois la rupture consommée et les amants consolés ailleurs, on ne garde que quelques souvenirs, par forcément les meilleurs - juste les plus forts.

Le feu d'artifice promis n'a pas vraiment eu lieu, mais on ne peut pas dire que ce soit étonnant venant d'une série ayant pris depuis longtemps l'habitude de démystifier ses personnages les plus fascinants - et donc se démystifier elle-même - avec une étonnante régularité. De toute façon, Lost a toujours été parsemée d'épisodes moyens en encadrant d'autres exceptionnels. Cette ultime saison n'a pas échappé à la règle, qui entre son premier épisode (en tout point excellent) et son final (très controversé en raison de ses dernières minutes, mais objectivement et dans l'ensemble, très bon) nous aura fait nous faire plus d'un cheveu blanc, aura déchaîné les passions, dégoûté les uns, blasé les autres...

Ils nous en auront fait des frayeurs, ces fripons de scénaristes. Mais c'est toute la magie de la chose, cette machine à fantasmes dont a accouché la série (plus qu'elle ne l'a été elle-même, diront les mauvaises langues, pas forcément à tort). Ce que l'on relevait en saison cinq s'est confirmé assez rapidement : Lost a atteint un tel degré meta, a acquis une telle virtuosité dans le para-texte... que ses auteurs n'ont même plus besoin de faire quoique ce soit pour obséder le spectateur. Il s'obsède collectivement avec ses camarades fans de la série, chacun étant intimement persuadé de saisir le but secret et caché de Cuse et Lindelof. Mais vous voulez savoir la vérité ? Leur but n'a pas eu l'air d'être autre, cette année, que courage, faut juste survivre jusqu'au final et après, on pourra prendre notre retraite.

Non qu'ils n'aient pas été à la hauteur de ce mégalomaniaque enjeu - conclure le plus grand feuilleton pop de son temps. On ne pourra, le moment venu, ni leur reprocher de ne pas avoir pris de risques (comme le veut la tradition la narration est totalement bouleversée, brouillée, retournée comme une crêpe) ni hurler au scandale parce qu'il aura manqué telle ou telle réponse. Je déconne, of course : hurler au scandale parce qu'il manque telle ou telle réponse, les gens ne font que ça depuis dimanche soir. Ce qui est extrêmement injuste : des réponses, tout au long de la saison, on en aura eu en cascade. En fait, les premiers épisodes de la saison sont même un invraisemblable festival de réponses, y compris à des questions que l'on ne se posait pas ou plus. Passons sur le fait que certaines sont bien en-dessous des théories et hypothèses des fans. C'est vrai, mais ce n'est après tout qu'une énième preuve que la série appartient (appartenait !) au moins autant sinon plus au public qu'à ses auteurs. Le problème que pose clairement cette avalanche de réponses, c'est plutôt qu'elle aura eu tout du long une fâcheuse tendance à étouffer l'intrigue. La saison six de Lost, passé le coup de poker scénaristique de son premier épisode, n'aura dans le fond fait que tendre, résolument mais souvent sans génie, vers son grand final. Si chaque tome de cette immense saga aura jusqu'ici eu son thème principal et son sous-thème qui devenait, à tous les coups, le thème principal du tome suivant... ce long épilogue n'aura pour sa part été que cela. Un épilogue étalé sur dix-huit épisodes (et demi) finalement assez avares en rebondissements voire en action. Nous étions prévenus, pourtant : Cuse et Lindelof avaient annoncé dès le départ, avec ce sens de l'ellipse n'appartenant qu'à eux, que ce dernier round serait plus linéaire. Ce fut effectivement le cas. Au risque de provoquer une avalanche de déceptions. Ou du moins, de dépassionner en partie les débats d'après épisode. Comme si nous avions marché, sans le savoir et comme un seul homme, vers l'acceptation finale, dont tout le reste de la saison n'aurait été que la répétition générale.

De fait, on a suivi le dénouement avec plaisir toujours, intérêt la plupart du temps, rarement toutefois en ayant envie de sauter au plafond (ni de grimper aux rideaux ni rien de ce genre). Autrefois foisonnante, Lost a cette année déroulé tranquillement, presque ronronnante par instants. Comme un exercice de style : cette année, on fait notre grand final. Et les figures imposées de se multiplier, et les scénaristes, trop souvent, de rester dans les clous. Les hauts (un épisode tant attendu sur Richard, un Ben-centric bouleversant) n'en furent que plus haut ; le revers de la médaille, c'est que les bas, omniprésents depuis six ans, n'en furent que plus visibles. Incontestablement, cette saison six a souvent manqué de rythme. De cette dynamique qui faisait de la saison quatre l'une des meilleures saisons de séries de tous les temps. Ce n'était sans doute plus le propos, puisqu'il s'agissait ici de dénouer - au sens littéral du terme. Mais on ne peut s'empêcher, à l'heure du jugement, de le regretter un peu. Aux épisodes mythiques d'antan ont succédé, cette fois-ci, les scènes mythiques, chargées d'intensité. Presque toujours les face et face et généralement ceux mettant en scène Terry O'Quinn, dont on ne dira jamais assez à quel point il est un formidable acteur, incompréhensiblement cantonné jusqu'à Lost à des seconds rôles à la télé ou dans des films de seconde zone. Et puis il faut bien se résoudre à le reconnaître, puisque l'on a décidé d'être de bonne foi, cette semaine : Matthew Fox est excellent et l'évolution de Jack demeure, avec le destin torturé de John Locke, l'un des axes les plus brillants de la série (donc de la télévision des années 2000). La manière dont ces scénaristes ont fait exploser la figure du héros américain typique, transformé l'homme de science en homme de foi et le gendre idéal trop clean, en magnifique héros tragique... cette manière n'a manqué ni de classe, ni d'inspiration.

