dimanche 17 juillet 2016

The Sunny Sunday Sunalee Show #2

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On ne va pas se raconter de salades, je n'ai pas spécialement la tête, ces jours-ci, à venir raconter des conneries sur les séries télé (ni sur tout autre sujet, d'ailleurs). On a beau se dire qu'il ne faut pas se laisser abattre, couper le son des informations et essayer de garder la tête froide, ce n'est pas très facile (j'admire les gens qui ont dû se lever à 6h00 le 15 juillet – pas pour vomir leur bière de la veille, hein : pour aller travailler comme si de rien n'était). Si cette rubrique n'était pas écrite au fur et à mesure, j'aurais sans doute eu bien du mal à m'y mettre (il suffit de voir l'article que j'ai commencé le 14 juillet qui... avance au rythme d'une phrase et demi par jour, depuis trois jours). La question de le poster ou pas s'est évidemment posée – il paraît que nous sommes encore en deuil national (je vous accorde que contrairement aux drames précédents, cela ne saute pas aux yeux cette fois-ci), et je n'ai jamais été très convaincu par les inévitables "on ne va rien changer de nos habitudes pour résister à la barbarie". Il me semble que nous avons au contraire changé beaucoup de choses, depuis un an et demi – et je n'ai pas le sentiment que la tendance soit partie pour s'inverser. C'est en me faisant cette remarque que j'ai compris que j'allais tout de même publier ce dimanche, comme c'était prévu : qu'ai-je changé, moi, personnellement, si ce n'est justement que j'ai recommencé à écrire intensivement, alors que j'étais quasiment à la retraite à l'automne 2015 ? La concomitance entre les différents évènements n'aura échappé à personne.

Bon et puis, la raison subsidiaire, bien sûr, c'est qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Miss Sunalee, qui a donné son nom à cette rubrique estivale. C'est tout de même un argument assez imparable, d'autant que 25 ans, ce n'est pas rien !

C'EST CHAUD !

👍👍 12 MONKEY (saison 2) Parce que rien ne sert de courir, la série de Syfy, dont le final sera diffusé demain soir, a pris son temps pour devenir plus qu'une sympathique distraction estivale. Une saison pour poser un système narratif peu clair et parfois paresseux, un ou deux épisodes encore pour remettre tout le monde d'équerre... et c'est parti pour l’Apocalypse, le grand frisson – la fin des temps, dans tous les sens du terme. Remarquable bien qu'encore imparfaite, cette seconde partie de saison 2 a offert de très jolis moments, osant même aborder le thème du voyage temporel de manière assez audacieuse et inattendue (quoi que certains éléments de la saison 1 préfiguraient les climax à venir, sans toutefois les développer). Avec des personnages solides, même si trop peu nombreux, et une réflexion habile (à défaut d'être aussi intelligente qu'elle le voudrait) sur la responsabilité face à l'Histoire, 12 Monkeys a plutôt tenu ses promesses, gagné son renouvellement et, surtout, sa place sur les tablettes du Golb l'an prochain. Vu la manière laborieuse dont s'était achevée la précédente saison, c'était loin d'être gagné.


DEAD OF SUMMER En congé de Once Upon a Time, qu'on a d'ailleurs bien failli perdre cette année, Kitsis et Horrowitz ont décidé de mettre en abyme leur vie de types débordés de boulot n'ayant plus croisé un décor naturel depuis cinq ans. Transcrit en pitch, cela donne donc un camp de vacances accidentellement (ou pas) installé sur les portes de l'Enfer (ou un truc de ce genre), lieu de villégiature préféré de tous les satanistes du coin (normal). Rassurez-vous cependant, nos deux compères, dont on rappellera au passage qu'ils doivent l'essentiel de leur réputation au fait d'avoir écrit quelques uns des plus mauvais épisodes de Lost, sont cependant restés fidèles à eux-mêmes. Il ne faut que quelques instants pour constater avec satisfaction qu'ils n'ont rien perdu de leur goût pour, en vrac : les flashbacks relous, les castings fadasses, les situations clichesques, Elizabeth Mitchell et les mauvais effets spéciaux (non, je n'ai pas dit qu'Elizabeth Mitchell était un mauvais effet spécial en soi, même si j'avoue que c'est tentant). Autant vous dire qu'on tient là une espèce de line-up estival quintessentiel, le meilleur du pire de ce qu'on adore regarder à cette période de l'année sur Le Golb. Il est évidemment un peu difficile de dire, à ce stade, si Dead of Summer sera la série pourrie qu'on va kifer regarder en crachant dessus dans le même temps, ou juste la série pourrie tout court – celle dont on ne dépassera pas le proverbial épisode cinq. Réponse à suivre.

