dimanche 13 mars 2016

[GOLBEUR EN SÉRIES RE-O] Semaines 5 – 7

Dans cet épisode : American Crime Story, Dragon Ball Super, Fargo, Legends of Tomorrow, Lucky Man, Madoff et The Vampire Diaries. Bonus tracks : Louie et The Newsroom.

👍👍👍 AMERICAN CRIME STORY "Oh, la défense va passer une mauvaise semaine !" Si j'ai toujours quelques réserves sur cette anthologie, l'épisode de la semaine était brillant de A à Z. Rien à dire. Ou trop, peut-être, face à cette illustration virtuose de comment le sexisme ordinaire peut épouser les circonstances les plus extraordinaires pour aboutir à un désastre annoncé. Sarah Paulson bouffe la pellicule de tout le monde et c'est bien normal tant elle est formidable dans ce "Marcia, Marcia, Marcia". Elle l'est toujours, dans toutes les séries, depuis American Gothic jusqu'à la dernière affreuse saison d'American Horror Story qu'elle arrivait encore à éclabousser de sa classe. Mais elle l'est encore plus dans celle-ci et encore plus cette semaine. Bravo.

Ok : elle a juste l'air un peu cruche, sur cette photo. Il faut voir la violence muette de la scène pour comprendre.

👍👍 DRAGON BALL SUPER Je dois être à peu près le seul, mais je ne m'attendais pas du tout à ce que le troisième arc de la série soit un tournoi. Notez que quelque part, ça doit bien me rendre sympathique et enthousiaste aux yeux du reste du monde, vu que s'il y a bien un truc auquel on pouvait s'attendre compte tenu de l'ambition "retour aux sources" de ce nouvel animé, c'était ça. Une chose est sûre : c'est vraiment chouette. Bien plus que les arcs Battle of Gods (qui malgré de bons moments manquait d'un scénario un peu vertébré) ou Résurrection de Freezer (qui malgré de bons moments aura sans doute été l'arc le plus prévisible et dénué d'enjeux dramatiques de toutes les séries Dragon Ball mises bout à bout). Cette fois, en revanche, on frise le sans faute, à condition toutefois d'accepter une volonté de plus en plus affirmée de s'éloigner du trait caractéristique des précédentes adaptations – pour le meilleur ou pour le pire (par exemple des personnages qui ont tous l'air à moitié anorexiques – on s'inquiète particulièrement pour Gohan). Reste que c'est souvent très con drôle ; on ne peut que se féliciter de la volonté très saine de ne pas prendre tout ceci trop au sérieux, en faisant la part belle à la dérision et en mettant le plus souvent possible les personnages les plus austères (Vegeta, Piccolo) dans des situations les plus grotesques. Voilà bien longtemps que la mort ne veut plus rien dire dans Dragon Ball, tout comme le concept de puissance a fini par devenir quasi abstrait. Mieux vaut donc en rire un maximum, et les quatre ou cinq derniers épisodes, vraiment inventifs et bien écrits, font parfaitement mouche – peu importe ce qu'en diront les fans... voire Toriyama lui-même, qui commencerait à prendre ses distances. Je veux bien considérer que pour un Japonais, dire "il m'arrive de me plaindre de Dragon Ball Super" soit plus violent qu'il y paraît, n'empêche que le vénérable mangaka a surtout dit qu'il avait du mal à accepter que quelqu'un d'autre que lui s'occupe de son bébé (ce qui peut être un peu relou quand vous avez créé une véritable franchise... vous imaginez, vous, Stan Lee se mettant à commenter chaque adaptation de Spider-Man, des X-Men et compagnie ?). En fait, ses propos sont surtout embarrassants pour lui tant il a laissé faire tout et n'importe quoi avec Dragon Ball depuis 30 ans, sans jamais rien trouver à redire quand ça plaisait aux fans (extrêmement critiques vis-à-vis de DBS, parfois à juste titre – parfois en idéalisant un peu le passé, aussi). Akira Toriyama est un génie, c'est incontestable, mais on se doit aussi de rappeler qu'il a pris depuis longtemps l'habitude de discrètement pisser dans le sens du vent. Il ne tarissait par exemple pas d'éloges sur Dragon Ball GT à ses débuts, avant de se mettre à lui cracher dessus au moment de revenir aux affaires. Il n'a de même jamais hésité à encenser les qualités des innombrables O.A.V. de la série rien que pour pousser les gamins à aller les voir, alors que la plupart étaient des téléfilms bien pourraves. Et on ne parlera même pas du nombre de fois où il tenta de crasher Dragon Ball pour se consacrer à autre chose avant d'y retourner quasiment en rampant une fois que ses nouveaux projets avaient fait flop. Comment as été vendue Dragon Ball Super, déjà ? Ah oui : comme la vraie suite de DBZ, validée par son auteur en personne. Bizarrement, à ce moment-là, on ne l'a pas entendu dire Non, non, je n'ai rien à voir avec cette daube. A croire que la Toei ne lui avait pas envoyé les DVDs. On est d'autant plus gêné pour lui que malgré ses défauts, DBS est fondamentalement bien plus toriyamesque que ne l'étaient les derniers arcs de Z (oui, même le génial chapitre consacré aux cyborgs). A un moment, il faut aussi accepter que les enfants grandissent, surtout lorsqu'on est l'auteur de BD le plus célèbre et le plus riche du monde. S'agissant d'une œuvre aussi monumentale que Dragon Ball, qui a défini l'imaginaire de trois générations de gosses, on peut supposer qu'elle n'appartient plus depuis longtemps à son créateur ; chacun d'entre nous, chaque personne ayant grandi qui avec l'anime, qui avec le manga, a sans doute dans le fond sa propre idée de ce qu'est un bon arc de Dragon Ball. En dépit de tout ce que l'on peut trouver à lui reprocher, celui diffusé actuellement est assez proche de la mienne.

