dimanche 6 mars 2016

[GOLBEUR HORS-SÉRIE] 9 + 1 shows qui donnent tellement plus que ce qu'ils promettent

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Triste monde des séries que celui qui ne jure plus que par les saisons courtes, quand ce ne sont pas les séries limitées (si si, l'expression existe). Triste monde des séries que celui dont je me dis parfois que j'ai pu contribuer à le bâtir, à mon niveau, petit avis anodin par petite vanne sans conséquence (croyais-je), flinguant au bout de quelques épisodes seulement... pas toujours à tort mais parfois pour de mauvaises raisons (j'étais de mauvais de poil, j'avais mal au crâne, j'étais en train de manger du poisson blanc et des légumes vapeurs au moment du visionnage du pilote). Plus que des questions d'ordre qualitatif, je m'aperçois que c'est souvent le temps qui a conditionné mes abandons des dernières années. On aura même pu parfois me surprendre en train de lancer un "je n'ai pas de temps à perdre avec ça", voire un affreux "il y a trop de bonnes séries pour s'en infliger des mauvaises". Soyons clairs : il n'y aura jamais trop de bonnes séries, ni d'ailleurs trop de mauvaises. A-t-on jamais vu un amateur de musique se plaindre qu'il y ait trop de bons albums, ou un amoureux des lettres râler parce qu'on publie décidément trop de bons romans ?


Il y a surtout, en 2016, trop de bonnes séries accessibles trop vite à des gens leur accordant trop peu de patience – comme si une série était autre chose qu'une fiction étalée sur un temps long, avec ses inévitables hauts et bas, ses accidents de parcours, ses statu quo ou ses imperceptibles changements de cap. Aussi étrange et paradoxal que cela puisse paraître, la meilleure série de Network de ces dernières années, The Good Wife, est de loin celle qui m'aura inspiré le plus de critiques, de doutes face à telle intrigue, de scepticisme face à telle autre. Cela n'enlève pourtant rien à sa qualité globale. Cela fait partie de ce jeu bizarre consistant à suivre chaque semaine les mêmes personnages dans une même histoire étalée sur des années, et si je ne peux jamais résister au plaisir d'une vanne sur Netflix (alors que j'aime dans l'absolu beaucoup de ses créations originales), c'est sans doute plus ou moins consciemment parce qu'elle affiche crânement sa volonté de changer les règles d'un des mes jeux préférés. En cédant à ce besoin contemporain absurde d'avoir tout, tout de suite ; en livrant des produits finis d'un seul coup, défiant toute logique du format auquel ils appartiennent et défiant même le Temps-avec-un-grand-T1. Netflix – et Amazon, et de plus en plus d'autres – me donnent parfois l'impression d'être un spectateur d'une autre époque, moi qui aime butiner à un rythme hebdomadaire, dresser mes plannings en début de saison (puis les refaire au gré des abandons et des découvertes), et qui ne sais jamais quand et comment regarder ces dix, douze... seize épisodes paraissant le même jour. Je ne fais pas partie de ceux qui se pincent le nez en entendant l'expression binge watching, mais j'ai toujours eu du mal à le pratiquer moi-même. Même lorsque je prend une série déjà finie, j'ai du mal à enchaîner plus de deux épisodes à la suite. Je n'ai jamais compris ce besoin que les gens ont, désormais, de tout avoir (si encore c'était pour pouvoir tout mépriser...), de savoir qu'une nouveauté a été renouvelée pour commencer à la regarder – j'en passe. Je n'ai jamais compris car alors que l'on pérore plus que jamais sur les séries du câble, qui sont toutes de grandes séries écrites par – tenez-vous bien – des auteurs, ce sont pourtant les séries de Networks, de plus en plus critiquées et mal aimées, qui dans leurs constructions progressives, chaotiques et parfois contradictoires... ressemblent le plus à des œuvres, toujours en mouvement, perpétuellement remises en question, et autorisant le récepteur, chaque semaine, à ne plus adhérer. Ou à se tromper, tout simplement.

En dix ans de Golb, je me suis beaucoup trompé. Cela ne m'a jamais dérangé outre-mesure, même si certains lecteurs se sont parfois amusés à mettre à jour certaines contradictions – qui pour moi n'étaient jamais que l'évolution naturelle d'une opinion. Je n'ai jamais considéré que mettre le point final à un texte équivalait à interrompre la réflexion autour de son sujet. C'est sans doute ce qui fait que j'adore le format sériel depuis mon plus jeune âge, et que j'aie une tendresse toute particulière pour les séries les moins parfaites et les plus longues. C'est de celles-ci que nous allons causer aujourd'hui (oui parce qu'en fait, tout cela n'est qu'une très longue intro). Des séries actuellement à l'antenne, pas nécessairement de Networks, d'une qualité inégale les unes en regard des autres, qui ont toutes pour point commun de demander du temps au spectateur et de ne pas cracher tout ce qu'elles ont dans le ventre dès les premiers épisodes. Des séries qui, par là-même, ne récoltent pas forcément les critiques, les audiences ni la notoriété qu'elles mériteraient. Des séries qui pour la plupart n'ont jamais été évoquées sur Le Golb, ou bien uniquement pour en dire du mal à leurs débuts – parce que se planter complètement sur la nature d'un show, l'abandonner, y revenir plus tard... cela fait aussi partie du jeu.



The 100 (The CW, depuis 2014)

Si vous avez manqué le début : la troisième guerre mondiale a eu lieu, ça s'est mal terminé, tout le monde est mort et la terre est devenue inhabitable – seuls ont survécus les habitants des stations spatiales en orbite au moment des évènements. Un siècle plus tard, deux générations de gens ayant toujours vécu dans l'espace décident d'envoyer la troisième vérifier que la terre est de nouveau habitable, mais comme ils ont un doute, ils choisissent des délinquants juvéniles. Sachant qu'il est très facile de devenir délinquant dans leur régime, et que cet aspect totalement con du pitch va quasiment être effacé des mémoires par la suite. Oh et aussi : il y en a cent gamins (aaaaah, d'accord), mais ça aussi, ça va vite être oublié.

