dimanche 3 mai 2009

Heroes - Eclipse totale d'audience

...
Il y a vraiment un cas Heroes, un cas à part, ou du moins un cas qu'on n'avait plus rencontré depuis longtemps (depuis, en fait, l'époque où les séries n'étaient pas encore le top de la mode) : celui d'une série qui, plus elle est efficace, moins elle marche. N'y allons pas par quatre chemins : cette année les audiences ont été si mauvaises (descendant en-dessous de sept millions de téléspectateurs... ce qui peut sembler énorme vu de France mais qui, pour une série américaine, est ridicule) que la prolongation par NBC (confirmée le mois dernier) des aventures de la famille Petrelli et de ses ramifications consanguines relève du miracle télévisuel. Or le paradoxe, c'est que cette troisième saison est sans doute sinon la meilleure du moins la plus équilibrée à ce jour, ce qui n'était franchement pas le cas de la première (qui souffrait de certaines longueurs) ou de la seconde (qui à l'inverse souffrait un peu de la disparition de l'aspect "vie quotidienne des héros", réduit à peau de chagrin pour cause de grève des scénaristes).

L'excellente idée de cette année aura évidemment été d'incorporer deux volumes dans la même session. Excellente parce que du coup, les auteurs sont parvenus à garder le meilleur des deux premières saisons, le souffle de la un comme le dynamise de la seconde. Cette dernière se finissait sur les chapeaux de roues ? Aucun problème : c'est sur le même rythme effréné que démarre le volume III (Villains), avec en l'espace de dix minutes :

- la révélation étonnante de l'identité du tireur embusqué qui avait abattu Nathan dans le final de l'an passé

- une nouvelle menace pour le futur (on ne change pas une formule qui gagne...)

- Sylar qui réussit (enfin) à attraper Claire

- Hiro qui découvre (enfin bis) le grand secret de son défunt père

- l'hypothèse d'un traitement permettant de donner des pouvoirs à n'importe qui.

C'est là qu'on prend conscience de l'habileté (c'est le cas de le dire) des scénaristes : avec autant d'axes, il auraient pu nous remplir une saison entière. Là, ils nous font juste le pilote d'un chapitre qui passe son temps à rebondir, à se tordre, et à monter en puissance jusqu'à un climax exceptionnel - une nouvelle éclipse (1).

A présent balayons d'un revers de main l'argument des fans déçus, pour mieux nous concentrer sur le reste : non, ce n'est pas n'importe quoi. L'argument est particulièrement injuste, dans la mesure où Heroes n'est pas plus n'importe quoi en 2009 qu'en 2006. La série de Tim Kring n'a jamais été étouffée par la vraisemblance et n'a jamais reculé devant le grand-spectacle un peu bébête comme devant les intrigues branlantes... s'en apercevoir aujourd'hui serait presque attendrissant si cela n'entraînait pas une flopée de commentaires aussi négatifs que déplacés. On ne regarde pas Heroes comme on regarderait les Sopranos, de même qu'on ne regarde pas un blockbuster (même un très bon comme le dernier Batman) avec la même exigence qu'on regarderait un film d'auteur. Heroes remplit donc sa mission dans la mesure où, comme pour la plupart des comics dont elle s'inspire, elle n'a jamais été autre que de proposer un grand divertissement populaire pas trop con et absolument jouissif, de réveiller le gamin sommeillant en chaque téléspectateur et de faire péter les ventes de pop-corn les jours de diffusion. On peut détester le principe. Nier qu'il ait toujours été à la base de la série (rappelons que le créateur de Heroes n'est pas spécialement un auteur minimaliste de séries confidentielles... mais celui de Preuves à l'appui !) pour mieux idéaliser la première saison, c'est moins excusable.