La caractérisation assez grotesque de Monaka et des autres nouveaux venus n'est pas sans rappeler les adversaires farfelus des premiers tournois (mais chut, faut pas le dire)

👍 FARGO (saison 2) Vous le savez, je n'aime pas être le mec qui nage à contre-courant. C'est pourquoi... bon, ok, ok : j'adore être le mec qui nage à contre-courant, mais j'essaie de rester discret et de ne pas forcer le trait. Ce n'est pas ma faute si la vérité absolue sur, au hasard, la dernière saison de Fargo n'a été écrite nulle part ailleurs (il faut dire que les gens étaient tous lancés dans une séance de masturbation collective, or il n'est pas facile d'écrire sans les mains). Non que cette seconde saison mauvaise, loin de là. Elle est vive, très rythmée, contient quelques excellents moments... mais je ne lui ai rien vu d'exceptionnel et ai même trouvé le tout un peu vide et hors-de-propos ; j'ai même vu des défauts que la série n'avait pas jusqu'alors, qu'il s'agisse d'un certain maniérisme dans la mise en scène, d'une caractérisation franchement faiblarde ou tout simplement d'un côté bavard assez fatigant lorsque tel ou tel comédien se lance dans la énième sentence pseudo-philosophique issue d'une mauvaise parodie de Pulp Fiction. On entend bien que tout cela n'est pas fait pour être pris au sérieux, soit. Le problème, c'est que si on sent bien que Fargo veut préserver son équilibre entre roman noir et burlesque, on rit beaucoup moins devant l'horripilant couple formé par Plemons et Dunst que l'on ne riait devant les pathétiques pérégrinations de Lester Nygaard (qui, c'est vrai, passait au second plan à un moment... peut-être justement pour ne pas user ce ressort). Le casting, d'une manière général, pose un véritable problème tant on a l'impression que la condition sine qua non pour décrocher un job dans Fargo cette année était d'avoir un nom connu et ce qui ressemblerait à une "gueule" dans l'imaginaire d'un mec n'ayant jamais vu autre chose que des films des Coen dans toute sa vie. C'est rigolo mais au final, dans la famille Gerhardt, le plus charismatique est de loin le père, qui ne dit quasiment pas un mot de la saison. Bref, une bonne saison, qui se regarde avec plaisir mais qui, au bout du compte, n'a pas grand-chose à raconter et ne ressemble pas tellement à la précédente, dont elle essaie de reproduire l'attitude générale mais dont elle n'arrive que par éclats à retrouver le fond (et sans déconner, comment est-il possible que Kirsten Dunst ait fini 2015 sans Drawa ?! Vous êtes tarés, les zamis).