Il n'y a que deux types de posture à propos de The 100 : ceux qui se sont arrêtés aux premiers (très, très mauvais) épisodes et considèrent donc que c'est nul à chier, et ceux qui ont poursuivi et sont devenus fans absolus d'une série qui fait très bien semblant de réinventer la roue chaque semaine, et cultive une capacité rare à surprendre et à captiver son auditoire. Sorte de mélange imbitable (mais totalement réussi) entre Hunger Games, Battlestar, Lost et Mad Max, The 100 parvient à être très référencée sans jamais sembler pomper, très sombre sans jamais tomber dans la surenchère, très bien dialoguée sans jamais verser dans le sentencieux – le tout porté par des personnages adolescents dont on oublie très vite qu'ils en sont. Pour faire simple, The 100 est sans problème l'une des 10 meilleurs séries en activité, tous genres et Networks confondus. En terme d'intensité et de noirceur de l'âme humaine, elle n'a rien à envier aux sur-vendues Game of Thrones ou Walking Dead. En terme d'écriture, elle est aisément la meilleure série de Network des dernières années (derrière The Good Wife et feu Hannibal, quand même. N'exagérons pas). En terme de casting, elle réussit la prouesse de changer en l'espace de quelques épisodes une bande de gamins têtes-à-claques en personnage forts, complexes et charismatiques (et accessoirement, confie les rôles d'adultes à Henry Ian "Desmond" Cusick et à la toujours excellente Paige Turco, ce qui ne pouvait foncièrement pas être une mauvaise idée). Bref : The 100 incarne à elle seule le concept flou de cet article. Parce que nom de Dieu : qu'est-ce que ses débuts sont mauvais. Pour vous dire, au départ, j'avais arrêté après le pilote tellement j'étais affligé, ce qui ne m'arrive que très rarement et la place donc au niveau de Minority Report ou de la dernière saison de Dexter. Heureusement, quelques avis éclairés m'ont convaincu de m'y remettre un peu plus tard. Cycle de la vie oblige, je reprends à mon tour courageusement le flambeau.

Nombre de saisons : 3
La meilleure d'entre elles : la 2 (mais à mi-parcour, la 3 se tient plus que bien)
Le meilleur épisode : "Spacewalker" (2x08), qui officialise une fois pour toute le "dark turn" opéré en fin de saison 1, et renferme à la fois un cliffhanger suffocant ET une structure narrative extrêmement soignée menant à celui-ci de manière très habile et fluide.


BANSHEE (Cinemax, depuis 2013)

Si vous avez manqué le début : à peine purgés ses quinze ans de taule, un braqueur se voit traqué par des criminels et trouve refuge dans la petite ville de Banshee, un endroit très sympa principalement peuplé de rednecks abrutis, de Mormons et d'Indiens particulièrement féroces. Dérobant l'identité du nouveau shérif, il se retrouve à lutter contre la corruption tout en reprenant ses activités illégales, et règle la plupart des ses problèmes à coups de tatanes dans la gueule.

Il n'est jamais facile de donner envie à quelqu'un de regarder Banshee. Entre ses scènes de softporn au ralenti, son héros mutique, son goût pour les plans overzetop, son évocation constante de Walker Texas Ranger et son montage entièrement réalisé sous LSD... elle avait dès le départ tout ce qu'il fallait pour rebuter les critiques sérieux, et même ceux l'étant un peu moins (son pilote fut démonté sur ce blog-même au moment de sa diffusion). Pourtant, ce qui ressemble fort à un plaisir coupable trouve petit à petit son ton et sa place, le premier plus distancié, la seconde parmi ce qui s'est fait de mieux à la télévision depuis deux ou trois ans. Là où un Ray Donovan prend très au sérieux son exaltation de la virilité et ses personnages de nettoyeurs, n'hésitant jamais à y aller franco sur les références littéraires et/ou bibliques, Banshee en compose un versant bien plus fun et décomplexé, ne cherchant pas à légitimer son obsession pour les scènes de culs qui ne servent à rien ou la violence la plus exacerbée et graphique. Si celle-ci est un peu moins présente à partir de la deuxième saison, les scènes d'actions restent toujours de grands moments de la série, souvent extrêmement bien écrits et réalisés au-delà de leur côté régressif assumé. En fait, il est assez difficile de déterminer exactement d'où vient le charme de cette série unique en son genre (même si elle peut évoquer parfois Spartacus, en moins baroque ni premier degré), qui n'est pas toujours exempte de défauts ni de choix scénaristiques hasardeux. Il serait excessif de dire qu'elle joue réellement avec les clichés du pulp : elle les absorbe plutôt, pour les recracher de manière extrême et totalement décadente (Banshee est sûrement la seule série à laquelle on a pardonné d'utiliser la vieille ficelle de la woman in the fridge dans toutes ses saisons), avec en prime une bonne dose d'humour noir. Comme dans ses livres, quand on y pense, Jonathan Tropper (The Book of Joe) réussit très souvent à convertir ses faiblesses en forces, à commencer ici par un casting qui, bien que composé de seconds couteaux pas toujours hyper justes au départ, s'avère receler l'une des galeries de personnages les plus charismatiques de la télé US. Il faut juste prendre le temps d'entrer dans le jeu de Banshee, en sachant qu'il est sûrement possible d'y être totalement réfractaire. Mais si vous acceptez d'y mettre le doigt, vous risquez d'avoir du mal à vous arrêter.

Nombre de saisons : 3
La meilleure d'entre elles : la 3 (mais la 2 est déjà d'un haut niveau)
Le meilleur épisode : "A Fixer of Sorts" (3x03), que je vous avais déjà vendu dans le top des meilleurs épisodes de 2015.


BLACK-ISH (ABC, depuis 2014)

Si vous avez manqué le début : un père de famille afro-américaine se demande à intervalles plus ou moins réguliers s'il ne s'est pas un tout petit trop peu intégré. Accessoirement, il combat le racisme avec virulence, particulièrement lorsque quelqu'un lui refuse quelque chose – même si c'est son épouse.