Aussi dans ces deux nouveaux chapitres (surtout le troisième, d'ailleurs) les intrigues sont-elles toujours aussi tordues (notamment tout ce qui concerne les voyages dans le temps (2)), tout en donnant la sensation que la trame générale n'a jamais été aussi limpide. Quatre volumes plus tard, le recul aidant, on prend enfin conscience de la qualité d'une progression narrative paraissant jusque-là chaotique (3), on comprend finalement où les scénaristes voulaient en venir depuis le début... un peu comme dans la saison 5 de Lost (on en reparle évidemment bientôt), même si dans une moindre mesure, le temps des réponses aux questions semble être venu. Mieux encore : la dimension tragique n'a jamais été aussi évidente, magistrale même, que dans le volume 4 (Fugitives, peut-être le meilleur chapitre de toute l'histoire du programme). Où l'on s'aperçoit, stupéfait, que depuis le début les héros passent leur temps à essayer d'empêcher le futur... en vain, puisque les évènements tragiques finissent toujours par se produire, d'une manière ou d'une autre, avec des nuances soit, il n'empêche : les personnages devenus systématiquement des "méchants" dans les futurs alternatifs des saisons 1 et 2 finissent quoiqu'il advienne par devenir des méchants - peu importe les actes de bravoure auxquels ils ont pu se livrer pour l'éviter.

En somme de la noirceur, du tragique, du suspens... il ne manque rien à cette troisième saison de Heroes... sinon bien sûr le succès dû à son rang. Elle a sauvé sa peau pour 2009 ; mais il s'agit tout au plus d'un sursis. Quelle idée aussi d'avoir confié la rédaction du volume 4 à Bryan "La Lose" Fuller... qui avait certes écrit une bonne part du premier, mais qui est surtout connu pour son don unique pour créer des séries s'arrêtant avant la fin faute d'audience (5).

Quand je vous disais qu'on ne pouvait éviter le futur...


👍👍 Heroes (saison 3, volume III & IV)
créée par Tim Kring
NBC, 2008-09


(1) Pour donner un exemple parlant : les CSI et autres Lost carburent aux alentours de 15 millions chaque semaine ; Fringe, le plus gros succès de l'année, ayant régulièrement dépassé les 20 millions !
(2) Pour ceux qui l'auraient oublié ce phénomène est au coeur de la série depuis longtemps, puisque c'est durant une éclipse que les pouvoirs de nos héros sont apparus pour la première fois.
(3) Là-dessus la saison 2 était déjà riche en invraisemblances !
(4) Les aléas de la diffusion n'ont pas aidé de ce point de vue... on passe de 23 épisodes (saison 1) à 11 (saison 2) pour grimper à 25... pas facile de dégager des axes, surtout avec cette manie de Tim Kring d'achever chaque saison sur le début du volume d'après...
(5) Wonderfalls, Dead Like Me, Pushing Daisies...
...

42 commentaires:

  1. ouais, bon, pushing daisies, ça faisait un bon unitaire, ou alors 2 épisodes mais pas plus.

    Heroes a quand même plus de tenue, et plus de capacité à rebondir, d'ailleurs le final énorme tant annoncé pour la saison 3 réserve effectivement une surprise de taille.

    à la différence de toi je pense que la saison 1 restera la meilleure, voire la seule qu'on pourra regarder dans 10 ou 20 ans.
    Les 2 et 3 ont serré les boulons, ajouté du rythme, joué des coups de théâtre, mais il me manque la fraîcheur du début mélangée à une angoisse, pas "rodée" justement, qui m'a beaucoup plu :-)

    cela dit, la saison 3 se regarde très volontiers.

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  2. Oui, le final ne manque pas de classe, en le voyant je me suis dit "ENFIN ! ils ont eu le courage de..." (tu vois ce que je veux dire). En fait finalement, hasard ou coïncidence, Pushing Daisies vient finalement de reprendre (mais sans doute juste pour conclure la seconde saison)

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  3. Moi quand même, j'ai décroché. Heroes n'a jamais été trop ma came, mais alors là, les allez-retour temporels du volume 3 c'était tellement pas cohérent et mal fichu que j'ai craqué, j'ai pas regardé le volume 4 (peut-être ai-je eu tort mais il y a tellement mieux à voir...)

