dimanche 30 octobre 2016

Black Mirror, cette série que je golbe toujours de golber (en vain)


J’avais tellement envie de vous donner à raison. À vous, tous.

À vous, chers professionnels de la profession, que je moque si souvent et avec qui je me disais qu’il y avait l’occasion de se réconcilier, de s’enflammer ensemble, de bon cœur, pourquoi pas autour d’un brunch chez Daniel Schneidermann – puisque même lui s’est mis à chanter ses louanges.

À vous, lecteurs, dont je ne sais que vous aimez beaucoup cette série et qu’il vous énerve que je lui tape dessus à l’occasion – ne dites rien, je sens bien que vous pensez que je le fais exprès. Il déteste tellement les engouements, le Thomas. Il ne peut pas s'en empêcher. On l'aime bien, mais c'est un peu lourd.

À vous, amis ou potes qui m’en avez beaucoup parlé depuis son improbable retour. Je ne vous en ai même pas voulu de m’en faire l’introduction comme si je ne l’avais jamais vue, alors que je l’avais vue avant vous. Je suis habitué. Et puis vous êtes des amis (ou des potes).


Black Mirror était il y a quelques mois sélectionnée parmi Ces séries que je golberais tellement de gober et croyez-moi, j’en golbe toujours à mort. Juste un peu en vain. J’aime Black Mirror et en même temps je ne l’aime pas. Ce qui est drôle, quand je vous entends en parler, quand je vous lis à son sujet… c’est que je ne peux m’empêcher de me dire que dans le fond, nous sommes pareils. Moi aussi, vous savez, j’aimerais que Black Mirror soit une encore meilleure série que ce qu’elle est. Je vous comprends. Depuis son premier… non : deuxième1 épisode (« 15 Million Merits »,  il y a déjà cinq ans), je rêve moi aussi que Black Mirror est une série incroyable, l’Alpha et l’Oméga de la science-fiction à la télévision – et tout partout ! – en 20xx. La différence c’est qu’au bout d’un moment, je me réveille. Puis regarde l'épisode suivant de Black Mirror, suis hypnotisé pendant dix, vingt minutes… avant que tout cela ne déraille et que quelque chose – souvent n’importe quoi – vienne gâcher mon plaisir.

Fut un temps, cela m’ennuyait beaucoup de ne pas réussir à voir en Black Mirror le chef-d’œuvre que tout le monde semblait y voir. J’ai mis longtemps à comprendre que le problème ne venait pas de moi, mais de – je m’excuse, je vais être moins bisounours à partir de cet aparté – l’inculture assez gênante de nos contemporains. Déjà, rien que lorsqu’on connaît un peu l’œuvre pré-Black Mirror de Charlie Brooker, il est très difficile de prendre un tel fumiste pour le plus grand philosophe de notre époque, comme le font certains critiques énamourés qui insistent pour le nommer toutes les trois phrases – c’est une série d’AUTEUR – dans chaque article en n’ayant finalement qu’une assez vague idée de qui il s’agit – c'est-à-dire ni plus ni moins qu’un Steven Moffat plus trash et politisé2. On retrouve d’ailleurs dans Black Mirror une virtuosité toute moffatienne dès lors qu'il s'agit de faire semblant d’être singulière, accouplée à un esthétisme branché, qui bien touillés permettent au tout d’être non seulement « original », mais encore « moderne » voire « post-moderne » (un comble vu la charge permanente que constitue Black Mirror à l’encontre de cette modernité qui, pourtant, est la seule chose la différenciant vraiment des multiples anthologies SF d’antan). Au cas où ceci ne suffirait pas en soi à en faire un objet d’étude aussi excitant aux yeux de nombreuses personnes, reste le coup de grâce, rendant immédiatement ce show intrinsèquement supérieur à n’importe quelle série SF aux yeux de quasi n'importe quel critique : Black Mirror est une série à discours. Qu’importe que l’essentiel de ce discours consiste à refuser de donner un avis tranché sur quoi que ce soit. Qu’importe que celui-ci soit dans certains épisodes outrageusement moralisateur, lorsqu’il n’est pas à la limite du réactionnaire. C’est un discours et les discours, c’est bien. Je le dis sans ironie : je ne serai jamais capable de reprocher à une série de vouloir dire des choses sur son époque – tout ce qui est si rare est inévitablement précieux. C’est sans doute pourquoi à chaque réapparition de Black Mirror, je ne peux pas m’empêcher de placer en elle certains espoirs. Après tout : Black Mirror n’est pas une mauvaise série, juste une série incroyablement surcotée, qui réussit régulièrement à être suffisamment réussie pour que la plupart des gens refusent de lui tenir rigueur de ses aspects les moins chatoyants. C’est ainsi depuis la première saison, pourtant loin d’être objectivement irréprochable ; c’est encore plus le cas dans la dernière en date, qui ne donne l’illusion de rectifier les erreurs passées que le temps de son remarquable premier épisode.


