mardi 12 juillet 2016

Nice Guys Finish Last

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Le football n'est pas un sport de gentlemen. On l'a assez dit ici (et ailleurs). Il ne l'a jamais été et ne le sera jamais, même ripoliné par les millions, Coca Cola et Electronic Arts. Même commenté par Nelson Monfort dans des stades uniquement peuplés de VIP, il conserverait cette violence sous-jacente, continuerait de glorifier les pires canailles. Il ne sait pas faire autrement. Est-ce que Guardiola et ses grands principes, ses dogmes positivistes, son apologie de l'humilité et du fair-play, ont changé le football malgré des années de domination idéologique tant sur le jeu que sur ceux qui le commentaient ? Que dalle : Guardiola avait bâti son Barça sur Busquets, l'une des plus géniales pourritures dont ait jamais accouchées ce sport. Bien habillés et souriants devant les caméras, sous les spotligthts de la FIFA pour recevoir leurs douze mille distinctions, les joueurs de Pep félicitaient leurs adversaires mais, sur le terrain, ils connaissaient tout aux fondamentaux. Simulations au moindre contact, fautes tactiques, passe à dix lorsqu'ils menaient au score (c'est-à-dire à peu près tout le temps). On dit souvent, et à juste titre, que le football est imperméable au concept de beautiful losers. Mais dans le fond, il est tout aussi imperméable à celui de beautiful winners. Les gentlemen n'ont pas leur place dans un jeu où tout peut se décider sur une seule action involontaire.

Le football n'est pas un sport de gentlemen, donc, et pourtant parfois, on se surprendrait presque à le rêver. Il y a plein de manières de perdre et plein d'adversaires susceptibles de vous rappeler le goût de la défaite, mais certains vous la font passer plus doucement que d'autres. Confusément, on aurait sans doute préféré perdre quelques jours plus tôt contre Özil (l'homme qui écrit des tweets si élégants), contre Khedira (le numéro 6 le plus classe du monde), contre Boateng (le Teuton le plus sympa de l'univers depuis Derrick). On aurait plus volontiers accepté que notre Dédé national (pourtant loin d'être un gentleman, c'est là que ça devient drôle) se prenne une déculottée tactique par le grand Joachim Löw (ou par Conte, ou par Del Bosque et sa bonhommie de grand-père philosophe) plutôt que par ce Fernando Santos plus ou moins sorti de nulle part, qui nous aura irrité durant tout le match. On a beau savoir qu'en vrai, le foot ressemble plus souvent à la filouterie de João Mário qu'à la conduite aristocratique de Payet, dans la défaite, on a bizarrement plus de mal à l'accepter que dans la victoire. J'imagine que c'est humain.

Balayons d'un revers de main les reproches qui en quelques semaines sont devenus presque corolaires de toute évocation de nos désormais Champions d'Europe : non, cette Équipe du Portugal n'était pas une mauvaise équipe. Ce n'était peut-être pas la meilleure de la compétition, encore que ce titre soit éminemment subjectif, et l'on pourra toujours ergoter sur le concept de meilleur troisième (qui en gâta d'autres par le passé, sans ternir leurs victoires aux yeux de l'histoire). Mais ce n'était pas ce football dégueulasse qu'ont essayé de nous vendre les commentateurs du dimanche – les mêmes qui se félicitaient encore trois jours avant de la manière dont les Bleus avaient fait déjouer l'Allemagne (rappelons que l'utilisation barbariste du verbe déjouer dans le contexte d'un match de foot signifie rarement – jamais – que le onze concerné a envoyé du rêve). Le Portugal était (beaucoup) mieux organisé, Santos a assuré un meilleur coaching – la victoire ne souffre aucune contestation. En revanche, et c'est peut-être ce qui rend la défaite si amère, il s'agit d'une équipe profondément antipathique. À l'image de sa star de capitaine, ce gros beauf bling bling et over-narcissique qui, tout meilleur joueur du monde qu'il soit, représente à peu près tout ce que n'importe qui ayant trois sous de sens esthétique déteste dans tout domaine autre que le football. Perdre sur un but d'Eder, ce n'est pas pareil que s'incliner sur une passe lumineuse d'Iniesta. Perdre contre des personnages aussi déplaisants que Nani, Quaresma, João Mário, Cédric ou Pepe (immense joueur au demeurant, qui semble presque chaleureux comparé aux autres), ça laisse un drôle de goût dans la bouche. Nous, on voulait bien perdre contre le Portugal – pas de problème. Mais seulement celui de Rui Costa. De Figo, de Deco, de Pauleta. Même de Fernado Couto ! Mais non : eux, c'étaient les beautiful losers. Du moins l'auraient-ils été si ce concept avaient eu le moindre sens appliqué au football. Depuis cette époque pas si lointaine, le Portugal a retenu la leçon. Ces joueurs-là, dans ce qu'ils dégagent, n'ont rien à voir avec ceux que les Bleus adoraient sadiser depuis plus de trente ans. Avant, les mecs venaient du pays d'Eusébio. Aujourd'hui, ils viennent du pays de Mourinho. Presque tout le match de dimanche tient là-dedans.


