samedi 14 mars 2009

No Comment ?

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On râle souvent après les fausses annonces de décès... mais finalement, elles sont nettement mieux que les vraies. Non ?


Découvrez Alain Bashung!


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21 commentaires:

  1. Je l'ai vu en concert en juin, inoubliable...

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  2. Je ne voudrais rien dire, trop inutile.
    Pourtant je m'accroche à des bouts de trucs, je reprends le dessus, je dépasse les larmes, même si elles courent de plus belle au fur et à mesure que j'écris.

    Il faudrait qu'il ne soit qu'un chanteur comme un autre, que ça m'attriste mais sans plus. Que je regrette, pas davantage.

    Je ne comprends pas pourquoi ça me détruit tant que cela.

    Déjà qu'avant je ne comprenais pas pourquoi j'avais tant besoin de sa musique...

    C'est nul. Trop nul. Pourquoi ceux que j'aiment meurent-ils si tôt ?

    Vraiment nul...

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  3. Je n'avais pas non plus envie de me lancer dans une nécro longue et inutile... c'est marrant d'ailleurs, je me rends compte que chaque fois que j'ai rédigé une nécro, c'était au second degré, pour des gens que je n'aimais pas. Quand ils comptent... je ne trouve rien à dire. J'ai été bizarrement triste toute la journée, je crois que le choc est doublé par le fait qu'en France :

    - on a peu d'icônes, en musique

    - on en a pas perdu depuis des années...

    Bashung, pour les gens de ma génération, a toujours été là. Une ombre tutélaire qui veillait sur la musique dans ce pays, un courage artistique à nul autre pareil, une inventivité, des chansons souvent merveilleuses... dans un pays où on n'a pas eu beaucoup plus d'une douzaine de musiciens pop majeurs (je compte large), une telle disparition est vraiment proche du cataclysme...

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  4. Pareil : il fallait que je fasse quelque chose, et donc sur pop hits j'ai fait le choix de la simplicité, que je trouve encore trop.

    Bashung est davantage une sorte d'alter ego pour moi, non que nous soyons identiques en quoi que ce soit, mais qu'il m'apporte par ses musiques et ses paroles une fonction miroir, retour, cocoonage, etc.

    Seuls tous les deux, sans que Bashung par lui-même compte : sa musique, ses chansons.

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  5. Pfu, quelle nouvelle. On a beau s'y attendre...
    Il ne reste plus qu'à écouter La Nuit Je Mens... et pleurer...

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  6. Christophe >>> n'est-ce pas le principe même de l'icône ?

    Twist >>> je trouve que c'est pire quand on s'y attend, en fait...

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  7. Sauf que je ne suis pas sûr que l'image compte (cf débats sur [http://www.lesoreillesenpointe.fr/post/2009/03/16/la-vie-t-a-fausse-compagnie]), en tout cas cela varie tellement selon les uns et les autres. Pour ma part, j'adore des artistes dont je ne connais à peine l'image, voire même pas le visage.

    Idem pour l'attente avant une probable mort, dont on parle aussi sur LOEP : les parcours individuels ont donné une perception différente. Dès les premières images que j'ai vu de AB malade, je savais que ça ne durerait pas longtemps (j'aurais pu me tromper, mais c'est ce que je ressentais). mais de le savoir ne m'a pas soulagé la douleur, ni ne l'a empiré à l'inverse me semble-t-il.

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  8. Disons (pour être plus correct) que j'ai été gêné par le côté "agonie publique" largement commentée, notamment durant les deux dernières semaines.

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  9. C'était le thème d'un coup de gueule largement partagé ici : http://www.lesoreillesenpointe.fr/post/2009/03/06/La-victoire-en-comptant (bon, je ne cherche pas à rabattre des lecteurs, juste à éviter des redites)

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  10. Non mais tu as parfaitement raison, effectivement, ça évite les doublons un peu lourds.