L'important n'est pas la destination mais le voyage. C'est la morale de The Dark Tower, et c'est évidemment celle de Lost. Alors ? Le voyage était-il bon ? Le voyage fut passionnant. Fantastique. Génial. La dernière étape, un peu moins, quoiqu'elle ait recelé également ses moments de grâce. Évidemment, on est content d'en avoir vu le bout. Bien entendu, on est triste, réellement et sincèrement, de quitter Hugo, Ben, Jack et les autres. Allez, même Kate, on la regrettera. Peu de séries peuvent se vanter d'avoir su rendre crédible et attachante une aussi vaste galerie de personnages, de les avoir fait exister à ce point dans l'imaginaire collectif. Alors ok. La fin était perturbante (*). Plein de questions sont en suspens (quoique pas tant que ça). On peut cependant demeurer surpris de voir tant de gens réagir comme si on leur avait fait un bras d'honneur. Laisser le récepteur seul maître du sens, selon cette idée conceptualisée par Rousseau, est bien une marque de respect. Pas une insulte. Au final, toutes les œuvres appartiennent à leur récepteurs. Lost n'a fait que l'assumer, de manière post-moderne et totalement exacerbée.


Lost (saison 6), créée par J.J. Abrams, Jeff Lieber & Damon Lindelof (ABC, 2010)




(*) A ce propos, attendez-vous très prochainement à un autre article s'attardant sur le dit dénouement, ou pour exact les derniers épisodes et leur signification top secrète...
...

49 commentaires:

  1. Bel article, qui a le mérite de reprendre la saison dans son ensemble, plutôt que de rester bloqué sur la fin, comme tout le monde depuis trois jours.

    J'ai été très critique sur cette saison, mais je ne peux pas être d'accord avec certains reproches. Ok, c'est un choc. Mais LOST, ce n'est pas que ses cinq dernières minutes ^_^

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  2. J'ai trouvé cette saison bien mieux que la 5 et ses fatigants voyages dans le temps, et toutes ses ellipses etc. La 5 avait peu de scènes fortes alors que celle-ci en a plein (Sawyer et Kate sur le ponton ! Ben qui craque ! Hugo qui font en larmes ! c'était quand même souvent poignant cette année ! et les retrouvailles Sawyer/Juliet autour d'une barre Apollo !!)

    En fait on reproche à cette saison de ne pas laisser assez de place à la mythologie mais en fait, on peut dire que l'intrigue mythologique de la série était quasiment bouclée à la fin de la saison 5. Les gens pleurent sur les questions en suspens mais moi je me demande : de quelles questions on parle ? Je crois qu'on a eu presque toutes les réponses (même si certaines étaient pourries)

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  3. +1 Lil'

    On a en effet eu la plupart des "grosses" réponses. Sans parler des choses résolues en ellipses. Mais il y a des gens qui ont du mal à saisir les ellipses (combien de fans n'ont sincèrement rien pigé à la boucle temporelle l'an passé ?). Après le final m'a déçu, comme tout le monde et malgré sa poésie. Il y a beaucoup de gens qui attendaient un genre de twist hallucinant qui les obligerait à tout revoir depuis le début. Là dessus les Darlton ont carrément menti aux fans et il faut le dire. Ceci dit c'était un épisode réussi et très prenant.

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  4. C'est clair. Déjà il faut voir le nombre d'interprétations différentes du final, alors que c'est pourtant pas si ambigu que ça...

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  5. Mon scepticisme n'a plus de limites. J'ai l'impression que le final (un gros épisode plutôt bon, admettons) n'a été construit que pour justifier les incohérences de la série. Je suis plus que déçu, de ce point de vue. Lost était une superbe série de SF, qui a viré sa cutie à la dernière minute. "Dans Lost, tout peut s'expliquer par la science". Tiens donc. Si j'avais su, j'aurais pas venu.