👎👎 LEGENDS OF TOMORROW Rien. Encéphalogramme plat. Depuis la dernière fois qu'on en a causé ici, il y a bien eu un épisode, un seul ("Star City 2046", 1x06), pour laisser entrevoir quelque chose ressemblant à de la vie dans cette série en polystyrène. Mais les choses sont rapidement revenues à la normale et les scénaristes, probablement grisés par leur premier épisode réussi, ont depuis enchaîné les mauvaises idées à un rythme effréné. On ne va pas les lister, cela ne sert rien, comme chaque élément d'une série dont l'ineptie saute encore un peu plus aux yeux chaque semaine. Lorsqu'on en arrive à trouver un épisode potable parce qu'il prend l'initiative de concentrer tous les mauvais personnages dans une seule intrigue, c'est généralement très mauvais signe. Non seulement LOT ne s'améliore pas, mais elle a tendance à empirer en devenant toujours plus molle, toujours plus bavarde et toujours plus bête. On parle tout de même de la seule série à l'antenne (voire de la seule série dans toute l'histoire des séries, daytime soaps inclus) où l'on comptabilise trois fois plus de scènes explicatives que de choses à expliquer. De quoi aspirer à devenir légendaire, en effet...

"Et dire qu'il n'y a pas si longtemps je jouais dans Mad Men. Qu'est-ce que j'ai fait de ma vie, putain ?"

👎 LUCKY MAN Je citais plus haut Stan Lee en exemple de vieux monsieur profitant de la vie et ne se prenant pas trop la tête avec son héritage, mais qu'il soit bien clair cependant que je n'accorde pas plus qu'une attention polie à ce qu'il peut bien branler de ses journées en 2016. Et ce n'est pas Stan Lee's Lucky Man (de son titre entier, qui suinte autant l'humilité que le grippe ayant frappé le service marketing la semaine du lancement) qui risque de me faire changer d'avis. Si la légende vivante des comics n'y sert très certainement que de prête-nom histoire de rameuter quelques spectateurs, il pourrait tout aussi bien l'avoir signée de sa main que l'on n'y verrait que du feu : molle, ne proposant que du vu et revu et pas même sauvée par un James Nesbitt qui semble n'en avoir rien à secouer, Lucky Man passe sans problème pour l’œuvre d'un vieillard sucrant les fraises et prêt à recycler ses vieux gimmciks jusqu'à son lit de mort. Passionnant comme une visite chez l'arrière grand-père d'un autre.

👎 MADOFF On se demandait sincèrement à quoi pourrait bien ressembler l'affaire Madoff revisitée par ABC... naaaaan, j'déconne. On savait très bien que ç'allait ressembler à un gros soap qui ne s'assume pas, avec un acteur ringard qui allait en faire des caisses et des caisses. Et pourtant, il faut bien dire qu'on ne s'attendait pas à ce que ce soit à ce point. Vous vous rappelez Richard Dreyfuss en Dick Cheney dans le très mauvais film d'Oliver Stone ? Multipliez par deux. Oui, oui. Visiblement sur-motivé à l'idée que De Niro ait hérité du rôle pour une série concurrente, Dreyfuss en fait tellement trop... tellement plus que des caisses que ses partenaires, par moment, semblent à peine oser le regarder dans les yeux. Peut-être aussi qu'ils sont consternés de voir que le gars a ruiné tout le surplus maquillage de Robert Carlyle dans Once Upon a Tme pour... rien, puisqu'il réussit la prouesse de ne même pas ressembler à Madoff. Autant vous dire qu'on attend avec impatience la réponse de Bob, bien plus que de savoir à quoi ressemblera l'affaire Madoff revisitée par HBO (vu qu'on sait déjà que ce sera un bon gros soap se prenant très au sérieux et qu'on peut même quasiment écrire d'avance les critiques).