Il est sans doute excessif de dire que Black-ish a besoin de temps pour s’installer : comédie familiale vivante et rythmée, elle s'avère rapidement drôle et attachante, même si elle souffre dans un premier temps de la comparaison avec Fresh off the Boat (autre sitcom du même type d'ABC qui, lancé la même la saison, tape dans l'excellence dès les premières secondes de son pilote). En revanche, il lui faut du temps pour dégainer ses meilleurs épisodes, souvent ceux collant le plus à son pitch (le stéréotype social dont les Anderson sont le plus proches est effectivement celui du bobo blanc lambda). Après un début en fanfare, celui-ci  semble rapidement enterré pour mieux devenir le prétexte à de (bons) épisodes de comédie US à l'ancienne, qui n'auraient pas forcément dépareillés dans Modern Family ou The Middle, et il faut attendre un bon moment pour retrouver ce qui faisait le sel des débuts (ainsi que Lawrence Fishburne, qui a probablement décroché ici le plus bel emploi fictif de la télévision mondiale)... mais avec quel panache ! A cela s'ajoute une difficulté supplémentaire : pétrie de références très americano-américaines et ne lésinant pas sur le jargon afro-ghettoïde, Black-ish n'est pas franchement la plus accessible qui soit pour le spectateur français moyen (elle n'a d'ailleurs été achetée par aucune chaîne francophone à ce jour). Rien d'étonnant, donc, à ce que ce ne soit pas la série dont on vous aura parlé le plus souvent ces derniers mois, ici comme sur le CDB ou ailleurs. Ce qui n'est évidemment nullement une excuse pour la manquer, d'autant que non contente d'avoir un casting impeccable (gosses inclus) et d'atteindre au bout d'un certain temps un niveau de drôlerie impressionnant, elle se révèle au fil des épisodes beaucoup plus subtile et culottée que ce qu'on pouvait penser au départ, n'hésitant pas à brandir nombre de sujets épineux et/ou polémiques avec beaucoup de finesse, d'aplomb et d'astuce comme en témoigne son dernier épisode en date, "Hope" (2x16), qui prend à bras-le-corps le sujet des brutalités policières et du mouvement Black Lives Matters.

Nombre de saisons : 2
La meilleure d'entre elles : sans problème la 2, même si elle n'est pas terminée.
Le meilleur épisode : ex aeaquo, "The Word" (2x01) et "Churched" (2x05)


BLACK SAILS (Starz, depuis 2014)

Si vous avez manqué le début : Black Sails s'inspire vaguement de l'Île au trésor, dont elle entend être le prequel, et narre dans le détails les interminables discussions et manigances de pirates qui n’ont vraiment pas l’air de beaucoup aimer naviguer.

A la différence d'autres titres de cette sélection pour le mois bigarrée, les premiers épisodes de Black Sails ne sont pas particulièrement mauvais. Ils sont même assez bons, tout comme la saison inaugurale dans son ensemble. Cependant, si elle est agréable et originale (considérant que les pirates, c'est aussi top trop cool que top trop rare à la télé), elle est surtout assez bavarde et ne donne qu'une idée assez vague (hi hi) de ce que la série sera capable de réaliser une fois sa vitesse de croisière (oh oh oh) atteinte. Plus haletante, plus nerveuse, sans pour autant trahir l’ADN du show (voir plus haut), la deuxième saison fait passer Black Sails dans une autre dimension. L’utilisation des flashbacks est agréablement surprenante (dans la mesure ou contrairement à presque partout ailleurs, ils servent à quelque chose), les rebondissements sont aussi bien osés que dosés, et les décors sont toujours aussi splendides – chose devenue rare à une époque où de plus en plus de séries sont tournées sur fond vert, même pour les intérieurs. Bref, c'est très cool, les pirates sont tous très charismatiques, les cliffhangers très prenants... et le succès est là (la série est constamment renouvelée avant même qu'arrivent les premières audiences). Il reste cependant à l'échelle d'une chaîne que personne ne regarde et qui a plutôt mauvaise réputation, vu que son plus gros hit, Spartacus, est aussi la série la plus mésestimée des dernières années.

Nombre de saisons : 3
La meilleure d'entre elles : pour le moment la 2, mais je suis un peu en retard sur la 3.
Le meilleur épisode : "XIII" (2x05), qualifié en ses pages de "meilleur rebondissement de l'année 2015". Rien que ça.


HELL ON WHEELS (AMC, depuis 2011)

Si vous avez manqué le début : bien avant les grèves à répétition, les incidents de personnes, les tarifs prohibitifs et l’émergence de Blablacar, certains étaient prêt à mourir pour le train. Voici leurs histoires.

Plaisante mais oubliable, occasionnellement soporifique et souvent incapable de se démarquer du statut de Deadwood du pauvre qui lui colle à la peau dès ses premiers épisodes, Hell on Wheels n'est pourtant sûrement pas la série de cette sélection dont les débuts sont les plus médiocres. Mais c'est assurément celle qui met le plus longtemps à exploiter son potentiel – mais genre : très, très longtemps. Il faut au moins deux saisons et la mort d'un gros quart du casting de départ pour qu'enfin, on ait l'impression que cette construction de voie ferré est autre chose que le prétexte à montrer des cowboys, des indiens et des femmes fortes et indépendantes dont personne n'a compris ce qu'elles foutaient là (mais c'est pas grave, elles sont toutes très cools). Sans aller jusqu'à faire dans le jeu de mot douteux en affirmant que tout roule à partir de là (Hell on Wheels continue à avoir pas mal de défauts, à commencer par une propension très nette à se perdre dans des intrigues secondaires qu'elle ne sait jamais comment ni où terminer), c'est une autre série qui commence alors, plutôt très bonne et parfois drôlement ambitieuse. C'est qu'en 2016, Hell on Wheels appartient presque déjà à une autre époque : celle où AMC n'enquillait pas les merdes en essayant de nous les habiller comme des chefs-d’œuvre, où elle diffusait bien Breaking Bad et non son spin-off inutile, et où la classe était incarnée par les costumes de Don Draper plutôt que la barbe faussement négligée de Rick Grimes. En un sens, Hell on Wheels est un peu devenue, malgré elle et à l'ancienneté, l'ultime prestige drama d'une chaîne dont le dernier né est une série d'action tellement hystérique que personne n'arrive à la regarder jusqu'au bout, statut qu'elle assume à merveilles dans son excellente première partie de saison 5, réponse aussi habile qu'insolente à la manie d'AMC de séparer les dernières saisons de ses shows par d'immenses coupures pub d'un an.

Nombre de saisons : 5 (et demi)
La meilleure d'entre elles : ex-æquo, la 3 et la 4
Le meilleur épisode : "The Game" (3x04), un épisode assez peu représentatif du show, parce que plus léger qu'à l'accoutumée, mais qui illustre bien la nouvelle dynamique de la série à partir de cette saison (le duo Cullen/Elam y est vraiment attachant, peut-être pour la première fois)


LIMITLESS (CBS, depuis 2015)

Si vous avez manqué le début : Brian est un trentenaire tout à fait normal (donc loser et vaguement slacker sur les bords) qui, suite à un concours de circonstances absolument vraisemblable, se retrouve à être la seule personne connue du FBI à pouvoir prendre une super-drogue rendant super-intelligent sans en subir les terribles effets secondaires.

