lundi 21 mai 2018

[GOLBEUR EN SÉRIES '17-18] Semaines 32 - 34

Réclamé avec autorité par plusieurs fidèles (ça m'apprendra à filer mon numéro de téléphone à des inconnus), le Golbeur en séries revient une semaine plus tôt que prévu avec la ferme intention de tout casser (mais pas chez Jean-Michel Aulas). Au menu : plein de trucs et en même temps, pas tellement, retour de vacances oblige...

👎 ALEX, INC Parfois, je ne comprends pas ce monde injuste. Comment Alex, Inc., cette série qui ne sert à rien, qui ne raconte rien sur rien, dont on oublie le pitch au bout de trois épisodes et qui paraît entièrement conçue pour donner à manger à un mec qui ne branle rien depuis dix ans mais que tout le monde apprécie sans savoir pourquoi... comment cette œuvre palpitante peut-elle avoir été si sèchement annulée ? Vu de France, Start-up Nation s'il en est, c'est incompréhensible.

Non. Rien.

👑 The AMERICANS (saison 6) Certain(e)s réclamaient depuis plusieurs mois le retour de la couronne ? Il suffisait de me dégoter un joyau. Et cette ultime saison de The Americans en est un, assurément. C'est bien simple : si je n'avais pas d'entrée pris (volontairement) plusieurs épisodes de retard, j'aurais pu écrire une note dessus quasiment chaque semaine. Chacun des huit épisodes diffusés à ce jour était un sommet à sa manière, ou bien un moment fort, ou bien quelque chose méritant de disserter à son sujet - certains l'ont très bien fait (mais je ne sais pas si Jeoffroy a beaucoup de nez ou beaucoup de bol, car c'était loin d'être le cas des cinq saisons précédentes, qui renfermaient toutes des temps faibles en dépit de leur excellente qualité d'ensemble). Voilà bien longtemps qu'une fin de série n'avait pas semblé s'articuler de manière si naturelle, si fluide, sans qu'on n'ait jamais le sentiment que les scénaristes appuient un peu trop par-ici ou gagnent du temps par-là. On parlera sans doute encore un moment de la très belle et très simple scène entre Philip et Stan sur le perron, mais la plupart des passages les plus intimistes de la saison étaient extraordinaires, notamment toutes les scènes réunissant les trois femmes papotant autour de leur table (celle de la "première fois" était incroyable, parce que superbement écrite mais aussi et surtout parce qu'il est rare, après tant d'années, qu'un personnage de série réussisse encore à surprendre à ce point). Cette rubrique étant avant tout connue pour dire du mal, je suis évidemment obligé de souligner que la prise de conscience d'Elizabeth, dans l'épisode de cette semaine, était sans doute un petit peu trop subite. Mais il fallait bien enclencher la dernière ligne droite et c'était un maigre prix à payer pour parvenir à conserver l'intégrité de la plupart des personnages (on pense notamment à Stan, bien loin de subir la transfiguration de Hank dans les dernières saisons de Breaking Bad, et qui reste ce bon vieux Stan - soit donc un type sympa mais un peu lent - même après avoir compris l'évidence). Elles vont être longues, ces deux semaines à venir.

C'est moi ou le pauvre a pris dix ans en deux épisodes ?

