dimanche 10 décembre 2017

[GOLBEUR EN SÉRIES '17-18] Semaine 11

Dans l'épisode de la semaine, on dit du mal de plein de séries crédibles, et du bien de Dynasty. Normal, c'est la saison des Drawas.

👍 DYNASTY Huit épisodes plus tard, Dynasty a parfaitement trouvé son rythme. On craignait de s'ennuyer à terme ? On ne s'est jamais autant éclaté que depuis trois semaines. C'est simple, à l'heure actuelle, tout fonctionne. A commencer par Liz Gillies, absolument exquise en pimbêche post-féministe. Il faut applaudir la performance : il n'est plus aussi facile que dans les eigthies, plus manichéennes et autrement plus tolérantes avec la misogynie, de réussir une bonne salope de soap, ce en quoi la jeune femme excelle. Mais il est vrai qu'elle est bien aidée par les dialogues, finement écrits, piquants, à la fois absolument too much et toujours suffisamment maîtrisés pour ne pas tomber dans le gras ou la parodie pure. A présent, la série n'a plus qu'à soigner ses personnages masculins, un brin fantomatiques même si Steven se dégage déjà un peu du lot (l'acteur est assez charismatique et marque d'ailleurs quelques points au Drawa du personnage le plus fuckable... mais non, ce n'est pas un spoiler, c'est un appel à témoins !). Et peut-être recentrer un tout petit peu plus les intrigues car je dois vous avouer que pour le moment, je suis incapable de dire de quoi parle la série tant les séquences pseudo-polar me passent totalement au-dessus... qu'importe, Dynasty tient clairement le bon bout.


👎 DARK pourrait presque être une bonne série si elle n'était pas plombée par deux trucs rédhibitoires : primo, elle ressemble à plein... mais plein... mais pleeeeeeeeeeeeeeein de trucs, ce qui rend extrêmement difficile de s'y investir pleeeeeinement. Secundo, et ne doutons pas une seconde que c'est ce qui lui vaut ses critiques dithyrambiques, elle goûte tout particulièrement les longues scènes contemplatives sans dialogues sur fond de (très mauvaise) musique lyrique, ce qui en fait sans conteste l'un des trucs les plus soporifiques et prétentieux que vous pourrez voir en 2017. Et c'est dommage car son intrigue, lorsqu'on la comprend et qu'on arrive à lui prêter attention, est plutôt pas mal. Mais avouez que ça valait bien la peine de cracher sur la saison 2 des Revenants pour encenser deux ans après sa copie à peine déguisée, sans les beaux décors et avec de la synth-pop atmosphérique dégueulasse à la place des embardées électriques de Mogwai.

The EXORCIST (saison 2) Il faut que vous m'aidiez. Je crois que je suis possédé par cette série. Je n'arrive pas à l'arrêter alors que la plupart du temps, je m'ennuie en la regardant. Ce n'est pas normal. Ce n'est pas trop mauvais, non plus. Juste très répétitif. Impression de regarder le remake du remake du reboot. Je n'ai jamais envie de la lancer, et pourtant je le fais quand même, chaque semaine, dès que l'épisode sort. Je ne sais plus quoi faire. La bonne nouvelle, c'est que c'est bientôt fini. La mauvaise, c'est que je n'en retiendrai probablement rien et que j'aurai perdu en tout presque dix heures de ma vie. Un vrai blackout. Bon et puis, ils avaient vraiment l'air aussi con, les acteurs, l'an dernier ?