Pour le monde entier, CBS est la chaîne des vieux qui ne veulent pas qu'on fasse trop de bruit. Pour Le Golb, en partenariat exceptionnel avec le CDB, c'est avant tout une chaîne qui depuis quelques années semble se rappeler qu'elle a marqué la télé à toutes les époques, et paraît en voie de se spécialiser dans le quality procerudal (The Good Wife, Person of Interest, dans une moindre mesure Elementary, Madam Secretary ou Blue Bloods). Cette saison, elle semble même avoir pris le pari de rajeunir son audience, lançant conjointement Supergirl et Limitless, séries au ton nettement plus moderne que ce à quoi elle nous avait habitués (ce qui n'était pas non plus très difficile, j'entends bien). Si la première n'est pas franchement la réussite de l'année, la seconde est en revanche en passe devenir la série la plus cool du moment. Drôle, sans prétention, pleine de trouvailles visuelles… et au final beaucoup moins procédurale que ce qui était annoncé au départ. Si l'on trouve bien l’intrigue de la semaine chaque semaine, on évite la répétition sempiternelle du même schéma et on louche plus volontiers du coté d'un House (soit donc le must de la série à cahier des charges). Les interactions entre personnages fonctionnent bien, naturellement et loin des stéréotypes, on sent une belle alchimie entre Jake McDorman et Jennifer Carpenter (que ça fait du bien de ne plus entendre jurer ou crier à chaque scène)... en somme, un vrai bon divertissement qui occasionne de tout aussi vrais fou rires passés des épisodes d’exposition ne donnant pas une idée précise de ce que va être la série c'est-à-dire une authentique comédie avant même d'être policière ou SF.

Nombre de saisons : 1
La meilleure d'entre elles : bah... la 1
Le meilleur épisode : "Headquarters!" (1x09) ou "Stop Me Before I Hug Again" (1x13), il est difficile de dire aussi tôt lequel des deux aura été le plus marquant.


LONGMIRE (A&E, 2012-14 ; Netflix, depuis 2015)

Si vous avez manqué le début : Walt Longmire est le shérif un peu alcoolo et carrément taciturne d'un comté fictif du Wyoming barré en son milieu par une réserve indienne. Sa femme a été assassinée et il n'a vraiment pas de bol, ce qui explique qu'il ne sourit pas beaucoup. Heureusement, Katee Sackhoff est dans son crew.

Adaptée des très bons romans de Craig Johnson (publié en français chez Gallmeister – il faut les citer, ils font du super taf), Longmire a été doublement desservie par sa diffusion sur une chaîne que personne ne regarde et par le rythme extrêmement lent (voire carrément mou) de sa première saison. Elle avait pourtant tout pour plaire, particulièrement sur Le Golb, puisque l'on y trouve en vrac et dans le désordre des flics, des chapeaux de cowboys, de grandes étendues sauvages, des indiens et Katee Sackhoff (donc). Il suffisait juste de faire fructifier ce capital pour en tirer quelque chose d'un tantinet plus intense, ce qui se fera lentement (forcément) mais sûrement à partir de la deuxième, et surtout de la troisième saison. Annulée assez brutalement, cette belle anonyme sera repêchée par Netflix pour une (bientôt deux) saisons supplémentaires, ce qui semblera mystérieux uniquement à ceux qui ne l'ont jamais vue. Car au-delà de son casting impec' et de sa réalisation solide, au-delà même de la qualité d'intrigues désormais assez profondes et complexes, Longmire évoque tout simplement des sujets auxquels personne d'autre ne s'intéresse à la télévision, notamment tous ceux qui concernent la cohabitation avec les Amérindiens et la manière dont ceux-ci sont traités. L'épisode, inspiré de faits réels, évoquant les vols d'enfants indiens par les Blancs, reste l'un des plus troublants et glaçants d'une série qui en contient un paquet de très bons.

Nombre de saisons : 4
La meilleure d'entre elles : la 4, et vous savez combien ça me fait toujours de la peine d'applaudir Netflix.
Le meilleur épisode : "Population 25" (3x07) – pas vraiment représentatif de la série (pas du tout, même), mais un des rares moments télé à m'avoir réellement terrifié ces dernières années.


PERSON OF INTEREST (CBS, depuis 2011)

Si vous avez manqué le début : La Machine voit tout, partout, tout le temps, et ce qu'elle ne sait pas, elle l'anticipe. Autant dire que cela donne plein d'idées à tout le monde, de son créateur au gouvernement en passant par des scénaristes qui regardent toujours derrière eux lorsqu'ils se rendent au bureau.

P.O.I. (pour les intimes) pourrait symboliser cet article à elle seule. La dernière fois qu'on l'a évoquée sur Le Golb, quelques semaines après ses débuts, c'était uniquement pour acter son abandon en des termes ne faisant pas particulièrement envie : "C'est lourd, pas nécessairement idiot mais manquant à ce point d'âme que même Michael Emerson n'y peut rien." Procédural plus qu'ambitieux d'une CBS qui ne voulait au départ pas du tout qu'elle vire SF, elle met bien une saison entière à trouver son rythme et à tenir les promesses de son élégante réalisation. Excellemment écrite, elle jongle en permanence entre cinq ou six arcs narratifs pour certains assez longs et complexes tout en réussissant à s'inscrire dans le carcan procédural imposé par la chaine, installe une double-narration absolument bluffante, ne lésine jamais sur la mythologie même dans les stand-alone apparents, et use assez habilement de la suggestion pour développer ses intrigues principales sans perdre la ménagère de moins de cinquante ans dans des labyrinthes lostiens. Et si elle n'évite pas tous les écueils se présentant sur son passage, on ne pourra de toute façon pas lui enlever de développer un discours passionnant sur notre époque, à coup de surveillance paranoïaque et d'intelligences artificielles menaçantes. Une seule comparaison s'impose, qui vous semblera pour le moins curieuse si vous ne l'avez jamais vue : The Good Wife. Comme elle (je vous ai dit que sur Le Golb, on aimait bien CBS ?), voici une série qui ne paie pas de mine de prime abord, dont les premières saisons contiennent leur lot d’épisodes relous, mais qui une fois qu’elle a trouvé son rythme atteint un niveau de qualité, de profondeur et d’addiction qu’on n’aurait jamais soupçonné à ses débuts. Enfin, comment conclure sans souligner que Michael Emerson y est absolument formidable, au point de rapidement faire totalement oublier son rôle Benjamin .Linus ? Peu d'acteurs de séries cultes peuvent en dire autant.