Entendons-nous bien : c'est tout à l'honneur de Netflix d'avoir relancé une série dont l'existence dans un univers télé de plus en plus aseptisé a quelque chose de rassurant, peu importent ses défauts. L'une des incontestables qualités de Black Mirror est d'échapper à tous les formatages, qu'il s'agisse de celui (inévitable) de la télé mainstream comme de celui (beaucoup plus insidieux) du câble US ou de... Netflix, qui n'a évidemment pas hésité à doubler le volume de la livraison annuelle3. Ce qui a surtout le paradoxal mérite de confirmer que le format 3x60 minutes, pour frustrant qu’il pouvait être parfois, était idéal pour le show de Charlie Brooker. On voit très bien, sur les six épisodes de cette année, quels sont les trois qui auraient été tournés quoiqu’il arrive, et les trois qui ont été composés pour faire le nombre : « Nosedive » (3x01) s’impose en quelques secondes comme un sommet de la série, un de ces rares épisodes où Black Mirror ressemble réellement au portrait que ses innombrables thuriféraires en font : tout y est maîtrisé de bout en bout, le fond est en parfaite adéquation avec la forme, et le souci du détail est tel que, plus qu’un court récit, c’est tout un monde qu’on vient vous livrer clés en main. « San Junipero » (3x04), pour sa part, est presque un anti-Black Mirror dans sa volonté de faire passer les personnages et leurs émotions avant le concept (original uniquement parce qu’il est utilisé en guise de twist4), bien aidé par une Mackenzie Davis qui crève l’écran même lorsqu’elle incarne un personnage totalement inhibé et effacé. Quant à « Hated in the Nation » (3x06), s'il dure clairement vingt minutes de trop et voit sa profondeur un peu sacrifiée sur l'autel du syndrome On a de la thune ! Regardez ! On a enfin de la putain de thune !!! Merci Papa Netflix... il réussit néanmoins à être un thriller d'anticipation aussi malin (dans son concept) que diablement efficace (dans son développement) et cruel (dans sa morale, moins lourdingue qu'ailleurs).


Malheureusement, il y a trois autres épisodes dans cette saison, pas forcément mauvais (encore que « Shut up and Dance » et sa pompe paresseuse de Chosen ne soit pas vraiment grandiose, qui enchaîne les situations prévisibles et pousse la flemme jusqu'à rompre les accords d’Oxford concernant la non-utilisation de « No Surprises » dans les fictions de la qualité)… mais assez loin de l’excellence des autres. Faudrait-il les détailler et expliquer le pourquoi du comment ? Les prendre un par un et expliquer pourquoi ils sont comme ils sont et pourquoi ils auraient pu, être bien meilleurs ? Peut-être. Mais peut-être aussi qu’au bout de trois saisons, cela n’aurait plus grand sens. Ces défauts existaient déjà dans la version Channel 4 de la série. Ils n’ont pas été spécialement amplifiés ici, ils concernent juste deux fois plus d’épisodes que d’habitude. Foncièrement, Black Mirror reste égale à elle-même, même sur Netflix. C’est une bonne nouvelle : Netflix étant Netflix, on pouvait craindre que la série ne soit largement américanisée (il n'y a que du côté du casting, qui enchaîne guest sur guest, que cette crainte se vérifie). Mais dans mes rêves les plus fous, qui ont recommencé alors que resurgissaient les critiques dithyrambiques et sans nuances (je me répète, mais même Schneidermann, que je lis chaque jour depuis des années et qui ne parle absolument jamais de séries, a écrit un édito sur celle-ci), je me suis surpris à espérer qu’elle exploite enfin son potentiel. Que ce changement dans la production et la diffusion amène Brooker à se transcender. L’œil averti aurait noté à ma place que ledit Brooker avait tout écrit – le même gars qui peinait déjà à enchaîner trois bons épisodes en avait donc cette fois écrit six d’un trait.

