mardi 7 novembre 2006

The Closers - Connelly petit bras

..
Où l'on retrouve Harry Bosch, qui vient de réintégrer le LAPD (personnellement je n'y comprends plus rien, il part, il revient... mais il a quel âge ce type là ?)... c'est déjà décevant en soi, dans la mesure où le principal intérêt de la série était son extrême réalisme. Or, dans la réalité, je ne connais aucun flic au monde qui ait démissionné et soit revenu cinq ans après. Aucun. D'autant qu'a priori, si on le laisse revenir, c'est qu'il est super compétent - or il est toujours en butte aux brimades de ses supérieurs... c'est quand même curieux. Mais bon, passons. On va dire que c'est la licence poétique.

Bosch enquête cette fois-ci sur un crime commis dix-huit ans plus tôt... enfin "cette fois-ci", façon de parler, puisqu'il dépoussiérait déjà de vieilles affaires dans City of Bones (2002) et Lost Light (2003)... ça devient une habitude. A ce tarif là, il aurait mieux fait d'intégrer le Bureau des Affaires Non Classées de Fox Mulder. A croire qu'il n'y a pas assez de criminels à L.A. de nos jours! Ou alors des pas assez coriaces pour lui.

Je pense que vous avez compris que je n'ai pas vraiment adoré. Je n'ai rien contre Connelly, qui  est assurément l'un des plus grands auteurs de polar "procédural" actuel - stylistiquement parlant si j'ose dire. Mais il est dommage qu'un personnage aussi fascinant que Bosch ait fini par devenir une telle caricature de lui-même. Déjà, ses deux enquêtes précédentes (Lost Light, donc, et The Narrows) étaient franchement poussives. Là, ça dépasse tout, et on frôle même l'ennui par moment. A mon sens, ce cher Harry aurait dû prendre une retraite méritée après City Of Bones. La boucle était bouclée, et les suites éventuelles ne pouvaient rien ajouter au mythe.

D'autant plus triste que le précédent roman de Connelly, The Lincoln Lawyer, sans son personnage fétiche, m'avait franchement emballé.


👎 The Closers [Deuil interdit] 
Michael Connelly | Little/Brown, 2005