lundi 12 février 2018

At the Speed of Life

[Mes livres à moi (et rien qu’à moi) - Hors-série N°3]

Superman et Batman expédiés, il restait encore un troisième larron à installer dans cette rubrique. Spider-Man ? Wolverine ? Captain America ? Non, bien sûr (même si tous les trois pourraient un jour se retrouver à l’honneur ici tant ils ont eux aussi marqué ma jeunesse) : Flash, le seul et l’unique. Et non, ce n’est pas complètement un hasard si j’ai suivi l’ordre de création des personnages (1938, 39 et 40). Pourtant, le cas de Flash est plus complexe à traiter. Il ne possède pas vraiment de graphic novel s’insérant dans la logique d’une telle rubrique. Flash est avant tout une série. C’est toujours ainsi qu’on le découvre, et c’est généralement ainsi qu’on l’aime. Pour cette raison peut-être, Flash parle sans doute moins au grand public, qui bien sûr connaît son apparence (du moins celle de Barry Allen) et ses facultés, mais qui sait finalement peu de choses de ses aventures, a fortiori en France où elles n’ont été traduites que par périodes. Son univers est moins ancré dans l’inconscient collectif ; plus ou moins tout le monde connaît le Joker ou Lex Luthor, Gotham City et Metropolis. On n’en dira pas autant de Central City et des diverses Némésis de « l’Éclair Écarlate », pourtant pas moins charismatiques – mais allons : hormis les lecteurs de comics eux-mêmes, qui connaît vraiment Captain Cold ou le Professor Zoom ? Flash impose un article plus général, récapitulatif si ce n’est tout simplement introductif.

J’ai grandi avec Flash, et tout particulièrement avec Wally West. Parce que c’est sans doute ici qu’il faudrait commencer : il y a quatre principaux Flash (il y en a en fait beaucoup plus mais ne compliquons pas tout de suite les choses), qui correspondent chacun à une période, qui ont eu maintes occasions se rencontrer (puisqu’ils voyagent entre les époques et les dimensions), au point de devenir des seconds rôles essentiels des aventures de leurs homologues et homonymes.

Les quatre Flash réunis dans un des meilleurs épisodes de Young Justice ("Bloodlines", 2x06)

Jay Garrick pose les bases des différentes séries jusqu’à l'arrêt de la sienne en 1949. S’il est regardé avec un brin de condescendance aujourd’hui, sa popularité fut énorme – au moins égale et peut-être même supérieure à celle d’un Batman durant cette période. Au moment de relancer le personnage en 1956, son identité change : c’est l’intronisation de Barry Allen, qui demeure le plus connu des héros à avoir porté le costume rouge, et il est vrai qu’il le porta longtemps – trente années sans discontinuer, puis de nouveau depuis une petite décennie. Après sa (première) mort en 1986, Wally West reprend le flambeau, se plaçant dans une situation assez inédite puisque là où l’époque Allen était un reboot en bonne et due forme, l’époque West est bien une suite consacrée à un personnage pré-existant (Wally était déjà le Kid Flash, sidekick occasionnel de Barry et star des Teen Titans, alors dans leur période la plus passionnante). Ce n’est pas la moindre performance d’avoir réussi à quasiment égaler son prédécesseur en popularité, mais il est vrai que l'ère Wally West apporte à la série beaucoup d’éléments qui lui sont aujourd’hui indissociables, à commencer par le concept-même de la Speed Force. On passera rapidement sur Bart Allen, dit Impulse, personne tardif qui n’a été Flash que durant un bref moment (et principalement dans un futur alternatif1). C’est bien avec Wally West que j’ai grandi, ce qui est somme toute logique puisque l’apogée de ses aventures, qui coïncide avec le très long run de Mark Waid, coïncide également avec ma propre jeunesse. Wally était un héros différent (j’apprendrai plus tard que tous les Flash, chacun à sa manière, dénotaient par rapport aux superhéros de leur époque). Il n’avait rien à voir avec Barry Allen et cette idée-là, précisément, avait été placée au cœur de ses aventures. Il était bien moins sûr de lui, ou bien l’était beaucoup trop. Il était versatile, tourmenté, changeant. Et surtout : il était faible. C’était assez fou à imaginer, cela prenait totalement à contre-pied ce qui faisait généralement dans les comics, mais le nouveau Flash (qui n’était déjà plus si nouveau à ce moment-là, d’ailleurs) était clairement plus faible que le précédent. Je trouvais cette idée fabuleuse. Tout le monde trouvait cette idée fabuleuse, même si elle finit bien sûr, l'univers des superhéros étant ce qu'il est, en eau de boudin2. Elle était très conforme au « dark age » des comics et en même temps, elle n’avait rien à voir. Ce n’était pas une affaire de violence – Flash était toujours le même héros humaniste quand Batman et Superman commençaient à buter des méchants à tourne-bras. Pourtant, il était largement plus torturé qu’eux, tout en demeurant bien plus sympathique (même lorsqu'il devenait un petit con arrogant) : Wally était un type normal, paumé, flottant dans un costume trop grand pour lui qu'il allait mettre des années à réellement honorer. Il y avait cet héritage intenable aux relents d'imposture (le public ignora longtemps que Flash n'était plus la même personne). Il y avait ce rapport ambigu à la notoriété. Il y avait cette difficulté à décider quoi faire de sa vie d'adulte, après avoir été un héros depuis sa plus tendre enfance. Il y avait cette solitude nouvelle, aussi, loin des Titans, car si Flash n'a jamais été un grand team player, aucun Flash n'a été plus solitaire et désarmé que Wally West. Il y avait en somme toute la Génération X, dans ce personnage, et ce n'est pas le moindre des talents des auteurs de cette époque (Mike Barron puis Bill Messner-Loebs et, enfin, Mark Waid) d'avoir su allégoriser leurs propres tâtonnements quant à ce qu'ils devaient faire de ce personnage si particulier, à la fois tout neuf et déjà usé par des décennies de publications.