Je n’ai pas un œil averti et je suis tombé dans le panneau, me retrouvant à être probablement injuste avec Black Mirror : je lui reproche, ce n’est même pas la première fois, de n’être qu'elle-même. Soit donc une série parfois profonde et brillante, aux récits ambitieux capables de plonger le spectateur dans une forme de stupeur ou d’effroi très rares devant une télé. Mais aussi, une bonne moitié du temps, une anthologie aux backgrounds assez superficiels (« Nosedive » ou autrefois « White Christmas » sont plus de remarquables exceptions que la règle), capable de faire preuve d’une grande immaturité dans ses histoires ou les récits qu’elle entend crânement défendre. Dans n’importe quelle autre série, « Shut up and Dance » se serait fait tailler tant pour son manque d’inspiration que pour la mollesse de sa narration ou sa quasi absence de personnages et d’enjeux. Un épisode sur deux, ce grand gosse de Brooker, qui n’était pas pour rien l’auteur de Dead Set, ne peut décidément s’empêcher de faire des moulinets avec les bras, tellement trop fier de son pitch killer qu’il oublie d’en faire quelque chose : l’épisode 2 (« Playtest ») est en cela un cas d'école, l'exemple parfait de ce que Black Mirror peut avoir de frustrante dans ses temps les plus faibles : le prologue est chouette, l’entrée dans le vif du sujet intrigante et… rien ou presque, si ce n'est une poignée d'effets visuels générant plus de rires crispés que la peur promise. La mise en place passée, le développement est convenu, un peu chiant, et l’empilement puéril de pseudo-rebondissements dans les dix dernières minutes donne l’impression que Brooker a laissé son petit neveu de quatorze ans finir d’écrire l’épisode pendant qu’il faisait la sieste5. Cette série a d'ailleurs un véritable problème avec le concept de twist, qu'elle s'entête à vouloir intégrer dans des trames narratives où celui-ci n'a pas nécessairement sa place, comme si elle manquait d'assurance quant à sa propre capacité à happer le spectateur (c'est flagrant dans « San Junipero », d'autant que le coup de théâtre y est aisé à anticiper). L'illustration exacte du manque de maturité appliqué au domaine de l'écriture.


On aurait pu espérer, naïvement, que Black Mirror trouve dans cette seconde chance via Netflix le moyen d’entrer dans l’âge adulte. Mais non, pas du tout. Impossible6. Cette série est trop bigarrée, trop schizo, capable d’être poignante un jour et ridicule le lendemain sans qu’on arrive réellement à identifier le pourquoi ni le comment – peut-être Brooker veut-il trop en raconter en trop peu de temps ; peut-être tout simplement aurait-il besoin de co-scénaristes. Une bonne anthologie, en série, qu’est-ce que c’est ? The Twilight Zone, bien sûr, mais pourquoi ? Parce que dans The Twilight Zone, du moins les trois premières et indépassables saisons, les trois quarts des épisodes (dont aucun, soit dit en passant, n'excède les trente minutes) ouvrent sur tant de mondes, d’époques… de dimensions différentes que chacun d’entre eux ou presque pourrait générer une série entière. Dans Black Mirror, que ce soit la saison 3 ou une autre, trop peu d’épisodes entrent dans cette définition – alors que paradoxalement, étrangement… tristement, la plupart le pourraient si cette série n’était pas si occupée à se regarder être culte.


👍 Black Mirror (saison 3)
créée par Charlie Brooker
Netflix, 2016


1. Le premier n’était qu’un glaviot provoc’ à deux balles, voyons...
2. Au cas où vous débarqueriez et auriez un doute... n'en ayez pas : sur Le Golb, l'utilisation du nom de Steven Moffat comme une expression est rarement un compliment.
3. Parce que chez Netflix, on le sait désormais, vous êtes rémunérés au kilo. Nous y reviendrons d'ailleurs dans un prochain billet.
4. Ironie amusante, il repique une idée popularisée par… Steven Moffat, dans un épisode de Doctor Who.
5. On a aussi le cas exactement inverse avec l'épisode 5, dont la mise en place est tellement longue, molle et stéréotypée qu'il faut bien du courage pour découvrir une dernière partie plus réussie.
6. Notons tout de même que la série est relativement moins moralisatrice que par le passé ; cela dit, c’était un virage – nécessaire et appréciable – qui avait déjà été pris sur Channel 4 dans le remarquable White Christmas, qui demeurera sans doute pour longtemps le meilleur épisode de Black Mirror.