👎 IRRESPONSABLE C'est moche, mais j'ai bien l'impression qu'en 2016, plus personne n'a rien à branler de la Femis. La preuve ? Quand leur section scénario s'attaque au délicat exercice de la série télé, ça échoue sur OCS, les limbes du Pacifique de la télévision française, un endroit où vous pouvez aisément disparaître sans jamais être retrouvé – une chaîne dont la moitié des gens qui la possèdent ne savent même pas qu'elle existe. Autant vous dire que pour une fois, on comprend très bien que Télérama, les Inrocks et toute la clique habituelle se soient sentis obligés d'en faire des caisses et des caisses sur La Première Série de la Formation Scénario de la Femis (majuscules non remboursées par l'Académie des Drawas). Et ça valait le coup, en effet, de mobiliser la future élite du scénario télévisuel français (n'ayons pas peur des mots) : dès les premiers instants, Irresponsable se démarque par son pitch aventureux, puisqu'elle raconte l'histoire absolument inédite d'un type irresponsable (aaaaah) qui se découvre un enfant adolescent. Vous frémissez et vous avez bien raison, d'autant que ce n'est pas la seule audace que s'autorise cette série en profond décalage avec la concurrence, notamment anglo-saxone : figurez-vous que cet irresponsable est... j'ose à peine l'écrire de peur de mettre la France la plus réactionnaire dans la rue : un mâle blanc trentenaire de la classe moyenne ! Avec des lunettes et une barbe de hipster, de surcroît ! Un peu loser, un peu parti, un peu naze, mais attachant bien sûr (enfin, on suppose). Autant vous dire qu'avec une nouvelle génération de scénaristes aussi inspirée et couillue, la télévision française n'a pas à s'inquiéter de son avenir, ni de la concurrence de l'étranger. Oh et sinon, comme on pouvait s'y attendre au bout de dix minutes, Irresponsable a beaucoup d'ambitions mais ne trouve jamais le ton juste, se contentant d'enchaîner les saynètes vues, revues et re-revues avec un humour bien lisse, bien blanc et bien politiquement correct. Ce qui n'est sans doute pas que de la faute de ses scénaristes débutants tant il paraît évident que l'ensemble a été ripoliné de tous les côtés (on ne s'attend a priori pas à entendre l'expression "fumer un pétard" – interdite depuis 1987, minimum – dans une série supposément écrite par la Nouvelle Génération (non, les majuscules ne sont toujours pas remboursées)). Notons qu'à tout prendre, Irresponsable est tout de même bien moins énervante que ne l'était Dix pour Cent, dernière série à nous avoir été vendue en grande pompe par le Clan des Consanguins Qui Font Genre C'est un Hasard qu'On Encense Tous le Même Mauvais Truc Français en Même Temps (sincèrement, les mecs, ça commence à se voir...) Il paraît que Netflix, en échange de l'astuce pour s'attirer les bonnes grâces du clan, se propose de rembourser toute les majuscules d'ici à la saison 2 de Marseille. Ce n'est pas pour leur faire de la pub, mais l'information méritait d'être relayée.


C'EST TIÈDE

👎 ARVINGERNE Peut-être parce que je connais bien le Danemark, je suis paradoxalement assez peu sensible à cet exotisme qui fait frisonner les fans de séries snobinards du monde entier. J'entends par-là que contrairement à des collègues ou camarades que je ne nommerai pas, je ne me suis jamais retrouvé – du moins je ne crois pas – à surcoter une série de ce pays que j'adore juste parce que c'est trop cool, toutes ces séries qui viennent du froid (soit dit en passant, il ne fait pas si froid que ça au Danemark, en vrai ; je ne fais que me mettre au niveau de la concurrence, vous savez : celle qui n'arrête pas d'écrire que c'est un pays scandinave). Bref : avant d'être la nouvelle pépite danoise qui va tuer vos grand-parents devant Arte, Arvingerne est surtout une saga familiale tellement planplan et prévisible que j'ai eu peur, l'espace d'un instant, de voir débarquer Brigitte Fossey. Finalement non, et ça se laisse sans doute mieux regarder que le Château des Oliviers (encore que les dialogues ne soient pas beaucoup plus inspirés, ils sonnent juste plus profonds en danois), mais franchement... comparer cette gentille bluette à Festen est soit un signe d'alcoolisme au dernier degré, soit la preuve qu'on ne connaît qu'un seul film danois. Les deux n'étant pas incompatibles...