Wally West version contemporaine, ici dessiné par Brett Booth pour l'actuelle série Titans Rebirth

J’ai eu du mal à me faire à la résurrection de Barry Allen. Je l’aimais bien – tout le monde aime Barry Allen, dans les comics comme dans la vie – mais je savais que cela signifiait aussi, à terme, que Wally tel que je l’aimais disparaîtrait. C’est ce qui est arrivé. Barry est redevenu le héros de la série principale, Wally a été rebooté pour la première fois depuis 1959. La qualité de ces différents reboots, que ce soit celui (culte) de Geoff Johns ou celui de Brian Buccellato, n’est pas réellement en cause. C’était bien (même si le run de Buccellato puis Robert Vendetti est démesurément populaire en France, étant l’un des seuls en 78 ans de Flash à avoir été traduit dans son intégralité). Mais c’était autre chose. Quand j’ai appris que le point de départ du nouveau relaunch de 2016, DC Rebirth, qu’on pourrait qualifier de dé-reboot (puisqu’il remplace et annule le précédent), était le retour du vrai Wally West, j’ai été vraiment très ému. Plus que je ne l’aurais cru. Cela ne changeait pas grand-chose, pourtant : je n’ai jamais cessé de lire Flash à l'occasion, ou jamais très longtemps. J’ai toujours suivi ses aventures ne serait-ce que de loin. Le costume pourrait être enfilé par Jean-Pierre Bidule que je serais sans doute encore là. Pourquoi ? Il y a plein de réponses à cette question. Essayons d’y répondre sommairement…

Parce que ses pouvoirs sont spectaculaires. Super vitesse, what else? Flash, par définition, est le Paradis des dessinateurs. Il en est aussi, par définition également, plus tributaire que bien d’autres. Une aventure de Superman avec un dessinateur médiocre, et Dieu sait qu’il y en a eu et y en aura encore, cela peut quand même le faire pour un peu que le scénario tienne la route. Pour Flash, c’est impossible. Flash doit en mettre plein la vue, Flash en a toujours mis plein la vue, du moins depuis l’époque Barry Allen, qui est aussi et surtout celle où il est dessiné par l’immense Carmine Infantino. C’est sans doute l’une des particularités les plus intéressantes du personnage : alors que la plupart de ses collègues ont majoritairement été définis par des scénaristes, Flash l’a été par ses dessinateurs successifs. Il fait d’ailleurs parti du club très fermé des superhéros dont il existe des anthologies non par storyline, mais par artiste s’y étant collé.