FEAR THE WALKING DEAD (saison 4) Une fois n'est pas coutume, on ne pourra pas reprocher à AMC de ne pas avoir joué cartes sur table : dès la diffusion du season premiere, tout ce que la production comptait de personnes vaguement responsables a défilé pour expliquer aux gens qu'ils pouvaient regarder ce tout premier crossover avec TWD (et leur faire gagner beaucoup de sous) sans avoir besoin de s'enfiler les trois premières saison de Fear (bizarrement, ils n'ont pas insisté sur la réciproque). On aurait difficilement pu faire plus explicite : Fear the Walking Dead, qui avait déjà largement entamé sa mue l'année passée, était devenue une autre série, avec d'ailleurs de nouveaux showrunners issus de Once Upon a Time (même si encore plus bizarrement, la communication a surtout été axée sur le passage d'un Andrew Chambliss sur Dollhouse). Le point culminant, le moment où la mue allait devenir transmutation, serait non pas l'arrivée de Morgan Jones afin d'entériner le rapprochement entre les deux séries, mais la mort de Nick. En gros et pour résumer, au moment de son lancement, Fear the Walking Dead était une série : a) préquelle à The Walking Dead, b) centrée sur une famille décomposée se recomposant dans la tragédie, c) dont le personnage principal était non seulement une femme, mais encore une femme adulte et pas du tout minette sur les bords, d) portée par des personnages très différents de ceux que l'on pouvait croiser dans le reste de la franchise, e) sans star, f) dont tout potentiel crossover avec la série-mère était très officiellement exclu par la production. Trois ans plus tard, Fear the Walking Dead a rejoint la timeline de TWD (elle se déroule même, techniquement, dans le futur de son affreuse dernière saison), a vu crever les deux tiers de la famille dont il était question, notamment Travis et Nick qui étaient certainement les personnages les plus intéressants et singuliers, a assez nettement placé Madison en retrait pour accorder de plus en plus d'importance à sa minette de fille, introduit des guests aussi passionnants et rares à l'écran que Maggie Grace et Garret Dillahunt, et nous a offert en guise d'ouverture l'un des crossovers les plus pourris de l'histoire du crossover. Tout va bien. Le pire, c'est que je suis presque sérieux en l'écrivant dans la mesure où, étrangement, tout ne va pas si mal que ce à quoi l'on aurait pu s'attendre. Les showrunners semblent trouver petit à petit leurs marques et restent pour l'instant fidèles à ce qui faisait la spécificité de Fear dans ses deux premières saisons (la troisième étant relativement foirée) : le fait d'être un show beaucoup plus introspectif, plus psychologique, plus character-driven que TWD. Je ne suis pas certain du tout que cela fonctionne longtemps puisque très clairement, l'équipe de la série-mère a repris la main alors qu'elle est principalement composée de manchots. Mais il y a encore de bons moments (l'épisode 4x04, "Buried", était par exemple vraiment efficace), autant en profiter avant que les scénaristes ne tuent Strand, ramènent Salazar et Travis et fassent brailler à Maddy "my peoooooople" toutes les trois phrases.

Je suis tellement magnanime que je vais même admettre que Dillahunt en cowboy, ça rappelle de bons souvenirs.

👎 KILLING EVE L'espace d'un, peut-être deux épisodes, Killing Eve a été la nouveauté la plus rafraîchissante de ce printemps. Très drôle et très sombre, portée par une Sandra Oh en pleine forme, cette série d'espionnage féministe et décalée promettait le meilleur et... je ne sais pas, au bout d'un moment, j'ai totalement décroché et me suis aperçu que je n'en avais strictement à rien à secouer. C'est un peu raide écrit ainsi, et pourtant, c'est vrai. La bonne nouvelle étant que d'après ce que j'ai pu lire ici ou là, je suis loin d'être le seul.

