vendredi 31 mai 2013

[CDG2013] Le Parmentier de mai

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En gros, le mois de mai a commencé par de la pluie, fini par de la pluie et entre les deux, on a juste appris la disparition d'un camarade-collègue-voisin-pote qui a plus qu'à son tour nourri cette rubrique de découvertes et de commentaires piquants, en infatigable dénicheur de trucs inconnus qu'on s'empressait d'aller chroniquer en prenant des airs intelligents. On ne se connaissait pas suffisamment pour qu'il ne soit pas de très mauvais goût de s’appesantir sur le sujet, mais enfin. L'animal traînait sa queue tachetée dans cette rubrique depuis ses tout débuts ; impossible de ne pas profiter de cette édition pour lui adresser un ultime "coucou". Et un vrai "merci".

👍 It's up to Emma - Scout Niblett

Elle fait son truc, Emma. Dans son coin, sans faire chier personne. Certains appellent cela de la radicalité ; en réalité, elle semble surtout se contenter d'être elle-même. It's up to Emma ? Bah ouais. Quoi d'autre ? S'il peut crisper un peu parfois, et si on lui reprochera toujours plus ou moins à juste titre son manque d'originalité, le grunge osseux de Scout Niblett réussit toujours à choper l'auditeur par le colbac, souvent pour lui coller une bonne baffe dans la gueule - plus rarement pour lui caresser la joue.
Mine de rien le temps passe, mais à quarante balais dans quelques mois, Emma Louise a toujours cette silhouette enfantine cachée sous des fringues informes et cette voix de petite fille martyrisée par la vie. On alterne entre envie de l'engueuler et besoin de la cajoler, sans savoir quelle posture choisir.
Comme tout les précédents, cet album pour frat kids n'ayant jamais entendu dire que Kurt Cobain était mort inspire des sentiments mitigés. La détresse, la vraie, n'est pas un sentiment que l'on se prend en pleine tronche avec plaisir - même lorsqu'elle est joliment habilement mise en scène. It's up to Emma est presque l'antithèse d'un album cool, on se demande même parfois comment son auteure réussit à avoir de bonnes critiques. C'est un disque fatigué, plus blues que n'importe quel autre en un sens, à destination des gens qui se rongent les ongles et pensent au suicide au moins une fois par trimestre. Même pas besoin de se fatiguer à écrire des lyrics désabusés quand on constate que même le riff de "No Scrubs" revisité à la sauce Niblett et d'une insondable mélancolie. Une constante chez la jeune femme, probablement auteure - ici comme ailleurs - de quelques uns des riffs les plus tristes de toute l'histoire de la guitare électrique. Un peu lugubre, oui. Un peu ado qui a trop les nerfs contre la vie et ses parents, sans doute. Mais qu'est-ce qu'on s'en fout, dans le fond ?



Les Autres disques de mai en une poignée de parce que...

Truc bruyant Alan B. Clay - The Slaughterhouse 5 - Parce qu'en général, quand un groupe vous contacte pour vous dire "vu les groupes que vous semblez aimer, je pense que notre projet blabla", c'est faux et vous éclatez de rire au bout de trois morceaux. On l'aura compris, rien de tel avec ces feux follets math danois qui, si on oublie leur goût immodéré et un peu vain pour les interludes, ont bon sur quasi toute la ligne (à commencer par le nom).

Mini-tarte aux pops Antipathy - GUMS! Parce que c'est un bout des Plimpton's, dont nous parlions le mois dernier, mais surtout parce que cet EP est certainement le truc pop le plus cool, insouciant et enthousiasmant qu'on ait entendu pour l'instant en 2013. Six titres nickels pommes-chips à savourer en toute gratuité légale par-ici.

Folk Black Pudding - Mark Lanegan & Duke Garwood Parce que l'espace d'une poignée de titres, on se surprend à y croire, à cet album guitare-voix que le loup de Seattle nous doit depuis bientôt trente ans. Finalement non, mais la plupart du temps, c'était quand même vachement bien essayé.

Everything's Revival, disent-ils Blow out - The So So Glos Parce qu'on avait bien aimé ces New Yorkais à leurs débuts. Parce qu'ils avaient déçu et reviennent autrement plus en forme, ce qui ne peut être qu'une bonne nouvelle. Peu importe qu'ils sonnent toujours autant comme un mélange pas possible entre les Libertines et le skate-punk.

