vendredi 7 août 2009

Rhétorique de l'échec

[Mes livres à moi (et rien qu'à moi) - N°29]  
Extension du domaine de la lutte - Michel Houellebecq (1994)

Chaque fois qu'il est question d'évoquer Extension du domaine la lutte je sors la même anecdote, peu ou prou les mêmes exemples et quasiment la même critique. Ceux qui ont déjà lu tout ça me pardonneront donc : le fait est que pour une rubrique où j'étale mon Panthéon personnel, je ne vois pas bien l'intérêt de rechroniquer des livres que j'ai déjà à peu près bien chroniqué une, deux, trois fois...

Commençons donc par l'anecdote. Contrairement à d'autres romans, ce n'est pas quand j'ai lu Extension du domaine de la lutte pour la première fois (vers 1996/97) que je me suis rendu compte à quel point ce petit livre était prodigieux. Mais presque dix ans plus tard, au cours d'un repas de famille. Mon frère venait de raconter son dernier stage d'entreprise, cette formidable expérience d'auto-émulation et de quasi-infantilisation du salarié, lorsque je me suis surpris moi-même à me dire Putain, on se croirait vraiment dans le bouquin de Houellebecq. Avant ça, j'avais lu tous ses romans, les avais plus ou moins appréciés, mais je ne suis certain pas que j'avais réellement pris la mesure de la justesse de celui-ci, de sa puissance satirique comme de son côté férocement visionnaire.


Le postulat de départ tient sur un confetti plié en quatre : le narrateur est un trentenaire analyste programmeur passablement dépressif que ses supérieurs envoient en province installer un progiciel. A la fin du livre, on a toujours pas compris ce qu'était précisément un "progiciel". En revanche, on en aura beaucoup appris sur le narrateur, ses états d'âmes, sa conception de la vie et de la société libérale... conceptions qui confinent au nihilisme, ce qui n'a rien de très surprenant tant Michel-le-narrateur semble être le proverbial ver dans le gros-fruit libéral, un ver flasque et dégoûtant, creusant son petit sillon de ver avec une voracité n'ayant d'égale que l'acuité de sa vision (oui, les vers ont une excellente vue, c'est connu).

Assurément le livre le plus pessimiste qui soit sorti ces quinze dernières années, le premier roman de Houellebecq est avant toute autre chose un redoutable constat d'échec, énoncé brièvement dès les premiers chapitres. La suite n'est qu'une succession interminable mais souvent hilarante d'exemples illustrant ce constat d'échec total de la civilisation occidentale. Faillite de la psychanalyse, qui a vu son chiffre d'affaire se démultiplier sans que le taux de dépression ait spécialement baissé (un parallèle avec la multiplication des flics - et donc du constat des infractions - vient une seconde en tête). Echec de la révolution sexuelle. Echec de la génération d'après 68 qui prend d'autant plus de poids en 2009, en ces temps de retour à l'ordre moral où tout le monde passe son temps à affiner son propos et où le moindre dérapage est coupé au montage.

Sur le mode du narrateur-personnage faussement candide, Houellebecq dénonce la décadence d'une société où tout n'est que paperasse, réglementation, légifération, comme si cela constituait un progré en soi, une avancée sociale. Sans avoir l'air d'y toucher, il pointe dès 1994 une société libérale (auto)destructrice dans laquelle l'être humain se retrouve littéralement broyé (le personnage de Tisserand et sa mort, presque aussi pathétique que sa vie, revêt même un côté christique). Tout est écrit, réglé, codifié. Y compris la vie privée, la vie sexuelle (c'est la fameuse théorie du libéralisme sexuel, maintes fois reprise, chaque fois mal comprise); et chacun joue son rôle, dans le respect des codes et des conventions. La fantaisie ? L'amour ? De doux rêves qu'il vaut mieux ne pas trop formuler - des fois qu'on nous les confisque. Car il n'est finalement question que de ça : ce qui manque à Michel, à Tisserand, à tous ces personnages... c'est tout bêtement l'amour, l'idéal - donc l'entrain.