👍 KRYPTON Il faut parfois savoir être de bonne foi : dans la dernière ligne droite de sa saison, qui s'achève ce mercredi, Krypton a su gagner en intensité et en intérêt. Cela n'annule pas tout à fait (pas du tout, même), les reproches énoncés précédemment dans cette rubrique : on a toujours le sentiment de regarder une série de SF en lambda dont les connexions avec l'univers de Superman ne dépassent pas un name-dropping relativement désincarné, et dont tout feeling paraît absent. Pire : plus Krypton avance et s'adonne à ce name-dropping, plus on a le sentiment qu'elle devient à Superman ce que Gotham est à Batman, soit une série qui faute de pouvoir adapter le vrai truc, en intègre plein d'éléments un peu n'importe comment histoire de se donner l'impression d'avoir une raison d'être (pour ceux qui auraient oublié son existence, rappelons que Gotham est cette série de la FOX produite par des gens qui ont eu les droits d'adaptation de tous les personnages de Batman, sauf Batman). Alors que Brainiac apparaissait dès la fin du pilote, on aura depuis eu droit aux apparitions plus ou moins soutenues de Black Zero, du Général Zod, de Doomdsday... pour un résultat qu'on dira mitigé (disons que le cameo de Doomdsday était inattendu et pas idiot, mais qu'à la minute où il entrera en mouvement - ce qui finira forcément par arriver - la trahison sera totale). Pourtant, Krypton fonctionne plutôt pas mal du tout depuis quelques épisodes, et il faut le souligner. Le suspens est efficace, les enjeux sont plus clairs et les différentes intrigues se sont rejointes relativement naturellement. On a presque envie désormais de regarder la suite, ce qui est tout de même un très net progrès tant on avait rien à battre de ce que cela racontait jusque-là. En revanche, on en a envie tout en craignant à tout moment que ne déboulent Mongul, Faora voire carrément Darkseid.

Bon par contre, niveau charisme du casting, aucune progression notable.

à part ça...

👍👍 CRAZY EX-GIRLFRIEND (saison 1) Certain(e)s sur Le Golb attendent ce moment depuis une éternité, et il m'est assez difficile d'expliquer pourquoi cela prit aussi longtemps. Il y a des séries, parfois, vous avez beau savoir que vous allez probablement les adorer, vous ne trouvez jamais le temps de les regarder et en l'espace d'un battement de cils, trois saisons sont déjà sorties (ce qui a tendance à repousser encore plus le moment où vous allez vous y mettre). J'avais vu le pilote de Crazy Ex-girlfriend au moment de sa diffusion, peut-être même l'épisode d'après, je n'avais donc absolument aucun doute quant au fait qu'elle deviendrait (était) une excellente série une fois son rythme de croisière trouvé (et ses personnages secondaires mieux dessinés, surtout, car durant une bonne moitié de la saison 1 seules Rebecca et Paula paraissent vraiment avoir une personnalité digne d'intérêt, tous les autres - en particulier les garçons - semblant de prime abord extrêmement plats et fades). Je n'ai eu aucune surprise de ce point de vue (d'autant que j'avais eu le temps de lire quelques unes des excellentes critiques parues entre temps), c'est peut-être ici mon seul regret : Crazy Ex-girlfriend, à tout le moins dans ses seize premiers épisodes, n'est pas une série qui va se transcender ; elle est originale, oui, mais moins qu'on vous le dira et une fois ses bases posées et maîtrisées, elle n'est jamais vraiment surprenante. En revanche, elle pousse son concept au maximum de ses possibilités et à partir de "That Text Was Not Meant for Josh!" (1x11... soit un tout petit peu tardivement même si ce qui précède est de très bonne facture), les moments de bravoure et/ou de grâce s'enchaînent à un rythme effréné qui, en visionnage décalé de trois ans, se traduit par un passage subit de "un ou deux épisodes par semaine" à "je visionne le reste de la saison cul sec en deux jours". Bref, une nouvelle série très prometteuse dont on attend avec impatience la seconde saison (allez, soyez cools, faites comme si que).


41 commentaires:

  1. Une éternité au moins! Trop contente de voir Crazy Ex sur Le Golb. Effectivement je n'avais pas vraiment de doute que ça te plairait, mais je commençais à m'interroger car c'est quand même une des meilleures séries actuelles et c'était étrange que tu n'en parles jamais.

    Tu es un peu dur de qualifier Alicia Clark de minette, quand même...