Nombre de saisons : 4 (la cinquième et dernière sera diffusée courant 2016)
La meilleure saison : la 3, sans hésiter. Un véritable sommet d'écriture feuilletonnesque.
Le meilleur épisode : "Razgovor" (3x05), un chef-d’œuvre-somme de tout ce qui rend la série passionnante : de la mythologie (pas mal), une super baston, les deux nanas les plus badass de la télé au centre des évènements, une intrigue stand-alone efficace, une scène de face à face ultra-stressante, pas mal de second degré et un énorme cliffhanger en guise de chute.


POWERS (PlayStation Network, depuis 2015)

Si vous avez manqué le début : avant, Christian Walker était un superhéros. Mais ça, c'était avant. Désormais très ordinaire et très désabusé, il officie comme détective au sein d'un service gérant les cas liés aux personnes douées de pouvoir, traînant son mal être et les fantômes de sa gloire passée un peu partout avec lui.

S'il faut un temps pour accrocher à Powers, c'est en grande partie en raison de son côté cheap, aussi bien en terme d'effets visuels que de casting. Malgré un nom ronflant et de belles ambitions, PlayStation Network est encore loin de tailler des croupières à Netflix ou Amazon, et ça se voit – pas qu'un peu. Il faut ensuite parvenir à voir la série telle qu'elle est réellement, en essayant d'oublier ce qu'elle aimerait bien être et hurle – parfois assez laborieusement – à chaque plan : un antidote aux autres séries de superhéros, dont elle serait supposée prendre le contre-pied en s'attardant plus sur la psyché de ses personnages que sur leurs facultés. Ce n'est que partiellement le cas, tout comme d'ailleurs dans le comic-book originel ; Brian Michael Bendis (qui a écrit l'un et l'autre) joue parfois habilement avec les codes, mais étant lui-même une pointure de cet univers (on lui doit quelques épisodes mémorables d'Ultimate Spider-man et Daredevil – sans oublier un des meilleurs arcs Batman des quinze dernières années), on l'en sent souvent un peu trop proche pour parfaitement le désosser (ironiquement, la série qui aura le mieux tenu ce pari cette année aura été Jessica Jones... adaptée d'un de ses plus grands succès). Cela n'empêche heureusement pas Powers d'atteindre le plus gros de ses ambitions, notamment en noyant son intrigue dans une atmosphère nostalgique, jamais très éloignée des X-Men dans sa méditation sur la manière dont la société peut et doit considérer ces personnes aux capacités surhumaines et parfois involontairement dangereuses (sachant qu’il est bien difficile d’incarcérer un musclor ou un mec qui se téléporte). La bonne idée étant d’avoir couplé tout ça à une réflexion sur le succès et la quête de célébrité : les personnes dotées de pouvoir, ici, ne sont pas des superhéros mais des superstars largement fabriquées par les médias, qui utilisent plus souvent leurs aptitudes pour l’argent et la gloriole plutôt que pour sauver le monde (le héros ne fait d'ailleurs pas exception à la règle, qui regrette au moins autant les fans et les passe-droit que la possibilité de sauver des milliers de vies) Cet aspect donne à la série un côté plutôt frais malgré certaines situations un brin déjà-vu, et certains épisodes sont carrément excellents en terme d’écriture.

Nombre de saisons : 1 (la seconde est attendue pour le printemps)
La meilleure saison : L.O.L.
Le meilleur épisode : "Paint It Black" (1x05), qui concentre la plupart des qualités de la série en une grosse demi-heure


TYRANT (FX, depuis 2014)

Si vous avez manqué le début : le fils préféré (parce que mystérieusement pâle ?) d'un dictateur du Moyen-Orient rentre au pays à l'occasion du mariage de son neveu, puis trouve plein de prétextes (mort de son père, amour fraternel, coup d'état) pour ne plus jamais repartir aux États-Unis sans que sa femme et ses enfants ne lui fassent trop la gueule.

Je vais être honnête : cette liste était terminée avec Powers, mais vous connaissez mon obsession pour les comptes ronds. J'ai donc commencé à me demander quel titre allait bien pouvoir venir faire le nombre. J'avais bien quelques idées plus ou moins satisfaisantes (la dernière saison de Halt and Catch Fire m'a paru trop encensée par la critique pour trouver sa place ici ; You're the Worst avait pas mal des qualités requises, mais... je ne l'aime pas tant que ça), jusqu'au moment où j'ai réalisé que la série de Gideon Raff était sans aucun doute l'une des plus conspuées de ces dernières années, alors même qu'elle est loin d'être si mauvaise que ce que son pilote peut laisser craindre. Entendons-nous bien cependant : une fois n'est pas coutume, on ne peut pas reprocher aux Inrocks et autres Télérama de ne pas avoir fait leur boulot. Il est absolument incompréhensible et totalement inexcusable qu'en 2016 (enfin, 2014), on en soit encore à prendre un Britannique aux yeux bleus pour jouer le rôle d'un héros Arabe. Un tel choix de casting est si révoltant qu'il ne peut être que programmatique, a fortiori lorsque l'on constate que Tyrant ne lésine pas sur les clichés quant au Moyen Orient. Il est d'autant plus miraculeux qu'elle finisse par s'avérer une série tout à fait regardable si l'on réussit à dépasser ce constat, et même assez prenante si tant est qu'on n'ait rien contre le soap – car elle n'est dans le fond que cela. Comme beaucoup de séries d'auteurs de ces dernières années, soit dit en passant (Game of Thrones, c'est quoi sinon un soap ultra-violent et sur-sexué ?). Rien ne nous sera épargné, tous les clichés les plus éculés du genre y passeront, souvent de manière totalement outrancière, à l'image du J.R. de l'affaire, génialement incarné par Ashraf Barhom, qui compose un personnage totalement overzetop et parfois très inquiétant. Tout le problème de la série tient dans ce que les gens confondent série sérieuse (ce qu'est Tyrant) et série réaliste (ce qu'elle n'est jamais, dès ses premières secondes). Bon, ok, tout le problème de la série c'est surtout sa relation ambiguë avec le stéréotype racial (ambiguë car paradoxalement, on aura rarement vu autant de personnages arabes dans une série américaine), relation qu'elle partage d'ailleurs avec sa grande sœur Homeland – tout comme le goût pour les retournements de situations les plus invraisemblables (mais sympas) de ces dernières années.