    @Thomas : ce qui me fait encore plus de peine, c'est que tu étais très sévère avec la fin de Battlestar Galactica, alors qu'elle était bien mieux que celle de Lost, bien plus belle et cohérente. Fanboy, va ;-)

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  6. J'ai enfin vu le final. N'étant pas une die-hard fan, je n'ai pas beaucoup de choses à reprocher. J'ai trouvé la saison moyenne, mais j'ai trouvé que toutes les saisons avaient des points faibles. Je trouve surtout qu'il faut rendre hommage aux comédiens, qui n'étaient pas tous super bons aux débuts, et qui portent la saison 6 sur les épaules...

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  7. Les méchantes critiques (pas ici apparemment, ou pour l'instant !) m'amusent beaucoup. Cela me rappelle le final des Sopranos. Dans les jours qui suivirent, tout le monde criait au scandale, menaçait David Chase de mort, critiques et public communiaient dans la détestation. Aujourd'hui, tout le monde trouve que le final des Sopranos est génial :-)

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  8. Matthew Fox donne sa vision du final :

    http://www.youtube.com/watch?v=RCXlLNWRULo

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  9. "Mais LOST, ce n'est pas que ses cinq dernières minutes ^_^ ".
    --> Bien sûr que non. Mais un final que je persiste à trouver très plat m'a coupé toute envie de me replonger dans la série.

    Je suis d'accord avec le mensonge et l'attente du twist évoqués par Lune Sérieuse. Pas d'accord sur le côté prenant de ce dernier épisode.

    Bien lapralinant, oui.
    Prenant et réussi, non.

    Bref, tout ça pour ça ?

    Ce n'est que mon avis.

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  10. Bonjour Thomas, Thierry, et les autres,

    Il est certain que "tout ça pour ça" est une remarque qui vient tout de suite à l'esprit. Cependant, après me l'être faite, je me suis dit également que ce n'était pas juste. Après tout, une œuvre n'a pas à être "comptable". On ne peut dire "tout ça n'a servi à rien", car il n'est dit nulle part que chaque élément d'une œuvre, fut-elle une série, doit "servir à quelque chose". L'art pour l'art, cela ne vient pas de sortir. Dans sa construction folle, se terminant sur une ellipse, Lost a inventé "le récit pour le récit". La morale est assez belle, lorsque l'on y pense : le récit est plus beau que sa signification.

    Si je devais déplorer quelque chose, ce serait moins ce "twist" final, que la platitude de la saison 6, comme si les scénaristes avaient abdiqués, et se contentaient de meubler. La fin, après tout, est facultative. Combien de séries n'ont pas eu de fin, parce que annulées bien avant, que cela n'a pas rendu moins passionnantes, pour autant. Je penserai juste, comme cela, à Deadwood, qui n'a pas de fin du tout, et c'est pas grave.

    Le twist final de la série ne remet pas en cause ce qu'elle a été, et ce qu'elle a contenu, comme le dit bien JC. Je dirais même que, en limitant après tout ce final à l'explication des flashalternatifs, donc de la saison 6, les scénaristes ont préservé l'intégrité des précédentes...

    BBB.

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  11. Jusqu'au dernières minutes, j'étais moi aussi très satisfaite de la tournure que prenait ce final. Et puis arrivent les 5 dernières minutes… bien sûr, on ne peut remettre en question 6 saisons sur ces quelques minutes, mais il était si facile d'en faire autre chose... En même temps, malgré ma déception, je ne suis pas vraiment étonnée : les américains en reviennent malheureusement toujours à ce type de dénouement. Cette conclusion est donc somme toute logique.

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  12. Petite précision, par rapport à ce que disent Thierry et Lune sérieuse : les Darlton n'ont JAMAIS annoncé un retournement énorme qui obligerait à tout revoir. JA-MAIS. Ce sont les fans qui se sont excités tout seuls (comme souvent pour Lost!), se sont montés la tête. Les Darlton, eux, promettent depuis deux ans un final émouvant, totalement centré sur les persos. Ce qu'ils ont fait.

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  13. Je ne vais pas répondre à tout le monde point par point, ce serait long et redondant. Mais quelques remarques comme ça :

    - sur les effets d'annonce, J-C a tout à fait raison.

    - sur les questions sans réponses, effectivement, il en reste finalement assez peu. Les ellipses permettant d'en compléter encore d'autres (notamment le soi-disant mystère des femmes enceintes qui, pour moi, n'est plus un mystère depuis un an... mais le grand paradoxe de cette saison est que d'un côté les fans se plaignaient du côté didactique des réponses et que, de l'autre, ils étaient incapables de voir les ellipses quand il y en avait...). Je suis également d'accord avec Lil' concernant le fait que finalement, la partie purement mythologique de la série est quasiment résolue à la fin du 6x01. Apprendre l'existence de MIB et qu'il est la fumée, cela solutionne 90 % des mystères de l'Île. Le statut de "candidat" achève le boulot. Reste à conclure, ce qui constitue le plus gros de la saison. Avec des défauts, certes.