Dès lors, nul besoin d'une longue analyse pour comprendre le titre : Extension du domaine de la lutte. La lutte ? Quelle lutte? La lutte contre la fonte totale de l'humanité et de l'âme dans le libéralisme. La lutte de chacun d'entre nous, finalement, dès lors qu'il a terminé ses études et entre dans la vie active - vous savez : le marché du travail. On pourra le tourner dans le sens, tenter piteusement de s'appuyer sur les récentes provocations de l'auteur pour expliquer le contraire... ce livre ne parle que de ça. Le génie de Houellebecq, c'est d'avoir poussé si loin l'objectivité, la neutralité balzacienne... d'avoir à ce point refusé le didactisme que quelque white-trash en manque de sensation forte ait pu paradoxalement y trouver son Livre Saint. Dans Extension du domaine de la lutte, il n'essaie en aucun cas de dénoncer son époque, il n'essaie même pas de la représenter - il se laisse volontairement absorber par elle jusqu'à en devenir la représentation la plus saisissante qui soit.


Trois autres livres pour découvrir Michel Houellebecq :

Les Particules élémentaires (1998)
Plateforme (2001)
La Possibilité d'une île (2004)
...

31 commentaires:

  1. Waouh! je ne sais si c'est la qualité de l'article ou le sujet du bouquin qui me font cet effet, mais j'ai une furieuse envie d'entrer dans une librairie. Je sais en tout cas quel sera mon prochain bouquin...

    RépondreSupprimer
  2. Un peu comme Xavier... bien envie de le lire ce bouquin "rien qu'à toi" ;) Alors qu'en voyant des interviews de l'auteur j'ai plutôt envie de fuir...
    Bon week-end ;)

    RépondreSupprimer
  3. A l'époque Houellebecq était un secret bien gardé, et ce qu'il faisait (ce livre, mais aussi les poèmes) ne ressemblait à rien de connu. Cela n'a hélas pas duré, et chacun de ses livres suivants m'a un peu plus ennuyé. Je crois qu'il avait tout dit avec celui-là.

    Bonne fin de journée.

    RépondreSupprimer
  4. Tout ça me rappelle le titre d'un billet dont j'étais assez fier . Simplement , comme on doit avoir 25 lecteurs réguliers , je ne suis pas certain qu'il passe à la postérité . C'était un joli jeu de mots à propos d'un groupe excellent en plus :
    http://next.musicblog.fr/939580/La-revelation-THE-WAXFIRE-en-live/
    Parce qu'au-delà du mauvais jeu de mots , il y avait un vrai propos tout de même ...
    Comment . Houellebecq ?
    Non merci . Une prochaine fois , hein ...

    RépondreSupprimer
  5. La possibilité du nihil ? Ah oui, très bon !

    RépondreSupprimer
  6. Bien moins bon que the waxfire , groupe méconnu dans lequel a officié la sublime Jen Grady ( actuellement dans Chelan).

    RépondreSupprimer
  7. Possible, oui (je ne vous cache pas que j'ai écouté un peu, mais que c'est vraiment un style de musique auquel je n'entends rien)(d'où ma focalisation sur le titre)

    RépondreSupprimer
  8. Xavier >>> c'est normal, on est le 7 ;-)

    Choup' >>> en même temps les interviews... moi ça me fait toujours fuir, qui que ce soit...

    Bloom >>> Houellebecq est parti explorer d'autres territoires après. Il est certain que je n'ai jamais retrouvé la puissance de celui-ci, mais je les ai tous aimés à divers degrés...

    Daniel >>> en tant qu'esthète du titre (certes autoproclamé), je m'incline respectueusement. Et c'est vrai que ce qu'on entend de ce groupe n'est pas mauvais du tout...

    RépondreSupprimer
  9. Merci d'avoir écouté ce groupe méconnu ( tout autant que l'est Henry Sparrow dont j'ai parlé chez GT aujourd'hui ). Si le cd du groupe t'intéresse , nous l'avons ( Jen Grady nous l' a offert à J-P !), et je peux t'en envoyer une copie .
    Mon mail: bridani@wanadoo.fr

    RépondreSupprimer
  10. bon sang Daniel, tu es en train de faire la promo de Jen Grady dans un article sur Houellebecq... Mais tu es encore plus amoureux que JP, ma parole!! (tu as oublié de dire que c'est la violoncelliste d'Emily Jane White...)