Nombre de saisons : 2
La meilleure saison : la première.
Le meilleur épisode : "Preventative Medecine" (1x07), un bon vieux saut de requin comme on n'en faisait plus depuis les années 80.


1. Pour finalement n'en solder aucune des contraintes : il n'aura échappé à personne qu'à l'exception d'Orange Is the New Black, toutes les saisons de toutes les séries de Netflix souffrent de gros ventres mous en leur milieu, et se retrouvent au bout d'un moment à jouer la montre de manière encore plus criante que dans n'importe quelle série de Network (le cas de Jessica Jones est sans doute le plus flagrant : on a vraiment l'impression que ses scénaristes galèrent pour remplir les 13 épisodes commandés).

43 commentaires:

  1. "Il y a surtout, en 2016, trop de bonnes séries accessibles trop vite à des gens leur accordant trop peu de patience" => non le problème c'est juste que tous ces gens là ne regardaient pas de séries il y a 10 ans ou pas autant. Avec l'explosion des moyens de diff ils ont donc cette impression qu'il y a "trop" de séries. C'est pareil pour l'idée de temps. C'est un "nouveau public" qui ne laisse pas le temps au temps parce que ce n'est juste pas sa passion, on parle de gens qui vont regarder 3 ou 4 séries en binge watching comme ils feraient autre chose (cinéma, jeux vidéo, spectacle d'un comique random, n'importe) vu qu'on vit dans une société où désormais il faut s'intéresser à tout et tout le temps pour ne pas avoir l'air ringard. Voilà, problem solved :D

    Concernant la sélection elle vaut ce qu'elle vaut, je suis pas aussi de POI que d'autres par exemple mais c'est vrai que c'est une bonne série totalement ignorée par la plupart des critiques (en tt cas dans la francophonie). C'était surtout intéressant je trouve de parler de ce rapport.

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    1. +1 pour les remarques sur "nouveau public & binge watching"

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    2. Tu as raison mais ce n'est pas vraiment ce dont je parlais dans l'article, dans la mesure où la plupart des séries de cette sélection ne croisent pas vraiment le chemin de ce "nouveau" public dont tu analyses au demeurant plutôt bien les habitudes de consommation.

      Bon, cela dit, mon intro est elle-même un peu décalée par rapport à la suite. J'en conviens ^^

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  2. Je souscris à tout, mais tu fais bien de préciser que ces séries sont de "qualité inégale les unes en regard des autres". Il y a un peu à boire et à manger : Longmire ou Black-ish sont d'excellentes séries sous-médiatisées, alors que Tyrant est juste une série "moins pire qu'on le pense au début".

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    1. Absolument. Le côté "à boire et à manger" est assumé. Voulu, même. La sélection se devait d'entrer exactement dans l'intitulé, ni plus, ni moins. Ce n'était pas "le top des 10 meilleures séries que vous avez oublié de regarder".

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  3. Je ne suis pas aussi inculte que je pensais, puisque j'en ai vu 7 sur 10 :)

    Il faudrait que je me lance dans Longmire, ça me tente, mais sa lenteur ajoutée à son nombre de saisons, c'est un peu décourageant :(

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    1. Moi, je l'ai commencée comme série du dodo, et elle remplissait très bien son office au départ... jusqu'au moment où elle est devenue beaucoup trop bien pour ce à quoi je la réservais ^^

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  4. 1 sur 10, 2 dans ma liste depuis longtemps, de nouvelles qui se rajoutent.
    J'ai commencé Hell on Wheels dès le début de sa diffusion et j'y suis toujours restée attachée, malgré quelques moments un peu longuets. J'aurais aimé que certains personnages ne meurent pas, mais c'est comme ça.

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    1. C'est vraiment une série particulière, à la qualité et à l'intérêt vraiment fluctuant. Je crois que c'est la série que j'ai abandonnée (puis reprise) le plus souvent ces dernières années, de manière assez soudaine dans un sens comme dans l'autre ^^

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  5. Par contre rien à voir avec l'article, mais comment se fait-il que j'apprenne la sortie d'un nouveau Tue-Loup sur Baxter Club ??

    On ne peut plus compter sur personne ! ;-)

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    1. Thomas y a fait allusion dans le "CDG", dès le mois de janvier ;)

      Sinon, tu peux toujours t'abonner à la page Facebook du groupe. Ce sera plus simple :))

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    2. Je parlais bien sûr d'écrire un article dessus ;)

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    3. La réponse est toute simple : je n'ai pas reçu l'album, et n'ai d'ailleurs pas demandé à le recevoir (je ne réclame jamais, c'est un principe). Par conséquent je ne l'ai pas encore écouté, et donc n'ai pas encore écrit dessus.

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    4. C'est un peu abusé quand même de pas te l'avoir envoyé alors qu'à une autre époque t'étais quasiment seul à écrire sur ce groupe... enfin! vivement l'article quand même ;)

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    5. En même temps je ne crois pas que quiconque connaisse mon adresse actuelle, donc c'est assez difficile de m'envoyer quoi que ce soit. Même mes amis les plus proches connaissent à peine le nom de ma rue et ne sont jamais venus chez moi :D

      Donc je t'arrête tout de suite, ce n'est pas "abusé", c'est juste normal ^^

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  6. C'est vrai que nous avons tous tendance à oublier qu'une série, ce n'est que du temps.
    J'aime beaucoup cette intro (même si, je l'avoue, l'entrée en matière m'a fait peur :)
    Sur le choix des titres, comme le dit Serious M, il y a de tout :
    The 100 - j'aurais une réserve, je trouve que les clins d'oeil deviennent trop appuyés. Le remake N°6/Baltar n'était pas utile, on avait compris l'allusion.
    Banshee - vraiment une série que je n'aurais pas regardée par moi-même (j'aurais eu tort)
    Black Sails - à mon avis la meilleure de cette liste, celle, en tout cas, qui se "maintient" le mieux sur un temps lent (mais je n'ai pas vu Longmire)
    Limitless vaut mieux que l'on croit au premier contact, mais cela reste léger.
    Person of Interest pourrait vraiment être une excellente série, avec des saisons de 13 épisodes.
    Powers - série sympa
    Tyrant - tu pousses un peu, quand même ;)

    Bonne fin de week-end,

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    1. L'entrée en matière m'a fait un peu peur à moi aussi ! ^^

      J'avais fait la sélection et les mini-chroniques avant, puis j'ai écrit l'intro et au bout de quelques lignes je me suis dit "ouh là là... où est-ce que je vais, là ?" Du coup j'ai sabré quasiment une page entière, ce qui n'est sans doute pas plus mal.