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  11. Et donc après lecture... je suis parfait d'accord. Sauf pour Bleu pétrole, je trouve que le terme "médiocre" est excessif (quoique pour du Mario... il faille peut-être redéfinir certains adjectifs, inventer une "échelle Mario"). C'est vrai que ce n'est pas L'Imprudence, ni Fantaisie militaire, ni Novice, ni Play Blessures ni Pizza (les cinq chefs d'oeuvre de Bashung... du moins selon moi)... c'est vrai que la production clinquante gâche tout (les concerts l'ont prouvé) et que certains titres sont franchement en-dessous du niveau habituel de notre homme. Mais d'un autre côté il y a dessus des chansons que je trouve vraiment forte, "Comme un légo", "Résidents", "Venus"... tu m'arrêtes si on en a déjà parlé, hein ? :-)

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  12. J'aimais beaucoup son style singulier, sans pareil, sa noirceur, les chemins tortueux des ses chansons, sa voix. Tout. Il est allé jusqu'au bout, ce qui n'est pas une réussite artistique, mais il ne pouvait sans doute pas savoir combien de temps la fin durerait... Enfin, je suppose. Les 'Victoires', c'était pas utile et déplacé. Bon, mais tant pis, c'est fait. Et malgré 'Bleu Pétrole', moins bien, on repense aux autres opus, si rares... C'est ce qui nous restera de lui de loin en loin.

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  13. Des 'Tants de Nuits', des 'Hier à Sousse', j'en veux bien tous les matins au petit déjeuner.
    'Bleu Pétrole' est un album immense. Celui d'un artiste apaisé, qui s'est superbement entouré (Roussel fait un boulot magnifique, y a la gratte de M. Ward et tout).

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  14. Heureusement qu'on ne voulait pas en parler :-))

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  15. Sobriété & discrétion, j'ai l'impression que ceux qui apprécient le plus le bonhomme sont ceux qui en parlent le moins...

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  16. Oh tu sais la Buze, la mort n'est pas comme le sexe, et c'est d'en parler qui permet aussi de l'affronter.

    C'est d'ailleurs davantage sa mort qui me pousse à parler que ce que je pense de lui. Je peux comprendre que tu trouves de l'indécence que des personnes qui ne sont pas intimes puissent parler de Bashung et que tu es l'impression que c'est surfait, outrancié, etc.
    La lecture de Libé m'a parue impeccable de sobriété, et pourtant : 12 pages lundi + en manchettes sur 40 pages des paroles de ses chansons, et encore deux autres pages hier. Télérama, Les inrocks jusqu'à des tas de petits blogs insignifiants qui généralement crient surtout qu'on en reste sans voix et emplis d'un grand vide.

    Ne pas confondre "sobriété et discrétion" et "silence", et laisser faire le deuil par la parole. Ca me rappelle ceux qui se sont toujours offusqués que nous puissions parler de notre fille en souriant et en nous rappelant qui elle était, avec les plus belles choses comme les petits défauts, en souriant, en riant même parfois.
    Je pleure de Bashung parti, j'ai l'impudeur peut-être de le montrer pour certains, mais c'est dans le partage de la parole et des pleurs que certains affrontent le décès des autres.

    Et je crois qu'on peut le faire sobrement et discrètement.

    Mais peut-être que parler de Bashung alors qu'il est mort est précisément le signe qu'on ne l'apprécie pas tant que ça, tu as peut-être raison, finalement.

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  17. Je crois que La bUze faisait juste allusion à la sobriété de nos non-articles, tu sais ? :-)

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  18. Oh mais je n'étais pas dans la défensive, je m'interrogeais à haute voix en fait, en précisant aussi ce qui faisait que j'ai à la fois édité 2 billets très courts et sobres (sur pop Hits et chez Ama-L Les oreilles en pointe) et quand même pas mal commenté ici ou là procède de deux approches différentes (rendre hommage à l'artiste, parler de sa mort), mais que dans les deux cas, je crois que c'est important de parler.

    Bon, je me rends compte que j'ai quand même réagis un peu crûment, toutes mes désoles La bUze et tout le monde ;-).

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  19. C'est vrai que sur le coup j'ai cru que tu étais un peu irrité... enfin pas de quoi se désoler, ceci dit ;-)

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