Parce que Spider-Man lui a tout piqué. Un superhéros jeune et humain qui suite à un accident de chimie développe des facultés incroyables et apprend la responsabilité, ça vous dit quelque chose ? Barry Allen faisait cela des années avant Peter Parker, et personne ne lui en sait gré. Cela a pourtant toujours été la trame de base des histoires de Flash, qui s’accommode d’ailleurs très mal des incarnations trop adultes (tout comme Spidey, d'ailleurs). Il y a ou doit y avoir chez lui quelque chose d’éternellement adolescent. Parce que Flash…

Parce que Flash est un vrai héros, altruiste et lumineux. Ce qui n’était d’ailleurs pas tout à fait le cas au départ : si les versions modernes de Jay Garrick ont communément imposé l’image d’un héros plus mûr que Barry et Wally, se distinguant par sa sagesse et sa générosité, le vrai Jay, celui qui avait sa série dans les années quarante, était un sacré branleur qui aimait au moins autant combattre le crime qu'impressionner les filles. C’est avec Barry Allen que l’altruisme va devenir la principale vertu du personnage, d’une fort jolie manière puisqu’il ne s’agit pas chez lui d’une qualité absolue, innée, mais bien d’un combat quotidien contre la tentation de l’individualisme. A la différence de tant d’autres, Flash n’a absolument aucune raison de défendre la veuve et l’orphelin (Barry Allen n’a pas vraiment de côté obscur, cela lui a souvent été reproché). Il pourrait faire n’importe quoi de ses pouvoirs, et même ne rien en faire. Il n’a rien à gagner à devenir un justicier et d’ailleurs, il y perd beaucoup (la fin des seventies et le début des eigthies seront une véritable descente aux Enfers pour le pauvre Barry). Mais il sait que c’est ce qu’il doit faire. Geoff Johns exprime très bien ce particularisme dans le récent DC Universe Rebirth : dans un flashback, Wally raconte comment, enfant, il était impressionné de voir que Barry, une fois la menace du moment neutralisée, s’arrêtait toujours pour discuter avec les gens, les prendre en charge, vérifier qu’ils n’avaient pas besoin d’être hospitalisés, voire filer un coup de main pour réparer les dégâts matériels... bref : il assurait le service-après-vente, quand tous les autres superhéros se barraient sans se retourner une fois ce qu’ils estimaient être leur devoir accompli. Disons-le carrément : Flash est un superhéros de gauche, si ce n’est un civil servant au sens le plus noble du terme. Il l’a toujours été et il est bien le seul chez DC Comics.

Extrait de The Flash V.2 #134, "Still Life in the Fast Lane" (G. Morrison, M. Millar & P. Ryan, 1998)

Parce que dans Flash, tout le monde est fan de tout le monde. Wally West, lorsqu’il apparaît pour la première fois en 1959, est le jeune président du fan-club de Flash de sa ville (Keystone City). Le Professor Zoom, qui débarque du futur en plein 1963, était un des plus grands admirateurs de Flash avant de devenir son pire ennemi. Dès 1956, lorsqu’il est présenté au public, Barry Allen est décrit comme un fan de comics et notamment… de la série Flash de l’âge d’or (période Jay Garrick), dont il lit les aventures dès la première case. Flash, en somme, était la première série de comics méta et cet aspect a toujours fait partie de son cahier des charges, de manière plus ou moins heureuse selon les époques.

Parce que même la traduction française ridicule n’a pas pu empêcher les Lascars Rogues d’être la meilleure galerie de méchant de DC Comics :