      Je ne vais pas faire le commentaire de ton commentaire ; juste deux réponses :

      - The 100 : je suis assez d'accord, ils ont un peu poussé sur ce coup (tout comme leur intrigue en mode Matrix). Après comme toujours, ça dépendra de ce qu'ils feront de tout ça à terme. Ils ont malgré tout l'air de savoir où il vont et de bien "tenir" leurs intrigues (on voit d'ailleurs depuis deux semaines qu'elles se rejoignent toutes de manière assez naturelle).

      - Person of Interest : oui. Et non. Ce ne serait pas du tout le même show, avec des saisons courtes. Une partie de ce qui fascine dans cette série, c'est justement sa manière de jongler avec le cahier des charges de CBS. C'est une vraie merveille d'écriture et même si parfois, certains épisodes sont pénibles, je ne suis pas sûr que j'aurais vraiment envie qu'elle adopte un autre format (ce qu'elle fera a priori pour sa dernière saison, cela dit...)

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  7. J'aime Longmire, POI et Blacksail :-) et je n'ai pas vu les autres :-)

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    1. Eh bien tu sais quoi faire, à présent ;-)

      (bon, je ne te les recommanderais peut-être pas toutes dans l'absolu...)

      (mais je suis sûr, te connaissait, que tu aimerais bien The 100 ^^)

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  8. " les deux nanas les plus badass de la télé au centre des évènements", tu veux dire les trois 3 ;)

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    1. Deux seulement dans cet épisode, puisque Root n'apparaît qu'à la dernière seconde.

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  9. Pour le plaisir de chipoter : le dernier né d'AMC, c'est The Night Manager (avec H. Laurie), pas Into the Badlands ^_^

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    1. Exact ^^ C'était encore le cas lorsque j'ai commencé à rédiger l'article, et je n'ai pas pensé à amender. Faut dire que vu le peu d'intérêt que j'éprouve pour la prog d'AMC...

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  10. (+1 pour les éditions Gallmeister^^)

    C'est très juste ce que tu dis de manière générale sur le Temps et notre façon de regarder/consommer des séries; il n'y a pas assez des séries,juste pas assez de temps pour pouvoir tout voir et bien regarder.

    - Je n'ai jamais réussi à adhérer à The Good Wife, ni même à comprendre ce que tout le monde lui trouvait. Et du temps, je lui en ai consacré: j'ai regardé les deux premières saisons et puis j'ai abandonné. Pourtant, il y avait tout pour m'accrocher : Julianna, une série d'avocats, et surtout Julianna dans une série d'avocats. Je ne pense pas y revenir, même avec la myriade de guests qui reste étourdissant... De là à dire qu'il s'agit là de la meilleure série de network de ces dernières années, je reste circonspect. Mais tu en as l'habitude ;)

    - Hells on Wheels, ça ne mange pas de pain. C'est même carrément sympathique, même dans ses moments un peu creux, probablement parce que les westerns à la télévision se sont plus que raréfiés. Deadwood jouait dans une autre catégorie tandis que HOW ne cherche pas à "réinventer la roue" pour te citer. Et la musique de son générique est cool. Pas aussi cool que Justified. Mais cool quand même ;)

    PS: Les séries animées de Netflix sont amplement mieux structurées que ses séries avec des acteurs de chair et d'os. C'est clair que l'on sent bien que l'arc avec Kilgrave dans Jessica Jones tient sur trop d'épisodes. Mais ça reste une chouette série. Idem pour Daredevil qui démarre en trombe avant de patiner en fin de course.

    PPS: Tu aurais presque pu ajouter The Americans dans ta (très bonne)sélection.

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    1. The Americans a quand même de bonnes voir très bonnes critiques, la preuve moi qui ne suis pas énormément l'actu des séries je connais et adore The Americans (alors que 7 ou 8 des séries de l'article me sont en effet inconnus).

      Vrai que The Americans n'a pas la notoriété qu'elle mérite, mais faux qu'elle aurait eu sa place dans cette sélection (en plus elle est excellente dès le départ!)

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    2. Il faut quand même les chercher ces bonnes critiques;) The Americans bénéficiant d'une exposition assez relative en France. D'ailleurs, aux USA c'est quasiment la même chose: à part Alan Sepinwall qui soutient haut et fort le show, je lis très peu de papier sur cette série. Après je ne la trouve pas excellente dès le début; il faut quand même du temps pour qu'elle s'écarte un peu de son sujet (grossièrement, une série d'espionnage sur des agents doubles russes infiltrés) pour aller chercher l'émotion du spectateur sur le terrain du couple, de la représentation de la famille (décidément, une thématique inépuisable chez les scénaristes US) et des frontières morales. A partir de là, elle devient franchement bien fichue.

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    3. Mais de quoi tu parles mec? The Americans est diffusée sur Canal en J+1 et marche très bien en France par rapport à sa case horaire. Dans le CDB elle a été élue meilleure série de la saison 14-15 et carbure autour de 8 de moyenne avec presque 40 votes, ce qui n'en fait vraiment pas une série confidentielle. C'est vrai qu'on en parle peu par rapport à sa qualité, mais c'est pas non plus un chef d’œuvre obscur.

      De toute façon l'article ne porte pas sur les séries méconnues. Mais sur les séries qui demandent du temps pour trouver leur marques et-ou sont déconsidérées par la critique. Ce qui est carrément le cas de The 100 ou Banshee et franchement pas de The Americans, qui contrairement à ce que tu as l'air de croire a bien été encensé par la critique US et ce depuis ses tout débuts ("Il faut quand même les chercher ces bonnes critiques" dis-tu? je te le fais pas dire, vaut mieux les chercher avant d'affirmer qu'elles n'existent pas...t'es au courant que la série est une chouchoute des Critic's Choice depuis sa première saison et a même gagné le prix l'an passé? apparemment non...) sans parler des nombreux prix que la série a remporté et de ses nominations régulières. "The Americans la grande série oubliée" c'est surtout l'excellent plan com qu'a mis en place FX depuis deux saisons pour relancer les audiences (qui pour leur part sont effectivement moyennes) mais dans la réalité c'est juste pas le cas.