Non mais vous avez vu cet œil diabolique ? Un monstre. Un vrai. Du genre à manger des enfants. Hein ? Il a juste arnaqué une bande de connards de riches arrogants ? Sérieux ?!

👍 The VAMPIRE DIARIES (saison 7) Parfois, dans mon immense mansuétude vis-à-vis des mortels qui m'entourent, je fais un petit effort pour me planter une fois de temps en temps. Pas de bol pour eux, je n'y consens malheureusement que sur des sujets n'intéressant à peu près personne, comme les dix reboots qu'on ne verra jamais ou les saisons impaires de teen-dramas fantastiques ayant déjà largement passé la date de péremption. Bien heureux sont cependant ceux ayant eu l'occasion de discuter avec moi de The Vampire Diaries ces dernières années, qui ont ainsi pu constater que je n'avais absolument aucune vista concernant ce qui est tout de même le plaisir coupable numéro 1 des lecteurs du Golb. J'ai en effet d'abord annoncé que la série était morte et enterrée après la très moyenne saison 4 et la catastrophique saison 5, puis prédit que le personnage de Katherine Pierce reviendrait dès la saison 6 tant la série n'avait plus aucun intérêt sans elle, puis clamé que The Originals allait vite devenir bien meilleure et enfin, logiquement, prononcé l'avis de décès en apprenant que Nina Dobrev (que pourtant je ne pouvais plus encadrer tant son anorexie me rendait physiquement malade) quittait la distribution. Résultat des courses : Katherine n'est jamais revenue (puisque Dobrev a fini par se barrer), la saison 6 était la meilleure depuis longtemps, The Originals est devenue une énorme daube et dans sa septième saison, The Vampire Diaries a retrouvé du poil de la bête, s'est habilement recentrée sur les frères Salvatore... et a même réussi à placer quelques nouveaux personnages destinés à autre chose que mourir dans l'indifférence générale après avoir joué les mannequins H&M pendant une douzaine d'épisodes leur ayant quand même laissé le temps de coucher avec la moitié du casting régulier. Sans surprise, la série vient d'être renouvelée pour une huitième saison qui paraissait pourtant inespérée il y a encore six mois. Enfin, sans surprise... pour vous, bien entendu. Moi, il va sans dire que j'avais prédit que cette saison serait la dernière tant elle fleurait bon la série agonisante qui retrouvait un peu de vitalité avant le clap de fin.

Mieux vaut tard que jamais

👎 LOUIE (saison 5) Qu'il m'ait fallu presque un an pour venir à bout de huit pauvres petits épisodes en dit probablement plus qu'un long discours sur le déclin lent, continue et désormais inéluctable d'une série qui, en l'espace de quelques années, a réussi à faire passer le spectateur de l'émotion la plus profonde à l'ennui le plus intense. Soit, on prend acte que cette saison aura été bien moins irritante que la précédente, ce gloubiboulga arty dont on a déjà presque tout oublié, sinon un sentiment de morne plaine à vous dégoûter des souvenirs d'enfance de Jésus en personne. La saison cinq, elle, est juste molle, vaine, exception faite à la rigueur de son deuxième épisode ("A la carte"), le personnage de Pamela étant toujours suffisamment antipathique pour réellement provoquer des émotions au spectateur. Le reste ne relève que d'une mécanique tournant à vide, à l'image du double épisode final ("The Road"), qui ajoute à un sentiment de déjà-vu une impression de vacuité totale. Louis n'aime pas voyager (on le sait depuis longtemps), il s'ennuie, il n'aime pas les hôtels, il fait son spectacle, il fait pleurer son gentil chauffeur (il fait pleurer quelqu'un dans quasiment chaque épisode de la saison), il est con, il est gentil, il est con mais il a un cœur, il a faim, il mange, il a l'air intelligent avec ses lunettes, il recueille une petite fille perdue, il perd sa valise... c'est répétitif, prévisible mais surtout, ce n'est jamais ni drôle ni même vaguement émouvant. Peut-être parce qu'au fil des années il a accorde de plus en plus d'importance à la carrière de son double dans la storyline du show (ce qui n'était le cas que de loin dans les premières saisons, où elle se résumait aux scènes de comedy club), Louis CK ne touche plus vraiment – normal : il a désormais l'air de ce qu'il est, à savoir une star relativement sympa qui passe sa vie à se plaindre de celle-ci, même quand il ne fait rien de particulier. A en croire la critique, qui comme chacun sait a toujours raison, c'est passionnant.