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  4. Bryan "La Lose" Fuller... ouais c'est un peu ça, n'empêche!

    J'aime bien ses séries, mais elles se terminent toujours trop tôt... j'espère pour lui que ce sera mieux avec HEROES (que je ne regarde pas, par ailleurs)

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  5. Je ne suis qu'au tout début de la saison 3 (5e épisode). J'irai bien sûr au bout (surtout pour ce que vous dites du final), mais, bon, c'est vrai que ces jeux temporels me gavent un peu pour l'instant (c'est pas Lost, quoi !). Je trouve que c'est devenu très confus.

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  6. De toute façon et si ça peut te rassurer (ainsi que Serious Moon ), les voyages dans le temps sont totalement absents du volume 4 (ce qui n'est à mon avis pas plus mal)

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  7. Je suis moins critique que toi sur la saison 1, que j'ai trouvé très bien (on en a déjà parlé)... mais d'accord sur le reste (même si je n'ai pas vu la saison 3).

    Heroes, c'est en effet une série qui, d'un côté, apporte une vraie qualité à l'univers des comic-books et des super-héros, quelque chose d'assez "adulte", loin des mecs bodybuildés dans des costumes fluos grotesques (mais il y a tout de même eu des comics plus adultes, bien avant Heroes)... de l'autre, face aux séries des années 2000 genre Sopranos, Six Feet Under, sûr que ça manque tout de même de "fond", que c'est plus pop-corn, comme tu le dis.

    Tu as raison de faire le parallèle avec the Dark Knight... même si je trouve justement qu'il y a là une exception... les séries ont réussi à se montrer de bien meilleures qualités que la plupart des films... le plus grand écart qui soit, c'est Soprano vs Mafia Blues... sur un même thème (maffieux et psychanalyste), on crée une série géniale, et un film sans grand intérêt (je ne parle même pas de Mafia Blues 2, une daube sidérale).
    Des films policiers, il y en a des tonnes... mais un seul épisode de The Shield ou The Wire (dans deux genres très différents - d'ailleurs, je viens de commencer The Wire, c'est excellent...) est bien plus juste, intelligent, prenant, que n'importe quel film policier à gros budget sorti depuis 2000...
    Je ne vois pas de films d'espionnages de ces 10 dernières années qui puissent rivaliser avec 24 (à part la trilogie Jason Bourne et Casino Royale, mais parce qu'ils ont aussi été influencés par 24... et encore, même s'ils sont très bons, ils n'ont pas - mais c'est aussi dû au format - la complexité de 24).
    On pourrait multiplier les exemples... mais pas sur les films de super-héros... The Dark Knight surclasse Heroes... plus dense, profond... là, on retrouve ce qui séparait une oeuvre télévisuelle - même bonne - d'un vrai film.

    Petite digression... mais qui reste dans l'univers des super-héros... quand j'étais gamin, je lisais des comics, et surtout les X-men... je crois que c'est de là aussi que me vient le goût des séries... parce qu'on retrouve dans les séries ce qui faisait l'intérêt de comics (surtout les X-men), un groupe d'individus qu'on retrouve régulièrement, avec des relations entre les uns et les autres qui ne cessent d'évoluer, une durée qui permet une vraie subtilité dans l'évolution de ces rapports, des audaces scénaristiques, de l'ambiguité - des bons qui vont glisser du mauvais côté, des mauvais qui s'humanisent - de vieilles histoires qui ont des conséquences lourdes plusieurs années après... c'est pourquoi j'ai trouvé les films X-men pas terribles (à part le 3), ils ne peuvent rendre compte de toutes ces évolutions...
    Et donc, pour revenir à Heroes... ce qui m'a le plus emballé, c'est de pouvoir en même temps retomber dans l'enfance (j'y retrouve les doutes, angoisses, cas de conscience, évolution des relations qu'il y avait dans les X-men), mais sans le côté trop régressif, dans un format plus adulte (pas sûr que je puisse relire les X-men à mon âge, malgré la finesse de pas mal d'histoires, les transgressions, j'ai passé l'âge...)