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    4. Waow... euh, OK. Dans l'ordre et très bref.

      Je ne parlais pas du CDB. Est-ce qu'un blogueur est un journaliste ? c'est un autre sujet.

      Canal += abonnement: forcément cercle restreint de personnes qui doivent payer pour regarder le show. Même diffusée en première partie de soirée. The Americans, même sur Canal, ne bénéficie pas de la même exposition "médiatique" qu'un Homeland qui surfe encore sur son moment de gloire; même si, paradoxalement, elle devient bien meilleure après son moment de gloire. Passons.

      Je n'ai pas dit que les bonnes critiques US n'existaient pas, j'ai dit qu'il fallait les chercher. Genre vraiment. Mais bon, merci pour l'info des Critic's Choice cela dit car, non, je n'étais pas au courant. The Americans est une série que l'on n'encense pas au même niveau qu'un Walking Dead ou Game of thrones. Et, pour en revenir au sujet de l'article, prend du temps à trouver son potentiel. Peut-être pas autant que d'autres séries de la liste mais c'est le cas.

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    5. " The Americans est une série que l'on n'encense pas au même niveau qu'un Walking Dead ou Game of thrones." => ah bah d'accord, c'est un malentendu en fait! Tu voulais dire que The Americans n'était pas une des deux séries les plus populaires du monde. Effectivement tu as raison, désolé de ne pas avoir su lire entre les lignes :D

      Sinon les gens qui votent pour le CDB ne sont pas des blogueurs, ce sont des gens tout à fait ordinaires qui ont trouvé le moyen d'être nombreux à regarder cette petite série confidentielle ;) Tellement qu'il n'y a que sept séries à l'antenne qui ont plus de votes qu'elle. Alors évidemment tout classement n'est représentatif que de lui-même mais c'est toujours une base plus concrète qu'une simple impression...

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    6. Bon. Alors tout d'abord, c'est très gentil de votre part de passer autant de temps à essayer de savoir ce que j'aurais pu ou voulu mettre dans ma sélection de mon article sur mon blog ;-)

      Sans donner foncièrement raison à SERIOUS, je ne peux effectivement pas accepter The Americans parmi les suggestions. D'ailleurs, j'ai pensé à beaucoup de séries pour compléter cette liste - mais à aucun moment à celle-ci. J'étais même assez étonné en découvrant cette discussion.

      Comme l'indique le titre de l'article, il s'agit de shows qui "donnent plus que ce qu'ils promettent", or même en retournant The Americans dans tous les sens, je ne vois vraiment pas comment je pourrais la faire coller avec cette définition. Pour être retenu dans cette liste, il fallait remplir au moins un des deux critères suivants (l'idéal étant les deux) :

      - être une série mettant du temps à montrer ce qu'elle a dans la ventre

      - être une série ignorée, méprisée ou déconsidérée par le plus gros de la critique pour de mauvaises raisons (son sujet, son format, son Network, son public-cible...)

      Pour moi, The Americans n'entre dans un aucun de ces cas de figure. C'est "juste" une très bonne série qui n'a pas énormément de succès, au même titre que par exemple The Leftovers ou Halt and Catch Fire. Mais on ne peut pas dire qu'elle mette du temps à montrer ce qu'elle a dans le ventre (sa première saison n'est pas sa meilleure mais elle a déjà beaucoup de qualités, et son pilote, de mémoire, est même assez costaud - c'est plutôt après que ça retombe un peu). On ne peut pas dire non plus qu'elle soit ignorée ou déconsidérée, preuve en est que... nous avons cette discussion. Si j'avais fait la même liste en oubliant Tyrant, en revanche, je suis à peu près certain que personne ne serait venu me dire que j'aurais pu penser à l'ajouter tellement tout le monde s'en branle ^^ Bref, je suis assez d'accord pour dire que The Americans n'a pas tout à fait le rayonnement auquel elle pourrait prétendre ; mais je ne pense pas qu'elle soit ignorée en raison de son image (The 100, Black-ish), mésestimée parce qu'elle ne passe pas sur une chaîne branchée (Black Sails, Powers) ou parce que ses débuts sont laborieux (Hell on Wheels, Longmire... presque toutes...)

      Oh et sinon, on peut dire tout ça sans être agressif ni condescendant - paraît-il ;-)

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    7. Oh dis, on va me reprocher de mettre un peu d'ambiance quand même! Depuis que Lil est en pré-retraite et que BBB a disparu il faut que quelqu'un tienne la baraque :D

      Mais ok j'étais un peu de mauvais poil, j'aurais pu être un peu plus doux ;)

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    8. On va PAS! foutu clavier (comment s'étonner que je sois énervé après sans déconner)

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    9. Je ne suis pas en pré retraite, mon dernier post remonte à il y a 3 jours, dans cette discussion ! :(

      Quant au pauvre BBB...

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    10. A la décharge de SERIOUS, je n'avais pas vu non plus ton commentaire ^^

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  11. J'ai essayé vraiment très fort pour Banshee mais il y a un côté vraiment trop con, j'ai décroché. Mais je veux bien croire que j'ai eu tort :-)

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    1. Oui, tu manques vraiment quelque chose, je t'assure :-)

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  12. Je n'ai pas vu la plupart de ces séries, mais alors je suis HYPER fan de tes résumés en mode Télé 7 Jours :-)

    Celui d'Hell On Wheels n'a pas de prix ;-)

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    1. Mince, ce n'était pas Télé Stars, qui faisait ça ? ^^

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  13. Hé, tu as oublié Agents of SHIELD qui est quand même l'incarnation pile de ce que tu décris ;)

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    1. Pas faux ! D'ailleurs elle était dans la première liste que j'ai faite, et puis je l'ai virée - je ne sais plus trop pourquoi...

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  14. Pas sûre de comprendre ta remarque sur les femmes dans Hell On Wheels, et surtout pourquoi tu ne sembles pas l'appliquer à Black Sails...

    Intéressant article, j'ai noté quelques trucs.

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    1. Les femmes de Black Sails évoluent dans un univers marginal, totalement à part des sociétés (ce qui d'ailleurs ne les empêchent d'être souvent en lutte pour s'imposer). Hell on Wheels me paraît plus problématique car il y a une réelle aspiration au réalisme historique, or la quasi totalité de ses personnages féminins ne sont absolument pas crédibles de ce point de vue.

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