33 commentaires:

  1. Difficile d'être en désaccord. Difficile également de l'être, complètement.
    Dans ta comparaison avec The Twilight Zone, tu oublies qu'il y avait énormément d'épisodes. Les ratés se voyaient moins (mais il y en avait, beaucoup).
    Black Mirror est inégale, comme toute anthologie, mais en raison de ce format, j'estime que ses ratés ne doivent pas "déteindre" sur ses réussites.

    Intéressant article, quoiqu'il en soit. Il est toujours bon d'entendre un autre "son de cloche".

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    1. Oui, tu soulèves un point intéressant.

      Mais il me semble tout de même que le ratio réussites/ratés est bien plus important dans The Twilight Zone, si tant est que ce soit comparable en terme de longévité. D'ailleurs quand tu parles de ratés... je n'en vois pas tant que ça dans The Twilight Zone. Des épisodes qui ont mal vieilli, oui, bien sûr. Mais de vrais mauvais épisodes, y compris à l'époque...

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    2. "bien plus important"... on parle d'un ratio, je voulais bien entendu dire "bien plus faible" ^^

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    1. Amis des commentaires constructifs : BONJOUR ^_^

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    2. Ne te moque pas, je te jure, ce commentaire a été à deux doigts de me faire changer d'avis ;-)

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  3. 100, 200...1000% d'accord avec cet article. Cette série ne m'a jamais convaincu, je la trouve prétentieuse et assez creuse, finalement. Il y a parfois de très bon épisodes mais dans l'ensemble c'est assez vide.

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    1. On va rester aux alentours de 100 % si tu veux bien, car je te trouve malgré tout un peu excessive quand tu dis que Black Mirror est "creuse". Il y a un vrai propos, on ne peut pas le lui enlever. Peu d'épisodes sont vraiment "gratuits" (je veux dire "dénués d'un propos un tant soit peu pensé) sur les 13 diffusés depuis 2011. Je ne vois que le premier et "Shut up and Danche" ("Playtest" dans une moindre mesure).

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    2. Oui mais c'est un propos souvent très simpliste...

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    3. Souvent. Mais pas toujours non plus ;-)

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    4. retourne à desperates housewife toi!!

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    5. Desperate Housewives ? Tu es sûr qu'il n'y a pas des références un peu plus contemporaines ? Parce qu'Alice, c'est une gamine en plus, elle le répète assez souvent... je pense qu'elle n'a pas dû voir beaucoup d'épisodes de Desperate Housewives à l'époque où ça passait ;-)

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    6. Mais t'es sérieux toi ?

      Ton seul révérenciel est une série vieille de +10 ans, t'es pas capable d'écrire dans un français correct, et tu te permets de dire aux autres ce qu'ils doivent penser/regarder ou pas ? Soit tu as 14 ans soit tu n'as vraiment honte de rien ;)

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  4. Très intéressant.

    En tout cas, ça fait un sacré buzz depuis une dizaine de jour. Tous mes contacts Facebook semblent s'être donné le mot pour regarder la même série, ce qui est plutôt rare.

    Cela attise ma curiosité, même si je n'avais pas trop aimé quand j'avais essayé il y a quelques années...

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    1. Ma foi, l'avantage d'une série comme Black Mirror, c'est qu'on n'est pas obligé de se farcir les mauvais épisodes pour se faire un avis. Je te conseillerais donc de la regarder dans le désordre, en commençant par "Nosedive" (l'ouverture de la saison 3), puis par le special "White Christmas" (avec Jon Hamm en guest de prestige).

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    2. Merci du tuyau.

      Et si ça me plaît, je continue en suivant quel ordre ?