👍👍 Le BUREAU DES LEGENDES (saison 2) On peut parfois surprendre en ne faisant rien d'autre que demeurer fidèle à soi-même, à son idée, à sa vision. La première saison du Bureau des légendes n'était pas mauvaise, mais souffrait de nombreux handicaps, à commencer par un casting laissant franchement à désirer, où même les bons acteurs (Darroussin, Kassovitz) paraissaient contaminés par la nullité des autres. C'était rageant, car les ambitions étaient réelles et, par certains aspects (écriture, réalisation, esthétique hyper-réaliste), parfaitement assumées. On n'attendait pas forcément d'amélioration immédiate, c'est donc avec une sincère surprise et un certain enthousiasme que l'on termine cette saison 2 corrigeant beaucoup des défauts de la précédente. Sara Giraudeau est toujours horripilante avec sa voix d'enfant, ses ânonnements perpétuels et ses yeux de merlan frit (pour vous dire, elle joue mieux en farsi qu'en français). Mais les autres, y compris ceux qui partaient de très loin, habitent désormais parfaitement leurs personnages. On ne sort plus du Bureau des légendes comme on le faisait autrefois, au détour d'une réplique pompeuse ou d'une mimique rappelant le meilleur des téléfilms d'Antenne 2. Et l'on peut donc désormais s'abandonner à une intrigue passionnante et par instants franchement haletante, qui interroge constamment les notions de puissance, d'intérêt personnel ou de bien commun. Pour un peu, on en redemanderait.


CONSERVÉ À TEMPÉRATURE AMBIANTE

👎 BETWEEN (saison 1) Il y a des séries comme ça, vous avez beau savoir avant même d'en avoir vu une minute qu'elles sont bidons, vous ne pouvez pas vous empêcher d'aller vérifier par vous même. Il faut dire ce qui est : un teen-show post-ap' défoncé par pas mal d'électeurs aux derniers Drawas, ça ne pouvait qu'attirer mon attention (alors que j'ignorais totalement son existence jusque-là, et ne me portait – on l'imagine – pas plus mal). Et puis finalement... rien. Je n'ai même pas trouvé la bouse promise, le supra-nanar que j'étais en droit d'attendre. Juste un truc plat, sans âme ni saveur, où les teenagers ne sont même pas jolis à regarder et dont on enchaîne les six épisodes mollement ou en faisant autre chose. Dans ses meilleurs moments, c'est-à-dire durant les rares scènes où j'ai réussi à détacher les yeux de mon téléphone portable, ça m'a rappelé Jericho – autre sommet de platitude avec un acteur, Skeet Ulrich, dont même la gueule était plate. Je pense que cela vous situe le machin, dont j'avoue avec tout de même un poil de honte que j'ai déjà presque tout oublié quelques jours plus tard.

👍 ELEMENTARY (saisons 1 & 2) Elementary est une série difficile à appréhender lorsque l'on est amateur de Conan Doyle. Non que le principe de téléporter Holmes dans le New York contemporain soit choquant (le personnage a subi toutes les variations possibles et imaginables depuis sa création, et a sans doute connu bien pire), pas plus que le fait de changer de Watson en femme (d'autant que la crainte qui en découle – en faire un love-interest du héros – est très rapidement balayée). Le problème n'est pas non plus relatif au Sherlock de Moffat, avec qui la comparaison ne s'impose jamais réellement. Non, ce qui dérange dans Elementary, du moins au début, c'est ce sentiment que Holmes n'est qu'une étiquette sur une bouteille de procédural CBS lambda, sentiment renforcé par le fait que si John Lee Miller s'avère un acteur plutôt talentueux... il paraît être un bien meilleur Gregory House que Sherlock Holmes. Sa version du plus grand des détectives semble bien trop humaine, bien trop amusante, bien trop sympathique... bien trop émotionnelle pour réellement donner l'impression que c'est une aventure de Holmes que l'on est en train de regarder (déjà que dans Sherlock, Cumberbatch compose un personnage trop cool et enthousiaste pour être honnête...) À cela s'ajoute un autre poids, celui de l'écriture procédurale bien tradi, soit donc des enquêtes qui, si elles sont autrement plus élaborées que dans le premier Castle ou Bones venues, n'en paraissent pas moins faiblardes pour un personnage censément génial – qui du coup le paraît beaucoup moins. Il faut donc un moment pour entrer dans la série, c'est-à-dire oublier ce qu'elle entend adapter, et la laisser se révéler petit à petit comme un rendez-vous plaisant, à défaut d'être indispensable. L'alchimie entre Miller et l'excellentissime Lucy Liu, Watson autrement plus débrouillarde et moins geignarde que la plupart de ses collègues, fait énormément pour cela (toutes leurs scènes communes sont absolument charmantes). La mythologie est simple-mais-pas-trop, se dévoile tranquillement, on voit venir pas mal de choses mais l'ensemble est réellement bien fichu, suffisamment pour que l'on retrouve à chaque le show avec un plaisir non feint.


