samedi 11 novembre 2017

[GOLBEUR EN SÉRIES '17-18] Semaines 6 & 7

Dans cet épisode : Larry David et Jerry Seinfeld (mais pas ensemble), Jon Snow (mais pas dans Game of Thrones), Stranger Things (mais pas le bashing habituel) et une maxi-face B consacrée aux séries d'Amazon.

👍 CURB YOUR ENTHUSIASM (saison 9) Larry David a soixante-dix ans. Il vient d’en mettre six à donner une nouvelle saison à sa série, que tout le monde pensait appartenir au passé. Il n’est donc pas indigne de s’incliner respectueusement pour recevoir le Testament du Maître. Et sa Parole sacrée est sans ambiguïté : Allez tous vous faire foutre. Oui, Maître ! Plaisanterie mise à part, il est effectivement très probable que cette saison soit la dernière, voire carrément le dernier coup d’archet d’un auteur qui ne branle presque rien de ses journées depuis vingt ans, et ce simple fait suffit à en excuser les défauts (la saison 8 marquait d’ailleurs, déjà, certains signes d’essoufflement). L’intrigue autour de la fatwa est d’une débilité confinant au génie, le caractère de Larry n’a jamais paru aussi forcé, rien n’a de sens, la moitié des épisodes sont ultra-prévisibles, c’est plus bruyant que jamais mais… la vérité, c’est qu’on est quand même trop content de retrouver l’auteur le plus cruel de la télévision des trente dernières années, et que ce gros doigt qu’il adresse à la terre entière, on lui ficherait bien un coup de langue – surtout quand il se fourre dans un épisode aussi brillant que celui de cette semaine.

Le Maître en plein élan créateur.

GUNPOWDER Guy Fawkes n’est pas que le mec dont le visage a servi de modèle au masque de V for Vendetta. Il est aussi le gars à cause duquel le prénom « Guy » est entré dans le langage courant, c’est assez classe. Accessoirement, ses copains et lui sont à l’origine du seul jour férié au monde célébrant un évènement qui n’a pas eu lieu, et ça, c’est quand même bien marrant. Malheureusement en vrai, Guy Fawkes n’était pas du tout un type rigolo, il ne fréquentait que des types chiants comme pas possible et la meilleure preuve de cela, c’est qu’il y avait Kit Harington parmi eux. C’est pas mal, très violent, mais Gunpowder se heurte assez rapidement au fait qu’en France, on n’en a un peu rien à foutre la Conspiration des poudres, qui n’entre pas en résonance avec grand-chose de notre propre histoire. Que Harington soit le descendant de son personnage et ait réellement bossé pour développer cette série chère à son cœur, ça fait un bon truc à mettre dans le dossier de presse mais ça n’empêche pas Gunpowder de ressembler à plein de trucs qu’on a déjà vus. Et ce ne sont pas les parallèles flemmards avec notre époque (oh la vache ! Des terroristes cathos !!!) qui l’aident beaucoup.

👍👍 JERRY BEFORE SEINFELD Ce n’est pas vraiment de la télé mais c’en est évidemment, vous pensez bien : Jerry Seinfeld sur Netflix, comment cette rubrique pouvait-elle ne pas s’y arrêter ne serait-ce que cinq minutes pour dire à quel point c’est vachement bien ? Un TV special de Jerry, c'est toujours trop rare pour ne pas être salué. Si personne n’ignore que je suis un fan absolu de Seinfeld, la série, j’ai moins souvent eu l’occasion (encore qu’une ou deux fois quand même) de souligner à quel point j’étais également fasciné, depuis tout gosse, par Seinfeld, le Monsieur. L’artiste de stand-up, quoi. Peut-être encore plus, en fait, tant son écriture et sa vision acérée ont pu m’influencer de tout un tas de manières différentes. Alors bien sûr, dans ce film mi-spectacle mi-documentaire où il revient sur la scène de ses débuts, Jerry fait surtout dans le fan-service. Beaucoup de vieux sketches, pas mal de vieilles recettes, mais aussi de vrais moments de génie que je suis très tenté de vous spoiler (mais non, je résisterai héroïquement).

Aucun commentaire sur l'étrange concomitance entre la sortie de ce film et le retour évènementiel d'une certaine autre série qui pourrait avoir été évoquée dans ce même article. C'est un pur hasard, bien entendu.