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    1. "Minette" n'est pas vraiment le mot (je ne sais d'ailleurs pas pourquoi j'ai utilisé ce mot que je n'utilise jamais, habituellement), mais elle est tout de même "l'alibi sexy" de la série. Non que sa mère ne soit pas sexy (tout le monde sait que Kim Dickens figure de très longue date sur ma liste plastifiée ^^), mais elle ne semble pas évadée du catalogue de La Redoute, quoi...

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  2. La couronne! la couronne! :D

    Et elle est bien méritée en plus. The Americans est en train d'entrer dans le club très fermé des séries dont la dernière saison est la meilleure...club tellement fermé qu'en fait j'en vois aucune autre dans ce cas.

    Par contre une petite erreur s'est glissée dans ton article: je pense que tu voulais mettre un pouce à FTWD et une main à Krypton? Parce que cette dernière reste pas terrible quand même je trouve.

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    1. Hum, tu sais quoi ? C'est possible que j'ai inversé. J'ai fortement hésité pour les deux car le commentaire sur Krypton est plus critique qu'autre chose. Et pour Fear, j'ai vraiment bien aimé les deux derniers épisodes, mais ça ne me paraissait pas assez pour redresser complètement le niveau...

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    2. "The Americans est en train d'entrer dans le club très fermé des séries dont la dernière saison est la meilleure...club tellement fermé qu'en fait j'en vois aucune autre dans ce cas."

      Que penses-tu des Soprano ? Son épilogue était gigantissime je trouve.

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    3. La fin des Soprano est une chose, mais la dernière saison dans son ensemble ne me paraît du tout être la meilleure de la série (je dirais plutôt que c'était la 5).

      Je mettrai bien The Shield, dans ce club. Mais c'est très difficile de départager ses saisons 4, 5 et 7.

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    4. En fait ce sont des séries qui commencent à trop dater pour que je me rappelle ce qui se passe dans quelle saison. Mais je me souviens pas d'avoir ressenti une satisfaction énorme devant la dernière des Soprano en effet (sauf vraiment les derniers épisodes). J'ai posé une question tricky hein? ;))

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    5. La dernière saison du Prisonnier est de loin la meilleure ;)

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    6. à SixTine: excellent !
      à Thomas: C'est vrai que la dernière saison de The Shield est exceptionnelle. Mais j'aurais tendance à privilégier vraiment la dernière saison et l'épilogue des Soprano sur ce coup là. En plus de la fin en elle-même, il y a davantage d'épisodes qui me restent en mémoire que la plupart des saisons précédentes. Cela m'est difficile d'en dire plus sans spoiler davantage...

      Mais pour en revenir à The Americans, c'est juste hallucinant. Je te rejoins en tous points: les scénaristes imbriquent les éléments avec une telle finesse, une telle fluidité, une telle logique...et une telle violence sourde que c'en est exceptionnel. C'est terrassant je trouve tant cette saison multiplie les enjeux et les scènes exigeantes et dérangeantes. Et pis le cast est d'anthologie. D'anthologie.

      Il ne reste que deux épisodes et j'ai déjà l'appréhension paradoxale de m'y coller tant le happy end est désormais un point minuscule à l'horizon.

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    7. Je suppose qu'il n'est pas inutile que je propose Battlestar ?

      ...

      C'est bien ce que je pensais :(

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    8. JEOFFROY >>> moi je la trouve un peu pourrie, la blague de SIXTINE ;-)

      En ce qui concerne les Soprano, il me semble qu'on a souvent tendance à oublier qu'il y a deux arcs dans la dernière saison des Soprano, et que si le second est mémorable, le premier est très inégal et décousu...

      BLOOM >>> naaaaaan mais déjà, un tel fanatisme vis-à-vis de Battlestar est un peu malsain, alors en plus, vis-à-vis de sa dernière (et plus mauvaise) saison... ça vire au glauqe ;-)

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    9. Concernant The Shield, pour moi, la meilleure est la 5, et de loin. La tension était dingue tout du long, et Forest Whitaker apportait vraiment un plus à la série.
      La saison 7, c'est un peu comme la saison 6 des Sopranos en fait : je n'en retiens pas grand chose à part le final.