    RépondreSupprimer
  11. Xavier , c'est toi ?! Ca va ? Dis donc, je suis un peu en vacances sur le blog mais je parle de ton cd à la rentrée .
    J'espère que l'on aura bientôt l'occasion de se voir pour un prochain concert !

    RépondreSupprimer
  12. Très bon article, qui remet certains clichés à leur juste place.

    BBB.

    RépondreSupprimer
  13. Ben oui Daniel, c'est moi, qui veux tu que ce soit? ;)
    On te voit rarement par ici, ca fait plaisir... bon ben bonnes vacances, vieux!

    RépondreSupprimer
  14. Daniel >>> pas la peine de me remercier, c'est toujours un plaisir d'écouter un truc qu'on ne connaît pas (enfin... je crois que c'est pour ça, tous ces blogs ^^). J'essaierai de penser à te contacter par ailleurs (je dis j'essaierai car il est fort possible que j'oublie entre temps, vu les fuites cérébrales dont je souffre ces derniers jours... on ne croirait pas que je reviens à peine de vacances).

    BBB. >>> bon retour.

    Xavier >>> si tu veux je peux te passer le mail de Daniel, tu pourras lui causer tranquillement ;-)

    RépondreSupprimer
  15. Je pourrai également te graver le Henry Sparrow .
    Sinon, XAvier a déjà mon mail je crois .

    RépondreSupprimer
  16. ça donne envie! J'avais apprécié mais sans plus les particules et son bouquin sur lovecraft, mais bien envie de m'y remettre.

    RépondreSupprimer
  17. En fait je ne suis pas fan des Particules, je crois que je l'ai lu un peu trop jeune. Son bouquin sur Lovecraft par contre j'avais beaucoup aimé, il faut dire que j'adore Lovecraft et que Houellebecq a vraiment saisi à mon avis l'essence du personnage...

    RépondreSupprimer
  18. Tu fais bien de redire ce que tu as déjà dit par ailleurs... puisque je n'avais jamais lu ta chronique du bouquin, et je suis totalement d'accord avec toi... de plus, il est maintenant important, je pense, de défendre Houellebecq... qui est à mon sens l'exemple-type de l'écrivain qui se fait descendre juste à cause son succès, et pour des raisons stupides (extra-littéraires, souvent). Certes, il reste un écrivain considéré comme "majeur"... mais voilà, il faisait - d'après mes souvenirs -la quasi-unanimité (dans le milieu critique et littéraire) à l'époque d'Extension... puis très gros succès avec les Particules Elémentaires, et il devient une cible privilégiée... de critiques vraiment mesquines...

    Houellebecq a su mieux que quiconque, ces dix dernières années, illustrer et pointer du doigt ce qui déconne dans nos sociétés modernes et ce qu'il y a de plus absurde et pathétique chez l'homme de la fin du XX° début XXI°... et c'est tout de même une des fonctions majeures de l'art - en particulier de l'art moderne - ne pas juste nous "bercer", nous divertir, nous évader, mais nous mettre vraiment face à nous-même et à ce qu'on ne dit généralement pas...

    Et ça, il le fait avec un style parfait : non pas sur le ton pamphlétaire un peu dépassé depuis qu'on a vu ce qu'il est advenu de 68, ni avec un idéalisme naïf ou, à l'inverse, du "cynisme pour le cynisme" un peu trop facile... mais avec une remarquable alchimie entre observation clinique, désespoir, humour, cynisme et indifférence, avec quelques touches subtiles de romantisme et d'idéalisme, parfois...