    - sur la lecture du final : j'aime beaucoup ce que dit BBB., aussi bien son idée de "récit pour le récit" (plus encore que pour ses mystères, Lost a brillé durant six ans pour sa capacité à défier les codes narratifs traditionnels) que pour sa remarque sur les séries "non comptables". "Tout cela n'a servi à rien" est en effet le reproche le plus injuste et infondé que j'ai lu depuis dimanche. Tout cela a servi à nous captiver pendant six ans, à nous exciter, à fédérer des communautés de fans monstrueuses... franchement, dire que cela n'a servi à rien c'est ne rien comprendre à l'art feuilletonnesque dans ce qu'il a de plus quintessenciel.

    - sur la remarque de Lo, enfin : cette chute est très ambigüe, beaucoup plus qu'elle en a l'air (j'y reviendrai dans le prochain article). En effet pour moi, ce final n'a rien de religieux, bien au contaire. A mon sens la lecture qu'il faut en faire - elle n'engage que moi - c'est que les FS ne sont pas un "monde des morts", mais bien le délire de Jack agonisant. Cela annule totalement l'idée même de fin religieuse, mais surtout cela justifie certaines bizarreries injustifiables avec l'explication de l'afterlife : Sayid qui se met avec Shannon plutôt que Nadia, l'absence de la fille de Sawyer... cela n'a aucun sens dans un principe d'afterlife, c'en a totalement si l'on part du principe que c'est uniquement la vision de Jack, vu que celui-ci ne connaît pas plus Nadia que le secret de Sawyer concernant sa fille.

    Voilà ce qui me vient à brûle-pourpoint. La suite des mes réflexions... mercredi prochain ^^

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  14. Ah ! Le côté religieux ! Venons-y !

    Dans les commentaires que je lis, depuis le final, je vois tout de même, souvent, une haine du religieux très française. Comme si c'était honteux d'avoir la foi, alors que ma foi (c'est le cas de le dire), les spectateur ont eu une foi inébranlable en cette série durant des années.

    Ce que vous dites, Thomas, sur le fait que ce soit ambigu, est très juste. Mais, quand bien même, je ne vois rien d'infamant à ce qu'il y ait une forme de "mystique", derrière ce dénouement. D'ailleurs, sur les sites anglo-saxons, j'ai lu beaucoup de reproches relatifs à l'absence de questions, moins à cette problématique "religieuse"...

    BBB.

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  15. il y a des périodes, je sais pas, ça doit faire le bonheur des astrologues ce genre de conjonctions astrales,

    tout ça pour dire que durant une poignée d'années ont été diffusées en même temps une flopée de séries de haut niveau, dont certaines des meilleures de tous les temps : sopranos, SFU, 24, Lost, west wing, engrenages, L&O special unit, the shield, les experts...

    les années 2006-2009 (à vue de nez) étant assez incroyables

    une telle densité est inédite je crois, même si évidemment l'offre tv est forcément plus grosse qu'il y a 40 ans.
    en 1968 on trouve en même temps (ou presque, césur estivale) the Avengers, les envahisseurs, Star treck, le Prisonnier, hawai police d'état, Mission impossible, le Virginien,
    voire The Man from UNKLE (fin en janvier 1968)

    alors que
    Au nom de la loi va de 1958 à 1961, Rawhide cesse en 1965, Thierry la fronde s'arrête en 1966,
    Vidocq est diffusée en 1967, puis à partir de 1973,
    amicalement votre débute en 1971, M.A.S.H en 1972, chéri-bibi et la planète des singes débutent en 1974, les têtes brûlées et l'âge de cristal en 1976, dick Turpin en 1979, Magnum en 1980
    (les années 76-79 sont peut-être pas mal, faudrait faire une frise)

    Columbo traverse toute la chronologie (1968-2003) !

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  16. BBB. >>> je suis évidemment d'accord. Et puis Lost a toujours traité de la foi et du mysticisme. Pas que de ça, mais aussi de ça. Locke qui se fait une loge de sudation, Eko qui construit une église, Charlie qui veut baptiser Aaron et a des visions angéliques... ce n'est pas une nouveauté inhérente aux dernières minutes de la saison 6.

    Arbobo >>> oui, les astres des fois...

    D'une manière générale le renouveau du feuilleton entamé en 2001 par 24 a créé un nouvel âge d'or absolument fantastique. Et quelque part, ce n'est pas le moindre des symboles que d'avoir 24 et Lost finissant à 24 heures d'écart...

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  17. J-C > ils n'ont pas dit ça peut-être, enfin ils n'ont rien fait pour décourager les ardeurs des fans quand même !