👍 STRANGER THINGS (saison 2) Cette pauvre saison se fait tellement basher de tous côtés qu'on a du mal à trouver l'envie de la critiquer, qu'importe qu'elle le mérite à certains égards. Voilà longtemps qu’on n’avait pas eu une aussi sublime illustration du triptyque lécher/lâcher/lyncher : il faut voir comme certains se défoulent sur une série que personne d'autre qu'eux-mêmes, dans leur infatigable course au buzz, avaient portée aux nues l'an dernier. A cette attitude immuable s’ajoutent bien sûr des mécanismes plus spécifiques à notre époque. Les séries sont devenues un tel phénomène de masse que chaque mois ou presque se doit d'avoir sa série évènement, ce que Netflix a parfaitement compris et dont il joue parfois contre l'intérêt propre de ses créations. Tout le monde emboite le pas, à quelques exceptions près : Stranger Things a rejoint le club très fermé de ces shows que n'importe quel site plus ou moins spécialisé se doit d'évoquer, quoiqu'il advienne. En parler fait du clic (beaucoup), alors autant le basher deux fois plus fort qu’il ne le mérite, et pourquoi pas deux ou trois fois dans la même semaine ? Ça ne pourra pas faire de mal aux stats ! Et ce ne sont pas forcément les sites les plus médiocres qui franchissent le plus rapidement le mur du son de la débilité : en matière de séries télé, les "phénomènes" Game of Thrones et Westworld l'ont déjà démontré, les intellos savent être encore plus consternants que les clickbaits ; le summum du ridicule fut ainsi atteint par un article paradoxalement intéressant, mais totalement biaisé. Titre du chef-d’œuvre ? "Dur de s'emballer pour l'univers fantastique de Stranger Things après Twin Peaks" (on ne rit pas et on ne perdra pas de temps à commenter un parti-pris si totalement hors-de-propos, faut dire qu'il est dur de s'emballer pour une critique de Slate après avoir lu Léon Bloy). Le problème de Stranger Things (1) est pourtant vieux comme les séries télé elles-mêmes : on l’a dit ici, c'était vraiment une chouette série, mais rien ne justifiait d’en parler autant. Si l'on entend bien que son succès totalement disproportionné comme l'arrogance de ses auteurs n'invitent pas à l'indulgence, cela reste beaucoup pour une petite série sympa avec des personnages sympas, qui n’aurait jamais… mais JAMAIS dû représenter autant de choses. Alors d’accord, ok : la saison 2 est moins bonne que la première. Pas de beaucoup non plus. Elle n'a surtout plus le privilège de la surprise, et vous savez quoi ? J’aurais pu vous le dire avant même d’en avoir vu la moindre seconde. C’était une évidence. Stranger Things était l’archétype de la série qui aurait pu ou peut-être dû rester un one-shot. Spoiler : ça ne va pas du tout s’arranger en saison 3 et d'ici la 5, on peut presque déjà lui réserver le Drawa de la série qui existe encore, mais personne ne sait pourquoi (ni qui la regarde). En attendant, la seule question à laquelle il mérite réellement d’être répondu est Est-ce qu’on prend plaisir à suivre cette saison 2 ? La réponse est oui, incontestablement et en dépit de traits de communs à tant de saisons 2 (plus de pognon, plus de personnages qui ne servent à rien… classic shit que tout cela). Est-ce qu’elle témoigne pour autant d’une grosse chute de qualité ? Oui et non. Oui dans la mesure où l’extrême cohérence de la série paraît désormais moins évidente – sur Le Golb, on avait félicité la saison 1 pour sa manière d’éparpiller les personnages au sein de la même intrigue… c’est tout le contraire cette année et cela accouche de véritables incohérences (un exemple ? Dans la saison 1, le monstre ne peut pas péter de l’autre bout de la galaxie sans qu’Eleven fasse une crise d’épilepsie, dans la 2 c’est quasiment tout l’Upside Down qui débarque sans que la gamine, occupée ailleurs, ne cligne des yeux). Pourtant, ça passe très facilement et cela s'avale très vite : en définitive, ce qui fonctionnait surtout dans Stranger Things première du nom n’étaient pas les mystères, mais les gosses, qui assurent toujours du feu de Dieu. Les Duffer Brothers ont eu l'intelligence de les conserver au premier plan et, d'une manière générale, de continuer de consacrer l'essentiel du temps d'antenne à leurs personnages, au détriment de la mythologie. Si cela aboutit parfois à des trucs dont on se serait bien passé, notamment le ridicule Billy, c'est la marque de scénaristes malins qui ont parfaitement compris ce qui faisait qu'une série savait s'inscrire ou non dans la durée.

Après je comprends très bien que ce soit frustrant de TOUS kifer la même chose en même temps, mais que voulez-vous : le plan Ghostbusters était juste trop cool et mignon.

Je ne sais pas vous, mais moi...

- … j’avais totalement oublié que The Girlfriend Expérience était une anthologie. Mais vraiment : totalement, au point que je ne sois pas sûr d’avoir jamais été au courant (apparemment oui, je l’ai écrit dans un des mes cahiers). En un sens, c’est plutôt flatteur pour une série avec laquelle j’ai peut-être été un peu sévère à l’époque. Bref, j’étais tout content de retrouver la magnétique Riley Keough et de connaître la suite de ses forts glauques aventures, autant dire que ç’a été la douche froide. J’ai beau beaucoup aimer Anna Friel, impossible de me départir du sentiment de m’être fait avoir, à avoir passé toute une saison à essayer d’aimer un personnage principal difficile… que je n'allais jamais revoir.

Ce logo va cesser de sourire dans 1, 2...