C'EST FROID

👎👎 CHASING SHADOWS Du polar anglais bien sous tout rapport, qui tente péniblement de surfer sur le succès de Broadchurch et empile situations stéréotypées sur personnages fantomatiques – à l'exception notable des protagonistes, qui pour leur part sont les deux à la fois. Je vous dirais bien que c'est à oublier, mais vu le bide je crois savoir que deux ans après, ITV elle-même a oublié qu'elle avait produit ça.

28 commentaires:

  1. Oh le beau cassage d'Irresponsable ! J'en ris encore :-D

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  2. Je suis bien d'accord pour 12 Monkeys. Je n'étais pas trop fan l'an dernier, mais je trouve que la série est en constante amélioration et devenue très agréable à suivre.

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  3. En fait tous ces pouces, c'est un clin d'oeil à ton syndrome du canal carpien c'est ça ? -))

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    1. Excellent en effet, la preuve : je me suis fait la même réflexion récemment. Sauf que je n'ai pas de syndrome du canal carpien, finalement, mais une "simple" névralgie.

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  4. Pas convaincu par 12 Monkeys, je me demande même si je préférais pas la saison d'avant. Je crois que je suis plus sensible à l'histoire d'un gars qui n'arrive pas à changer le futur qu'à celle du même gars qui n'arrête pas de le changer :(

    Dead of Summer c'est rigolo, le genre de thriller nulégénial comme Wayward Pines l'an dernier mais plus honnête que Wayward Pines (enfin je trouve que ça se prend moins au sérieux en tt cas)

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    1. Arrête, tu étais le premier à râler sur les facilités scénaristiques de 12 Monkeys l'an dernier ;-)

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  5. J'oubliais (mais à quand la fonction éditer, c'est pas sorcier bordel ;), mais excellent le passage sur Irresponsable. J'aurais jamais regardé ça mais maintenant ma certitude est passée à 110 %

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    1. C'est pas sorcier, facile à dire, hein. Si tu sais faire je serai ravi de te filer les clés du Golb pour t'en occuper !

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  6. oh, et en plus tu savais que tu publiais le jour de mon anniversaire ! je suis flattée. Bon à part, pas beaucoup de séries regardables dans le lot, ce qui n'est pas plus mal vu ma pile à séries... (j'ai fini la seconde saison de The Americans hier - je ne sais toujours pas qu'en penser...)

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    1. Il faut remercier les Windows Phone qui te mettent des reminder d'anniversaires deux ou trois jours avant ^^ (bon, en fait il s'agit je pense d'une fonction que je n'ai jamais désactivée même si elle est un peu chiante, vu que souvent je crois que c'est l'anniversaire de quelqu'un... alors qu'en fait c'est trois jours après).

      Et bon anniversaire, du coup, parce que j'ai oublié de le formuler mot pour mot.

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    2. merci !
      je n'ai pas de Windows Phone, je dois donc compte sur FB pour me les rappeler...

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  7. Je te trouve un peu sévère, avec Irresponsable, (même si j'ai ri quand même en lisant ton ton texte), certains aspects sont réussis, les scènes avec la mère, par ex. Les comédiens sont bons, aussi. Ce n'est pas terrible, mais ce n'est pas nul, non plus.

    Par contre, tu es très généreux avec Dead of Summer, qui est une grosse bouse ! ;)

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    1. Tu cites les aspects les moins pires, mais je ne dirais pas que ça sauve l'ensemble.

      Dead of Summer ce n'est pas très bien, mais je n'ai pas dit le contraire cela dit ;-)

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    1. Je crois que les gens te prennent pour une machine qui a tout vu-lu-entendu, ils croient qu'il suffit de taper un truc dans ton champ de recherche mental pour avoir un résultat ^^

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    2. ;-)

      Disons qu'en l'occurrence, BrainDead a été évoqué il y a seulement quelques semaines (son affiche est encore dans l'onglet "fresh blood" en haut à droite).

      Mais en fait, je t'avoue que je n'ai juste pas compris ce que voulait savoir CATHERINE.

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    3. Désolée si mon com était vague, je suis juste passée en coup de vent pour la première fois depuis longtemps.. Je voulais en effet savoir si tu avais vu/commenté Braindead, qui est la seule nouvelle série distrayante en ce moment... J'ai rattrapé mon retard du coup.. ;-)

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    4. Y a pas de mal ^^

      Je ne peux pas en dire beaucoup plus que ce que j'ai déjà dit de BrainDead car je n'ai eu le temps de regarder que le deuxième pour le moment.

      C'est vrai que rayon nouveautés estivales, nous ne sommes pas franchement gâtés cette année :-(

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  9. Ce final de 12 Monkeys, la vache !...

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