Parce qu'il faut le dire à nos amis commentateurs, même si ça fait un peu mal de l'admettre. Quand bien même le concept de beautiful losers serait-il applicable au football que ces Bleus-là n'en seraient pas moins des losers – tout court. Un beautiful loser, du moins l'idée que je m'en fais puisque je n'en ai jamais vu sur un terrain de foot, se fait remonter à la dernière seconde des prolongations et perd aux tirs aux buts. Ou bien réussit un parcours extraordinaire pour être défait sur une injustice criante ou à la suite d'un retournement de situation totalement irrationnel. Rien qui s'approche de cette finale où l’Équipe de France n'a jamais semblé en mesure de l'emporter dans le temps réglementaire. Quand tu tapes le poteau, tu tapes le poteau : ce n'est pas un coup du sort, juste une frappe non-cadrée. Il n'y a rien de beautiful à sortir le meilleur passeur (en terme de qualité) et le meilleur tireur de coups de pieds arrêtés si tôt dans un match aussi tendu, obligeant ainsi ton meilleur buteur (en stats) à les tirer lui-même – et l'empêchant donc par conséquent de les reprendre pour les mettre au fond. Il n'y a rien de beautiful à faire un remplacement poste pour poste à un moment où, dans un match totalement verrouillé, tout impose une réorganisation tactique (ce que les Portugais ont su faire. Eux.), avec pourquoi pas l'entrée de quelqu'un capable de jouer long et de marquer de loin – puisqu'il est si compliqué d'arriver à l'intérieur de la surface. Les gens qui pensent sincèrement que les Bleus étaient "meilleurs" avaient dû un peu trop picoler en attendant le coup d'envoi. Les Portugais avaient tout ce qu'il fallait pour aller au bout, et ce qu'ils n'avaient pas, ils ont été le puiser dans leurs tripes. C'est ironique car avant le début de la compétition, nous étions quelques uns à déplorer que cette Équipe de France, si sympathique sur le papier, manque cruellement de grinta, de vice, de... Diarra, en fait (et encore, on se disait déjà ça quand il était là). Une chose en amenant une autre, ces joueurs tout gentils et tout lisses ont réussi la prouesse de nous le faire oublier, en remontant des scores au courage, en battant l'Allemagne d'une manière remarquablement simeonesque. On ne se rappelait déjà presque plus qu'il s'agissait d'une équipe dont le désormais ex-attaquant vedette se vantait encore, il y a quelques mois, de n'avoir jamais pris de carton rouge dans sa carrière professionnelle, comme si cela devait nous indiquer quelque chose quant à son talent ou sa valeur (João Mário, le meilleur portugais sur le terrain dimanche, est le joueur qui a commis le plus de fautes durant la compétition. Surprenant ? Pas trop, non). Peut-être parce que nous sommes le seul pays de football au monde à croire en cette mythologie des beautifuls losers (merci Sainté), on en oublierait presque que notre période dorée était emmenée par des ugly winners, qui ne crachaient jamais sur une petite simulation ici ou là (les Portugais s'en souviennent d'ailleurs encore avec amertume). Mis à part les Français et les supporters du Milan, il est probable que personne n'ait jamais trouvé Marcel Desailly sympathique. Les Deschamps, Karembeu et même Zidane étaient des joueurs assez "virils", pour reprendre l'expression consacrée, qui savaient coller un taquet sans se faire prendre et n'oubliaient jamais dans le cas contraire d'aller mettre un bon coup de pression sur l'arbitre. Rien de tel dans l'équipe du mignon Kanté ou du gentil Sagna. En France, on est plutôt du genre à féliciter les mecs qui défendent debout – oubliant que ceux qui brandissent les trophées à la fin ont rarement le short immaculé. Ce n'est pas le moindre des paradoxes que cette équipe si naïve (quoique moins qu'il y a deux ans) soit celle de... Deschamps, le plus bourrin de tous nos grands joueurs, jusque dans sa tronche ou son nom de famille. L'un des moments qui m'aura le plus marqué durant cette finale n'a pas eu lieu sur le terrain, mais au micro : alors qu'un Bleu (Coman ?) venait s'empaler pour la énième fois sur Pepe, Jean-Marc Ferreri se rappelait soudain qu'il avait été un bien meilleur joueur que commentateur et s'écriait, probablement sans même y penser : "Mais non ! Mais il fallait plonger, là !!!" Tout était dit, au pays de gens tellement occupés à s'indigner de la main (culottée) d'Eder qu'un quart d'entre eux a probablement loupé le but une minute plus tard. Cette équipe portugaise est profondément antipathique, oui. Mais c'est peut-être bien pour cela qu'elle a gagné. À quelques raisons mystiques près.