Pause mignonneté Child Ballads - Anais Mitchell & Jefferson Hamer Parce que petit disque qui relève plus de l'EP que de l'album confirme ce qu'on soupçonnait depuis quelques temps maintenant : Anais Mitchell n'est jamais aussi inspirée que lorsqu'elle est en bonne compagnie.

Légendes lo-fi English Little League - Guided By Voices Parce que c'est reparti comme en 14, les albums qui poussent comme des champignons et les chansons fulgurantes/cheap/barrées/splendides/nulles à chier - selon les moments. Sûrement leur album le plus abouti depuis la reformation.

Spongieux False Idols - Tricky Parce qu'il n'y avait que lui pour avoir l'excellente idée de baptiser un album - et un label - de la sorte. Parce que Tricky est peut-être bien en effet la dernière véritable Idole, et qu'il a bien le droit de pisser sur la concurrence. Parce que si ce nouvel opus n'est évidemment pas le Maxinquaye volume 2 qu'il essaie de nous vendre (mais qui y croyait ?), il y retrouve bien en revanche une forme d'épure, une sensualité et une mélancolie l'on désespérait de réentendre un jour sur un de ses disques. Bon retour parmi les tiens, tonton presque-Dieu.

French Wave French Cowboy & The One - French Cowboy Parce qu'on a beau savoir depuis le temps qu'il y a autant de French Cowboy qu'il y a d'albums de French Cowboy, on se fait malgré tout surprendre à tout les coups - et que cette fois-ci, c'est un quasi sans faute. New wave dopée aux hormones, rock'n'roll sans attache, ce nouvel opus réussit la singulière performance d'être simultanément ce que le dernier Depeche Mode et le dernier Primal ne parviennent même pas à atteindre en rêve. Bien joué.

Folk-blues-barbu Hubcap Music - Seasick Steve Parce qu'il nous l'avait promis-juré avec son album précédent, Steve : ce ne serait pas au vieux singe qu'on apprendrait à faire la grimace. Deux ans et un disque plus tard, on ne peut qu'opiner du - et face au - chef.

Branchés repentis Monomania - Deerhunter Parce que sûr que si j'étais un fan de Deerhunter, je l'aurais mauvaise en écoutant cet album. Fort heureusement je suis un odieux suiveur qui ne s'est intéressé au groupe que sur le tard, lorsque celui-ci a eu la bonne idée de commencer à écrire des chansons. Je n'ai donc aucun problème à le voir sonner de plus en plus pop et signer quelques unes des meilleures chansons de blur depuis son split. Mieux, j'ai même envie de les encourager dans cette voie, non pas uniquement parce que j'aime l'idée de voir les lecteurs de Pitchfork défrisés, mais tout simplement parce que ce Monomania se révèle un peu plus chouette à chaque écoute.

Doom Doom Boys The Mouths of Madness - Orchid Parce que le voilà, le metal qui mettra toujours Le Golb dans tous ses états. Chevelu, velu, heavy as a fucking really heavy things et biberonné aux Sabbath et autres B.O.C. Rien de très original ? Peut-être, et après ?

Je ne sais pas si je dois le dire Random Access Memories - Daft Punk. Parce ce disque supra dance et mega disco, je le trouve surtout vachement psyché. Ça reste entre nous, bien sûr.

Hip hop lancinant Some Say I so Say Light - Ghostpoet - Parce que c'est une des meilleures surprises de cette première moitié d'année. Il faut le reconnaître. Lorsqu'on tombe sur un disque comme celui-ci, mélancolique, groovy, sensuel... peu importe que ça ne réinvente pas la roue, on signe des deux mains.

Jukebox psyché Super Forma - Orval Carlos Sibelius Parce que si un bon ouvrage psyché doit savoir s'affranchir du temps et de l'espace, celui-ci mérite une place de choix auprès de la crème du genre. Parce que contrairement à ce que vous diront les mauvaises langues en croyant bien faire, on ne pense pas aux Beatles, à Barrett ou à Love en l'écoutant. On réussit à les oublier. Chapeau.

Rock'n'Cool Tweaker Two - Hypocrite In A Hippy Crypt Parce c'est la règle : chaque sélection du Golb doit avoir son petit album indé sympa, qui n'invente pas la poudre mais dont le songwriting est suffisamment solide pour donner envie se le repasser plusieurs fois durant les semaines suivantes. Hypocrite In A Hippy Crypt est l'heureux élu du mois du mai, qui en plus d'avoir un nom suffisamment con pour paraître génial propose une garage-indie-pop aux mélodies suffisamment bien troussées pour paraître entêtantes. Que demande le peuple ?