- … je m'aperçois que je n’en ai plus rien à foutre des pilotes d’Amazon, dont la fournée annuelle vient de paraître. Certes, aucun ne m’intéresse à la base (Sea Oak à la rigueur, par amour pour Glenn Close), mais quand bien même : je n’arrive pas (plus) à trouver de bonnes raisons de considérer ça autrement que comme une perte de temps. Le pourquoi du comment tient en cinq points qui me paraissent assez limpides (mais que je vais vous détailler au cas où, hein) :
  1. Amazon n’a pas de thunes. J’entends par-là qu’Amazon ne veut pas mettre la thune qu’il faudrait. Ses séries sont cheap, leur durée de vie est très courte, et d’une manière générale Amazon Studios a énormément de mal à intégrer de ce que Hulu a enfin réussi avec The Handmaid’s Tale : une bonne série façon prestige tivi, ça coûte cher, parfois plus que ça ne rapporte. Il vaut donc mieux en produire peu, mais bien les produire.
  2. Amazon n’apporte strictement rien au schmilblick. Le commentaire vaut certes pour tous les providers ayant essayé de téter la roue de Netflix depuis quelques années, et même pour Netflix lui-même, mais c'est encore plus vrai ici : impossible de dégager la moindre ligne directrice de ce gros bordel, qui tombe avec un enthousiasme risible dans tous les pièges se dressant sur sa route : adaptations de tout et n’importe quoi, gros noms cachant la misère (et pompant la moitié des budgets), revival de trucs dont personne n’a rien à battre (Mad Dogs ? Nous mais vous êtes sérieux ???), séries "limitées" qui sont surtout des saisons 1 classées sans suite… la prog' ressemble à une poubelle où viennent mourir les projets dont la vraie télé n’a pas voulu.
  3. Amazon communique très mal, ce qui relève du suicide dans une période où même chez Darty, il doit bien y avoir un commercial qui songe à créer une division séries. Si Netflix ou HBO devait produire demain un show signé Woody Allen, autant vous dire qu'on en boufferait quasiment non-stop jusqu'à la fin de l'année. Or cette série existe depuis plus d'un an, elle s'intitule Crisis in Six Scenes, il y a des guests genre Miley Cyrus ou Gad Elmaleh dedans, elle n'est d'ailleurs pas trop mal... mais vous ne l'avez probablement pas vue et peut-être même découvrez-vous son existence dans ce paragraphe. Par ailleurs et c'est une vraie bizarrerie, Amazon semble promouvoir avec plus d'énergie sa "pilot season" que les séries issues de celle-ci : on a pas mal parlé du remake de The Tick quand le pilote est sorti, mais quand la série a été diffusée un an plus tard, elle est complètement passée inaperçue. Conséquence de quoi...
  4. les séries d’Amazon sont quasi toutes des bides. On a presque de la peine pour les décideurs (enfin… pas tous, hein). Ok, c’est un poil excessif de le dire comme ça, mais quand si peu de vos productions réussissent à dépasser la saison 1 et que presque aucune ne franchit le cap de la saison 2, c’est tout de même qu’il y a un problème quelque part. A part Transparent et dans une moindre mesure Mozart in the Jungle, aucun show d’Amazon n’a réellement réussi, en cinq ans, à s’imposer dans l’actualité et les discussions des "sériephiles", comme on dit. Vous vous êtes déjà retrouvés, vous, embarqués dans une conversation animée autour de Bosch, Hand of God, The Man in the High Castle ou Goliath ? Moi pas. Je ne me rappelle même pas avoir déjà eu une conversation à leur sujet, tout court. Oui parce qu'en fait, le vrai problème c'est que...
  5. les séries d’Amazon ne sont pas bien. Tout bêtement

    45 commentaires:

    1. Ca c'est de l'épisode!

      D'accord avec presque tout même si je te trouve assez sévère avec Curb. Ton réquisitoire sur Amazon est imparable, c'est toute leur chaine de prod qui mérite d'être vue comme un accident industriel.
      Pour Stranger Things j'ai trouvé ça quand même beaucoup moins bien mais c'est clair que la manière dont la série se fait défoncer est abusée, surtout qu'on lui reproche plein de trucs qui étaient déjà dans la 1.

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      1. Attends, tu dis n'importe quoi, il n'y avait pas références étouffantes dans Stranger Things première du nom :-D

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    2. Vous vous êtes déjà retrouvés, vous, embarqués dans une conversation animée autour de Bosch, Hand of God, The Man in the High Castle ou Goliath ?

      Méchant mais tellement vrai!

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      1. Ce qui est méchant, c'est de ne pas prendre les plus gros hits de... ah non, merde, en fait elle n'a pas de vrai gros hit ^^

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      2. Il y a Transparent, quand même...

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      3. Tu as déjà eu une conversation passionnée sur Transparent, toi ? ;-)

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    3. Malheureusement d'accord avec toi pour ce qui concerne Curb : cette saison est sympathique, mais parfois poussive.

      Cela dit, d'accord aussi pour dire que "the Accidental Text On Purpose" était brillant. Un des meilleurs épisodes de la série, qui m'a redonné espoir pour la suite.

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      1. Je ne suis pas sûr qu'il faille y voir le début d'une progression, mais en tout cas c'était un excellent épisode qui ravivait un peu la flamme. Cela dit l'ensemble de la saison est tout de même très regardable, il y a malgré tout quelques très bons moments.