Le football a ceci de particulier par rapport à tous les autres sports qu'il est assez réfractaire à l'idée de "mérite". Je ne vous ressors pas ce bon vieux lieu commun voulant que ce soit la seule discipline où le plus faible peut triompher du plus fort (même si c'est vrai). Le meilleur moyen de repérer quelqu'un qui n'y connaît rien est souvent de simplement tendre l'oreille, en attendant qu'il s'exclame que Machin ou Bidule méritait de gagnait. Ce n'est pas que ce principe soit totalement absent de la dialectique footballistique ; disons plutôt qu'il doit subir une certaine réécriture afin d'être correctement appliqué à celle-ci. Il y a de grandes chances que l'athlète remportant la Médaille d'Or ait été celui qui a le mieux couru, qui s'est le mieux entraîné ou qui avait le plus de talent. À la rigueur, un des deux ou trois pouvant entrer dans cette catégorie. En football, c'est un non-sens. C'est d'ailleurs pour cela qu'on l'aime infiniment plus que tous les autres sports. À cette obscure notion de mérite, il préfèrera toujours la force du symbole. La mythologie, si ce n'est la mystique. Dans le pire des cas, faute de mieux, il jettera son dévolu sur les grandes histoires. Les Portugais qui emportent leur premier titre avec leur génération la plus faible depuis trente ans, en passant meilleurs troisièmes, au terme d'une finale contre leur bête noire durant laquelle leur icône se blesse, et où ils sont sauvés par un type dont personne ne comprenait la sélection il y a encore un mois – le tout entraîné par un gars qui il y a deux ans encore dirigeait la... Grèce... voilà une histoire de football presque quintessencielle. Tous les ingrédients sont réunis pour que les fans portugais en parlent encore dans cinquante ans. Cela ne signifierait rien dans un autre sport mais, dans celui-ci, cela constitue presque, en soi, un mérite à part entière – quand j'entendais hier je ne sais plus quel abruti de l’Équipe 21 déclarer que la victoire du Portugal était une défaite pour le football, je me suis dit que ce type devrait être immédiatement licencié pour faute lourde. Quelle aurait été notre histoire, si la France avait gagné cette finale qui pour beaucoup était jouée d'avance ? Aurions-nous vraiment eu une histoire ? Aurions-nous réellement gardé gravée dans notre mémoire l'image de l'excellent-mais-fade-Lloris brandissant la coupe ? Quelqu'un a-t-il jamais réussi à imaginer ce gentleman de Lloris brandissant une coupe, quelle qu'elle soit ? Peut-être bien que nous aurions dû nous douter de quelque chose.


30 commentaires:

  1. Superbe article (qui n'adoucit rien mais, quand même)

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    1. Moi ça m'a adoucit les choses d'écrire tout ça. La bonne vieille catharsis ^^

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    2. Et la bonne vieille faute de frappe aussi... "adouci", bien sûr...

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  2. Fallait que ça sorte, hein ? ;)--

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  3. Bref : c'est pas le jeu des Portugais qui était moche, c'étaient leurs tronches :-)

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    1. Oooooh. Je ne me serais pas permis. En plus j'adore les Portugais et le Portugal, c'est un pays que je connais particulièrement bien. D'ailleurs en foot, je suis toujours pour les Portugais, du moins l'étais-je jusqu'à cette équipe si antipathique (donc).

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  4. Très bonne analyse. Maintenant que la gueule de bois est (si peu...) passée, c'est vrai qu'on a clairement manqué de vice sur cette finale, à part la "maladresse" (hmm) de Payet sur Ronaldo en début de match. J'étais sidéré par ceux qui considéraient que "c'était fait" après l'Allemagne et que le Portugal serait une formalité. Le résultat s'est joué à rien, la chance est pas tombée de notre côté et quelque part ça n'a rien d'illogique. Beaucoup de frustration quand même : toute cette attente pour... ça ? (mais bon, c'est le quotidien quand on aime Liverpool et l'Equipe de France, à part 3 finales en 18 ans...)