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  3. Je te rejoins complètement sur Alex Inc. et Killing Eve. Je me demande vraiment qui "greenlighte" ces séries.

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    1. Et je me suis posé à peu près la même question hier soir en regardant les grilles de rentrée des Networks. Certes il y a beaucoup de trucs qui ne font pas du tout envie chaque année, ça fait un peu partie du charme (en quelque sorte), mais malgré tout je finis toujours avec 5-6 titres que je note pour m'en rappeler d'ici septembre... là, rien, que dalle. Que des séries dont je me disais "mais qui a bien pu se dire que ce truc allait marcher ?"... j'imagine qu'il y en aura finalement une ou deux qui seront quand même regardables, mais difficile de dire lesquelles en lisant les pitch...

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    2. J'imagine que les executives ne sont pas si bêtes, et qu'ils savent ce qu'ils font. Il doit bien y avoir une raison qui explique qu'ils commettent les "mêmes erreurs" tous les ans. Nous, on ne voit que l'aspect créatif, et on juge avec nos yeux habitués à la qualité HBO/Showtime/Fx/Netflix/Hulu, mais j'imagine qu'ils ont plein d'études de marché qui les confortent dans leurs choix. Le grand public a peut-être tout simplement mauvais goût... De toute façon, et au final, ce qui compte pour ces chaînes, c'est la vente d'espaces publicitaires, et les programmes qui les entourent importent peu tant qu'ils ne font pas fuir les clients.

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    3. Certes, m'enfin ça ne peut être que dans leur intérêt de faire un succès. Après peut-être aussi qu'avec l'explosion de moyens de diffusions, les vieux Networks ne reçoivent plus autant de bonnes propositions qu'avant.

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    4. Une série appréciée par la critique peut faire fuir les annonceurs en raisons des thèmes abordés. Cela explique l'absence de prise de risques sur la plupart des networks. C'est un peu comme les séries de TF1 ou France 2 : à force de vouloir contenter tous les publics, on finit par ne plus réellement plaire à qui que ce soit.

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    5. Oui j'entends bien, je parlais de "succès" commercial. 95 % de cette séries sont juste de la chair à annulation, c'est ça que je trouve incompréhensible.

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  4. "que tout le monde apprécie sans savoir pourquoi", c'est complètement ça. On doit être plein à avoir regardé cette série parce que c'était "le retour de Zach Braff", alors même que dans Scrubs, plus personne ne pouvait le supporter !

    The Americans, sinon, couronne méritée, toujours très au-dessus de la mêlée. Et je suis moi aussi bien content que tu rejoignes la famille CE-G ;)

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    1. Moi ça va, je supportais toujours Zach Braff à la fin de Scrubs. Enfin pour ce dont je m'en rappelle, car autant j'ai beaucoup aimé la série tant qu'elle était diffusée, autant c'est vraiment un show auquel je ne repense plus jamais et pour lequel je ne nourris aucune nostalgie particulière...

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    2. Comme beaucoup, j'ai regardé Scrubs il y a 10 ans, et je me demande si Zach Braff a muri, et qu'il est capable de jouer autre chose qu'un grand enfant à la JD. Cela expliquerait peut-être pourquoi, maintenant qu'il a dépassé les 40 ans, on n'entend plus vraiment parler de lui, et pourquoi cette nouvelle série a fait un bide.
      Michael Imperioli souffre d'un problème similaire : tout le monde l'a adoré dans les Sopranos, mais personne ne veut le revoir dans un autre rôle.

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    3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    4. Et il n'est jamais vraiment transcendant non plus dans les autres rôles...

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  5. T'as réussi à regarder des séries durant ce week-end de foot INSOUTENABLE? Chapeau!