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    3. Bon, allez, va pour l'ordre idéal des épisodes selon moi :

      1/2. Nosevide (3x01), White Christmas (special)
      3. 15 Millions Merit (1x02)
      4. San Junipero (3x04)
      5. Be Right Back (2x01)
      6. The Entire History of You (1x03)
      7/8. Hated in the Nation (3x06), White Bear (3x02)

      Les autres pour moi peuvent tous être zappés mais on va dire :

      9. Playtest (3x02)
      10. The Waldo Moment (2x03)
      11. Shut up and Danche (3x03)
      12. The National Anthem (1x01)
      13. Men Against Fire (3x05)

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    4. (Erratum : "White Bear" est le 2x02 et non le 3x02.)

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  5. Voilà longtemps que je n'avais pas été aussi d'accord avec toi.

    Une des séries les plus surestimées du moment, aucun doute là-dessus. Enfin, à mon avis ^_^

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    1. L'avis du fils de Dieu ne me paraît pas négligeable, tout de même. Enfin c'est normal que tu sois modeste ;-)

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  6. Ah ! Thomthom à l'assaut d'un engouement critique ! ça faisait longtemps ;-) Avoue que tu l'as fait pour moi ? ;-))

    Je n'ai jamais regardé Black Mirror, à part ça. Ça m'a l'air très glauque et je n'aime pas les trucs glauques...

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    1. J'avoue que je ne peux plus m'empêcher de penser à toi quand je le fais ;-)

      C'est sûr que dans le genre glauque...

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  7. "Tracez un trait autour des plaques de rue", c'est une blague ??

    Les utilisateurs de blogger ne se révoltent pas contre ce système, sérieusement ??

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    1. Hum... je devine que c'est un nouvel anti-spam, mais je ne l'ai jamais vu.

      Je ne sais pas si les utilisateurs gueulent. Moi, j'ai déjà gueulé en tout cas. Mais ça n'a pas changé grand-chose, c'était plus pour me défouler...

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  8. Je n'ai pas encore vu les episodes de cette annee, mais je sais aue, dans mon cas, ce qui me gene avec Black Mirror est presque toujours similaire: c'est une serie qui veut denoncer les travers dans lesquels la technologie pourrait nous faire sombrer, mais... dont la majorité des personnages sont quand meme de sacrés tetes de con.

    L'exemple typique pour moi, c'etait l'episode 3 de la saison 1, ou les gens... sont des monstres en eux memes. La technologie leur donne les moyens de l'etre a 200%, mais ce sont les persos eux memes qui sont terrifiants, plus que la techno a laquelle ils ont acces. Et du coup, ben ca detruit un peu le propos.

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    1. Il y a quand même pas mal de personnages sympathiques ou humains (le gamin dans "15 Millions Merits", le personnage joué par l'Agent Carter dans le 2x01...), mais c'est vrai qu'il y a pas mal de bon gros connards (pour moi le plus bel exemple c'est le personnage de Jon Hamm dans "White Christmas"). J'imagine que le message est que c'est cette société que les a corrompus...

      D'ailleurs il faut noter (histoire de ne pas dire que du mal) que c'est un aspect qui a été clairement travaillé dans cette nouvelle saison. Les personnages sont beaucoup plus touchants, beaucoup plus... vivants, tout simplement.

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  9. J'adore Black Mirror et je suis scandalisé par cet article. Je pense que je vais boycotter Le Golb pendant un mois dès que j'aurais vu la saison 3 (je t'accorde le bénéfice du doute entre temps ;)

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    1. Pfff, des menaces, des menaces... mais on sait tous très bien que tu te ferais trop chier au boulot si tu ne pouvais pas actualiser Le Golb huit fois par jour ;-)

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  10. John Major qui encule un cochon, ça c'était punk, l'angleterre, 77. Sinon depuis, pas grand chose à sauver.

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    1. J'avais pourtant détesté cet épisode... mais c'est vrai que d'un autre côté, cela avait au moins le mérite de la transgression.

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  11. Cousin! c' est déja mieux que la plupart des séries, mais si tu préfère qu' on ne te sert que d'la demer c'est ton problème, moi j'ésper que sa donnera des coups de fouets à certaines série qui on tendances à nous karottes yo!

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    1. C'est sûrement mieux que plein de séries, je suis tout à fait d'accord ; je sais bien que je suis un peu dur dans l'article, surtout que les épisodes de Black Mirror que j'aime vraiment, je ne les aime pas qu'un peu. Mais après tout c'est normal d'être plus exigeant avec un série qui a du talent et de l'ambition qu'avec un truc de pur divertissement qui n'a pas la prétention de livrer un message :-)

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