👍 VIKINGS (saison 5) Il y a eu un moment, probablement autour de la saison 3 et de la somptueuse, fascinante... fabuleuse bataille de Paris... où Vikings est brutalement passée du rang de "bonne petite série" à celui de "série qu'il ne faut pas manquer et dont tous vos potes vont vous parler". Et vous savez quoi ? C'est justifié. Les saisons 3 et 4 du show de Michael Hirst étaient remarquables, tant en terme d'écriture qu'en terme de mise en scène ou d'audace - tout simplement d'audace. En rompant avec la lenteur de ses débuts, Vikings a peu à peu perdu toute ambition historique (on n'a plus rien appris sur la vie de ces peuples depuis des années) mais a gagné en puissance et en addictivité. La meilleure preuve de cela, c'est que ce début de saison 5 n'a rien d'exceptionnel et qu'il paraît malgré tout très au-dessus de la moyenne de ce qu'on a vu ces derniers mois. Vikings a beau raconter à peu près tout le temps la même chose, elle le raconte très bien et, lorsqu'elle ne sait plus quoi dire, elle peut toujours se reposer sur ses scènes de batailles, probablement les plus époustouflantes qu'on ait jamais vues à la télévision. Bien sûr, on ne sait pas où elle va. On le sait moins que jamais désormais qu'elle s'est séparée de la quasi totalité de son casting originel. On sent poindre la redite, en particulier dans les scènes mettant en scène les Anglais, dont le seul intérêt à ce stade est le magnétisme de Jonathan Rhys-Meyers (acteur semble-t-il détesté par les habitué(e)s du Golb mais dont je persiste à trouver qu'il fait partie de ces rares interprètes dont la seule présence à l'écran peut sauver n'importe quelle séquence). On s'inquiétera aussi du sur-jeu d'Alex Høgh Andersen, excellent quand il hurle avec du sang plein la tronche mais assez mauvais quand il doit parler (et qui se contente alors de singer les expressions et intonations de Travis Fimmel... lequel n'était déjà pas le plus grand acteur du monde)... est-ce que la série peut vraiment tenir sur ses épaules ? Après deux épisodes (enfin trois), on se pose toujours la même question qu'il y a un an. Mais pour l'instant, l'édifice tient et s'il commence à s'ébranler, on trouvera bien une petite scène de torture pour remettre tout ce moche monde dans le droit chemin.


à part ça...

House of Cards continue. C'est officiel depuis cette semaine. Elle continue pour finir, puisqu'il s'agira d'une saison de conclusion. Mais elle continue quand même, sans sa star, après des semaines à entendre tout et son contraire et alors qu'une annulation sèche paraissait a priori tout aussi plausible (et avait même été plus ou moins annoncée). Vous allez me dire qu'on s'en fout complètement, ce qui n'est pas faux : franchement, qui accordait encore de l'importance à House of Cards de nos jours ? Ma question n'a rien de rhétorique, je n'avais même pas dépassé la saison 1, je suis donc mal placé pour le savoir. Kevin Spacey était la seule raison pour laquelle je me souvenais que cette série (dans laquelle il en faisait des tonnes et était la plupart du temps à baffer) existait encore. Je ne connais quasiment personne qui la regarde, ce qui ne veut certes pas dire grand-chose (je ne connais pas non plus grand monde qui regarde Black-ish, or c'est la meilleure série à l'antenne actuellement), mais cela faisait en tout cas un certain nombre d'années qu'elle avait déserté les conversations des amateurs de séries. Même en massacrant ses personnages comme le premier Game of Thrones venu, le soap politique de Netflix arrivait à peine à faire causer cinq minutes. Et puis soudain : la tuile. Vous me voyez venir ? Non, vous me prêtez de mauvaises intentions. Il n'y a bien sûr aucun cynisme de la part de Netflix dans le fait de prolonger une série dont la star est au cœur d'un des scandales les plus glauques des dernières années. Le provider ne se dit pas du tout que l'absence de Spacey peut devenir un évènement presque aussi important, désormais, que sa présence au début de la série. Il s'agit avant tout d'amour de l'art. De respecter le spectateur et, bien évidemment, le travail des équipes, qui n'y sont pour rien et ont beaucoup souffert de la propension du même provider à ne strictement rien faire contre ce même Spacey durant des années. Bien sûr. Vous voyez vraiment le mal partout.

34 commentaires:

  1. Tu es bien généreux avec Dark.
    Outre tes reproches, justes, l'intrigue est incompréhensible, les dialogues plein de clichés, grosse, grosse déception, en ce qui me concerne.
    Quant à The Exorcist, je continue de regarder, mais la série est devenue médiocre. Elle se contente de décliner la formule de la saison 1, sans aucune surprise, très ennuyeux.