    Pas trop dégoûté sinon?

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    1. Si ! Franchement quelle honte, ce match. Quelle honte qu'il ait été joué comme ça, dans ce contexte, déjà. Il aurait dû être reporté à une date ultérieure quitte à décaler le barrage suivant, forcer les Havrais à se taper 4000 km en deux jours c'était déjà les faire jouer avec handicap. Mais alors le match en lui-même... je ne suis vraiment pas du genre à critiquer l'arbitrage, mais jamais, dans aucun monde parallèle, Le Havre ne doit se faire expulser deux joueurs. Surtout le deuxième. Ce carton de Mateta, putain... j'ai jamais vu un truc comme ça, l'arbitre a complètement perdu pied. Et nous, on a perdu le reste, par sa faute. Bref, allez Toulouse :-D

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  6. J'avoue que j'espérais que nous aurions, carrément, un article sur The Americans. Cette série, que je considérais déjà comme la meilleure à l'antenne, est en train d'entrer au Panthéon.
    Je dois avouer, cela va te rassurer, que moi aussi, je me surprends à trouver Krypton de plus en plus plaisante... ;)

    Bon après-midi,

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    1. Un article entier n'est pas exclu à l'heure actuelle, on verra.

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  7. Crazy ex-girlfriend!!! Enfin!!
    Il semblerait qu’en saison 2 ils auront que 13 épisodes, donc on évitera quelques ventres mous.

    Je n’irais pas jusqu’a te demander ton top 5 des chansons de la saison 1, mais le cœur y est.

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    1. Ah, c’est une série musicale ? Je vais passer mon tour. Empire et Nashville m’ont tuer.

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    2. Tu peux si tu veux, mais tu devrais affronter tes peurs. Après tout ce que Thomas a fait pour nous, tu devrais avoir confiance en ses gouts et voir ce qu'il en est.
      Après c'est sur que seul devant sa télé c'est pas idéal, vaut mieux avoir quelques personnes qui passent et en faire un truc de groupe (but not in a creepy way).

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    3. Je crois qu'il plaisantait et regarde déjà Crazy-Ex Girlfriend ;-)

      Le top des chansons... alors disons :

      1. Textmergency
      2. You Stupid Bitch
      3. Women Gotta Stick Together
      4. I'm a Good Person
      5. After Everything I've Done for You

      Mais bon, j'ai déjà oublié une grande partie des chansons (je me suis un peu aidé de Wikipedia).

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    4. (Je sais- c’est d’ailleurs un de nos sujets de discussion récurrents. Si tu regardes ma réponse de près tu verras d’ailleurs que surtout elle fait référence à genre 6 titres de chansons de la saison 1 en fait ;) )

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    5. Sinon 1. I could if I wanted to
      2. You stupid bitch
      3. Sexy French depression
      4. California Christmas time - deja devenu un standard de Noël à la maison
      5. Gettin’ bi ex æquo avec I have you a UTI
      Bonus - What will it be West Covina

      Sinon ( no spoil) ma toute préférée est dans le 202.

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    6. Ah. Je me disais bien qu'il était bizarrement tourné, ton message. C'est un malpoli de faire des private-jokes que je ne peux pas comprendre sur mon propre blog ;-)

      J'avais totalement oublié "I Could If I Wanted to", c'est vrai qu'elle est très bonne également.

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  8. Concernant la prise de conscience d’Elizabeth, je ne suis pas certain qu’elle soit si subite que ça. Il s’agit d’un perso qui n’exprime quasiment jamais ses doutes ou ses sentiments (à qui elle le ferait de toute façon, elle sait que Philip chercherait à la convaincre, elle ne peut rien dire non plus à Paige ou Claudia non plus pour des raisons évidentes) or on sent depuis le début de la saison qu’elle dans une forme d’epuisement, elle est marquée physiquement et passe de long moment seule à fumer, où dieu seul sait à quoi elle réfléchit.
    On peut aussi arguer que son « revirement » est du à un respect de la hiérarchie qui la fait placer Gorbachev au dessus du Centre, et un refus de se compromettre dans une forme de sédition.
    Dans tous les cas, si ce revirement peut sembler abrupt, c’est que c’est compliqué pour les scénaristes de la faire s’exprimer, mais à la limite je préfère ça, plutôt qu’un truc qui aurait été en rupture avec tout ce qu’elle avait exprimé en attitude jusque là.