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    1. Ah mais je pense que la maladresse de Payet... était une maladresse. C'est bien ça le problème, quelque part. On a des joueurs qui font pas mal de fautes, comme Matuidi ou Evra par exemple, le hic c'est que ce ne sont pas des fautes tactiques, mais des fautes tout court, qui ne servent à rien et n'apportent rien.

      (je suis sévère car ça c'est quand même un peu arrangé depuis qu'on n'a plus Cabaye en "sentinelle"... j'aime bien ce joueur mais c'était le pire 6 du monde, un vrai bourrin sans cervelle - alors qu'il a une très bonne vision du jeu quand il joue à son poste).

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  5. Tu tiens un truc je pense. Enfin en tout cas tu expliques un peu pourquoi j'ai beaucoup plus de mal à me remettre que en 2006

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    1. En 2006, on perd contre la meilleure équipe du monde... à peu près à égalité avec la nôtre. Mais surtout, c'est toujours différent avec les Italiens. Même si certaines entretiennent un peu artificiellement un côté "ennemi héréditaire", il s'agit le plus souvent de duels fratricides entre des équipes/pays/cultures/styles qui ont bien plus de points communs que de divergences. D'ailleurs, en vrai, en France, la plupart des amateurs de football aiment l'Italie, et tout particulièrement cette Italie-là, qui était tout simplement magnifique.

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  6. Et cette immense ânerie de vouloir "réconcilier" l'équipe avec le pays. Il faut se reconnaître dans les Bleus tels qu'on se fantasme, donc bien élevés, mouiller le maillot, fair play, etc. C'est déjà risible dans l'intention, et en plus comme vous le dites, n'importe qui suivant le football depuis plus de 3 jours sait qu'on ne gagne pas un match comme ça. C'est un cliché mais assez vrai de constater qu'au fond on ne comprend rien à ce sport.

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    1. J'allais écrire la même chose!

      Après tout la populasse l'a voulu, elle l'a eu son équipe toute lisse. Bah elle perd à la fin :(

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    2. Et moi j'ai failli conclure là-dessus, ce qui aurait été assez triste puisque c'est exactement ainsi que j'aurais entamé un article sur l'EdF si j'avais dû en écrire avant le début de la compétition.

      ERNESTO >>> c'est un cliché mais c'est un fait, aussi. Je suis régulièrement atterré d'entendre à la télévision des "spécialistes" qui semblent à peine connaître les règles, dont parfois d'anciens joueurs...

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    3. J'ai lu une stat qui va complètement dans ton sens hier soir : la France est 22ème sur 24 au classement des équipes qui ont commis le plus de fautes! Quand tu penses qu'avec ça ils ont eu deux penaltys contre eux... ça sent fort la naïveté et l'inexpérience (alors qu'ils ne sont pas si jeunes).

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    4. Désolé, j'ai posté au mauvais endroit !

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  7. C'est un peu la réflexion que je me disais au cours de la compétition, l'équipe du Portugal est dégueulasse, vicieuse, elle a toutes les chances de gagner cet Euro. Prendre grosso modo les mêmes recettes que la Grèce 2004, ce n'est pas très fair play. Mais le foot n'est pas un sport juste. Au contraire. J'irais jusqu'à dire que les plus cyniques ont toujours (?) eu les plus grandes chances de gagner. Après ça vient aussi de ce jeu qui avantage par nature la défense à l'attaque. Bref, nos Bleus étaient trop tendres, paradoxal quand on connaît la personnalité qu'avait Deschamps en tant que joueur.
    Et oui la réflexion de Ferreri (il y en a eu aussi une autre par la suite, mais ne sais plus si c'était encore de lui ou de Balbir). M'enfin les jeunes, à quoi ça sert de jouer au foot si ce n'est pas pour simuler et tomber dans la surface! Et le plaisir d'humilier l'adversaire par des moyens que la morale réprouve, c'est ça le foot! Enfin c'est ce que retiennent ceux qui s'offrent tous les moyens pour gagner. Par contre ça faisait très longtemps que je n'avais pas regardé un match de foot en entier. Avec une telle finale, je suis vacciné pour deux ans si ce n'est pas quatre. Pas glop.