    Bon dimanche,

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    1. J'aurais bien du mal à me prononcer sur les dialogues de Dark vu que je ne parle pas un traitre mot d'allemand, je me fie avant tout aux sous-titres de Netflix (qui sont fait par des gens très bien ^^).

      Ce que je trouve un peu sévère, c'est de dire que The Exorcist décline la formule de la saison 1. Le problème est plutôt que la première saison était déjà allée aussi loin que possible dans le gore, le glauque, voire le crade ; il est très difficile de réussir à faire encore plus sombre et malsain, même si par éclats, la saison 2 y parvient un peu...

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  2. Moi je regardais toujours House of Cards :(

    Mais je pensais arrêter.

    Mais du coup je regarderai la conclusion.

    Je suis eu ! :(

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    1. Moi aussi mais bon, j'ai été au bout de Dexter et même de Weeds alors...

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    2. Vous n'êtes pas obligés de vous dénoncer comme ça, les amis, personne ne juge personne ;-)

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  3. J'aime bien JRM, moi ! Mais dans Vikings je ne suis pas convaincu pour l'instant. Et puis (je suis sûr que tu as déjà dû en parler) le fait que l'acteur qui joue Ivar et lui se ressemblent autant me fait complètement sortir de la série !

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    1. Je me rappelle l'avoir pensé, ça c'est certain, à tel point que quand j'ai appris que Rhys-Meyers avait été casté pour la série, j'ai pensé que c'était pour jouer le rôle d'Ivar adulte ^^

      (mais en fait je n'avais pas vu ce brave Jonathan depuis longtemps, et il a rajeunit cet enfoiré, du coup on dirait qu'Ivar et son personnage ont le même âge ^^)

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  4. Impressionnant quand même la diversité de ce que tu regardes. Touts ces séries n'ont rien à voir entre elles et pourtant, tu trouves chaque fois quelque chose à en dire !...

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  5. Soyons réalistes, il n'y a qu'une bonne série dans la sélection de cette semaine et elle ne s'appelle pas Vikings ;)

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    1. - je pars du principe que tu parles de de Dynasty ;) -

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    2. Ah non non, connaissant LIL, elle parle de House of Card ;-)

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  6. Dark : je te trouve sévère. J'en suis au huitième épisode, et sans trouver ça génial, je ne m'ennuie pas. Certes, le rythme est très lent et les jeunes acteurs ne ressemblent en rien aux vieux acteurs, mais pour une série allemande, ça a quand même de la gueule.

    The Exorcist : en début de saison, je me demandais aussi pourquoi je continuais à rearder cette série, mais tout comme toi, je ne peux m'empêcher de regarder chaque épisode dès qu'il sort. Je trouve qu'il y a de bons twists dans cette saison 2, et les scénaristes arrivent à me surprendre, alors qu'en général, il n'y a rien de plus prévisible qu'un film d'exorcisme. Les enfants sont très stéréotypés, et l'intrigue secondaire avec Zuleikha Robinson est complètement inutile, mais je trouve que John Cho montre de très belles choses.

    Bon à part ça, j'ai découvert No Activity (US), et c'est vraiment drôle.
    La saison 9 de Curb était fort réussie, mais les passages "over the top" (j'ai toujours du mal à trouver une traduction adéquate) gâchent quelques épisodes. Larry David a toujours un sens de l'observation extraordinaire, et ses remarques sur le quotidien sont toujours aussi pertinentes.
    Et puis il y a SMILF. Le nouveau Louie/Better Things, avec une actrice que je trouve encore plus insupportable que Pamela Adlon (alias l'actrice qui soupire toutes les 2 phrases). Fallait le faire. C'est dommage, car voir une série parler des pauvres, c'est assez rare à la télé américaine.

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    1. Je te remercie pour cette alléchante présentation de SMILF ; son titre est sorti à plusieurs reprises depuis le début des Drawas et je ne savais pas du tout ce que c'était... et je ne pense pas que j'en saurai beaucoup plus dans l'immédiat vu ce que tu en dis.