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  18. BBB. : sans entrer dans le détail pour ceux qui n'auraient pas vu les derniers épisodes, ce n'est pas le côté religion - dans le sens de la foi - que je regrette, mais une vision stéréotypée, manichéenne, chère à nos traditions occidentales. Ensuite, je ne suis pas vraiment sûre que cela tienne à ce que je sois Française. Personnellement j'aurais plutôt misé sur mon athéisme et mon rejet des dogmes. ;-)
    Mais bon, la remarque de Thom, même si elle ne me convainc pas pour le moment - j'attends son prochain billet - a le mérite d'être intéressante. :)

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  19. sur le délire agonisant, Thom, ce serait cohérent mais décevant,
    "l'échelle de Jacob" me suffit largement dans ce registre là

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  20. En fait pour préciser ma pensée, ce n'est pas tant le final en lui-même qui m'a fait penser à cela que tout ce qui l'a précédé, et notamment l'épisode "Across the Sea", qui me semble parfaitement crucial en terme de symbolique (beaucoup plus que pour ce qu'il raconte, comme souvent dans Lost). Mais je parle peu du final en lui-même dans cet article, que j'avais d'ailleurs envisagé plusieurs semaines avant.

    Concernant la vision manichéenne, je ne sais pas trop, car dans le fond, ce que dit cette image finale c'est que tous les hommes ont droit à une seconde chance. Plus que jamais, Lost me semble parler, avant même du destin, de la rédemption.

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  21. Laurence : la vision n'est pas si stéréotypée et occidentale que cela. Revoyez les vitraux...

    Si je parle de haine "très française", c'est que, il ne faut pas se mentir, il y a dans notre pays une vieille tradition consistant à bouffer du curé, et à voir du prêchi-prêcha, dès que l'on touche au mysticisme. Mais je ne réagissais pas, spécifiquement, à vos propos.

    BBB.

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  22. "mais bien le délire de Jack agonisant ..."

    --> Il a agonisé pendant combien de temps, Jack ?
    Comme Laurence, remarque intéressante, mais qui ne me convainc pas non plus.

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  23. Je meuble parce que je sais que le début de mon commentaire va apparaître à gauche.

    Voilà !

    Donc : le lieu ressemble à une église mais en même temps si on fait bien attention, pas tant que ça. C'est une église à la Lost, un patchwork, avec plein de symboles renvoyant à plein de religions différentes (et dont on peut dire qu'elle s'unissent ou s'annulent). J'y vois donc une église avec un grand "E", au sens de la communauté des hommes...

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  24. Et qui symboliserait in fine l'île elle-même bien entendu !

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  25. Thom > Jack connaît Nadia, ils se sont vus à l'anniversaire d'Hurley dans un FF de la saison 4.

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  26. Thierry >>> ce n'est qu'une interprétation. Il y en aurait d'autres (j'en ai lu au moins cinq différentes depuis le final). Foncièrement cela n'enlève rien au fait que la série ne tranche pas si nettement que ça en faveur de la religion. Le mysticisme, la foi, oui. La croyance en un "après". Mais de là à en faire un final religieux et catho comme certains l'ont écrit, non, c'est un contresens pur et simple.

    Lil' >>> pas bête...

    Serious >>> non, Jack n'est pas à l'anniversaire de Hugo dans la saison 4.

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  27. Moi non plus, je ne vois pas la religion mise autant en avant que par certains.
    Je n'imaginais simplement pas Jack agoniser aussi longtemps pour avoir tous ces SF.

    Et même si c'était le cas, j'y verrai des incohérences (exemple : le triangle Jack / Locke / Desmond)

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  28. Très bon article, merci! J'admire la façon de bien résumer sans donner un seul spoiler... Chapeau!

    Pardon d'avance, ça va être un peu long...

    Sur le débat des réponses, je le trouve un peu stérile. Est-ce que quelqu'un a osé dire que StarWars, c'était nul, sous pretexte qu'on ne savait pas vraiment pourquoi les midi-chloriens étaient en nombre particulièrement élevé chez Anakin?

    C'est la même chose pour Lost : tout est cohérent concernant l'histoire des naufragés 815. Certains bouts de l'histoire, avant leur arrivée (effectivement on ne sait pas d'où l'île vient), et après leur départ, ne sont pas révélés. Mais tout ce qu'on a besoin de savoir pour apprécier au mieux leur "aventure", on le sait.

    Concernant la chute de la série même, je la trouve moins ambiguë qu'ouverte : (SPOILER) vrai purgatoire ou hallucination de Jack, dans le fond peut importe. Moi, ce que j'aime, c'est que le discours de Christian s'adresse aussi au spectateur : les flashsideways sont aussi une métaphore des relations entre le spectateur et Lost : il ne faut pas "leave", mais "move on", un monde entre fiction et réalité qui a été créé par les personnages eux-mêmes, et surtout, la leçon du Finale : il faut savoir "let go"...

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  29. Oh, zut, j'ai oublié (presque) le plus important : l'accession finale de Jack au statut de héros tragique, voilà de quoi me satisfaire pendant de longues années.