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    1. Oui oui, il n'y a que de bons arguments là-dedans mais j'ai trouvé ça un petit sec tout de même. Cela vient peut-être aussi de ce que le dialogue avec Philip qui enclenche tout cela manquait un peu en intensité par rapport à... quasiment tous leurs échanges dans cette saison...

      Mais bon, on sera de toute façon d'accord sur le fait que tout cela est secondaire.

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    2. Oui c'est vrai que ce n'est pas très important car au final, ça fonctionne disons décemment.
      Autre point que j'ai oublié de relever, je suis pas certain que Stan soit "un peu lent", pour moi il est plutôt dans une phase de semi-déni, tiraillé entre ses convictions et son affection pour les Jennings, Philip en tête.

      Avant les dernières découvertes d'Aderholt sur le mode opératoire du KGB il n'avait pas tant de raisons d'imaginer que ses voisins puissent en être, à moins d'être parano. D'autant que les portraits-robots étaient rarement très bons. S'il nous a semblé lent c'est que nous sommes dans une position omnisciente. Toutes proportions gardées, en réalité c'était beaucoup moins gros que les affaires de Walter White qui trouve d'un coup des sous pour acheter un car-wash et développe une personnalité beaucoup plus affirmée.

      Au stade où nous en sommes, il a compris à 99% (et ce sans preuves formelles) mais il coincé par le 1%. Comme avec Elizabeth, il n'est pas du genre à s'épancher sur ses doutes. Les deux seules personnes à qui il peut parler (les options Philip et Oleg sont exclues de facto) sont sa femme, mais elle les connait et Aderholt donc, mais lui n'aurait aucun scrupule à sortir l'artillerie lourde, et son affection restante fait qu'il ne peut pas encore prendre une mesure si radicale.

      Au final s'il semble prendre son temps, c'est simplement parce que c'est un enquêteur sérieux et méthodique, (je reconnais qu'on a pas tellement l'habitude dans les séries) qui agit de manière proportionnée à l'urgence de la situation et de ce qu'il sait jusque là.

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    3. Dis donc, on ne rigole pas avec The Americans ! ;-)

      Je ne pense pas vraiment que Stan soit "un peu lent", c'est ironique. Le fait que leur voisin soit un agent du FBI laisse quand même supposer au début de la série que cela va aboutir à une vague traque, or ce n'est jamais ce qui arrive, la série a repoussé l'échéance durant 71 ou 72 épisodes, moi j'étais heureux comme un enfant quand Stan a enfin compris ^^ Mais non, il n'est pas "lent", ça se justifie très bien dans l'intrigue (ce qui n'a pas empêché des périodes où Stan était assez mal utilisé à mon sens...)

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    4. Ah si si, on peut rigoler avec The Americans, mais en même temps reconnaissons qu’en terme d’études de personnages c’est quand même plus intéressant de débattre de cette série que de, au hasard, Westworld...

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    5. Oui d'ailleurs, puisque tu en parles, j'attends toujours ta note sur la saison 2 de Westworld :-D

      (mais prends ton temps, je suis pas à jour, ce serait quand même ballot de me faire spoiler les deux trucs et demi que je n'ai pas devinés)

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    6. Oh tu l'auras ma note, en 25000 signes courant décembre ;-)
      Tiens toi prêt parce que cette année j'ai pris les devants, je travail mon doc au jour le jour.

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