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  8. Je suis d'accord avec à peu près tout ce que tu dis... sauf peut-être, paradoxalement, sur le fait que Heroes ait apporté quoique ce soit aux comic-books. Moins, à mon avis, que Buffy, qui revisite entièrement les codes du genre. L'apport de Heroes, c'est - comme tu le dis très bien en fait - le fait de décomplexer certains spectateurs... mais c'est moins Heroes en lui-même que le format télé et - accessoirement - les limites technologiques (impossible, à moins d'avoir un budget dément à la Lost, de représenter des batailles intergalactiques homériques sans avoir l'air kitsch - et de fait chaque fois que Heroes s'y est essayé c'était assez ridicule - je pense notamment au combat entre Pete et Hiro dans la saison 2). Pour le reste le groupe de personnages ordinaires confrontés à leurs pouvoirs, c'était déjà omniprésent dans X-Men. Alors ok, reste la question des costumes ridicules... mais ça, excuse-moi de te le dire, c'est très subjectif. Je trouve personnellement la combinaison jaune moulante de Wolverine tout à fait élégante, et qui oserait dire que les tenues de Jean Grey ne lui vont pas ? :)

    Plus sérieusement : je ne sais pas si la question des costumes peut vraiment être considérée comme un apport. En dehors du fait que je doute qu'aucun comic-book n'ait testé ça en soixante ans (je ne les connais pas tous), et en dehors du fait que ç'a été fait au cinéma (Unbreakable), le costume fait partie intégrante du jeu, en tout cas il me semble, même dans Watchmen, pourtant par bien des côtés une anti-histoire de superhéros (ou une histoire de super-anti-héros), Alan Moore les avait conservés...

    Enfin, histoire de reprendre tes comparaisons séries / films... j'avoue que The Dark Knight est le pire exemple du monde (même si je maintiens qu'il reste un blockbuster impliquant lecture au premier degré de la plupart des gens + merchandising + script conçu comme tel même si allégorique). Car si Heroes n'est pas supérieure à Dark Knight... elle enfonce quand même la plupart des films de super-héros, les Dardevil (beurk), Elektra (argh), Ghost Rider (double argh) et même les Spiderman...

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  9. Mais au fait... tu AS LU cet article ??? je croyais que même sans spoilers il n'en était pas question ?

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  10. les Dardevil (beurk), Elektra (argh), Ghost Rider (double argh) et même les Spiderman

    je trouve les 2 premiers spiderman remarquables :-)

    les autres que tu cites, là par contre on se demande quel vieillard sénile a osé signer des chèques pour payer des bouses pareilles :-/
    (et pourtant daredevil comme comic, ça déchire un million de fois plus que le gentil spiderman!)

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  11. Ah moi j'aime bien le gentil Spiderman en comic...

    Sinon la liste pouvait être encore longue : les 4 Fantastiques (ouiiiin), Spawn (ouch), Hulk (bouh), The Punisher (sniiif) Les 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent (aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah)

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  12. les FF sont à vous dégouter du cinéma, oui ^^
    heuremsent, nous sommes maso :-)

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  13. Les Batman de Joel Schumacher... Eurk.

    (Sinon, je reste très Spiderman Batman.)

    Par contre, concernant le coup des costumes, le fait est que ceux-ci existe à cause de la volonté quasi-permanente de cacher son identité... volonté (relativement) absente dans Heroes. (et chez les 4 fantastiques.)

    Les seuls superheros sans costume (ni masque) qui me viennent à l'esprit sont... les superheros qui se promènent nus: Dr Manhattan dans Watchmen et le Surfer d'Argent.

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  14. Le Surfer d'argent est-il vraiment nu, là est la question...

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  15. Ah, et oui, on a failli oublier le film de super heros le plus pourri de tous les temps quand meme: Catwoman.

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  16. Oh là, oui... un monument, celui-ci !!!