Parce que Flash est la plaque tournante de l’univers DC. Quel est le point commun entre quasiment tous les évènements DC Comics depuis plus de trente ans ? Les Flash s’y taillent la part du lion. Barry se place même à l’origine des deux plus importants reboots de cet univers : dans Crisis on Infinite Earth (1986), son sacrifice permet de sauver les différents mondes menacés de destruction (sacrifice au demeurant très flashesque, puisque personne n’en aura jamais connaissance) ; dans Flashpoint (2011), son choix de remonter le temps pour sauver sa mère modifie considérablement l’histoire, y compris une fois qu’il sera parvenu à la rétablir. Rien de plus logique : Flash est le personnage qui a introduit dans l’univers DC les concepts de mondes parallèles et de voyages temporels, sans lesquels DC ne serait pas vraiment DC (pour l’anecdote, les scénaristes cherchaient juste au départ un moyen de justifier l’existence de Jay Garrick après l’avoir remplacé par un autre mec ayant le même surnom et les mêmes facultés). Il a également souvent servi de lien entre les différentes franchises et équipes de superhéros (Justice League, Justice Society, Titans…), inenvisageables sans un – parfois deux – bolides tout de rouge vêtu(s).

Parce que Flash est un héros ordinaire (ou presque). A la différence de Superman, de Wonder Woman ou même de Batman, Flash, quelle que soit son incarnation, a toujours été ancré dans une forme de quotidien. Aussi puissant soit-il, il est un héros humain confronté à des situations humaines, un type qui se marie, a des enfants, divorce, mène de front vie héroïque et vie sociale. Il est d’ailleurs le seul membre de la Ligue de Justice (voire le seul superhéros DC) à avoir un vrai job, non pas pour préserver son identité mais parce qu’il en a besoin pour vivre et qu’en plus, il aime ça. C’est sans aucun doute l’une des raisons de sa popularité : Flash inspire au lecteur un sentiment de proximité. Chaque génération a grandi avec son Flash, dont la continuité, malgré 1200 voyages dans le temps, a finalement été assez peu bouleversée jusqu’à Flashpoint (soit soixante-et-une années de carrière) : le Wally West dont la réapparition constitue les prémices du DC Rebirth (2016) est bien le jeune étudiant qui affrontait sans relâche Deathstroke avec les Teen Titans dans les années 80, lequel est bien le petit garçon fan de Flash qui se découvrait une super-vitesse en 1963. Un cas finalement assez rare dans l’univers des comics, a fortiori celui de DC qui a été continuellement rebooté depuis trente ans, et qui en dit long sur l’importance accordée à son côté boy next door. The Flash fut tout simplement la seule série de l’éditeur à ne pas recommencer à zéro après Crisis on Infine Earth (Wally a juste pris la place de Barry et roulez jeunesse), ni même à la fin du Dark Age où, incroyable mais vrai, ses nouveaux auteurs tentèrent de faire évoluer le personnage de Wally West (devenu un golden boy cynique et insupportable) sans tomber dans la facilité consistant à faire table-rase.


Habituellement, c'est ici que je conclus et enchaîne sur les inévitables conseils de lecture, mais ce passage obligé promet d'être une sacrée épreuve. A la différence de nombre de ses collègues, Flash n'est pas très riche en graphic novels et autres one-shots permettant de découvrir petit à petit son univers. Il est de surcroît assez peu et parfois mal compilé, ce qui ne va pas non plus nous faciliter la tâche. Pour ce qui est de ses aventures en VF, si Flash a été beaucoup plus traduit que ce qu'on croit généralement, les histoires le mettant en scène sont en revanche très difficiles à trouver de nos jours ; depuis son arrivée sur le marché en 2012, Urban Comics exhume petit à petit ces trésors enfouis (et publie enfin en intégralité les séries contemporaines), mais on ne peut pas non plus attendre d'eux qu'ils compensent en quelques années plusieurs décennies d'errements éditoriaux. Recommandons tout de même la Flash Anthologie parue en 2015, qui constitue une introduction plus que correcte (ce n'est pas le cas de toutes les anthologies Urban) et renferme d'ailleurs certaines des histoires recommandées plus bas. Sur ce, on plonge.