      Je ne sais pas si l'intrigue avec Robinson est inutile dans The Exorcist, vu que je n'ai aucune idée d'où elle veut aller (ce qui était d'ailleurs déjà le cas dans la saison 1)... vers un genre de super-méchant, un complot visant à la possession globale de l'humanité ? J'en sais rien et en fait, je m'aperçois que je décroche systématiquement durant ces scènes, je me rappellent à peine de ce dont elles ont parlé une semaine sur l'autre. Mais sinon, oui, The Exorcist est tout de même bien meilleure qu'en début de saison, les premiers épisodes étaient carrément pénibles vraiment trop décousus.

      Effectivement après des débuts un peu inégaux, la saison 9 de Curb s'est avérée très réussie (et en définitive, Fatwa a donné quelques très bons moments, ce qui n'était pourtant pas gagné). C'était bien mieux que la saison précédente, qui m'avait fait me dire que c'était peut-être pas plus mal que David préfère rester à la retraite. Mais c'est un peu salaud car du coup, il crée une attente qui avait finit par disparaître (ou s'atténuer un peu).

      Pour Dark, va falloir vous entendre avec BLOOM : je suis trop généreux ou trop sévère ? ;-) (en réalité je pense quand je me relis que je suis plus expéditif que réellement sévère... pour une fois que je n'ai pas passé une page sur chaque titre !)

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    2. (du coup je n'ai pas rebondi sur No Activity - que je n'ai pas vue - mais je note ça)

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    3. The Exorcist : On est bien d'accord sur le début de saison 2. L'exorcisme dans la grange, la bagarre avec le shérif local étaient too much, et les scènes où le prêtre se retrouve face au démon dans une espèce de monde intérieur, ça ne le faisait pas du tout. Il a fallu 3 ou 4 épisodes avant que les choses ne se posent et qu'on comprenne où les scénaristes voulaient nous emmener. Ça aurait pu être une simple redite de la saison 1, avec les mêmes personnages et un exorcisme typique comme on en a déjà vu 1000. Je trouve ça assez osé de partir sur une nouvelle intrigue n'ayant rien à voir avec l'héroïne du film, et ça donne presque un côté anthologique à la série (j'ai bien dit "presque").

      SMILF : le truc qui me frappe avec SMILF et toutes ces dramédies à la Better Things, c'est que ça n'est jamais drôle. Je me suis fait la réflexion récemment, et je n'arrivais pas à me souvenir de la dernière fois où une scène de ces comédies (qui raflent tous les prix aux divers cérémonies) m'avait fait rire à gorge déployée. SMILF a une identité bien à elle, et l'épisode sur la prostitution en ligne fait son petit effet. Mais il y a un côté factice qui m'agace, et j'ai toujours l'impression que Frankie Shaw s'adresse aux critiques en leur disant "regardez comme ma série est cool et progressiste. Je joue une femme pauvre, athée et indépendante (girl power !), qui aime le sexe et la drogue, et son fils est interprété à l'écran par des jumelles ! C'est la série anti-Trump par excellence, alors donnez-moi tout plein d'awards, parce que j'ai coché toutes les cases nécessaires pour y avoir droit !"

      Dark : je crois que tu ne l'apprécies pas car tu ne parles pas allemand. Je pensais avoir tout oublié de cette langue depuis la fin de mes études, et je me rends compte que peu à peu, ça revient. Une expression par-ci, une tournure de phrase par-là. Une grande partie du plaisir que j'éprouve à regarder cette série vient du fait qu'elle me fait redécouvrir la langue de Goethe.

      No Activity (US) : surtout, n'abandonne pas au cours du premier épisode. J'ai failli faire cette erreur, car comme l'indique le titre de la série, c'est une série de blabla et il ne se passe strictement rien au cours des épisodes (Seinfeld peut aller se rhabiller). En l'espace d'un mois, c'est devenu le programme que j'attends le plus chaque semaine. En outre, il y a de sacrés guest stars dans chaque épisode (chut, je te dis rien), donc rien que pour ça, ça vaut le coup.

      Curb : on est d'accord. J'ai toutefois trouvé certains épisodes un peu longs, notamment sur la fin. Le duel au paintball, au secours, et ce genre de scènes trop exagérées a plombé plus d'un épisode. A côté de ça, j'ai beaucoup apprécie la performance de Lin-Manuel Miranda, qui est une icone aux USA et totalement inconnu chez nous. Il joue la star antipathique et arrogante avec un talent que je ne lui aurais jamais soupçonné.