La poésie de la vie moderne selon Louis CK ? Une conversation philosophique en plein rayon P.Q. Même Houellebecq n'aurait pas osé.

👎👎 The NEWSROOM (saison 3) J'ai passé un épisode et demi à me demander ce que j'allais bien pouvoir trouver comme excuse pour justifier d'avoir mis tellement de temps à finir The Newsroom. Et puis soudain, l'évidence m'a frappé : n'était-ce pas plutôt Sorkin qui nous devait des excuses pour cette ultime saison lourdingue au possible, plus didactique et réactionnaire que jamais, avec en guise d'apothéose une histoire de déni de viol à vous donner envie de vous mater une compile Youtube des meilleures répliques d'Elliott Stabler ? Si j'ai toujours eu des réserves sur la série, rarement elle m'aura paru aussi absolument détestable que durant ces six derniers épisodes où Papa Aaron vient vous faire la morale quasiment à chaque scène. Mieux vaut tard que jamais ? Non non, dans le cas de cette saison 3, mieux valait jamais. Voire dans le cas de toute cette série qui, à l'heure des bilans, n'aura été qu'un énorme ratage ; un show qui aura plus souvent fait parler de lui pour ses innombrables défauts que pour ses qualités, n'aura jamais réussi à provoquer dans l'Agora les débats qu'il entendait modestement déchaîner, et dont même les fans les plus acharnés sont obligés de reconnaître que ce n'était vraiment pas terrible.

28 commentaires:

  1. ENCORE DRAGON BALL?! Hé mais ça suffit maintenant, je vais le prendre perso!! :D

    Sinon bien d'accord avec toi sur Fargo, putain ça fait du bien de lire enfin une voix discordante (mais j'aurais du me douter que c'était juste parce que tu l'avais pas encore vu); un bon moment oui mais pas de quoi se relever la nuit, la saison 1 était bien mieux écrite et plus originale (et les persos plus sympathiques malgré leur épaisse couche de connerie).

    J'avoue par contre trouver Lucky Man sympa même si tes reproches sont fondés..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne vois pas de quoi tu parles, concernant Dragon Ball ^^

      Supprimer
  2. Je n'ai vu que Fargo dans toute ta liste et tu mets des mots sur un ressenti que je n'arrivait pas à exprimer. Oui, c'est toujours bien, mais il manque quelque chose par rapport à la première saison...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un propos, peut-être ^^

      J'ai bien aimé cette saison mais je pourrais un peu lui appliquer ce que j'avais noté à propos de True Detective : après deux chapitres de cette "anthologie" je n'ai toujours aucune idée de ce dont parle Fargo. Je sais maintenant identifier tous ses gimmicks, en revanche je n'ai aucune idée de quels sont ses thèmes et ses ambitions, à part "montrer qu'on peut très bien faire du Coen sans les Coen"... et c'est là, normalement, que je précise que j'ai toujours trouvé les Coen très surestimés :-(

      Supprimer
  3. The Vampire Diaries renouvelée ?!!! <3

    Je confirme que tu as prédit son annulation au moins trois fois depuis le début de la saison.