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    4. Oui. Les critiques à l'encontre de Stranger Things sont très injustes, son immense succès n'excuse pas tout. Il n'excuse même rien, j'ai l'impression qu'il était moins "fabriqué" que pour d'autres.
      On est, à mon avis, vraiment, dans le cadre d'un mépris caractérisé pour un divertissement "populaire" (c'est écrit, noir sur blanc, dans l'article cité). Les Duffer Brothers sont "arrogants", mais Stranger Things, au contraire de beaucoup de blockbusters très marketés, ne se donne pas de faux airs "intello"... Donc, on peut y aller, c'est "open-bar".
      Navrant (pour ceux qui s'y abandonnent)

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      2. Tu as sans doute raison dans ton analyse, oui. Stranger Things est une série un peu à part dans l'immensité des trucs surbuzzés ces dernières années, dans la mesure où ce n'est pas une série qui pète plus haut que son cul (c'est une série de divertissement qui s'assume comme telle et n'a aucune autre prétention, contrairement à d'autres qu'il n'est pas utile de nommer pour la énième fois ici).

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    5. Marrant, j'ai préféré la saison 2 de Stranger Things en fait. Mis à part son utilisation Stabilo de la musique (même si, ok, un peu de Mötley Crüe, ca se prend toujours, hein), son épisode 7 superflu, et le fait que clairement les gamins ils ont pas du voir Alien, elle passait bien dans l'ensemble. Presque plus libre de mouvement, moins engoncée dans l'hommage permanent que la première...

      Seinfeld, j'ai beaucoup aimé le spectacle, mais suis plus excité par l'arrivée de son second (qui, pour le coup, sera sa routine courante), au final. Mais c'est clair que c'est pas le maitre pour rien. Du matériel écrit il y a piges qui tient encore la route...

      Je crois ne jamais avoir maté une série Amazon. Jamais. Mais faudrait que je mate The Tick je suppose.

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      1. Épisode 7 superflu ? Arrête, c'est le meilleur de la saison : il y a "Runaway" de Bon Jovi en entière :-)

        J'ai pas regardé The Tick, juste le pilote, ça valait pas grand-chose.

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      2. Oui, et l'ayant reconnu des la première note, ca m'a remis en colère sur la musique stabilo.

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      3. Moi ça m'a juste fait chanter.

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    6. Au milieu de tout ça ce n'est pas ce qui fera le plus parler, mais moi j'ai bien aimé Gunpowder et je te trouve un peu vache à son sujet !

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      1. Peut-être un peu... mais ça m'a rappelé tellement, tellement de trucs...

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    7. Je n'ai pas l'impression que Stranger Things soit une petite série méprisée, ça reste un des plus gros succès de l'année, donc je ne comprends pas cette diatribe. Je ne vois pas non plus quel est le problème dans le fait de lui préférer Twin Peaks, ou de dire que ce n'est pas une œuvre d'art au même titre. Pas un mot non plus sur la "polémique" autour de la scène du baiser, alors que l'ex-boss d'Amazon Studios ne finit pas l'article sans sa méchanceté règlementaire, ça sent un peu le parti pris pour une série tout au plus gentillette. Bref.

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      1. Euh... tu es dans le procès d'intention total, là... que vient faire l'histoire du baiser là-dedans ? Si ça peut te rassurer, quand j'en ai entendu parler, j'ai trouvé ça pitoyable, d'autant que ç'a été ébruité sur le mode de la bonne grosse blague de potache. Et donc ?...

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    8. Stranger Things, ça n'est que de la nostalgie de bas étage qui idéalise les années 80. Beurk ! Je trouve les acteurs vraiment mauvais, et les gamins ne font pas exception (non, la fille qui joue Eleven n'est pas une actrice extraordinaire, loin s'en faut). Dans un sens, je suis content qu'ils se prennent un retour de baton avec cette saison 2, mais la vérité, c'est que je trouve cette série sans intérêt.

      Jerry before Seinfeld : j'aime le bonhomme, j'aime la série des 90's, mais ce spectacle est poussif, les blagues des 70's ont pris un vrai coup de vieux, et j'ai à peine esquissé quelques sourires. A la limite, j'aurais préféré que ce soit un pur documentaire

      Curb : d'accord pour dire que le dernier épisode était excellent. J'avais aussi beaucoup aimé le précédent, mais les scènes de guerre de Sécession ont tout gâché. Dans l'ensemble, je trouve cette saison très sympa à suivre, et les gens l'ont peut-être oublié depuis le temps, mais la saison 5 était complètement ratée.

      Amazon : et bien moi, j'ai trouvé la saison 3 de Bosch vachement réussie ! Autant j'avais de sérieuses réserves sur les 2 premières, mais là, j'ai été captivé du début à la fin, et j'ai trouvé l'ensemble bien plus nerveux qu'auparavant.

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      1. Je vais avouer un truc qui sans doute va me valoir quelques moqueries (mais pas de ta part, du coup) : je passe totalement à côté des références dans Stranger Things. La nostalgie n'a aucune prise sur moi parce que j'ai eu une enfance assez particulière (je passe les détails) et que je n'ai pas vu la plupart des films auxquels la série fait allusion, ou alors très tard, sans nourrir le moindre investissement émotionnel à leur égard. Les Goonies ? J'avais 25 ans, j'ai trouvé ça moyen et j'ai oublié. E.T. ? J'ai jamais aimé. Ghostbusters ? Je crois que j'étais fan quand j'étais gamin mais surtout du dessin-animé et honnêtement, j'en ai aucun souvenir (du dessin-animé comme des films). L'Exorciste ? Toujours trouvé totalement surestimé. Et ça, c'est quand je m'en aperçois car pour te dire, j'avais même pas capté la référence à Alien jusqu'à ce GUIC l'évoque dans son commentaire :-)

        (et d'ailleurs, je ne suis même pas sûr qu'il parle d'Alien ou d'Aliens)

        Bref, il doit y avoir quand même un peu plus (et mieux) qu'une "nostalgie à outrance", à mon humble avis. Bon après, je regrette déjà un peu ce que j'ai écrit, je ne veux pas non plus passer pour le grand défenseur de Stranger Things, j'ai trouvé la première saison très sympa, la seconde divertissante... pas plus.