      Je ne sais pas si tu es fan de documentaires, mais Showtime a proposé une passionnante série sur les tueries de masse aux USA. Il y a 8 épisodes qui reviennent sur les plus célèbres "mass shootings", et le travail journalistique accompli est impressionnant. Ca s'appelle Active Shooter: America Under Fire, et ça nous met bien dans la tête des victimes et du personnel de premier secours.

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    4. Dis donc, c'est un petit coup bas que tu viens de me filer sur Dark ;-)

      Mais le pire, c'est que je me suis posé la question. J'ai la chance de parler (ou au moins de comprendre à peu près) pas mal de langues, ce qui fait qu'il est assez rare que je me retrouve face à une série où vraiment, je ne pige pas un mot de ce que disent les personnages, et où je suis collé aux sous-titres du début à la fin. Je me suis donc fatalement demandé si cela influait sur mon opinion, mais je n'ai pas vraiment de réponse. Et j'espère bien que non, tout de même, ce serait malheureux. D'ailleurs le truc qui m'a le plus gonflé dans Dark, ce sont les passages interminables avec de la musique pour tout dialogues ^^

      Puisque tu me tends la perche, je suis obligé de te demander : pourquoi tu les regardes, ces dramédies, du coup ? Car je suis bien d'accord, elles ne sont jamais drôles, ou seulement très occasionnellement, c'est bien pourquoi à force j'ai lâché l'affaire. Tiens et puisqu'on en parle, as-tu jeté un œil sur l'australienne Please Like Me ? Là pour le coup, on a une vraie dramédie, avec des moments franchement émouvants mais aussi une majorité de scènes réellement drôles (en plus il est à noter, puisqu'on parlait de barrage de la langue, que contrairement à la plupart des séries australiennes, les acteurs y parlent un anglais tout à fait intelligible)

      J'avais noté Active Shooter quelque part mais ça m'était un peu sorti de la tête, tu fais donc bien d'en reparler.

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    5. Dark : ce n'était pas une attaque. Tu avais dit dans un message précédent que tu ne palais pas un traitre mot d'allemand, donc je rebondissais là-dessus. Sinon, je te concède bien volontiers que les passages musicaux sont mauvais. J'avais émis le même reproche à l'encontre de la sitcom Bad Move récemment : j'ai beau adorer Jack Dee, je trouve ces scènes clipesques complètement ringardes. Même chose pour The Five en 2016.

      Dramédies : bonne question. Je crois que j'aime surtout la liberté de ton et l'originalité de ces séries. Dans les bonnes saisons de Louie (donc à partir de la 3ème), ou dans Better Things, il y a toujours un moment qui nous prend au dépourvu, même pendant un épisode moyen. Je pense notamment à la scène où Pamela Adlon répète "no, no, no, no, no" pendant plusieurs minutes quand un mec essaie de l'embrasser. Ca n'est pas vraiment drôle, mais tu ne verras ça nulle part ailleurs, et certainement pas dans une sitcom classique où les blagues s'enchaînent à un rythme effréné.

      Je n'ai pas vu Please Like Me, mais son nom me dit quelque chose. Il faudra que j'essaie de voir ça à l'occasion. Quant à l'accent australien, il ne me dérange pas, vu que j'ai pris l'habitude de lire les sous-titres en anglais dans toutes les sériées anglophones que je regarde, même celles que je comprends sans problème.

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    6. Rassure-moi, ton clavier a fourché quand tu dis que les bonnes saisons de Louie sont à partir de la saison 3 ? :-)

      Mais je vois ce que tu veux dire, c'est vrai que ces séries ont un "ton" particulier qui arrive à capter l'attention, surtout au début (je trouve qu'on se lasse généralement très vite de ce type de série, quelle que soient leur qualités par ailleurs. Mais je n'irais pas dire que Better Things, pour reprendre ton exemple, est une mauvaise série. Une série agaçante à plus d'un titre, oui, mais pas mauvaise. Idem pour You're the Worst, par exemple, que j'ai fini par abandonner mais qui était toujours capable de grands moments lorsqu'on arrivait à ne pas avoir envie de cogner tous les personnages...