Découvrir The Flash :
  • en volumes :
    • The Flash Rebirth [Flash : Renaissance] (Geoff Johns & Ethan VanSciver, 2009), qui marque le grand retour de Barry Allen et réinvente les origines du personnage, notamment le meurtre de sa mère par le Professor Zoom (à ne pas confondre avec la série actuelle, qui ne s'appelle Flash Rebirth qu'en VF).
    • The Flash vs. The Rogues (John Broome & Carmine Infantino, 2009) ; un bon superhéros n'existant, on ne le dira jamais assez, que par un bon super-méchant, impossible de ne pas citer cette anthologie compilant quelques unes des meilleurs histoires de Barry Allen dans les 60's.
    • The Flash by Mark Waid (2017-18) ; 3 volumes à ce jour – le quatrième sort en avril – reprenant la quasi totalité de ce qu'a réalisé le scénariste avec Wally West entre 1990 et 95 – et jusqu'en 2000 dans les éventuels volumes 5, 6, 7... etc.
  • en histoires :
    • Mystery of the Human Thunderbolt/The Man Who Broke the Time Barrier (Kanigher & Infantino, 1958)
    • Conqueror from 8 Million B.C.! (Broome & Infantino, 1959)
    • Flash of Two Worlds (Fox & Infantino, 1961)
    • Fact or Fiction? (Bates & Andru, 1968)
    • The Trial of the Flash (Bates, Cavalieri & Infantino, 1984)
    • Nobody Dies (Messner-Loebs & Larocque, 1991)
    • The Flash : Year One (Waid & Larocque, 1992)
    • Identity Crisis/The Return of Barry Allen (Waid & Larocque, 1993)
    • Absolute Zero (Johns & Kollins, 2002)
    • Blitz (Johns & Kollins, 2003)


1. Précisons tout de même que la toute première série qui lui fut consacré, simplement baptisée Impulse et scénarisée par l'indispensable Mark Waid, est plus que recommandable – mais si vous n'avez jamais rien lu sur cet univers, ça peut attendre un peu.
2. Wally finira bien évidemment par progresser, au point de venir non seulement le plus rapide de tous les speedsters, mais également le plus puissant (comprendre que ses facultés s'étendront au-delà de la simple super-vitesse). Notons qu'il restera en revanche relativement faible et chétif, ce qui lui vaudra quelques cuisantes défaites.

18 commentaires:

  1. Vraiment très intéressant.

    J'avoue que je connais surtout Flash comme personnage secondaire de la JLA. Je n'ai pas lu beaucoup de ses aventures, mais on peut dire que tu m'en as bien donné envie.

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    1. Eh bien tu viendras nous en dire des nouvelles ^^

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  2. Merci pour toutes ces pistes de lectures. J'avais déjà noté attentivement les recommandations que tu m'avais faites il y a quelques temps mais là...que demander de plus ? :)

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    1. Ah, c'était toi ? Je me rappelais avoir déjà donné quelques conseils sur Flash au détour d'un commentaire mais impossible de dire à qui, ni où, c'était il y a un peu trop longtemps ^^

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  3. Très bon article, j'ai eu des petites bouffées de nostalgie à certains moments, notamment quand tu parles de cette période Mark Waid qui est vraiment extraordinaire (même si le run de Geoff Johns qui lui succède est très très bien aussi). Flash à cette époque c'était vraiment quelque chose, 10 crans au-dessus de tout ce qu'il y avait chez DC. Les histoires étaient toutes excellentes, les personnages hyper attachants, Waid lui-même n'a jamais fait mieux à mon avis.

    Les trucs récents me passionnent beaucoup moins, il y a des bonnes choses dans ce qui s'est fait depuis le retour de Barry Allen (en gros hein) mais je trouve que ces séries sont trop gnangnan et le personnage trop égocentrique (blabla ma famille mon amoureuse blabla, comme dans la série télé en fait).

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    1. "Waid lui-même n'a jamais fait mieux à mon avis."

      Avec tout ce qu'a fait Mark Waid, dur de le résumer à ce qui n'étaient que ses débuts. Captain America, JLA, Daredevil... il n'y a pas beaucoup de déchet chez Waid.

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    2. Loin (très loin) de moi l'idée de vouloir déprécier le travail de Waid! Mais ce qu'il a fait sur Flash était vraiment novateur, il a écrit d'excellentes séries sur d'autres personnages mais pour moi il ne leur a pas autant apporté que ce qu'il a apporté à Flash.