    Invité dans les médias, Houellebecq, comme ses anti-héros, a toujours l'air de ne pas être à sa place... et c'est exactement ce qui se passe avec son oeuvre... qui n'est pas à sa place, dans notre société, comme "best-seller"... et tout comme il fait ressortir ce qu'il y a de pire chez l'homme, il le fait, malgré lui, de pas mal de monde dans deux catégories de lecteurs "opposées", les "esthètes" et le "grand public"... Il est là aussi nécessaire, parce qu'il permet de débusquer les vrais snobinards chez les esthètes (qui lui tapent dessus pour tout et n'importe quoi - après l'avoir encensé à ses débuts - parce qu'on ne peut tout de même pas continuer à revendiquer un écrivain dont les livres se vendent dans les supermarchés et qui est connu de la plèbe), comme il permet de débusquer ce travers très courant dans le grand public : juger un artiste pour sa personnalité plus que son oeuvre, et attendre d'une oeuvre qu'elle nous divertisse agréablement. Ses propos provocateurs, très politiquement incorects, sa manière de se comporter dans les émissions ont vite fait de susciter l'antipathie de pas mal de gens (bah oui, Marc Levy, il a l'air plus sympa quand on l'entend à la télé, pas comme ce Houellebecq désagréable qui ne fait aucun effort et semble n'avoir qu'une envie quand on l'interroge : filer se pieuter dans la minute...)

    Pour finir sur ses romans... je les trouve tous excellents (celui sur Lovecraft compris, comme toi, j'ai eu ma période Lovecraft... et c'est un écrivain qui a pas mal compté pour moi...) sauf, peut-être, Plateforme, sur lequel j'ai des réserves. Non pas que je le trouve mauvais, mais un peu en-dessous des autres... par contre, pas vu son film qui, semble-t-il, est vraiment mauvais... on ne peut pas être bon en tout...

    RépondreSupprimer
  19. Evidemment... je suis d'accord. Houellebecq est traîné dans la boue depuis des années de manière assez innommable (on lui a quand même tout reproché, du fascisme supposé à l'apologie de la prostitution enfantine...), on lui a fait un procès (chose qu'on pensait ne plus jamais revoir dans l'histoire littéraire... et qui met d'ailleurs très bien en relief ce qu'il a été le premier à dénoncer)... et surtout on le jette dans un sac informe composés de gens supposés être de sous-auteurs (Beigbeder, Angot, Nothomb... qui déjà n'ont rien à voir entre eux) alors qu'il suffit de sortir de France pour que toute personne connaissant Houellebecq (en Angleterre, en Allemagne) lui voue un culte absolu. On est certes jamais prophète en son pays. Mais à ce point...

    Ce qui est paradoxal, c'est que les français passent leur temps à râler après l'autofiction nombriliste qui n'intéresserait que les critiques parisiens... une chimère dont j'ai parlé ailleurs... mais surtout à laquelle s'oppose merveilleusement Houellebecq, qui pour ne pas être un styliste exceptionnel n'en demeure pas moins un véritable conteur, s'il y a bien quelqu'un qui a défendu en France le roman romanesque "traditionnel" auquel sont tellement attachés par exemple les blogolecteurs... c'est assurément lui. Ce mec devrait être le héros de tous les amateurs de romans romanesques et de tous ceux qui méprisent le Nouveau Roman et l'autofiction (comme lui, en fait). Mais non, pas du tout, preuve que ceux qui lui crachent dessus prennent à peine le temps de l'écouter...
    Car on parle souvent des thèses de Houellebecq, on en oublierait presque de rappeler que son nom est aussi synonyme d'un art de la narration directement hérité de Balzac (qui n'était pas un grand styliste non plus, d'ailleurs). Pourtant on préfère ne pas le lire, des fois que le type antipathique à la télé serait contagieux. Peu importe dans le fond : s'il est un seul auteur français vivant qui est déjà passé à la postérité et dont on peut dire qu'on le lira encore dans un siècle, c'est bien celui-ci...

    Le film ? Un surnanar dont même le Doc n'oserait pas parler. Tellement surnanar qu'on se dit que c'est un gag, ça ne peut pas ne pas être volontaire (d'autant que La Possibilité d'une île est sans doute le livre de Houellebecq au potentiel comique le plus faible)...

    RépondreSupprimer
  20. J'ai lu seulement les particules élémentaires (à 16/17 ans je crois), et j'ai le souvenir d'un bouquin... déprimant, pessimiste, glauque, et en plus d'un mauvais gout assez marqué, un peu trash, du fait de l'omniprésence du cul dans ses pages.