        Pour Curb, nous sommes aussi d'accord sur le délire guerre de Sécession, totalement inutile à un épisode qui était très bon (le truc de baisser la vitre une fois est d'être condamné à discuter avec le gars à chaque fois, c'est tellement bien vu...). Mais il y a toujours eu des trucs qui me gonflaient dans Curb, je trouve la série d'une implacable efficacité quand elle est réaliste, mais dès qu'elle se lance des trucs overzetop, ça fonctionne beaucoup moins chez moi.

        Concernant Jerry, ma non-objectivité est telle qu'il faudrait remplacer le mot "subjectivité" par quelque chose de puissant ;-)

        Enfin je me permettrai de te rappeler que "vas-y regarde promis juré à partir de la saison 3 ça devient bien" est une des très rares phrases qui sont proscrites sur ce blog :-)

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      2. Les deux. Tu embauches pas Paul Reiser sans que ce soit une référence a Aliens.

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      3. @thom : "Bon après, je regrette déjà un peu ce que j'ai écrit, je ne veux pas non plus passer pour le grand défenseur de Stranger Things"

        Non mais ce qui est marrant c'est que pour la saison 1 tu es un des seuls que j'ai vu taper franchement sur le côté nostalgique (même si tu disais du bien de la série aussi). Ca doit être trop chiant d'être aussi nuancé :D

        @guic : si ça se trouve il savait pas que Paul Reiser est une référence vivante à Alien :D

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      4. Ah les raclures. C'est ça le public du Golb ? Mais j'ai fait quoi pour mériter ça ?

        Non, je ne savais pas que Paul Reiser avait joué dans Aliens, bien vu. L'information n'avait pas été intégré dans mon système (j'ai quand même vu le film plusieurs fois), mais quelque part c'est tout à fait symptomatique de ce que je disais : ce cinéma-US-commercial-mais-bien-mais-pas-génial-mais-culte des années 80 m'indiffère presque totalement, à part Carpenter (qui était tout de même bien moins mainstream) et un peu Joe Dante (et encore, je n'ai pas revu ses films depuis mille ans). J'ai vu la plupart des films incriminés sur le tard, sans trop comprendre ce qui était intéressant dedans, et puisqu'on en parle s'il y a une chose qui n'a jamais éveillé chez moi autre chose que des bâillements, c'est bien l’œuvre de James "le cinéaste le plus surcoté de tous les temps" Cameron.

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      5. @Thomas : moi aussi j'ai grandi dans les années 80, et à l'époque, je n'allais quasi jamais au cinéma, donc je n'ai pas d'attachement particulier à toutes les références de la série. J'ai à peu près le même rapport que toi aux oeuvres que tu as citées, et en aucun cas je ne leur voue un culte.
        Mon souci avec STranger Things, c'est qu'à part la nostalgie, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. L'intrigue va à deux à l'heure, et les jeunes acteurs exagèrent un peu sur le côté "gamin". Quand j'avais 13 ou 14 ans, on cherchait tous à paraître plus vieux que notre âge, et personne (même les geeks) ne se complaisait dans cette espèce d'infantilisme spielbergien. C'était bon quand on avait 9 ou 10 ans, mais pas après.

        A propos de Bosch : l'avantage, c'est qu'à quelques détails près, les saisons sont indépendantes les unes des autres. Tu peux donc regarder la troisième sans hésitation, et tu découvriras une série policière raffinée avec un ton résolument adulte. Je précise toutefois que j'avais eu de sacrées réticences lors des deux premières saisons, notamment car je trouvais le héros trop mou du genou par rapport aux bouquins qui ont inspiré la série.

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      6. Tout m'avait déçu dans la saison 1 de Bosch, dont j'avoue que j'attendais beaucoup (c'était quand même produit par Eric Overmeyer dont le CV est éloquent, avec Titus Welliver que j'aime beaucoup...) et tout est allé de travers quasiment dès le premier épisode. Effectivement je le trouvais d'une mollesse et d'une passivité assez étonnante, moi aussi, d'autant que Bosch est plutôt un personnage assez nerveux (pour ce dont je me rappelle car ça fait très longtemps que je n'ai pas ouvert une de ses enquêtes...) Je prends donc note pour la saison 3, tu auras le droit de revenir sur Le Golb :-)

        Tu as bien entendu raison pour l'infantilisme (encore que tu sois un peu dur, ils ont plus 10-12 ans dans la saison 1 et dans la saison 2, ils évoluent un peu de ce côté, même si pas tous au même rythme... ce qui est assez bien vu, pour le coup). C'est sans doute idéalisé ou fantasmé, mais au moins ont-ils de véritables psychologie d'enfants (même s'ils sont trop "bébés"), sont sympathiques, et ne donnent pas envie de leur coller des tartes à longueurs de scènes, à la différence d'une grande partie de la population enfantine de la télé US. Et ils sont les moteurs de l'intrigue, ce qui est très rare dans une série n'étant pas un teen drama (ce qui explique d'ailleurs leur côté irréaliste : ce sont des enfants vu par des adultes et, peut-être, montrés tels que des adultes ont envie de les voir... pourquoi pas, ce n'est pas condamnable à mes yeux).