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  17. J'ai lu l'article... en évitant les endroits où tu parlais de ce qui se passait dans la saison 3... mais je voulais quand même avoir ton avis sur la série.

    Je n'ai pas vu les daredevil, 4 fantastiques, Elektra, Catwoman, Spawn, Punisher, Ghost rider... les critiques étant assez mauvaises, et il y a des limites à ma geekitude, je n'irais sûrement pas voir n'importe quel film de super-héros, faut tout de même que le film ait l'air intéressant...

    Quoique je sois justement allé voir Wolverine hier soir, malgré des critiques pas terribles... mais là, c'est parce que Wolverine était vraiment mon héros favori quand j'étais gamin (comme bon nombre des lecteurs des X-men). Le film se laisse regarder, mais bon, pas génial non plus, loin de là... ce qui est dommage, c'est que le personnage du film est finalement plus lisse que celui de la bd... car Wolverine, c'était tout de même un des premiers héros psychopathes... par bien des aspects, il était plus cruel, féroce, sanguinaire, barré que les "mauvais"... Dans des bd pour enfants (pas seulement, mais les comics s'adressent tout de même plus aux gamins...), un héros qui se laisse guider par ses instincts sauvages, qui sort les griffes et découpe en rondelles le moindre type qui se met en travers de sa route, qui est asocial, ne supporte pas l'autorité, est toujours dessiné avec une bière dans une main et un cigare dans l'autre lorsqu'il n'est pas en train de charcuter ses adversaires... c'est tout de même pas mal transgressif.

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  18. Oui... c'est sûr que Wolverine serait plus crédible en étant incarné par Nicolas Cage que Hugh Jackman, en fait :-)

    Ce que tu dis est très juste. J'avais d'ailleurs un article en chantier appliquant le même raisonnement à... Sangoku ! Car oui, même dans DragonBall, on a parfois des allégories assez étonnantes, et Sangoku est vraiment un personnage intéressant à étudier, dans son côté excessif, assoiffé de sang et profondément kamikaze (il n'hésite pas à envoyer son fils à l'abattoir, par exemple, n'essaie pas une seconde de le protéger...). Bon, c'eut été encore plus vrai du sympathique Vegeta... mais ce n'est pas un "héros" au même titre que Sangoku ou Serval (moi je suis un ringardo-snob, j'appelle encore Wolverine Serval ^^)

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  19. Attends... Sangoku c'est pas vraiment un mec assoiffé de sang... Certes, son côté Sayien prime parfois, notament lors du combat contre Freezer, où il préfère presque le combat au fait de sauver sa peau...
    Pareil, le coup d'envoyer son fils à l'abattoir, il le fait parce qu'il sait que Gohan va s'en sortir, il a conscience que son fils l'a dépassé... (Tu parles bien du combat contre Cell, là, n'est ce pas?)

    Il n'est jamais véritablement inconscient, et il garde une forme d'innocence dans le courant qu'il perd totalement au combat...

    En ce sens, Vegeta est son double inversé: Songoku est un "gentil" qui a un côté sombre qu'il n'assume pas (et n'a pas a assumer d'ailleurs), tandis que Vegeta (qui est mon préféré d'ailleurs, parce que... c'est le seul un peu ambigu) c'est le méchant qui devient gentil et ne l'assume pas du tout.

    D'ailleurs, ayant pris un peu de recul sur le truc, il est marrant de voir qu'en fait, tous les "gentils" de Dragon Ball sont au départ des "méchants", des adversaires qui ont changé de camp. Sauf Goku et Torture Géniale (et bien sur la descendance de Goku).