    Et vu la description que j'en fais là, je suis le premier surpris de me dire que je l'avais trouvé nul, et ne l'avait même pas terminé, je crois.

    Il en va de soi que je n'ai jamais retenté Houellebecq, apres n'avoir pas aimé celui qu'on présentait comme son chef d'oeuvre. (Et qui a l'époque devait être, je crois, son dernier publié. Ca facilite.)

    RépondreSupprimer
  21. "Et vu la description que j'en fais là, je suis le premier surpris de me dire que je l'avais trouvé nul, et ne l'avait même pas terminé, je crois."

    Etonnant, en effet...

    RépondreSupprimer
  22. Je n'avais retenu de ton article que le coté désespéré, à la relecture je vois que tu avais bien mis "une succession interminable mais souvent hilarante d'exemples ". J'ai en effet trouvé ce livre très drole (excepté la scène de la boite de nuit), et pensait etre soit pas très normal, soit n'avoir rien compris...
    Comme tu le dis, une vision très juste de la société libérale. Cependant je trouve qu'il ne va pas assez loin sur le sujet du boulot, il faut dire qu'en 7 ans de société de services, j'en ai vu pas mal... j'ai lu des trucs assez justes plus acerbes, mais peut etre est ce lié à l'époque à laquelle se déroule le livre, ou les dérives du "marché du travail" étaient assez jeunes (le livre a il été écrit à cette époque, ou plus tard?)

    RépondreSupprimer
  23. Je ne sais pas exactement, mais vu la date de sortie (1994) on peut effectivement supposer que certaines choses étaient différentes d' (ou moins pires que) d'aujourd'hui...

    RépondreSupprimer
  24. J'ai tenté plusieurs fois de lire Les particules élémentaires, et n'ai jamais pu dépasser quelques dizaines de pages... Je bloque. Parait que je passe à coté de quelque chose, mais bon, il y a tant d'autres auteurs qui m'attendent, je peux bien continuer à m'accorder cette mini lacune dans ma culture littéraire !

    RépondreSupprimer
  25. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

    RépondreSupprimer
  26. Si je suis parfaitement d'accord avec cette critique qui analyse parfaitement l'aspect visionnaire d'Extension du domaine de la lutte, c'est surtout dans les commentaires que je me retrouve le plus. Qu'il s'agisse de la notion de réhabiliter Houellebecq ou de l'incompréhension face à la réaction de l'intelligentsia littéraire, j'adhère totalement. Toute personne qui fait un parallèle entre Houellebeq et Beigbeder lorsqu'elle dénonce la littérature contemporaine commet une énorme erreur d'interprétation qui décrédibilise alors tout son discours. En termes d'idées, de réflexions sociales, de mélangent des genres, de structures narratives, d'influences (Lovecraft) et même souvent de style, Houellebecq écrit bien loin des sphères actuelles et de ses codes. Aujourd'hui avec Eric Reinhardt, je ne connais que peu d'auteurs qui ont une telle approche si "globale".

    Ça fait plaisir de voir une critique intelligente qui débouche sur des réactions intelligentes ;)

    RépondreSupprimer
  27. Par réaction intelligente je suppose que tu évoques la longue digression sur The Wax Fire :-)

    RépondreSupprimer
  28. J'avoue que je suis passé un peu outre le débat "The waxfire ou la possibilité du nihil" ;)

    RépondreSupprimer
  29. Je viens de commencer le bouquin, et j'ai effectivement repéré le pessimiste, le côté balzacien et la justesse du propos. (justesse de ton propos au passage aussi!) Je peux donc continuer sur les rails, en sachant que, visiblement, je vais bien m'amuser! (je suis ton conseil d'il y a quelques temps, concernant ce jeune houellebecq)

    RépondreSupprimer
  30. C'est bon de me sentir utile, merci :-)

    RépondreSupprimer

Si vous n'avez pas de compte blogger, choisir l'option NOM/URL et remplir les champs adéquats (ce n'est pas très clair, il faut le reconnaître).