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      7. Ben Reiser, dans Aliens, joue le mec chiant de la companie bla bla bla... il joue quoi dans Stranger Things.

        Aussi, au cas ou: sean astin il est embauché parce qu'il etait dans les Goonies. Pas pour sa prestation dans le seigneur des anneaux ;)

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      8. Nan mais ça va, ne sois pas condescendant non plus, je sais bien que Sean Astin a joué dans les Goonies (c'est plus facile pour lui, il a fait que cinq trucs dans sa vie ^^)

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      9. Et un des 5 est «realiser un episode d'Angel». Donc le tri est vite fait.

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    9. Eh bien moi j’ai adoré cette saison 2 de Stranger Things. De A à Z, même avec ce bottle episode (sorte de gentillet punk pour les Nuls) introduisant une future saison 3. Même Billy et son look capillaire improbable et le fait qu’il soit ridiculisé en permanence (et parfois de manière cruelle- en témoigne la scène avec son père).

      La série a gagné en ampleur, en densité, avec une meilleure gestion du rythme (ah, cette montée en puissance jusqu’au cliff de fin de l’épisode 6 est un vrai plaisir de spectateur). J’ai également grandi dans les années 80 et je trouve injuste l’argument récurrent autour de la nostalgie de la série des frères Duffer qui revient souvent dans la plupart des commentaires et des articles. C’est une série qui a pour elle de ne pas tricher sur ce qu’elle est. Elle ne cache pas d’être ultra référencée de toutes parts mais, nullement, ne s’affiche comme conservatrice et détentrice du tutélaire « C’était mieux avant ». S’engager sur ce terrain, c’est non seulement lui faire un mauvais procès d’intention mais, quelque part, lui conférer plus d’importance intellectuelle qu’elle n’en cherche réellement. Stranger Things 2 ne cherche pas à être réaliste et on ne la regarde pas pour l’être. On la regarde comme on pouvait se délecter à l’époque d’une lecture du Club des 5, rien de plus. La différence, c’est qu’il y a des univers et des clins d’œil visuels cinéphiles de la même période volontairement surlignés mais d’une réussite totale; je n’ai jamais vraiment aimé Les Goonies non plus mais j’aime l’idée d’une histoire où des gosses prennent la réalité comme terrain de jeu. Et les frères Duffer partent à fond dans cet esprit : leur plaisir et leur enthousiasme sont très communicatifs. Et ça fait juste énormément de bien. Et j’aime bien l’idée que, quelque part, l’Upside Down soit une menace de l’entrée vers l’âge adulte. Quelque chose à affronter pour passer « de l’autre côté de l’enfance »…

      Autre chose : personne ne mentionne les adultes mais je trouve que le personnage de Hooper est un pivot d’une profondeur et excellence absolue. Que ce soit avec ses collègues bras cassés, avec Joyce, ou présentement avec Eleven, c’est un type qui se place un peu à part de l’ensemble des protagonistes « du même âge» qui, pour la plupart, sont plutôt aux abonnés absents (sérieusement, les parents de Nancy et Will ont l’air d’avoir oublié qu’ils ont des gosses ^^).

      Quant aux séries Amazon, tout est dit : je me suis paradoxalement abonné à Prime Video pour Man in High Castle et je peine à passer au-delà du pilote. J’y reviendrai mais lorsque l’on regarde comment leur catalogue est jeté en pâture, on vient exactement à la réflexion apportée par Thomas : Amazon veut sa part du gâteau sauf qu’il a oublié qu’on est plusieurs à vouloir manger dessus. Transparent est tout ce que je déteste dans les séries « auteurisantes », Mozart in the Jungle est très chouette à suivre mais le reste des productions peine à se hisser au-dessus de la mêlée. D’où la question de savoir si l’on en reparlera dans 5, 10, 15 ans ? Moi je pariera davantage sur Stranger Things ;)

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      1. Je vais pas entrer dans le détail point par point (même si je ne suis d'accord avec tout), par contre, je suis obligé, par pure conscience professionalo-amicale, de t'informer que l'épisode dont tu parles n'est pas (du tout) un "bottle episode" (parenthèse pédagogique : https://en.wikipedia.org/wiki/Bottle_episode)

        J'aime bien ta comparaison avec le Club des 5 surtout que ça, pour le coup, c'est une référence que je comprends :-)

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      2. Yep, tu as tout à fait raison (mais l'histoire est tellement entre parenthèses- enfin presque): my bad.

        Ah, toi aussi, tu as été un aficionado du Club des 5? ^^ Qu'est-ce que j'adorais cela quand j'étais petit!
        Quand je pense que depuis que la Bibliothèque Rose a été rachetée et tout le catalogue est désormais franchisée (donc, à part le Club des 5, Fantômette et quelques Comtesse de Segur, il n'y a plus rien qui existe),là, pour le coup, je suis un peu nostalgique.