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    1. Je ne suis pas certain que le football en tant que tel, c'est-à-dire ses principes et ses règles, avantage tant que ça la défense sur l'attaque. Je crois que c'est plutôt un glissement, comme il y a des glissements de sens pour certains mots. Les équipes les plus marquantes des 30-40 dernières années, que ce soit celles de Cruyff (en tant que joueur puis entraîneur), la France du carré magique, le Milan de Sacchi, les Invincibles d'Arsenal, le Barça de Guardiola... et même des équipes moins révolutionnaires mais qui ont néanmoins dominé leur sujet comme les deux United champions d'Europe sous Ferguson... étaient tout de même toutes des équipes très offensives qui marquaient des palanquées de buts...

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  8. C'est dit et bien dit.

    Mais je trouve que tu idéalises, un peu, le passé portugais. Voilà bien 10 ans que ce sont des bûcherons. Leur "génération dorée", dont tu parles dans l'article (Figo, Deco...), reste quand même associée, sous la direction de Scolari (un fameux esthète !) au "match de la honte" (contre les P-B, en 2006), et, s'ils n'ont pas "commencé", ils ont rendu coup pour coup dans cette boucherie (leur match contre l'Angleterre, dans la même compétition, était aussi, il me semble, très "viril")...

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    1. 2006, ce n'est déjà plus tout à fait le Portugal auquel je fais allusion (j'évoquais plutôt celui de 2000-04). Mais tu as raison de le rappeler, le virage tactique portugais ne date pas de cette année.

      Cela dit, ça n'enlève rien à ce que je disais, qui n'était pas un procès en bourrinage à l'encontre des Portugais, mais un procès en antipathie. Figo restait un type bien plus sympathique, charismatique, raffiné et, sur le terrain, élégant... MÊME dans les matches de "bûcherons", comme tu dis...

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  9. Superbe !
    je m'étais fait un peu cette reflexion en lisant sur facebook le statut d'un mec qui gueulait contre les "fautes tactiques" en disant que c'est un scandale, et "comment j'apprends aux gamins dans la cour de récré à pas tirer sur le maillot" etc etc...
    On est dans une compétition, et en plus dans une compétition importante, pas dans une cours de récré!
    j'ai fait de la compétition en judo, j'ai compris très (trop) tardivement que jouer la montre, la poussette hors du tatami, provoquer la pénalité pour l'autre n'était pas honteux, mais faisait partie de la compet'. Evidemment le gars qui fait ca à l'entrainement c'est un gros con (il y en a très peu), mais en compétition c'est juste ... un compétiteur.
    Après t'as toujours des Teddy Riner qui mettent un point d'honneur à gagner par ipon,mais c'est exceptionnel...

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    1. (il va sans dire que j'ai été très souvent un beautiful loser en judo...)

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    3. J'en ai vu quelques uns, des statuts similaires. Ils m'ont fait soupirer tristement. Parce que c'est un peu triste, non, de se tromper à ce point de sujet ? Le football n'est pas là pour apprendre le fair-play aux gamins. Le football est même le pire jeu pour le leur apprendre, tant ses fondements laissent de liberté (mouvement, utilisation du corps) au joueur, et tant ses règles sont sujettes à la subjectivité des arbitres. Le mec qui veut empêcher les tirages de maillot quand ses gamins jouent au foot est mal barré, il ferait mieux de changer de sport ou d'inventer des règles spécifiques, parce que fondamentalement... le tirage de maillot n'est pas interdit par les règles ^^

      Mes aventures sportives étaient un peu similaires à ce que tu décris. Mais je crois que c'est parce que j'ai tout simplement développé un esprit de compétition sur le tard. Enfant, ça ne m'intéressait pas plus que cela... j'aurais pu être beaucoup mieux classé au tennis, par exemple, il aurait juste suffi que... je fasse plus de tournois ^^ Mais j'avais la flemme, je trouvais que ça prenait beaucoup de temps pour une si maigre satisfaction. Ce qui est marrant c'est qu'aujourd'hui, je suis devenu un compétiteur acharné ^^

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  10. Le foot ne m'intéresse pas plus que cela, mais quand je lis ce genre d'article, je me dis presque que j'ai tort.
    Je poste le même commentaire à chacun de tes articles sur le sujet, non ?
    Heureusement que je suis un gentleman, ça me protège des tentation ;)

    Au plaisir,

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    1. Sache que tu peux poster le même commentaire sous les mêmes sujets jusqu'à la fin des temps si tu le souhaites ^^

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  11. Tout ceci est bien vrai mais il arrive aussi que les esthètes l'emportent. Foi de Chilienne ;-)

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    1. Comme quoi quand c'est "notre" équipe, on ne voit pas la même chose. Parce que niveau vice, cette excellente équipe du Chili n'a rien à envier à personne ;-)

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