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  20. Moui... mais non. Pas dac. Le combat contre Cell... il faut quand même que Sangohan se fasse massacrer sa race, que Sangoku puis Trunks meurent... pour qu'enfin le petit laisser exploser son potentiel (et encore, il hésite plusieurs fois à épargner Cell, malgré tout - car justement lui n'est jamais débordé par son côté sayan). Si c'est pas être kamikaze je sais pas comment ça s'appelle. Idem pour le combat contre Boo, où Sangoku confie, vers la fin, que s'il avait su il aurait tuer le gros Boo lui-même, comme il le pouvait, plutôt que de confier l'avenir du monde à la nouvelle génération.
    En revanche bien entendu ce que tu dis sur les méchants devenus gentils est tout à fait vrai (tu as oublié Trunks et sa mère, aussi, quand même, dans les "purs gentils")... c'est même un peu trop systématique.

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  21. Dans l'hypothèse ou quelqu'un n'aurait jamais vu ou lu ce monument qu'est Dragon Ball Z

    *** SPOILER ALERT ***



    Attends, mais le combat contre Cell tu l’as revu récemment ? Parce que bon, Gohan libère son potentiel après la mort de C16 en fait… Et s’il épargne Cell, c’est pas par compassion mais par volonté de la faire encore plus souffrir (ce qui fait que moi, perso, je trouve justement que là il se laisse justement déborder par son côté Sayan. Parce que Goku, de son côté, lui hurle d’achever Cell). Et c’est à cause de ça que Goku se sacrifie. Et Trunks est tué alors qu’on s’y attend pas, au moment du retour de Cell… Mais Gohan est déjà motivé à en finir une bonne fois pour toutes – il est juste handicapé.)

    Concernant Boo…il faut voir que lors du premier combat, Goku est quand même un petit peu mort, et s’il vaut que les jeunes s’en charge c’est parce qu’il sera plus là pour sauver le monde… Et qu’il faut bien que quelqu’un s’en charge.
    D’autre part, c’est bien son côté « fou du combat » qui avoue qu’il a apprécié d’avoir rencontré un adversaire aussi fort (lors du Genkidama final) – d’ailleurs, il est sayan au moment ou il avoue ça.

    Sinon, gentils / Méchants… Trunks, oui, pur gentil, mais bon, c’est dans les "descendances", donc… Par contre Bulma, non, la première rencontre avec Goku elle est là pour lui piquer la boule à 4 étoiles, elle arrive pas comme gentille (bon, elle le devient en 15 secondes, mais bon.)

    *** END ALERT ***

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  22. C'est là où l'on se rend compte qu'on n'est tout de même pas de la même génération... jamais vu Dragon ball (à part 2-3 extraits), tout ce dont je me souviens, c'est de m'être foutu d'un pote au lycée parce qu'il regardait cette connerie...

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  23. Ben G.T., chacun sa génération... La tienne a fait gagner sa reconnaissance aux comics, la mienne aux mangas... ;-)

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  24. Guic' >>> je n'ai pas "revu" Dragonball, d'ailleurs j'ai très peu "vu" Dragonball - je l'ai surtout lu (je n'aime pas les adaptation animées de mangas papier, surtout de cette époque, je trouve ça super mal fichu et assez kitsch). Tu as raison d'ajouter C-16 à la liste des morts ^^
    Pour revenir à ce que tu dis sur la période Boo... oui, oui, sans doute. En même temps temps la période Boo est tellement bourrée d'incohérences qu'on ne peut pas vraiment la prendre sérieux (ce n'est d'ailleurs pas du tout son but).

    G.T. >>> je confirme que Dragonball n'est ni plus ni moins une connerie que X-Men (et c'est nettement plus drôle, surtout)

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  25. Les adaptations de manga papier en animé sont surtout... blindées de longueurs (DBZ en particulier, c'est insupportable) et , gros défaut, comme elles sont faites en parallèle de la publication papier le plus souvent, elles rattrapent parfois la publication, et dans ce cas... on a droit à une histoire hors série quasiment à tous les coups totalement dispensable. (DBZ, Naruto, Bleach... des HS sans interet.)

    A l'heure actuelle, la meilleure adaptation reste One Piece qui s'offre 5 épisodes hors série de temps en temps... et pas 60 d'un coup. (Et ce tout en conservant le rythme un chapitre papier / un épisode) (De toutes facons c'est un des meilleurs que j'ai lu: completement barge, 12 ans que ca dure et toujours aussi passionant - voire de plus en plus.)