    Par contre je ne trouve pas que ça reprenne "du poil de la bête". La saison 6 était beaucoup mieux.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je trouve aussi que la saison 6 était mieux, mais elle avait quand même beaucoup des défauts des précédentes (notamment ce côté totalement éclaté donnant l'impression qu'il y avait 200 intrigues superposées les unes avec les autres, sans parler de personnages secondaires transparents). La saison 7 est un peu moins intense et surprenante, c'est exact, mais elle est aussi beaucoup plus aérée et agréable à suivre.

      Supprimer
  4. Et pas un mot sur l'excellent épisode de The Good Wife cette semaine ? :-(

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai hésité. Dans le G.E.S. précédent aussi, d'ailleurs, car l'épisode d'avant était déjà très bon. Mais d'un autre côté, si ces épisodes n'avaient pas été isolés au milieu d'une saison relativement ratée, je ne sais pas s'ils auraient autant attirés l'attention (celui avec le terroriste, sûrement ; celui de cette semaine, j'en suis moins convaincu...)

      Bref : il est très vraisemblable que tout cela se termine en article sur le series finale, donc je me suis dit que de toute manière, c'était mieux de garder mes cartouches.

      Supprimer
  5. Je soutiens Lucie, sur ce point. Pour une fois, cette saison, que nous avions un bon épisode !
    Globalement d'accord concernant les autres titres. Legend of Tomorrow est une plaie, je vais arrêter sous peu, je pense. Dommage, cela promettait, sur le papier...

    Bonne fin de dimanche.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai bien peur de suivre le même chemin. Huit épisodes, c'est déjà plus que ce que j'accorde à une nouvelle série en temps normal...

      Supprimer
  6. (Au passage : j'ai vu l'échange sur Facebook, et je trouve l'idée du jeu très bonne ;-)

    RépondreSupprimer
  7. Non, tu n'es pas le seul pour Fargo ;) Preuve en est que je suivais la série de manière hebdomadaire puis, par lassitude, à la longue, j'ai suivi de loin en loin en me forçant un peu. A ce jour, et c'est idiot, il me reste toujours trois épisodes.

    Certes, c'est bien fait mais c'est creux. La satire du rêve américain fait chou blanc et, contrairement à la saison précédente, j'ai trouvé au contraire que tout cela était longuet. Même les dialogues tombent à plat. Et puis dans le genre guerre de clans, on a vu bien mieux, notamment dans Justified que tu aimes tant...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non, je vois ça en effet, mais je ne m'y attendais pas du tout. On n'a pas été nombreux à prendre a plume pour l'exprimer, en tout cas ^^

      C'est marrant mais je n'avais même pas pensé à la comparaison avec Justified, qui pourtant s'impose. Fargo m'a toujours plus fait penser à Breaking Bad (et dans cette saison, ce sont plutôt les mauvais côté de BB... ou les moins subtils, disons...)

      Je t'avoue que j'ai moi-même failli arrêter à deux épisodes de la fin. Je ne trouvais pas ça mauvais du tout mais je n'éprouvais plus aucun intérêt pour ce que je regardais. Comme quoi les chaînes ont raison de produire de plus en plus d'anthologies parce que si Fargo avait été une série "normale", c'en était fini en ce qui me concerne. Alors que là, je serai sûrement au rendez-vous de la saison 3 (mais peut-être encore moins à l'heure que cette année...)

      Supprimer
    2. J'ai failli le faire. Et puis faute de temps et d'envie, j'ai passé l'éponge. D'ailleurs, j'ai du écrire sur l'une des numéros du GBS que je m'étonnais de l'accueil dythirambique de la saison 2 de Fargo.

      Et la saison 3 de The Newsroom, c'est comme IJ4, elle n'existe pas non plus ^^: tout est mauvais. Et pourtant, je l'ai aimée cette série. Mais là, mon Dieu... J'en avais presque oublié cette histoire de viol tellement ces six épisodes (six ou huit ?) peinaient à rassembler une forme de conclusion; laquelle avait plus ou moins eu lieu dans la précédente d'ailleurs.