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  30. Bonjour, je cherche un obèse, un type à visage de fouine, un réalisateur, du matos de tournage, quelques millions et une île déserte pour tourner une FanFic.
    :D
    Sinon, je crois que je viens de ma faire vaguement spoiler la fin de The Dark Tower, là. J'en suis au tome 3 et ça devenait intéressant !

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  31. Commentaire constructif : qu'est-ce que c'était bien quand même, cette série ! :)

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  32. Thierry >>> Oh tu sais, il y en, suffit leur mettre deux statues d'anges pour qu'ils pètent un boulon. De ce point de vue BBB. n'a pas tort. Ces derniers jours, j'ai lu des trucs sur certains sites... ça m'a carrément abasourdi. Pour te dire, moi-même, qui suis croyant mais pas franchement grenouille de bénitier ni à cheval sur ce genre de trucs (et qui paradoxalement ne vois pas tant de divin que ça dans ce final !) , je me suis à certains moments senti profondément insulté par certaines remarques exsudant la haine même pas du religieux - du mystique au sens le plus large du terme.

    Melou >>> je suis mille fois d'accord avec toi... et ta remarque sur Anakin m'a fait éclater de rire :-)

    DNDM >>> j'ai un peu d'argent de côté, du bide, j'adore Star Wars, Nietzche, Faulkner, Stephen King, la Bible et l'amour... y a une place pour moi dans ton film ? ;-)

    (un spoiler de la Tour ? Euh. Non. Je ne crois pas. En revanche on peut en effet considérer qu'un certain aspect de Lost est un énorme spoiler de la Tour... mais je ne l'ai pas évoqué dans l'article)

    Marion >>> réponse argumentée : OUI !!!

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  33. Jean-Pierre Jean26 mai 2010 à 21:00

    Quoi ?

    Lost est fini ?

    Ne me dites pas qu'il ne nous reste plus que la Coupe du Monde, pour rêver ?!!

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  34. Ah ! Mon cher Jean-Pierre, je ne vous le fais pas dire. L'Equipe de France, ou le meilleur moyen de relativiser la "déception" de Lost :-D

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  35. Bon, ben, ça y est.
    Je maintiens : dans mon coeur, la série a pris fin avec la faramineuse saison 4...
    Là, je reste assez déçu. Je trouve que tout cela est assez grotesque, un peu bâclé, très bricolé, très artificiel et mécanique (ah ! le retour de tous les personnages). Disons que ça ne me suffit pas. Et puis tout cela est quand même très lourdement amené (dans le 6e sens, il sufisait à Shyamalan d'un simple plan pour nous faire arriver à une conclusion proche). Mais, bon, je ne me souviens pas assez des détails de la série, de chaque personnage, pour lister ce qui me déplait, ce qui me paraît incohérent (ou plutôt insuffisant). Et, pour la première fois, en six ans, j'éprouve le besoin de lire ce que d'autres ont pensé de Lost... Parce que, moi, bah, je n'en pense rien. Ca m'ennuie, ça ne m'intéresse pas... La lecture du final au premier degré est assez nase... J'imagine qu'il y a des tas d'interprétations passionnantes et en ce sens ta conclusion est, Thomas, on ne peut plus pertinente... Pourtant, pourtant, ça ne me va pas... Je voudrais penser la même chose que toi, prôner cette liberté laissée au spectateur, mais, à chaud, je penche plus pour le foutage de gueule...

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  36. Merci Ska ;-)
    Comme toi, je n'avais jamais, jusqu'à la saison 6 ressenti le besoin de lire quoi que ce soit sur Lost (si ce n'est sur le Golb). Mais là, complètement déçu ou ayant l'impression de ne rien comprendre à la saison 6, j'ai eu besoin d'aller lire le Lostomètre & Co.
    Mais rien à faire. Je reste bloqué aussi sur le "foutage de gueule et le "tout ça pour ça ?"".

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  37. Ce final est assez fascinant. Parc"e qu'il reste, en fait. Le prendre au premier degré c'est tellement minable que chacun va chercher son second degré personnel, avec cette fin tellement ouverte (ecartelée même) que chacun va aller y cherhcer "son" second degré pour se justifer ce final...

    Je sais pas si c'est volontaire, mais je trouve ça à la fois vache et malin.