39 commentaires:

  1. waouh, on dirait du Kristin Hersh... il est peut etre temps que je retente ma chance avec Scout...

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    1. Pourquoi, tu lui avais collé un râteau ?

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    2. ouais, mais c'était l'époque où j'enchainais les folkeuses, je me tapais régulièrement Alela Diane... elle est arrivée après la vague, j'en avais un peu ma claque...

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    3. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences, parce qu'outre que Scout Niblett n'est pas - du tout - une folkeuse, elle arrivée AVANT la vague (premier album en 2000) ;-)

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    4. je sais mais moi un pote me l'a présentée bien après son premier disque... en revanche je l'ai toujours pris pour une folkeuse... en plus sombre...

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    5. Bah tu t'es bien fait avoir :-)

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    7. (tiens, pour le plaisir, mon morceau préféré de Scout... pas vraiment folk à couettes ^^ http://www.youtube.com/watch?v=YM6uSDYsAVM )

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    8. ah ouais effectivement... Le pote en question m'avait présenté aussi Shannon Wright. Dont je suis devenu progressivement fan. Alors que là, le titre que tu proposes, j'aime pas trop...

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    9. Au moins ce sera en connaissance de cause ;-)

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  2. Moi je le trouve vachement cool ce Lanegan, même si effectivement il n'a pas l'ampleur qu'on pourrait en attendre. Peu ambitieux mais bien plaisant.
    Même avis que toi sur Deerhunter, si ce n'est que j'apprécie tous leurs albums (je suis un peu plus Pitchforkien que toi, y'a pas de mal en même temps). Je lui préférais néanmoins le dernier, qui avait de meilleures chansons je trouve.
    Et sans surprise, j'aime beaucoup le Ghostpoet. Les lyrics sont moins cool que sur son premier album, mais les instrus sont beaucoup plus cherchées, donc ça compense.
    Et je ne parlerais pas de Daft Punk, trop difficile d'exprimer tout ce que j'en pense en quelques phrases. Je dirais simplement qu'il m'est déjà sorti de la tête...

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    1. En fait je le trouve tout de même un peu monotone et inégal sur la longueur, le Lanegan. Je l'avais beaucoup aimé les 3, 4 premières écoutes, et puis finalement au fil du mois je me suis lassé et n'en garde que quelques titres.

      Sinon j'adore l'expression "je suis un peu plus pitchforkien que toi", ça me fait... ça me fait rêver :-)

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  3. Le morceau de Scout est trop beau. Mais le reste de l'album est un peu chiant des fois.

    Sinon, j'adore vraiment la nouvelle formule du CDG qui permet de découvrir plein de trucs au milieu des "pointures".

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    1. Un peu chiant ? Ah non, ce n'est vraiment pas ce qui me vient à l'esprit. Si je devais vraiment faire un reproche, ce serait juste que c'est un peu toujours pareil et que ça manque un peu de surprises...

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  4. Hé mais c'est cool comme tout Gums ! Et Slaughterhouse, très bon ! Encore de bonnes découvertes estampillées CDG :)

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  5. Pas de Primal du coup ? Il est plutôt pas mal le dernier.

    J'ai l'impression de connaître de moins en moins de trucs dans tes sélections mensuelles. Et d'écouter alors là, à part Tricky en fait je crois que je m'en suis pas fait un seul (à part le Daft à mon corps défendant, pas mauvais mais bon on est loin des premiers Eps...)

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    1. Oui, il est pas mal, le Primal. "Pas mal".

      Après je n'ai jamais été super fan de Primal Scream, tu le sais. A part Riot City Blues, leur album Stones, et Screamadelica parce que c'est tout de même un putain de chef-d’œuvre, je suis tout de même loin d'être inconditionnel.

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    2. Moi je l'ai trouvé plutôt bon, voire très bon le Primal Scream. Bon c'est 2 fois trop long et y a des trucs d'un goût discutable, mais j'avoue que j'aime beaucoup l'écouter.

      Sinon quid du dernier QOTSA (j'aimerais juste avoir ton avis, je l'ai pas trouvé exceptionnel, sauf quelques titres), ou même du très bel album de Mark Kozelek & Jimmy Lavalle ?

      Bon j'aime pas faire le chieur alors je dirais quand même que je suis absolument d'accord pour le Deerhunter et le Ghostpoet, deux très bons albums surtout celui de Ghostpoet !