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      3. Aficionado, c'est beaucoup dire, d'autant que j'étais plutôt Club des 5 ^^

        Mais ça fait partie des trucs pas trop mal que ma mère me filait en espérant me faire lire autre chose que des BDs et des comics (mes vrais lectures "Madeleine de Proust", ce sont Tintin et Captain America). Pas assez pour me plonger dans la nostalgie, mais suffisamment pour me faire sourire et que je sache exactement de quoi Jaenada parle quand il ouvre son dernier roman sur une citation du Club des 5.

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      4. (par contre Fantômette j'ai jamais vraiment lu, je croyais que c'était la version fille de Fantomas :-D) (d'ailleurs, autre temps autres mœurs - enfin pas tout à fait, hélas - j'étais persuadé que la bibliothèque rose était pour les filles, et la verte pour la garçon...)

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    10. Je rejoins en partie l'analyse de Jeoffroy, et aussi plus haut celle de Bloom. Stranger Things (la saison 2 encore plus que la première) a les défauts de ses qualités, et comme tu le soulignes Thomas, fait l'objet d'un bashing et d'un procès d'intention qui m'agace au plus haut point. Le "fameux" article de Slate m'avait pas mal hérisée d'ailleurs.
      On ne regarde clairement pas ST pour les mêmes raisons que Twin Peaks (quoi que, pour ma part "se divertir" revêt bien des formes), mais surtout l'intention des auteurs n'est clairement pas la même.

      J'apprécie ST comme toi, sans en capter la majeure partie des références puisqu'elles ne font pas partie de mon imaginaire en tant qu'enfant de la toute fin des 80's. Mais elle me procure un plaisir similaire à certains autres films "cultes" de mon enfance (je pense à Jumanji, Jurassik Park, Chérie j'ai rétréci les gosses, Retour vers le futur ou Hook), en cela qu'elle met en scène un monde fantasmé à l'esthétique marquée, mettant en scène un groupe d'enfants et d'ados embarqués dans une aventure plus grande qu'eux, dans des films, ou ici une série qui peut être regardée en famille en accrochant à la fois les adultes et les enfants. Et, pour ma part, je n'en demande pas plus si ces points m'apparaissent globalement réussis.
      Bien sûr, revoir Winona Rider à l'écran m'apporte un plaisir nostalgique, bien-sûr je me suis délectée des scènes Ghostbusters, bien sûr on appuie parfois lourdement sur le bouton de "l'hommage à Spielberg et consors" mais ... pour moi ça fonctionne, sans trop se forcer, et surtout sans prétentions. Et c'est, en plus, traversé de scènes de pure poésie (Joyce et son mur alphabet lumineux en saison 1 ou, ça n'engage que moi, la dispute entre Eleven et Hooper dans leur cabane en saison 2).
      Bref je me retrouve moi aussi à défendre limite becs et ongles une série que je n'ai même pas adoré outre mesure, mais elle m'a énormément divertie, et je la trouve bien moins con et surfaite que beaucoup d'autres productions largement moins décriées (ou largement moins encensées, c'est selon, les critiques semblent avoir du mal à conserver un juste milieu à son sujet, moi la première ;)).

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      1. A la décharge de Slate... enfin, ai-je vraiment envie de les décharger alors que leurs articles séries sont globalement nuls à chier ? D'ailleurs ce que je vais dire n'est pas vraiment à décharge... bref : je pense que plus qu'une mise en cause de Stranger Things il s'agit en l'occurrence d'une énième preuve de groupisme vis-à-vis de Twin Peaks, qu'on nous aura servi à toutes les sauces durant des mois sur ce site.

        Pour le reste, mis à part que je n'ai jamais vu Jumanji (mais j'ai l'impression que ça me vaudra moins de moqueries que ce que je racontais plus haut), je suis d'accord avec toi quasiment de A à Z. J'ai failli l'écrire hier en réponse à Julien : si cela peut m'inspirer de la nostalgie, ce serait celle de l'enfance plus que celle d'une époque donnée, parce que moi aussi, j'ai été un petit garçon joufflu avec des cheveux très bouclés, et franchement, j'étais vachement mignon. Voilà, c'est dit : Stranger Things, c'est moi :-)

        Plus sérieusement, je pense que JEOFFROY a bien résumé la chose en disant que Stranger Things n'était pas
        conservatrice et détentrice du tutélaire « C’était mieux avant ». De fait, la série contient extrêmement peu de références aux années 80 en tant qu'époque ; elle se limite à la pop-culture (et encore, les citations explicites sont finalement peu nombreuses) mais ne s'intéresse absolument pas aux mœurs ni à la technologie ni à la société des années 80. Je trouve même la série assez intemporelle, finalement, comme le sont d'ailleurs les films auxquelles elle fait références (qui ont marqué une époque mais ne sont pas intrinsèquement liés à celle-ci).

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      2. Ce qui m'ennuie, avec l'argument de la nostalgie, est que je le trouve un peu hypocrite. De nombreuses œuvres sont nostalgiques, certaines bien plus, cela ne dérange personne.
        J'ai le sentiment que c'est son côté délibérément "enfantin" qu'on lui reproche. Je pense que si Stranger Things était une série cynique, revendiquant un second degré, personne ne trouverait rien à redire à son côté nostalgique (elle serait même vraisemblablement applaudie pour cela.)
        Et cela me contrarie car, en somme, cela revient à lui reprocher d'être ce qu'elle est, plus qu'à lui reprocher ses défauts.