    (Et content de voir que je suis pas le seul a avoir tilté sur le vitrail derrière Jack)

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  38. Ben ouais, Guic' the Old, mais quand même, je trouve que c'est un problème si tout l'intérêt de Lost (saison 6) réside dans les interprétations, dans le méta-discours, etc. C'est peut-être aussi donner beaucoup de crédit aux scénaristes, comme si on voulait, malgré tout, être indulgent avec eux...
    Je penche malheureusement, concernant ce final, pour le premier degré (on est quand même sur une sorte de série blockbuster, non ?) : ils n'ont pas d'autre choix que d'être lisibles et j'imagine qu'une bonne part du public (je ne parle pas forcément des fans, de ceux qui avaient échafaudé des tas d'hypothèses mais de ceux qui prenaient la série au fur et à mesure) a accepté cette conclusion sans se poser plus de questions...
    Et pourtant je ne cherche pas forcément des réponses : je vénère Mulholland Drive ou Le prisonnier. Mais, définitivement, avec ce final, Lost ne me paraît plus jouer sur le même terrain, qualitativement parlant. Tout simplement aussi parce que le récit foisonnant de Lost, contrairement aux deux exemples ci-dessus, fonctionnait quand même sur un mystère appelé à se dévoiler progressivement...

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  39. le "problème" vient peut-être, en amont, de certaines intrigues, certains pans de l'histoire, qui ne peuvent pas cohabiter définitivement. L'erreur, la seule peut-être, serait d'avoir voulu fermer, donc décevoir, au lieu de laisser ouvert. Si on s'arrête juste quand Jack sort de la voiture avec Desmond, c'est parfait. Il reste plein de questions en suspens, mais au moins on n'est pas déçu, car ce final en laisse de toute façon beaucoup, des questions non résolues :-)

    faire un final présenté en tant que tel, ils s'y étaient engagés il y a longtemps, mais la manière dont ils ont construit la série fait que beaucoup d'interprétations s'invalident les unes les autres, or certaines intrigues ne sont pas compatibles avec toutes les interprétations.

    la jeunesse de jacob, pour dire pudiquement sans spoiler, n'est pas vraiment compatible avec une théorie de lost comme agonie de Jack.

    doctor who s'en est mieux tiré avec ses mondes parallèles coexistants ^^

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  40. Arbobo >>> tu m'as mal compris : ma théorie était celle des flash-sideways comme agonie de Jack, et non de Lost dans son ensemble.

    Sinon je suis assez d'accord avec toi sur la nécessité de ne surtout pas essayer de fermer. D'ailleurs pour moi, les cinq dernières minutes correspondent aussi à des exigences de diffusion, le fait que ça passe sur une chaîne mainstream US. Je suis profondément convaincu que s'ils avaient pu, les scénaristes n'auraient tout simplement pas tranché entre réalité de l'Île et réalité dite "de LAX".

    Concernant le besoin de parler et de lire des trucs sur le sujet évoqué par Thierry, Ska et Guic', je le comprends parfaitement. En voyant ce final, je ne pensais qu'il continuerait de me hanter plusieurs jours après. Ça fourmille dans mon cerveau, c'est aussi pour ça qu'à peine cet article terminé je me suis empressé d'en écrire un autre pour la semaine prochaine. Et bien sûr, il y aura du meta. Mais pas que.

    En réalité pour moi, Lost a toujours reposé sur deux éléments précis (en dehors des personnages bien entendu), qui sont présents dans toutes les saisons : le meta et un désir permanent de casser la narration. Quelque part cette saison 6 est à mon sens un aboutissement : la série s'assume comme une fiction. C'est ce que pointent très justement BBB. quand il parle de "récit pour le récit", et Melou dans son excellente remarque sur la dualité "leave/move on". J'ai lu une analyse à peu près similaire je ne sais plus où, de quelqu'un qui notait à juste titre que le Desmond des flash-sideways était en quelque sorte l'émissaire des auteurs, ce qui confère encore plus de sens à sa discussion avec Eloïse Hawking (bon... la fiche lostpedia de cette dernière n'est pas encore à jour mais en gros, elle lui dit "Vous allez prendre mon fils ?" et Desmond lui répond "Non, pas moi"... bah non, ce sont les scénaristes qui vont le prendre...).

    Sinon pour revenir sur la question de la construction et des choses qu'on ne peut faire cohabiter (comme le dit bien Arbobo), je crois que dans le fond, la plus grosse erreur scénaristique de Cuse et Lindelof aura été paradoxalement leur plus gros coup de génie : ce sont les flashforwards. Ou, plus précisément son corollaire au sein du système narratif, le "We have to go back". Ils n'ont dans le fond jamais pu s'extirper de cette problématique scénaristique : comment ramener les Oceanic 6, et pourquoi ? Souvenez-vous du début de la saison 5. Hormis les motivations de Jack et de Sun, celles des autres pour y retourner sont toujours demeurées assez obscures ou peu convaincantes. Pour moi le péché originel qui amène à cette dernière saison en dents de scie, c'est d'avoir fait partir ces personnages. Et peut-être, aussi, de ne pas avoir su en sacrifier certains plus tôt, je pense notamment à Jin (qui aurait tout aussi bien pu mourir dans l'explosion du cargo) ou encore plus à Miles ou Lapidus, qui auront mis 18 épisodes à trouver quelque chose à faire de leur peau dans cette saison 6...

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  41. Arrêtez, Thom, vous allez me faire rougir.