      J'avais pris ta remarque sur l'allemand pour une petite taquinerie, certainement pas pour une attaque :-)

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  7. J'ai de plus en plus de mal avec Vikings. Les nombreuses ellipses commencent à me fatiguer, et j'ai l'impression, tu le dis d'ailleurs, que la série raconte sempiternellement la même chose. Les personnages ont perdu leurs velléités d'exploration, les "leaders" ne sont plus des visionnaires courant après un idéal, ils se limitent à leurs querelles de pouvoir... Vikings était l'anti-Game of Thrones, elle me semble être devenue pareille, aujourd'hui.

    Je trouve moi aussi que la saison 2 de The Exorcist est décevante, mais comme Julien, je trouve que cela s'arrange, depuis quelques semaines. Moi aussi j'aime bien la performance de Johnny Cho, cela fait plaisir de le voir dans un bon rôle (pour une fois).

    Je n'ai vu que les deux premiers épisodes de Dark mais, pour le moment, j'aime beaucoup. Tu es sûr que ce n'est pas ta célèbre allergie à l'Allemagne, qui parle ? ;)

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    1. Je ne suis absolument pas allergique à l'Allemagne, je ne sais pas où tu as été cherché ça. J'ai écrit plein d'articles très sympas sur des groupes ou des auteurs allemands, je n'ai rien contre ce pays. A part au foot, bien sûr.

      Ce que tu dis de Vikings est relativement vrai... mais ce n'est pas nouveau, c'était déjà comme ça dans la saison 4. Et même un peu dans la 3...

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  8. Je comprends pas trop la passion des gens pour Vikings. J'ai l'impression que personne n'avait rien à foutre de cette série et que subitement c'est devenu le nouveau truc qu'il faut pas manquer, perso je la trouve assez ennuyeuse.

    Contrairement à Dynasty bien sûr :D

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    1. Vikings a clairement bénéficié de la lassitude des gens vis-à-vis de Game of Thrones, c'est pour ça qu'on a l'impression qu'elle s'est mis à devenir populaire du jour au lendemain. Mais Vikings a toujours été une bonne série et il faut aussi reconnaître (je ne sais pas si tu la suis régulièrement) qu'elle est montée en puissance et a gagné en qualité au fil des saisons, tout simplement.

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  9. Pour la poursuite de House of cards, c'est clair que désormais l'absence de Spacey est la meilleure opportunité marketing qu'ait eu Netflix depuis des années, tant la série semble sortie des radars (et pour cause, elle est assez mauvaise). Mais tu oublies à mon avis -ou fais semblant d'ignorer- ce qui me semble la principale raison (autre que l'opportunité marketing) : House of cards est LA série phare de Netflix. C'est celle qui a construit sa légitimité dans le monde des séries, c'est le "The handmaid's tale" de Hulu, le "Oz" d'HBO.
    Que la série la + emblématique du service se termine dans la disgrâce complète, je pense que Netflix préfèrerait encore l'indifférence. La renouveler en mettant en faisant de Claire le personnage principal, c'est très symbolique : déjà elle avait de loin et depuis longtemps le meilleur rôle, le perso le + intéressant, et elle était le vrai coeur de la série : que la série se poursuive sans Spacey et autour d'elle n'est que logique. Et c'est aussi très symbolique qu'une femme reprenne le flambeau dans ce contexte : Netflix affirme que House of cards peut survivre sans sa star, et s'offre une sortie "par le haut" pour ne pas ternir trop l'héritage de sa série phare.