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    3. N'en remet pas une couche, j'ai jamais réussi à trouver une version potable du Kozelek/Lavalle, et j'avais pas de sous pour l'acheter :-(

      Le QOTSA sort en juin, donc on en parlera... en juin ;-)

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    4. Ah zut, il est pourtant superbe le Mark Kozelek ! Ce sera pour le mois prochain j'espère !

      Et oui c'est vrai que le QOTSA sort en juin, on a tendance à oublier les dates de sorties officielles avec internet ;-)

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    5. Non non, moi je n'oublie pas mais c'est mon côté vieille école :-)

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  6. Eh bien, heureusement qu'il y avait Tricky, car sinon je crois que c'était la pire sélection du Golb de l'année, pour rien :)

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    1. Qu'elle est difficile :)

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    3. Oui, je suis bien d'accord avec toi. Plus elle vieillit plus cette fille est une carne ;-)

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  7. Le French Cowboy possède quelque bon titres mais souffre d'une production trop cheap à mon goût et surtout souffre d'un affreux ventre mou en milieu de disque. Rien à voir avec le très bon Depeche Mode (même si je n'ai pas franchement saisi le rapport) dont le seul défaut est d'avoir été annoncé par un single indigne et de posséder des morceaux "remplaçants" ("always" et "all that's mine") bien supérieurs à certains "titulaires" ("heaven donc et le refrain minable de "secret to the end"). le tout reste quand même 100 coudées au dessus de French Cowboy.
    Tout comme le Primal Scream (là aussi: quel rapport?????) qui sort juste son meilleur album depuis l'extraordinaire "XTRMNTR".

    Ah, et le dernier Deerhunter ou comment se saborder avec le pire début d'album qui m'ait été donné d’ouïr depuis lurette...
    le reste du disque est plus sympa, surtout "the missing" et "THM" bien que cool ressemble plus à une face b des mésestimés Married Monk. Leur plus mauvais disque selon moi.

    PS: il faut absolument découvrir l'album "délivrance" de Gratuit, le meilleur truc sorti cette année!

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    1. Quel rapport ? Pourtant les moments où le French Cowboy évoque Depeche Mode sont assez nombreux, notamment au début. Primal c'est plus subjectif, je veux bien l'admettre. Pas faux sinon concernant le ventre mou.

      Le Gratuit est effectivement pas mal du tout, mais il n'est pas sorti l'an dernier ?

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    2. (sinon on ne sera vraiment pas d'accord sur le Depeche Mode, une grande déception d'autant que jusqu'alors j'avais toujours trouvé des choses positives à dire sur chacun de leur disque, mais je ne vais pas essayer d'argumenter face à quelqu'un qui trouve que le seul défaut de l'album est son single, je ne vois pas comment on pourrait s'entendre à la fin, même en passant par les chemins de traverse. Ce qui n'est pas très grave ;-))

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    3. Tiens, tu réponds aux trolls maintenant ? :)

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    4. Ma foi, je réponds à qui j'ai envie quand j'ai envie, non ? ;-)

      Et puis faut vraiment arrêter avec cette manie de plus en plus répandue sur le Net de traiter toute personne exprimant une opinion contradictoire de "troll". C'est pas ça, "troller", faut arrêter cinq minutes. Il n'y a pas que les lecteurs habitués qui ont le droit d'être en désaccord. Sinon on reste entre-soi et on fait un forum.

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  8. A Serious Moon, si toute personne cumulant la double tare d'émettre un avis contraire tout en ne faisant pas partie de votre petit club d'habitués se révèle être un troll, alors c'est ce que je dois être... Ceci dit il est vrai que cette fois je ne me suis pas présenté (ce qui n'est pas très poli j'en conviens), mais il m'est arrivé de poster ici sous le nom de Dale C.

    A Thomas: merci de ta saine réaction.
    Je ne suis pas toujours d'accord avec tes goûts et ta propension à toujours privilégier "david" à "goliath" (vive les petits trucs confidentiels et mépris des grosses cylindrées).
    Mais j'aime ton blog, j'aime ton style et j'aime ce que tu es (du moins ici puisqu'on ne se connait pas en dehors). Je lis systématiquement tous tes articles depuis plus de deux années et ça continuera.
    Et je suis content que tu sois revenu.
    Cordialement,

    Dale le troll gentil

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    1. Je t'en prie, aucun problème.