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  42. Cela vous va tellement bien, mon petit Bonobobo...

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  43. pour résumer
    http://www.joyoftech.com/joyoftech/joyarchives/1394.html

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  44. Bon j'ai attendu de trouver mes propres réponses avant de lire celles-ci. Je pense que je serai en partie d'accord avec ton analyse du fond (du sens). En revanche je ne suis pas sur que Lost illustre le "toutes les œuvres appartiennent à leur récepteurs". Au contraire, Lost est une série où les auteurs nient les retours des récepteurs (alors que paradoxalement ceux-la n'ont jamais été aussi importants).

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  45. Diane >>> bizarre, ton résumé...

    Benjamin >>> oui... c'est une remarque intéressante. Je crois qu'il y a un peu des deux. C'est un secret de polichinelle que pendant des années Cuse et Lindelof ont écouté les théories les plus populaires et ont pris à malin plaisir à systématiquement faire autre chose que ce à quoi tout le monde avait pensé. Mais il est arrivé aussi, tout de même, qu'ils reprennent directement certaines théories pour valider des mystères (la fontaine de jouvence, par exemple, était l'une des plus fameuses théories quant à l'immortalité de Richard... et si ce n'est pas son explication, ils ont quand même repris la fontaine ; idem pour l'explication des murmures, vieille comme la série ou presque ; ou bien sûr les flash-sideways comme purgatoire, inspirée directement d'une des plus anciennes théories sur la nature de l'Île...). En fait, ce que traduisent les réactions au final, c'est que beaucoup de gens ne voyaient dans cette série que :

    - une série de SF (elle n'a jamais été que ça)

    - un gros puzzle.

    L'un des paradoxes de cette série c'est qu'effectivement il y a à la fois l'envie de faire un truc interactif et en même temps, l'envie de dire à la fin "on vous a eus". C'est étrange (quoique humain) mais je crois que cela vient en grande partie du fait que les fans prenaient beaucoup plus les mystères au sérieux que les auteurs eux-mêmes, qui avaient tendance à rire des incohérences... il y aurait plein d'exemples à citer. Par exemple, quand tout le monde s'excitait pour comprendre pourquoi quand Richard apparaît à Ben enfant il a cheveux longs... eux éclataient de rire et disaient que c'est parce que c'étaient les 70's et que Richard s'était essayé à la mode de l'époque. Idem pour le pied de la statue qui, quand on le voit sous l'eau dans le 6x01, est inversé... ce qui est juste une erreur de la boite qui fabrique les effets spéciaux. Ou encore le meilleur exemple : concernant le nombre d'orteils de la statue, ils ont expliqué il y a longtemps que ce mystère n'avait pas de sens particulier et n'était pas un indice, qu'ils cherchaient juste un truc un peu weird et que d'ailleurs, à l'origine, elle avait six orteils au lieu de quatre. Je trouve cette anecdote très représentative du décalage entre les auteurs et les spectateurs. Eux, ils cherchaient juste des trucs bizarres, délirants, originaux, pas forcément des références ultra-complexes et chiadées. C'est en ce sens que pour moi, le final n'est pas spécialement religieux... il s'inscrit juste dans le cadre plus vaste d'une série qui s'est toujours amusée à faire mumuse avec les symboles mystiques, les loges de sudation et toutes cochonneries, sans qu'il y ait jamais vraiment eu de grand message métaphysique derrière.

    Un truc qui me frappe sur le sens global des derniers épisodes, c'est que j'ai tout de même l'impression que d'une certaine manière, les auteurs se placent au même niveau que les spectateurs et refusent le rôle de "démiurges distributeurs de questions". C'est assez inédit dans une série il me semble, même si l'on peut considérer - je le conçois parfaitement - comme une aberration que ce soient aux fans de combler les vides narratifs parfois béants de certains arcs. J'y reviendrai plus longuement dans le prochain article (à force de dire ça... il a intérêt à être bien ! ;-))

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  46. Tiens d'ailleurs je viens d'apprendre en lisant je sais plus quel site US que dans les bonus du DVD on trouverait un épilogue d'une vingtaine de minutes racontant comment Hurley et Ben ont repris en main l'île...

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  47. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  48. @Thomas : Oui complètement d'accord avec toi sur cette notion de paradoxe, et sur comment l'inconscient collectif a généré des attentes que les auteurs n'ont jamais prétendu assumer. Vraiment pertinente tes illustrations avec le pied de la statue.

    Pour les théories, je te laisse lire ma critique publiée il y a bien deux minutes :)

    http://www.playlistsociety.fr/2010/05/lost-saison-6-910.html

    Je me demande si nos visions concordent. Dans l'impatience de lire ton article de mercredi :)

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  49. Serious >>> oui, ce sont les fameuses vingt minutes supplémentaire qu'ABC n'a pas voulu leur accorder...

    Benjamin >>> c'est lu et (partiellement) approuvé ^^.

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