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      3. L'argument n'est pas si "hypocrite" que ça quand on lit les différentes critiques. Il n'est pas formalisé explicitement, nuance. Peut-être aussi tout simplement que c'est plus facile de s'arrêter sur la nostalgie lorsqu'on n'est pas réceptif à ce raconte la série.

        Mais je suis assez d'accord avec toi sur le reste de l'analyse. On lui reproche moins d'être nostalgique que de manquer de distance vis-à-vis de l'objet de sa nostalgie (ce qui n'est pas complètement faux non plus, mais ne relève pas forcément de l'obligation, c'est une approche comme une autre à laquelle on peut ne pas être sensible sans tout de suite tomber dans le procès d'intention et les gros mots sales de style "commercial", "putassier", "démago", etc.)

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      4. (ceci étant dit, si je suis totalement honnête, j'ai quand même trouvé que cette espèce d'innocence était moins patente dans la saison 2, que c'était un petit peu plus forcé - je me suis d'ailleurs fait la réflexion que les personnages étaient incroyablement peu cyniques par rapport à tout ce qu'ils avaient déjà affronté dans la saison 1...)

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    11. Stranger Things : je me fiais juste à l'âge des jeunes acteurs. Il y en a un qui a 15 ans je crois, donc pendant le tournage, il devait avoir un an de moins, mais c'est vrai qu'Hollywood a la sale manie de toujours embaucher des acteurs plus âges que le personnage qu'ils sont censés incarner.
      Bon, après, je trouve la conversation avec Jeoffroy et Margaux très intéressante, mais je me rends juste compte que cette série n'est pas faite pour moi. Je dois être trop vieux ou insensible au charme des 80's.

      Bosch : Harry Bosch est en effet un mec très nerveux, du genre à enfoncer les portes et à hurler sur son chef quand il n'est pas d'accord, et c'est la raison pour laquelle le choix de Titus Welliver m'avait surpris. J'aurais davantage vu un mec comme Ray Liotta. Mais après deux saisons, j'ai fini par dissocier la série des livres, et j'arrive enfin à l'apprécier pour ce qu'elle est. Outre le fait que les images soient plus belles qu'en saison 2 (bye bye l'ignoble filtre lumineux dans les scènes d'extérieur), la vraie bonne surprise de cette saison 3, c'est que les épisodes passent de 42 à 55 minutes, et en terme de rythme, ça change tout.

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      1. Ah c'est sûr qu'un passage à 42 minutes ne pouvait pas faire de mal, il y en a qui devraient en prendre de la graine (j'ai énormément de mal avec les épisodes d'une heure, je trouve que très peu séries le justifient réellement par leur contenu) (et je ne parlerais même pas des épisodes d'1h30 qu'on s'autorise parfois sans trop savoir pourquoi, notamment du côté de chez HBO).

        Ce qui m'avait surtout surpris dans le choix de Welliver, c'est que je ne le voyais pas trop avec les épaules pour être la star de sa propre série (ce qui s'est un peu confirmé, même si je veux bien croire que ça se soit arrangé avec le temps). C'était tout de même un second rôle par excellence, l'archétype du même dont tout le monde connaît la tronche mais très peu le nom, et je l'ai identifié comme un énième choix low-cost de la part d'Amazon. En revanche je ne me suis jamais demandé qui pourrait jouer Bosch, mais c'est vrai que Ray Liotta aurait pu être pas mal (même s'il commence à un être peu vieux).

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      2. Je pense que tu as mal lu ma phrase : les épisodes sont désormais plus longs ! Je trouve que ça se justifie, car les saisons sont bâties à partir de plusieurs romans, et il y a suffisamment de matière dans ces derniers pour qu'on n'ait jamais l'impression de remplissage. Les 42 minutes de la saison 2 m'avaient posé un vrai problème, et je ne suis pas convaincu qu'Eric Overmeyer soit très à l'aise avec ce format "de network".

        Personnellement, le format d'une heure me convient pour les séries du câble, si on a de bons auteurs bien évidemment. Je suis par contre plus dubitatif quand des séries anglaises adoptent ce format (ex : Doctor Foster).

        Je partageais les mêmes doutes que toi à propos de Titus Welliver, mais j'ai fini par m'habituer à lui dans Bosch. Je ne suis pas certain qu'il ait vraiment saisi l'essence du personnage tel qu'il est dépeint dans le roman, mais si on essaie de positiver, on peut se dire qu'il se l'est approprié et qu'il lui donne une humanité et une empathie jusque là insoupçonnables. Je reste par contre beaucoup plus réservé sur Lance Reddick et son interprétation d'Irvin Irving : là, j'ai clairement l'impression d'avoir affaire à deux personnages diamétralement opposés.

        Bon, maintenant, il ne te reste plus qu'à me faire une confiance aveugle et à te lancer dans ces 10 longues heures !

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      3. Mince, effectivement, j'ai lu de travers. Je ne sais pas si tu as bien fait de me détromper, du coup (mais j'apprécie ta probité ^^).

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    12. En fait ils épargnaient proprement :

      http://www.francetvinfo.fr/internet/amazon/amazon-va-adapter-le-seigneur-des-anneaux-en-serie-tele_2466634.html

      :-)

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