      C'est marrant ce que tu dis sur David/Goliath, parce qu'on m'a souvent fait le reproche inverse. Plus exactement, on m'a souvent fait remarquer (je ne crois pas que ça se voulait un "reproche") que je disais souvent du bien de trucs confidentiels, en effet, mais qu'au final les gros articles de deux pages, je les réservais le plus souvent à des artistes plus "établis" (ce qui est aisément vérifiable).

      Ça prouve bien qu'il est difficile de contenter tout le monde et que dans le fond, tout cela dépend beaucoup du regard du lecteur. La vérité c'est que personnellement, je ne fais pas réellement de distinction. Que ce soit en bien ou en mal, j'écris surtout ce qui m'interpelle et, dans les sélections mensuelles, je mets ce qui m'a particulièrement plu, tant pis s'il s'agit de Tricky ou Daft Punk ou - le mois dernier - Kid Cudi (album dont je ne me lasse pas cette année, et qui pourtant est un des plus gros hits de l'année ^^). Je ne suis vraiment pas un forcené de l'underground, même si bien sûr, et notamment dans les sélections mensuelles, j'essaie aussi de mettre en valeur des trucs dont on parle peu ou pas ou moins. Mais ça ne veut pas dire que je ressente de mépris particulier pour ce dont on parle. Je marche vraiment beaucoup - énormément, passionnément - au flash, et il y a vraiment des tonnes de trucs mainstream que j'adore, voire même des trucs carrément FM (j'ai même déjà confié ici mon amour pour Bon Jovi ^^)

      Après là, c'était un mauvais exemple parce que le DM m'a vraiment soûlé (mais j'y reviendrai sûrement dans quelques temps... c'est quand même DM) et que Primal, comme je le disais dans un commentaire plus haut, c'est un groupe qui m'a toujours laissé assez indifférent à part quelques disques voire quelques chansons. Mais bon, il est assez vite fait de vérifier que parmi les disques auxquels j'ai accordés le plus de pages cette année, on trouve Shannon Wright, Nick Cave et David Bowie, pas vraiment des mecs ultra-undergrounds dégottés un dimanche soir sur un bandcamp perdu.

      Sur ce, je te souhaite une bonne soirée, cher troll mignon :-)

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    2. Hé bon, je suis désolé mais la manière de rebondir sur juste une vanne à propos de groupes dont l'article parle pas faisait un peu troll! Mea culpa et sans rancune.

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    3. T'es mignon mon petit Lune Sérieuse ;-)

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  9. Ah mince j'avais pas vu ton com sur DM!
    Sais tu que je l'ai d'abord trouvé bien naze ce Delta Machine?
    Aujourd'hui je le trouve très bon même si en deçà de l'excellent "playing the angel".
    DM est mon groupe favori tu m'as démasqué! Mais je reste ouvert au dialogue et à la critique.
    La preuve, c'est que moi le cageot de tomates, je l'avais plutôt sorti pour SOTU et Exciter.
    Qu'as tu donc trouvé de si décevant dans le dernier?

    Dale, le troll mignion.

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    1. Je t'assure, ton amour pour DM ne se voyait pas du tout :-)

      Exciter j'ai mis des années à l'aimer. Et je ne l'aime pas autant que les précédents, mais il y a tout de même quelques titres que je trouve assez forts. SOTU... euh... bon, je ne m'en souviens pas tellement, pour être honnête. Mais je l'avais plutôt trouvé sympa, à l'époque.

      Ce que je reproche au dernier ? Rien. Justement ! Il ne m'a absolument provoqué aucune émotion, même pas l'irritation. Il m'a glissé dessus et malgré plusieurs écoutes, je l'avais déjà oublié au bout d'une semaine. J'ai eu l'impression d'un album de stadium-pop où le groupe est en service minimum, un truc calibré pour la scène qui ne livre pas grand-chose quand on l'écoute tranquillement chez soi dans son canapé. Et j'ai trouvé aussi qu'il manquait terriblement de noirceur, mais ça malheureusement c'est un reproche qu'on peut faire à la plupart des albums post-Ultra.

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  10. Dis Thominou, t'aurais pas fait un lapsus sur Ghospoet ? ;-)

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    1. En fait j'ai même fait mieux que ça : à force de faire des copier/coller de ces mini-chroniques, j'en ai tout simplement bouffé une (je pense que tu as deviné laquelle). Tant pis, ce sera pour le mois prochain !

      Et merci de l'avoir signalé car comme je ne relis jamais les titres... j'aurais pu ne jamais m'en apercevoir.

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