      Supprimer
    3. Non non, six, mais pour ce que j'en sais il y aurait pu y avoir 24 tant j'ai eu le sentiment que ça n'allait jamais finir ^^

      C'est quoi, le GBS ?

      Supprimer
    4. Je voulais écrire le GES. Pour Golbeur En Séries. Mais, de toute évidence, je me suis foiré.

      Autre chose également, concernant la saison 2 de Fargo: contrairement à la précédente, elle manque d'humour je trouve...

      Supprimer
    5. Aaaaaaaaah ! Bof, tu sais, c'était la première fois que j'utilisais l'abréviation GES, alors je n'aurais peut-être pas plus compris de quoi tu me parlais ^^

      Je ne me rappelais pas que tu en avais déjà parlé...

      Qu'elle manque d'humour, je ne sais pas trop. J'ai plutôt l'impression qu'elle essaie d'en avoir, sauf que ça ne marche du tout :-/

      Supprimer
  8. Bien vu de rappeler la responsabilité de ce bon vieux Akira, mais Dragon Ball Super reste une déception. La direction artistique est arnachique, avec certains épisodes très réussis (récemment : le premier avec Champa), pour d'autres horribles (celui de la semaine dernière). Les dessins suivent la même voie : des fois ils sont chouettes, des fois je me dis que je dessinais mieux les héros de DBZ quand j'étais en primaire :(

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce n'est pas faux (surtout ce que tu dis sur le dernier épisode qui était à chier) mais je n'y peux rien, j'aime bien !

      Supprimer
  9. Qu'est-ce que tu aimes moquer les "critiques", décidément... Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais c'est dans presque tous les articles désormais. Tu vires populiste ou quoi ?

    Je ne vais pas me faire le défenseur de la presse, mais on ne va pas reprocher aux critiques d'encenser des choses ambitieuses comme Louie ou Fargo. C'est leur boulot.

    Et puis toi, qu'es-tu, sinon un "critique" ?

    Je ne veux pas couper le cheveu en quatre, j'aime énormément ce blog mais, à la longue, la répétition de ces remarques me mets mal à l'aise. C'est une facilité dont je trouve qu'elle abaisse un peu ton propos, souvent pertinent.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Adieu CULP! j'ai été content de te connaître et j'aimais bien tes commentaires, sache que pour moi tu ne méritais pas ce qui va te tomber dessus dans 1 2 3 4....

      :D

      Supprimer
    2. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

      Supprimer
    3. SERIOUS >>> ;-)

      C-U-L-P >>> J'ai bien conscience de l'ambiguïté de ma position, à cette petite nuance près tout de même que quand je décide de raconter n'importe quoi n'importe comment, je le fais gratuitement et pour mon propre plaisir ;-)

      Ce que je moque, ce ne sont pas les critiques en tant que tels ; ce sont les effets de meutes, qu'ils soient critiques ou non. Et si je ne manque jamais l'occasion de mettre une torgnole à "lacritik" en en faisant de manière exagérée un tout indivisible, il faut aussi percevoir l'ironie et noter que je n'accorde guère plus d'estime à ses innombrables suiveurs. D'ailleurs, à l'époque où il y avait beaucoup plus de blogs comme celui-ci (enfin, qui essayaient laborieusement - il n'y a évidemment qu'un seul Golb ^^), je ne manquais jamais non plus d'exploser les engouements bloguiens, même quand ils émanaient de gens que j'appréciais par ailleurs (ce qui m'a valu nombre d'inimitiés). D'une manière générale, ce sont le panurgisme, l'inculture et la malhonnêteté intellectuelle que je fustige, en particulier lorsqu'ils émanent de gens supposés être des références dans leur domaine. Pas le fait d'exercer son métier comme on le peut :-)