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    1. Tu as raison, c'est un point que j'ai totalement négligé. Et ce n'était pas volontaire, je tiens à la préciser. En en sens, c'est même sans doute assez révélateur de ce que la comparaison, si elle est juste, ne l'est peut-être pas tant que ça. Car là où Hulu a énormément tâtonné (et je ne pense pas que ce soit terminé de sitôt vu leur propension à signer tout et n'importe quoi), Netflix est très vite monté en gamme et a réellement enchainé les succès. Orange Is the New Black, qui lui a valu à peu près autant de récompenses, autant de bonnes critiques et qui a même plus de succès dans de nombreux pays a démarré seulement trois mois après, par exemple, et par les sujets qu'elle aborde, le fait qu'elle soit écrite, produite et interprétée par des gens chouravés à la "vraie" TV... etc., je pense qu'elle est largement aussi importante pour Netflix en terme d'image de marque. Bref, je ne suis pas certain que l'attachement de Netflix à House of Cards soit exactement le même que celui de Hulu à Handmaid's Tale ou d'Amazon à Transparent... enfin, ça n'empêche pas que tu aies certainement un peu raison quand même, bien sûr :-)

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  10. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai vu une série de ta liste ;-)
    Vikings donc - j'avoue que je me suis ennuyée lors du premier double épisode, tout comme pendant la saison 4 qui insiste un peu trop sur les rapports avec les Saxons. Ivar m'irrite au plus au point et l'idée qu'il est en train de devenir le personnage principal m'insupporte. C'est la première fois par contre que je vois une série avec Jonathan Rhys Meyers et je pense qu'il va me plaire, avec son côté sombre et violent mais pas aussi exacerbé qu'Ivar.
    Et sinon, suis-je la seule à avoir pensé qu'une partie des épisodes était sponsorisé par l'office du tourisme islandais ?

    A part ça, dans le genre reconstitution du passé, The Last Post était pas mal même si un peu gentillet, et on dit du bien de la série allemande Berlin Babylon que je compte commencer bientôt (après avoir vu The Crown).

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    1. QUOI ? Tu veux dire que la grande spécialiste des séries costumées n'a pas vu The Tudors, qu'on peut raisonnablement considérer comme la grande inspiratrice de toutes les séries historiques de ces dernières années... et notamment Vikings, et pour cause, puisqu'elle est l’œuvre du même Michael Hirst (inventeur et maître absolu de La Série Costumée qui Pète dans Tous les Sens avec Plein de Sang et de Gens Tous Nus). Vite, piqûre de rappel : http://www.legolb.com/2011/07/tudors-bien-meilleure-que-prevue.html

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    2. Non, je ne l'ai pas vue ! En même temps, je suis plus série costumée du 20e siècle.
      Mais comme j'ai terminé Longmire, je pourrais commencer une autre "vieille" série ;-)

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    3. N'empêche j'y avais jamais pensé mais c'est vrai ce que tu dis sur The Tudors, c'est sûrement une des séries les plus influentes des 10 dernières années alors qu'à l'époque c'était de loin l'une des plus moquées et critiquées, comme quoi hein...

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    4. Oui, effectivement. Je suis totalement d'accord avec toi pour être d'accord avec moi ;-)

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  11. J'ai listé "Dark" sur la seule base de son affiche qui m'attir(ait)e (attention, il nous balance de l'écriture inclusive!) et je l'ai commencée hier soir. Je n'ai vu qu'un épisode mais, et je ne sais pas si je suis le seul, j'ai immédiatement pensé à l'excellente série belge "Beau Séjour" que je recommande chaudement à celles et ceux qui seraient passés à côté.

    Même point de départ (une disparition), même genre utilisé pour parler de la perte, du chagrin et d'observer une communauté (le fantastique) avec un peu de mystère et, parfois, mêmes scènes à l'identique (ces longs plans en plongée où Jonas fait du vélo tandis que dans "Beau Séjour" Kato conduit une moto). On y retrouve également la thématique du flic adultère. Qui plus est le twist final du premier épisode, je l'ai vu venir sans être surpris. Je vais poursuivre mais pour l'instant la comparaison est trop flagrante à mes yeux.

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    1. Cela m'a beaucoup rappelé aussi la française Zone blanche. Et Twin Peaks. Et The OA. Et... nan franchement, cette série bouffe à tout les râteliers...

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  12. Je suis super en retard sur les séries ... va falloir que je m'y remette ! J'avais trouvé Sense 8 intéressant au début mais la phase video clip à chaque épisode m'a fait décroché ... Y a de l'intéressant dans MindHunter mais c'est à travailler encore !
    Bon c'était juste pour dire euh ...rien du tout

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