    (J'adore, c'est vraiment une bonne discussion de geeks qu'on a là.)

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  26. Ah non non : le pire, c'est les CDZ ! Là, on frise le ridicule. Déjà la pauvreté de l'animation est à pleurer, ne rendant pas du tout hommage à la complexité narrative des bouquins, mais en plus comme la production a démarré très vite, beaucoup de choses ont été modifiées (par exemple le maître de Hyoga n'est pas Camu, mais un autre gars qui n'existe pas dans le manga... ce qui évidemment modifie totalement le côté tragique du duel Hyoga/Camu) et d'autres totalement passées sous silence (je pense au fait que tous les héros sont demi-frères, absent de la version animée)... bon, après c'est vrai que Garlic dans DBZ est bien naze aussi, mais au moins dans les parties adaptées l'esprit de l'oeuvre originelle n'a-t-il pas été trahi...

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  27. Ah désolé j'étais trop jeune pour voir les CDZ...
    Quoique, si, j'ai vu tout le passage dans les temples des chevaliers d'or, jusqu'à l'épisode ou Pégase s'effondre sur l'escalier couvert de roses à la sortie du temple des Poissons... puis ca a été la rentrée...
    (Mais bon, la pire anime ca doit etre celle adaptée de rien: Dragon Ball G.T.)

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  28. Oh le début de GT (!!!) est plutôt pas mal, il y a un côté retour aux sources (la quête des boules, l'humour) plutôt plaisant... c'est plutôt la fin de GT (!!!!!!!!) qui est absolument ridicule...

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  29. Je ne voudrais pas dire, mais je trouve l'intégrité de ce blog dangereusement menacée ;)

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  30. Ah ah... qu'est-ce que tu diras quand je vais publier ma chronique enthousiaste sur NCIS ! :-D

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  31. (Eh, le pire c'est que j'avais pas fait le lien avec le détracteur de la série!!!)
    Mon problème avec GT c'est que le début m'ennuie, et la fin m'afflige...

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  32. Mais bon, je propose qu'on déplace la suite de cette conversation sur otaku.net/forum

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  33. Je parlais bien sûr de : "Mon problème avec GT c'est que le début m'ennuie, et la fin m'afflige..."

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  34. Sans doute que les X-men sont autant des "conneries" que Dragonball, je ne dis pas le contraire... mais je ne parlais surtout du dessin animé, dont j'ai vu 2-3 extraits, je ne savais même pas qu'il y avait une bd à l'origine... ni même qu'il y avait un dragonball GT, si j'avais su ça, je n'aurais pas pris mes initiales comme pseudo, et j'aurais même demandé à changer de prénom ^^
    (Quoiqu'avec Gran Torino, ça équilibre...)

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  35. Y'avait aussi ce jeu vidéo, Gran Tourismo, où on pouvait tuner des voitures de sport rutilantes...

    ... ok ok, j'arrête :)

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  36. Pff. regarder cette bouze est déjà débile, mais alors essayer de la défendre comme ça (enfin c'est toujours pas pire que le flood sur Dragonball)

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  37. C'est moi où il y a de plus en plus de boulets, par-ici ?

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  38. c'est pas un boulet mais comme moi, il regrette l'absence de ninja rouge prénommé Maurice dans Heroes.
    Donc je comprends tout à fait cette position :P

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  39. C'est pour la saison 4, d'après mes sources (Ninja Mag' Arkansas)

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  40. Ben c'est un peu toi qui cherche, aussi, quelle idée de s'être mis à parler de séries?

    La probabilité d'atirer des boulets est plus grande en parlant de Heroes ou de lost qu'en parlant de Mauriac ou d'Elvis Perkins.

    A nter que le gars, là, s'il est arrivé sur cet article, c'est qu'il a très certainement fait une recherche sur cette "bouze". Et ca ca me sidere.

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