      Bon et puis à cela s'ajoute bien sûr le mépris caractérisé que ces mêmes "critiques" peuvent afficher vis-à-vis des blogueurs, internautes et autres réseaux sociaux, pourtant majoritairement composés de... leurs spectateurs/auditeurs/lecteurs. Gardons tout de même à l'esprit que la quasi totalité des critiques culturels de ce pays n'ont absolument aucune légitimité autre qu'avoir été au bon endroit au bon moment. En un sens, acquérir sa légitimité sur le tas est d'autant plus respectable, mais cela impose aussi de ne pas péter plus haut que son cul ni oublier d'où l'on vient. Chaque fois que je vois un journaliste de la presse culturelle monter au créneau contre tout ce peuple dégoûtant s'exprimant sur le Net, j'ai du mal à ne pas avoir envie d'ouvrir la boite à baffes, sachant que la remarque n'émane pas de courageux reporters de guerre mais de mecs dont l'expérience de terrain la plus dangereuse de leur existence a été de piquer des petits fours à une avant-première ou dire un gros mot devant un artiste qu'ils aimaient, et dont l'essentiel de l'activité se limite à écrire dans un style passe-partout une demi-douzaine de banalités en direct live de leur canapé. Soit donc exactement la même chose que ce que font tous ces gens si illégitimes sur le Net. Alors certes, la manière dont beaucoup évoquent avec nostalgie le bon vieux temps de leur toute puissance où le péquin moyen buvait leurs paroles devant sa télé ou son journal a quelque chose d'attendrissant. Je n'y peux rien, les vieux m'émeuvent, et depuis tout petit je suis passionné par les dinosaures. Ils n'empêchent que c'est quand même un peu à ma gueule qu'ils crachent aussi, position d'autant plus hypocrite que quand c'est pour c'est pour me pomper éhontément dans leurs travaux, comme c'est arrivé à plusieurs reprises depuis dix ans, je ne semble bizarrement plus si infréquentable. Je n'en fais pas toute une affaire, je n'écris pas non plus des kilomètres d'articles pour défoncer leur vieux monde déjà en ruines, je ne traîne pas en justice certain pseudo-journaliste très respecté qui a quasiment copié/collé un de mes textes dans son bouquin ou ce caricaturiste qui il y a quelques années a littéralement décalqué un dessin d'Alf pour Le Golb, maintenant je ne vais pas non plus tendre l'autre joue et si j'ai l'occasion de souligner l'état de déliquessence de cette corporation autrefois admirable, je ne vais pas manquer ma cible. Si ça fait de moi un populiste, qu'à cela ne tienne ! Au moins, moi, je ne me suis pas auto-persuadé que j'appartenais à une quelconque élite éclairée. La vérité, je la détiens de droit divin :-D

      Supprimer
    4. Mais ce n'est pas une réponse, c'est un festival de punchlines ! :-)

      Je te comprends un peu mieux (mais je ne doutais pas qu'il y avait de saines motivations).

      Je voulais surtout pointer le côté répétitif de ce procédé.

      Supprimer
    5. Répétitif ? Peut-être, je ne me rends pas compte. Ce que je sais en revanche c'est que ce n'est pas une nouveauté sur Le Golb. Alors si je suis peut-être populiste, ce n'est assurément pas un "virage" :-D

      Supprimer
  10. Pour le moment, American Crime Story est ce que j'ai vu de mieux, en 2016. J'avais les mêmes craintes que toi, quand j'ai vu son sujet, pourtant c'est à peine si je me rappelle que je connais déjà la fin de l'histoire. Fantastique, et tous les acteurs sont géniaux, même ceux qui apparaissent peu, comme Connie Britton ou Jordana Brewster.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comme je le disais dans l'article, j'ai quand même toujours des réserves. Je ne suis pas "à fond dedans" quand je le regarde, en tout cas pas tout le temps. Je lui reconnais en revanche de réussir à rendre très rythmée et fluide une intrigue assez complexe...

      Supprimer

Si vous n'avez pas de compte blogger, choisir l'option NOM/URL et remplir les champs adéquats (ce n'est pas très clair, il faut le reconnaître).