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    3. Waid a surtout un style très reconnaissable, en particulier dans le traitement des personnages, qui fait qu'on est moins surpris parce qu'il propose qu'à ses débuts. Mais pour moi il reste un des meilleurs scénaristes de sa génération, sans aucun problème, et j'aurais moi aussi du mal à dire que ce qu'il a fait sur Flash est plus un sommet que ce qu'il a fait sur d'autres titres. Il était largement aussi novateur sur JLA à mon sens, il faut se rappeler ce qu'étaient les séries Justice League avant la période Waid/Morrison, ils ont entièrement redéfini ce pan de l'univers DC.

      Pour moi ce qui le place à part de beaucoup d'autres, c'est qu'il y a toujours une proposition forte dans ses projets, même lorsque ceux-ci sont plus mineurs. Ils ne se contente jamais de simplement reprendre une série ou un personnage à sa sauce comme le font tant d'autres. En fait, c'est même un peu le contraire : il laisse généralement une empreinte telle que ce sont ceux qui lui succèdent qui se contentent de marcher dans ses traces ; tous ceux qui ont écrit Justice League après lui se sont naturellement placés sous son influence, par exemple. Son dernier épisode a plus de 15 ans mais sa patte hantait encore le run de Bryan Hitch qui vient de s'achever (certes, ils ont bossé ensemble, ceci explique peut-être cela).

      En ce qui concerne les séries Flash plus récentes, personnellement j'aime bien le run de Joshua Williamson. Je trouve qu'il y a des bonnes idées, les dessins de Di Giandomenico sont bons... mais après oui, un peu comme toi SERIOUS, je trouve que c'est le statu quo qui pose problème. Et notamment ce Kid Flash dont on a l'impression qu'il a été un peu imposé aux différents scénaristes alors que personne ne sait trop quoi en faire (peut-être qu'il s'épanouit plus dans la nouvelle équipe des Teen Titans, j'ai les premiers épisodes mais je ne les ai pas encore lus vu le peu d'attrait que j'ai pour les personnages qui la composent...)

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  4. Ah par contre rendre hommage à Mike Baron c'est osé, c'est quand même la caricature de cette époque dans ce qu'elle a de plus glauque et droitière, perso je déteste presque tout ce qu'il a fait hors Punisher (j'ai envie de dire "comme par hasard", j'ai l'impression parfois que ce personnage n'existe que pour exfiltrer tous les scénaristes les plus réac de l'industrie)

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    1. Ha ha, ouais c'est pas faux. Bon en l'occurrence, Baron a quand même enclenché cette période, ça me semblait logique de le citer. Il n'est pas resté très longtemps de toute façon, pas plus d'un an si je ne m'abuse...

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  5. Vraiment chouette cet article. Je commence seulement à m'intéresser à Flash depuis quelques années donc là je viens d'en prendre pour 10 ans de lecture, merci ^^

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    1. Dix ans ? Tu lis très lentement alors ^^

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  6. Ben moi j'ai découvert Flash avec la série des années 90....

    Depuis je me suis rattrapé.

    Mais par contre... Les Rogues, meilleures galerie de méchants de DC Comics? Vraiment?
    (Seconds derrière ceux de Batman et 3eme toutes maisons confondues parce que Spiderman a les 2eme, OK. Meilleurs? Hum.)

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    1. Oui, tu as raison, Batman a sans doute la meilleure galerie de méchants de DC Comics (mais attention, il y en a énormément et il y a aussi beaucoup si ce n'est une majorité de tocards chez Batman). C'est surtout l'utilisation du mot "galerie" qui est un peu abusive dans ce cas précis (Flash a aussi d'excellents adversaires qui ne font pas partie des Rogues).

      Par contre Spidey, hum... non, pas sûr.

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    2. C'est juste ton côté Marvel Hater ;-p

      Et oui, quand je parle de la galerie Batman, j'essaye de pas compter Polka Dot Man et Calendar Man.
      (Sinon on se comprend bien, t'en fais pas, j'inclus tous les ennemis de Flash dans le terme "Rogues", même si c'est abusif.)
      (Un peu comme si on disait Sinister 6 pour la galerie d’ennemis de Spidey. Qui est meilleure que la galerie de Flash)

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    3. Je suis pas un Marvel Hater, je suis un Marvel mocker.

      Ou juste quelqu'un d'objectif :-)

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